Que la vie est dure !

Encore soumis à la dure réalité. Tu accouches les mots pour pouvoir t’exprimer. tu voudrais lui avouer ce que tu ressens, mais aucun mot ne sort de ta bouche. Dès que tu es face à elle tu te raidis et à ses yeux tu passes pour un imbécile. Pourtant devant ta glace tu t’es souvent dit : Répéter ces mots n’a rien de si dure.

( Comment faire pour qu’elle s’intéresse à moi ), voilà à quoi tu réfléchis toutes les nuits. Tu as peur de détruire ce qui vous unit. Sans pour autant trouver le projet adéquat. Tu ne vois qu’une solution, rester amis. Mais prend garde puisque tu risque de la perdre.

Donc vis au jour le jour et affronte tes peurs. N’hésite pas à avouer ce que tu ressens. On n’a qu’une seule vie, il faut en profiter. Il faut réaliser chacune de ses envies. Mordre la vie à pleine dents, vivre chaque seconde avec le sourire, avoir un soleil à la place du coeur. Prendre son courage à deux mains, ne pas penser au lendemain. La vie est trop courte pour s’inquiéter, il faut vivre et assumer. La vie tient à un fil, alors vis pleinement.

 

L’enfance

Qu’ils étaient doux ces jours de mon enfance. Toujours heureux, sans chagrin et sans soucis. Sans songer au lendemain. Mon coeur encore tendre et novice, ne connaissant pas la noirceur de la vie. Je ne sentais aucun danger, aucun moment stressant. Et mes caresses enfantines étaient pures et sans aigreurs. pourquoi donc s’inquiéter de nos jours et ne pas faire comme avant?

Une nouvelle vie.

Quand on entend le mot « immigrant » tout ce qui nous vient en tête c’est une personne qui est venue d’un autre pays. C’est tout. Une extrêmement courte et pas mal insignifiante phrase pour justifier l’élément qui change complètement la vie de la personne concernée. Qui provoque une tornade d’émotions, des pensées, des questions dans la tête de celle-ci et un ouragan de changements et de conséquences qui ont des énormes impacts sur son avenir, autant bonnes que mauvaises. Mais malheureusement, ce mot a cet effet juste pour les personnes qui l’ont déjà vécu ou les très peu qui arrivent à le comprendre.  Voici l’histoire de Maria, une jeune fille qui en fut victime à un âge très fragile.

C’était le matin de la première journée d’école, le 15 septembre 2000. Une journée d’une grande importance pour une ordinaire jeune fille dans un pays où l’éducation règne sur la première place, où la concurrence des notes était présente en tout temps. Il n’y avait rien qui pouvait se comparer avec le retour en classe après une longue vacance d’été. Maria se sentait excitée, un peu triste mais prête à continuer son voyage qui l’avait déjà amenée au milieu du secondaire. Sa grand-mère lui avait préparé un délicieux déjeuner qu’elle a dévoré en moins de 5 minutes. En la regardant manger, elle a tout d’un coup commencé à pleurer. Maria, envahie de tristesse, lui a demandé :

–           Grand-maman, pourquoi pleures-tu ?

–          Ne t’inquiètes pas ma chérie, c’est juste le fait que tu as grandit si vite.

–          Arrête,  s’il te plait ! Tu sais que je resterais toujours ta petite fille adorée peu importe l’âge que je vais avoir !

Sans pouvoir s’empêcher, elle a lâché un chaleureux sourire mais qui cachait quelque chose de très obscur. N’ayant douté de rien, la fillette lui a donné un gros câlin et est allée chercher ses effets pour aller rejoindre ses amis afin de faire la route avec eux.

Une fois les cours finis, Maria, extrêmement excitée, était rentrée chez ses grands-parents et a tout raconter à sa bien-aimée grand-mère, qui au bout de quelques phrases, a recommencé a pleurer. Après que ce bizarre phénomène s’est produit a plusieurs reprises, la jeune fille est allée demander conseil à sa meilleure amie, sa cousine, qui avait le même âge qu’elle et avec qui elle a toujours été très proche :

–          Écoute Stef, je ne sais plus quoi faire… À chaque fois que grand-maman me voit, elle tombe dans des larmes tragiques et je n’arrive pas à comprendre pourquoi !

–          Moi aussi j’ai remarqué que dernièrement elle est toujours triste et elle va souvent dans un coin, toute seule, et reste là, sans expression, en train de réfléchir. Tu lui as-tu demandé ?

–          Bien sur que je lui ai déjà demandé mais elle me donne toujours une différente excuse. Sérieusement je veux que ça arrête ! Je ne veux plus la voir comme ça !

–          Faudrait absolument découvrir qu’est-ce qui cause ce comportement inhabituel. Dés qu’on saura c’est quoi, on pourra y mettre fin.

–          Entièrement d’accord !

Suite à leur discussion, Maria et Stafana ont décidé d’aller passer la fin de semaine chez leur grand-mère pour résoudre l’inquiétant dilemme.

Vendredi après-midi, pendant que les deux filles et leurs grands-parents soupaient, Stefana a raconté sa semaine d’école comme d’habitude et c’est avec un petit sourire chaleureux que sa grand-mère  a répondu. Mais le tour de Maria arrivé, dés que celle-ci a sortit quelques mots, la pauvre dame s’est tout de suite excusée pour aller à la salle de bain. Complètement confuse, la gamine désespérait dans sa tête. Elle ne savait plus quoi faire, quoi ressentir ou comment agir mais après un regard des yeux grandement écartés de sa cousine doux et motivant à la fois, elle s’est levée et l’a suivi.

–           Grand-mère, ça ne peut pas continuer comme ça ! S’il  te plait, parle moi … Dis-moi qu’est-ce qui ce passe  je ne peux plus supporter  de te voir pleurer comme ça ! Tu ne peux même pas savoir a quel point ça me fait mal …

–            Ne t’inquiètes pas ma chérie, ce n’est rien, dit la grand-mère avec une voix incroyablement triste.

–            Ne me ment  pas,  je t’en supplie ! dit la jeune fille en lui serrant la main.

Après un long moment d’hésitation, la pauvre dame a accepté de lui dire la vérité.  Pendant que Maria suivait sa grand-mère qui se dirigeait vers le balcon, elle ne savait vraiment pas à quoi s’attendre. Là elle a vécu un véritable moment plein de suspense. Elle avait si peur mais si hâte en même temps. La jeune fille n’arrivait pas à expliquer la nature de ces sentiments car c’était la première fois qu’elle les vivait mais ils avaient un énorme effet sur elle. Suite  à  cette minute qui lui parut comme une très longue heure, elles sont arrivées. Elles ont chacune prit une place autour de la belle petite table située au milieu du balcon, une face à l’autre et la malheureuse grand-mère est, encore une fois tombée en larmes.

–              Ma belle Maria je suis tellement désolée que ça soit moi qui dois t’annoncer cette horrible nouvelle, mais tu as le droit de le savoir. Mais sache que moi, ça me détruit, ça me tue petit à petit chaque seconde ! Depuis  le jour que je l’ai su je n’arrive plus à dormir, à manger, à rien faire comme il le faut !

–           Grand-mère dis moi qu’est-ce qui te rend si malheureuse car ça me rend de la même manière  te voire comme ça !

–           Je tiens à te dire que même si tu ne comprends pas maintenant,  tu comprendras un jour, dit celle-ci en pleurant de plus en plus fort.

–           Dis-moi grand-mère ! Dis-moi !

–           Tes parents ont décidé que vous allez  déménager. De l’autre cote de l’océan, en Amérique.

Dés que ces simples mots sont sortis de sa bouche, Maria sentit que son cœur allait exploser. C’était affreux, d’une cruauté  inimaginable. Une jeune fille âgée de à peine douze ans doit faire face a une étape si douloureuse si tôt. Il n’y a même pas assez de mots pour décrie ce qu’elle ressentait. Elle avait mal … Si mal car elle ne voulait pas l’accepter. La pauvre fillette voulait crier sa douleur, tout faire pour que ça parte mais elle ne pouvait faire sortir aucun mot, aucun son. En voyant la dure réaction de sa nièce, son instinct maternel a prit toute la place et elle l’a prit dans ses bras. Elles restèrent là, en pleurant ensemble et en partageant leur souffrance.

Les jours qui ont suivit étaient encor plus pires car il fallait maintenant l’annoncer aux autres et Maria devait confronter ses parents. Ça a été encor plus terrible. La jeune fille a tout dit et tout fait pour essayer de convaincre ses parents de  ne pas aller au bout avec cette absurdité, mais ils lui disaient toujours qu’elle ne comprend pas maintenant, mais qu’un jour, elle va leur remercier. Ça la rendait folle. Mais la bonne nouvelle était qu’ils leur restaient plus qu’un an avant de partir. C’était une bonne chose, mais ça ne changeait pas énormément les choses. La pauvre petite Maria ne pouvait plus sourire, s’amuser et ne voulait rien savoir d’aller dehors jouer avec ses amis comme elle le faisait auparavant. La semaine suivante, les deux fillettes ont décidé d’aller passer le plus de temps possible chez leurs grands-parents, donc elles  y allaient à chaque jour. Mais les choses avaient changé. La  tristesse régnait sur cette maison qui était toujours pleine de joie et de bonheur. Ils étaient touts perdus dans leur pensées, en essayant de trouver une façon de passer a travers cet immense obstacle, ou au moins diminuer la souffrance, mais sans aucun résultat. Il n’y avait plus aucune place pour l’espoir. Pour Maria, c’était  fini. Fini.

Les mois passèrent très vite et l’été était arrivé, ce qui  a  amélioré les choses. Maria passait tout son temps précieux avec sa famille et des fois ses amis, en oubliant de plus en plus ce qui l’attendait. Mais il est parti aussi vite qu’il est venu et l’horrible moment approchait. Les visites des gens étaient de plus en plus fréquentes et à chaque fois, chaque sujet de conversation amené portait sur le même sujet, leur départ. C’était l’enfer. La fillette avait envie de pleurer, de laisse sa rage sortir mais on dirait qu’après tout ce temps obscure, il  ne lui restait même plus de larmes. Une fois les vacances de Noël venues, c’était fini avec l’école.  Ça devenait de plus en plus dur d’accepter la réalité et réaliser que bientôt, elle partira et laissera tout ce merveilleux monde derrière, ces personnes  qu’elle  aimait  tant mais desquelles elle sera séparée  pour toujours.

Pendant le temps des fêtes, tout c’était bien passé. Toute la famille était consciente que c’était leur dernier Noël ensemble et qu’il fallait profiter au maximum et laisser toutes leurs inquiétudes de cote, au moins pour une soirée.

 

Journée de fou…

Voici mon texte, je devrais plutôt l’appeler manque d’inspirations…

Ce matin, il faisait moins vingt degrés dehors. Pourtant il y avait un beau soleil qui éclairait la grosse couverture toute blanche qui couvrait le sol. Quand j’étais petite, j’aimais tellement a neige que j’en aurais mangé. Mais ce matin, je n’avais pas vraiment le goût de pelleter pendant une heure et de me geler le bout des doigt en ayant un petit nez rouge comme rudolf. Je voulais restée couché dans mon pyjama avec des petits reines dessus et enroulée dans mes couvertures.

Je fini par me lever pour aller boire un bon chocolat chaud. Pas question de boire un café, j’aimerais mieux mourir que d’avoir à en boire un. Je regardais la météo et on annonçait une tempête de neige qui durerait toute la fin de semaine et qui ruinerait tout l’effort que j’allais mettre sur le déneigement de mon entrée ce matin…Je mis tout mon attirail et sortie dehors. Ce matin j’avais décider de faire la grève du pelletage.

Une heure plus tard, j’avais fini quelques achats de Noël. On était quand même le 5 décembre. J’embarquai dans ma petite Golf City blanche et me mis en route pour l’épicerie. Car ce soir je recevais mes amies à souper et je tenais à leur faire un bon repas.

J’avais une vingtaine de minutes à faire du centre commercial jusqu’à l’épicerie. Vingt minutes ce n’était pas assez pour trouver le dessert que j’allais leur préparer ce soir.« Un gâteau au chocolat? Une tarte au sucre?Non mon super gâteau forêt noir! Ou peut-être…» Susanne m’avait répéter de ne pas me casser la tête avec le souper mais je savais que Sarah, elle, était super difficile. Elle et moi, nous étions complètement différentes. Comme le noir et le blanc. Mais lorsque nous étions ensemble ça faisait un beau gris.

Rendue à une intersection, je me rendis compte que la même voiture me suivait depuis le centre commercial. D’accord il faudrait une espèce de paranoïaque pour croire que c’était deux jeunes pédophiles qui voulaient m’enlever mais quand même, ça me laissait perplexe. Je continuai ma route et en regardant dans le rétroviseur, je vis que la voiture me suivait encore. Je décidai de changer ma direction pour aller dans les petits quartiers. À mon grand soulagement, l’auto continua son chemin. Le battement de mon cœur se mit à ralentir et à redevenir normal peu à peu..

Je fini par sortit des petits quartiers pour me rendre à l’épicerie. Dans deux minutes, j’étais arrivée. Aujourd’hui j’avais choisi d’aller au Metro. Pas au Loblaws ni au IGA. Non moi j’allais au Metro. Je commençais à me poser une question. «Pourquoi le Metro plutôt qu’une autre?» J’aurais pu me poser une question comme d’où est- ce que je viens? Que se passe-t-il après la mort? Mais non, moi je voulais savoir pourquoi j’allais au Metro. J’étais enfin arrivée. En voyant l’auto à côté de moi, j’eu une impression de déjà vu. Comme lorsqu’on voit quelqu’un et que l’on croit le connaître mais que finalement on ne l’a jamais vu. Mais là, j’en étais sure. J’avais vu cette auto qui avait un peu le style d’une Tercel  mais je ne savais pas où. La clé était toujours sur le contact mais personne dans les environs. Mais de toute façon, avec une voiture comme ça, j’aimerais bien me la faire voler moi aussi.

J’entrai dans le Metro et je vis qu’il n’y avait pas beaucoup de gens aujourd’hui. Ca serait moins long à la caisse. Je commençai par me promener dans les rangées pour trouver de l’inspiration pour mon dessert. Je ralentis devant le fromage à la crème pour enfin choisir que mon gâteau au fromage serait le bon choix. Il ne manquait plus que le pesto pour faire ma délicieuse recette de pâtes. Je me mis tout d’un coup à repenser aux deux jeunes dans la voiture. Ils avaient l’air si pressés. C’était peut-être pour ça qu’il me suivaient de si près qu’on on aurait pu croire qu’ils voulait voir ce que j’avais dans ma valise. Comme dans l’annonce de Martin Matte. J’essayais d’oublier mais ça ne voulait pas partir. Et si c’était à eux l’espèce de Tercel? Je devais arrêter d’y penser, je m’en faisais pour rien. J’avais complètement pèté les plombs lorsque je les avait soupçonné de pédophilie.

J’avais beau tourner en rond, je ne trouvais pas le pesto. Cette satanée manie que les épiceries ont de tout déplacer les produits pour que les clients achètent plus en cherchant me tape sur les nerfs. Il faut à tout prix que je trouve le pesto avant qu’il ne soit trop tard pour faire mon gâteau. Je continuais ma recherche mais en vain. Je fini par me diriger dans la section des pâtes. Miracle! Le pesto était juste là, sur l’étagère comme s’il m’attendait depuis toujours…

J’avais beau chercher un commis, à chaque fois que j’en voyais un, il faisait semblant d’être appelé et partait avant que je ne l’atteigne. Ils avaient tous quelque chose d’étrange. Par exemple, un avait un piercing comme les taureau. Je ne voyais pas ce qu’il faisait à travailler dans le public. Les gens ne sont pas tous ouvert d’esprit et pourraient se plaindre… Et en plus, d’habitude les employeurs sont assez sévère la dessus. Un avait des cheveux bleu et un autre tout à fait normal. Mais il y en avait un qui attirait particulièrement mon attention. Pour commencer, il était roux. Je ne sais pas ce que ça change mais il était quand même roux… Il avait de gros fonds de bouteilles avec une monture orange, comme si ses cheveux ne suffisaient pas. Il était pas mal grassouillet et on pouvait remarquer, lorsqu’on a vraiment rien à faire, que lorsqu’il se penchait pour placer sa boîte de biscuits( coïncidence?), ses pantalons craquaient. Mais bon, il fallait que je l’atteigne pour trouver mon poulet. À ma grande surprise, il ne s’enfui pas en courrant, au contraire il me demanda si je cherchais quelque chose. Je lui répondit oui avec un grand sourire. Il me dit que le poulet se trouvait au bout de la rangée dans la section des viandes. Je me dirigea donc vers la section en question. Ma mission serait bientôt accomplie!

Je me dirigeais tranquillement vers la caisse et tout à coup, j’aperçue ma voisine ultra énervante. Elle n’arrêtait de parler que lorsqu’elle n’avait plus de voix et il fallait que je tombe dessus aujourd’hui. Je devais à tout prix l’éviter. J’attrapa une revue dans l’étagère et me camoufla derrière. « Espérons qu’elle ne me voit pas…» Comme pour faire exprès, elle se mit juste ne arrière de moi dans la longue file. Tout à coup, j’entendis ce que je redoutais le plus. Une voix énervante avait prononcé  mon nom… Je me retourna et je vis que c’était bien cette voisine. Quelqu’un peut me dire ce que j’avais fait pour mériter ça?! Et bien je du écouter cette voix énervante pendant près de dix minutes car elle m’avais bien évidemment fait sortir de la file pour discuter.

Dix minutes plus tard, je dirais plus un demi siècle, je finis par me rendre compte que j’avais oublier mes petits biscuits pour mon gâteau… Je me dirigea donc encore une fois vers la section des biscuits ou le petit roux grassouillet se trouvait. Je mis les biscuits dans mon superbe panier et un gros POW! Se fit entendre. Et puis alors quelques cris se firent entendre.

Que se passait-il? J’en avait aucune idée. Mais je voulais le savoir. Tranquillement je me déplaça vers l,avant du magasin. Je vis qu’il y avait des gens par terre qui ne bougeaient pas. Je commença a me souvenir de ma question de tout à l’heure : Pourquoi j’avais choisis d’aller au Metro? Et bien je ne le savais toujours pas mais par contre, je savais que je n’avais pas fais le bon choix. Et puis pourquoi les deux jeunes avaient l’air pressés? Maintenant je savais pourquoi…

Vu que apparemment, aucun d’eux ne m’avaient  encore vue, je me mis à reculer tranquillement pour retourner dans la rangée de biscuits. je commençais à me demander comment ils avaient pu se préparer parfaitement. Pourtant ce n’était pas des hommes très agés, ils devaient manquer d’expériences… Il devait y avoir une faille à quelque part et je devais la trouver, moi , une personne ordinaire. Je m’était donné une mission très difficile à accomplir mais je me sentais capable de la réussire. J’étais perdue dans mes pensées lorsque tout à coup, quelqun me toucha l’épaule…

Martin et Poséidon

À tous les jours, c’est pareil. Ma mère vient me réveiller avec un petit déjeuner composé de bacon, de crêpes, d’œufs et surtout le plus important un bon et gros verre d’eau sans lequel je n’arrive pas à me lever. Comme on le remarque tout est parfait, mais ma journée devient un enfer lorsque je vois mon foutu beau père taper les fesses de ma mère en me disant: « Tu vas peut-être en pogner des aussi belle! »

 

  • Peut-être mais je vais traiter la fille avec beaucoup plus de respect que toi!

À chaque fois que cela arrive ma mère arrive et nous dit de nous calmer. Elle nous le dit toujours avec un calme auquel je ne peut rien comprendre. Pourtant elle est avec un gros puant qui a un nom tels que Robert. Dès que Robert part travailler ma mère vient me voir et me dit qu’elle est avec lui seulement pour me protéger et pour que je sois en sécurité. Cette phrase me bouleverse toujours un peu, mais je n’y porte jamais attention. Après être sortie de la maison,je marche toujours avec mon meilleur ami, Ricky, qui lui ne marche pas vraiment car il est en chaise roulante, son histoire est très intéressante, mais trop longue à raconter, donc je vais vous en raconter l’essentiel.

 

Lorsqu’il était jeune toutes allaient pour le mieux, il marchait, courait et même qu’il nageait. Un jour, il était sur le dos de son cheval lorsqu’un loup a effrayé le cheval qui a renversé Ricky par terre. Toutes étaient beau jusqu’au moment où le cheval lui tombe sur les deux jambes. C’était la malheureuse histoire de mon meilleur ami.

 

Une fois arrivé à l’école, nous allons toujours à la piscine là où je pourrais passer des journées entière si je le pouvais. Une fois ma baignade terminé nous allons à nos cours dans lesquels je ne suis pas capable de me concentrer. Honnêtement, je crois que je suis hyperactif, mais Ricky me dit que c’est normal car je suis spécial, ce qui me rend presque aussi confus que quand ma mère me dit qu’elle est avec le puant de Robert pour me protéger. Tous ce que les gens dans mon entourage font ne fais quand ajouter à ma confusion, le fais que je n’ai jamais connu mon père aussi pèse sur la balance. Même mon directeur me porte une attention assez particulière, il veille toujours à ce que tous ce passe à merveille, comme si il croyais lui aussi que je suis un garçon spécial, pourtant je suis un garçon comme les autres. Mon retour à la maison ce fais dans le calme le plus total, car mon beau père n’est jamais là. Il est toujours en train de soit disant travailler. Je passe toujours la soirée avec ma mère qui refuse toujours avec entêtement de me dire l’identité de mon père même de me dire si il est mort ou vivant, elle ajoute à chaque fois que mon futur le mettra sur mon chemin. À chaque vingt et une heures , je suis au lit car Robert revient du travail et dès qu’il ce met à toucher ma mère je parts dans ma chambre. À 22h30 je dors à point fermé en ne sachant pas que demain ne sera pas une journée aussi merveilleuse que aujourd’hui la été.

 

Comme à tous les matins je me réveille avec mon déjeuner au lit ma mère me le donne de la même manière que d’habitude. J’arrive à la cuisine, la même scène d’horreur où Robert tape les fesses de ma mère ce produit. J’arrive chez Ricky à la même heure que d’habitude. Seulement, lorsque j’arrive il est déjà à ma rencontre, je vois dans son visage que quelque chose ne va pas. Je n’ai même pas le temps de lui demander qu’il me dit : « Viens nous sommes déjà en retard ». Déjà je ne comprend pas ce qui ce passe. Une fois arrivé à l’école nous ne nous dirigeons pas vers la piscine mais vers le bureau de M. Fernand. Nous n’avons pas le temps d’y arriver qu’il est déjà là à nous attendre. Dès que moi et Ricky sommes entré dans le bureau M. Fernand il ordonne à Ricky d’aller fermer la porte. C’est la que j’ai compris que ce qui allais ce passer ne serrais pas de tous repos. Quand la porte fut fermée M. Fernand prit la parole: « Mon cher Martin, il est temps qu’on te parle »!

 

  • Quoi, qu’est ce que j’ai fais ?
  • Toi! Rien mais ton père lui a fais quelque chose, dit Ricky.
  • Un instant, tu sais qui est mon père?
  • Nous le savons tous les deux mon cher. Mais sache que nous ne T’avons rien dit sur lui pour ta sécurité.
  • Je me fiche des raisons! Ricky durant toutes ces années tu savais qui il était?
  • Ricky, il est maintenant temps que tu lui avoue tous ce que tu sais, mais ne prend pas trop ton temps car ils sont déjà très près d’ici!
  • Oui, je vais faire le plus vite que je peut.
  • Je n’en revient pas encore! Tu sais qui est mon père et tu ne m’as jamais rien dit.
  • Je sais, mais je ne peux pas rien te dire, tous ce que je peux dire c’est que certains gens sont en route pour te capturer. Moi et M. Fernand ne sommes pas ce que tu penses. Regarde je peux marcher.

 

C’est à cette instant même que Ricky ce mit debout devant mes yeux à marcher et sauter devant moi, et aussi le moment où M. Fernand entra en nous disant à moi et à Ricky: « ils sont arrivés dépêchez-vous »

Une fois arrivé à l’extérieur de l’école, une bande de jeune est arrivé au même moment et c’est exactement à ce moment que mon propre directeur m’a donné un coup de canne en pleine tête. C’est seulement lorsque je me suis réveillé que j’ai compris que ma vie allais bientôt changer de fond en comble.

Quand je me suis réveillé, j’étais dans une sorte de veille cabane. Je ne me comprenais vraiment pas où j’étais. J’entendais des bruits aigüe, l’aire était parfaitement respirable comparativement a celle de Montréal. Tous me paraissais trop parfait. Je décida enfin de me lever pour aller voir ce qui ce passait dehors lorsqu’un petit objet attira mon attention, c’était une genre de grosse fourchette avec des bouts pointu, lorsque je me décida enfin de la prendre la voix de M. Fernand retentit derrière moi: « C’est un trident Martin, il appartient à toi et ton père ».

  • En me retournant, Quoi, mon père est ici?
  • Non, mais il veille sur toi depuis ton enfance mon cher.
  • Remarquant que M. Fernand étais beaucoup plus grand, Monsieur! Mais vous… vous êtes géant.
  • Je sais mon cher Martin tu as tellement à apprendre de ce monde si merveilleux.
  • Un monde? Nous ne sommes plus dans le même monde!
  • Oui, mais ici seul des…, il n’eut pas le temps de finir que Ricky lui coupa la parole.
  • Des demi-dieu mon cher meilleur ami!
  • Quoi, moi, un demi-dieu. Ce n’est pas possible.
  • Oui tu en es un Martin même que ton père est un dieu très connu!
  • Mais qui peut t-il bien être?
  • Regarde bien autour de toi tu va finir par le deviner. 

 

Tous de suite je me suis mit à regarder partout, mais rien ne me sauta au yeux. Je regarda Ricky qui me pointa le tridents ensuite les coquillages, les algues et enfin l’eau qui entourais toute ma cabane qui me servirais maintenant de maison. Je ne comprenais vraiment rien de ce qui ce passait. Quand M. Fernand ce rendit compte que je trouvais rien il regarda longuement Ricky et lui dit de partir. Une fois que Ricky fût parti, M. Fernand me dit dit d’un air agacé: « Il est maintenant temps que tu sache pourquoi tu ne peux pas voir ton père ».

  • Il est temps pour vous de m’expliquer pourquoi je suis ici et que Ricky a des pattes de chèvre.
  • Oui, je sais que tu te sens mal ici, mais sache que mon cher que c’est ici que tu aurais du grandir.
  • Quoi, mais O.K maintenant expliquer moi.

C’est à cette instant même que M. Fernand ce lança dans un long monologue qui m’expliqua qui est mon père. Qui va comme suit : « Lorsque tu es né Martin, ton père n’était pas là. Il ne pouvait pas y être. Ton père Martin, est un dieu. Il a rencontré ta mère lorsqu’il est venu pour voir comment les humains ce débrouillais dans le monde qui appartient en fais à tous les grands dieux, ton père en est un, il est un frère de Zeus, il est Poséidon. C’est pour cela que ta maison est sur l’eau et que tu ne peux pas passer une journée sans boire d’eau. »

 

  • Mais, est ce que j’ai certains dons comme mon père en a?
  • C’est sur mon jeune homme et c’est pour cela que tu es ici.
  • Pourquoi, ce n’est qu’un village où tous est bizarre.
  • Non Martin, Viens avec moi je vais te faire visiter ton nouveau lieu de résidence et aussi je te présenterai certain gens avec lesquelles tu travailleras. 

À ce moment là, je ne savais pas comment cela pouvait être possible, quels choses je pouvais faire avec l’eau qui étais maintenant mon élément de prédilection. Je ne savais pas non plus avec qui je devrai travailler. Mais surtout la chose la plus importante, où est ma mère et est ce que je verrai mon père bientôt?

Une boucle de vie…

Cela faisait plusieurs mois qu’il se sentait seul. Il ressentait le manque de désir charnel de son amoureuse. La solitude le hantait comme une douleur insupportable au creux de son âme. Aujourd’hui, il voulait profiter d’une occasion bien particulière, l’arrivée de sa compagne de vie. À vingt-deux heures ce soir, il serait prêt à passer à l’acte. Le fait d’y penser le rendait tellement dans un état d’euphorie, qu’il n’arrêtait pas d’augmenter son taux d’adrénaline dans le corps. Raphaël était entrain de tout préparer. Les pétales de roses par terre et sur le lit, les chandelles éparpillées partout dans la chambre d’hôtel, la petite musique d’ambiance intime et surtout, les rideaux de soie flottant dans une petite brise d’été. Tout y était. Mais quelque chose lui échappait. Il se rendit compte qu’il avait oublié le bon bain chaud moussant de bulles parfumées. Maintenant, l’atmosphère était parfaite pour passer une soirée agréable à deux. Le temps lui paraissait très long, tellement, qu’il finit par s’endormir, comme s’il n’avait jamais dormis de sa vie.

Quelques heures plus tard, on sonna à sa porte. C’était elle. Elle dégageait un charme fou. Étant vêtit d’une robe noire élégante avec un décolleté sublime suivit de superbes talons hauts et d’un ravissant collier de perles, elle était irrésistible. Sa coiffure ne laissait pas à désirer. Son maquillage non plus. Bref, elle était tellement radieuse que je sentis quelque chose faisant partit de moi se redresser. Physiquement, tout allait trop vite. J’essayais de me contrôler, mais le fait qu’elle m’embrasse vigoureusement ne m’a pas facilité la tâche. Une fois entré dans la chambre, je lui servis un verre de champagne. Nous discutions de tout et de rien comme si nous nous connaissions depuis toujours, jusqu’à ce qu’elle me caresse la jambe avec ses pieds, histoire de réchauffer l’atmosphère. Elle était un peu cocasse et le fait de précipiter les choses me dérangeait un peu. « Tout devait se passer comme imaginé! » se disait-il dans sa tête. Elle se rapprocha puis passa sa main douce dans ses cheveux bruns. « Tu m’as manqué! » affirma-t-elle, d’une voix sensuelle.

Ne sachant pas quoi répliquer, Raphaël lui fit un sourire charmeur en acquiesçant. Les deux passionnées s’embrassèrent et le plaisir de la soirée monta en flèche. Il adorait ses caresses. Le but était de patienter, d’augmenter la passion et l’excitation afin de rendre l’envie encore plus grande. Les deux se déshabillèrent pour se rendre dans la chambre de bain. L’eau était maintenant rendue tiède, mais un filet d’eau chaude coulait afin de réchauffer l’eau et de faire apparaître des bulles. Raphaël pris du savon et commença à frotter le dos de son adorée. Il descendit vers le bas et lui caressa le postérieur. Des soupirs de plaisirs étaient retentis par moments, afin d’exprimer son contentement. Elle se retourna et lui fit la même chose, cette fois, de l’avant. Ça y est, maintenant, il n’y avait plus rien à faire. La partie la plus virile et sensuelle de Raphaël était maintenant atteinte. C’était sans doute ce qui était supposé se passer dans sa tête.

Encore une fois, ils s’embrassèrent comme deux amoureux. Se rappelant du but de la soirée, il ne pouvait pas y avoir de pénétration pour le moment, mais des rapprochements intimes étaient de mise. S’étant frotté et lavé mutuellement et ayant profité du moment, les deux amoureux sortirent du bain pour se diriger vers la chambre à coucher. Cette fois, c’était l’extase!

Dans la pièce obscure, les vraies affaires allaient commencer. Elle embarqua sur Raphaël. Il prit sa main dans la sienne, la baisa, lentement, tendrement, passionnément. Il remonta sur son bras, ses épaules. Il passa sa main sur sa poitrine, embrassa son cou, le creux de ses seins. Elle émettait de petits gémissements de plaisir. Elle s’approcha de Raphaël et descendit en bas de son corps. Elle le tenait en main. Elle passa ses lèvres pulpeuses sur ce membre puissant. Elle le prit dans sa bouche et en un mouvement de va-et-vient, cela fit monter l’excitation de Raphaël.

Elle avait ses lèvres sur son objet de désir, sa langue s’occupant de son bout de chair. Ses mains se baladaient le long de ses testicules. Elle passa ensuite l’organe brulant entre ses seins. Il n’en pouvait plus, elle était si douée et malgré tout si douce… Il ne pouvait plus se contenir et laissa échapper une rivière de son liquide blanchâtre sur le corps de son amour. C’était rien sur presque tout!

Loin d’être calmé, il l’embrassa de nouveau et glissa ses mains le long de son postérieur, pour aller passer ses doigts entre ses lèvres mouillées. Il toucha son organe érectile, de plus en plus fort et cela se faisait sentir, en entendant son souffle s’accélérer. Il passa sa bouche sensuellement sur son corps tremblants d’excitation. Lors de son baiser à sa tendre vulve, il passa tendrement un doigt dans son vagin qui produisit un basculement encourageant de ses hanches. Il y mit plus de rythme et accéléra son mouvement de pénétration. Elle criait presque. Elle atteignit le septième ciel, les yeux grands ouverts, apercevant les constellations qui lui semblèrent flamboyantes. Ils s’embrassèrent langoureusement. Tendrement, se calmant de ses actes torrides.  C’était fait. Enfin, ce que Raphaël espérait depuis le début de la soirée était passé. Le couple finit par s’endormir. C’était la plus belle nuit de sa vie.

Le lendemain, Raphaël se réveilla seul et nu, dans un lit dans la chambre d’hôtel. Il avait un blanc total! Par contre, il savait que quelque chose s’était passé ici. Son premier réflexe fût de s’habiller, mais contrairement à certains, il ne s’est pas empressé de quitter les lieux. Il avait beau essayer de se rappeler, mais il en était incapable. Il savait qui il était, mais n’avait aucun souvenir de la nuit précédente. Pour s’aider, il se promena dans la chambre d’hôtel et essaya de trouver des indices afin d’espérer retrouver la mémoire.

Il y trouva une feuille. Celle-ci était vierge. De plus, il remarqua une odeur de parfum rosé et fruité qui hantait les lieux. Cette odeur lui était étrangement familière, mais il ne réussit pas à l’identifier. La troisième chose qu’il découvrit, c’était cette étrange chose qui était au fond du bain. En s’approchant de plus près, il constata qu’il s’agissait d’un poignard et qu’aux bordures du bain, il y avait plusieurs goûtes de sang. Avec tout cela, il pouvait en déduire qu’il avait probablement eu une relation sexuelle, dû au fait qu’il s’était réveillé tout nu. N’ayant plus rien à faire dans cette chambre, il décida de sortir à l’extérieur, histoire de prendre l’air.

Il aperçut, près de l’hôtel, un presse café qui avait l’air d’avoir une ambiance chaleureuse. Il y entra et commanda un café pour emporter. L’endroit où il se trouvait était tout de même assez étrange. La serveuse lui servit son café. Il put lire le nom de la jeune fille. Amélie apparaissait sur son insigne. Raphaël trouva tellement qu’Amélie était attachante qu’il décida de boire son café à l’intérieur, afin de mieux pouvoir lui causer. Ce que Raphaël ignorait, c’est qu’Amélie était la fille de l’autre soir. Bien qu’il n’ait pas pu le savoir, Amélie l’avait complètement reconnu. Le tendre amour de Raphaël était maintenant dans l’oubli. Elle en était parfaitement consciente, car elle avait un but en tête et en profita. Il discuta avec elle et étrangement, il semblait la connaître, du moins, c’est ce qu’il croyait. Il ignorait cependant qu’il avait raison de la connaître.

« Vous venez d’arriver? » lui demanda-t-elle.

Ne sachant pas trop quoi répliquer, Raphaël lui fit un sourire charmeur en acquiesçant.

« Êtes-vous libre ce soir, ma jolie? », lui demanda-t-il, quelques moments plus tard.

À son tour, elle lui fit un sourire et rougit un peu. Raphaël venait de l’inviter ce soir, dans sa chambre d’hôtel, vers vingt-deux heures tapantes. Il s’en alla vers l’hôtel et ramassa tout ce qui traînait, y compris le sang à l’entoure du bain.

Cela faisait plusieurs mois qu’il se sentait seul. Il ressentait le manque de désir charnel de son amoureuse. La solitude le hantait comme une douleur insupportable au creux de son âme. Aujourd’hui, il voulait profiter d’une occasion bien particulière, l’arrivée de sa compagne de vie. À vingt-deux heures ce soir, il serait prêt à passer à l’acte. Le fait d’y penser le rendait tellement dans un état d’euphorie, qu’il n’arrêtait pas d’augmenter son taux d’adrénaline dans le corps. Raphaël était entrain de tout préparer. Les pétales de roses par terre et sur le lit, les chandelles éparpillées partout dans la chambre d’hôtel, la petite musique d’ambiance intime et surtout, les rideaux de soie flottant dans une petite brise d’été. Tout y était. Mais quelque chose lui échappait. Il se rendit compte qu’il avait oublié le bon bain chaud moussant de bulles parfumées. Maintenant, l’atmosphère était parfaite pour passer une soirée agréable à deux. Le temps lui paraissait très long, tellement, qu’il finit par s’endormir, comme s’il n’avait jamais dormis de sa vie.

Quelques heures plus tard, on sonna à sa porte. C’était elle. Elle dégageait un charme fou. Étant vêtit d’une robe noire élégante avec un décolleté sublime suivit de superbes talons hauts et d’un ravissant collier de perles, elle était irrésistible. Sa coiffure ne laissait pas à désirer. Son maquillage non plus. Bref, elle était tellement radieuse que je sentis quelque chose faisant partit de moi se redresser. Physiquement, tout allait trop vite. J’essayais de me contrôler, mais le fait qu’elle m’embrasse vigoureusement ne m’a pas facilité la tâche. Une fois entré dans la chambre, je lui servis un verre de champagne. Nous discutions de tout et de rien comme si nous nous connaissions depuis toujours, jusqu’à ce qu’elle me caresse la jambe avec ses pieds, histoire de réchauffer l’atmosphère. Elle était un peu cocasse et le fait de précipiter les choses me dérangeait un peu. « Tout devait se passer comme imaginé! » se disait-il dans sa tête. Elle se rapprocha puis passa sa main douce dans ses cheveux bruns. « Tu m’as manqué! » affirma-t-elle, d’une voix sensuelle.

Deux pour un

Pas après pas, Marc descendait les marches de son autobus pour se diriger vers l’école, répétant ainsi sa routine habituelle. Une pluie torrentielle s’abattait sur la ville de Sainte-Foy, ce qui rendait la vue impossible à plus de trois mètre.  Il se dépêcha donc de rentrer le plus vite possible à l’intérieur de cette misérable bâtisse qui, aurait-on pu croire, avait survécu à la deuxième guerre mondiale et aurait été abandonné pendant plus de soixante-cinq ans pour être réhabiliter plutôt que détruite.  Mais réhabiliter… avec un budget annuel équivalent celui d’Haïti car, rien ne paraissait en bonne état dans cette école après un premier coup d’œil, ce qui le rendait honteux de son école.  Il courait avec misère car, le sol joncher de trous de la grosseur d’obus atomique, rendait toute course et même, de la marche rapide presque impossible.  Le simple fait de s’être rendu à l’intérieur de l’école sans être tomber dans une flaque d’eau, était l’équivalent, pour un unijambiste, de parcourir une distance de marathon en patin à glace, sur un pont d’une largeur d’un demi mètre, et ce, en se faisant arroser avec de l’eau au visage.  Arriver à l’intérieur, Marc était exténué et se devait de prendre une pause s’il ne voulait pas avoir une crise cardiaque.  Sitôt son souffle repris, Marc continua son périple jusqu’à sa case, où il y déposa ses choses pour aller s’assoir sur une des nombreuses tables de la salle communes de l’école, où tous les élèves se réunissaient pendant les pauses pour discuter entre eux.  Marc lui, passait la majore partie de son temps seul, ou du moins, avec sa deuxième personnalité qu’il aimait à appeler Michaël.  Michaël représentait aux yeux de Marc son opposer total, lui qui était plutôt de nature douce, amicale et renfermée, presque gêné par sa simple présence. Son humilité hors du commun venait accompagner son côté  respectueux qui évitait par-dessus tout les conflits mais, lorsque ceux-ci se présentaient à lui, il les réglait toujours de façon diplomatique et civilisé. Sa seconde  personne, Michaël, bagarreur, impolie, cherchant l’affrontement et l’attention du publique par tous les moyen possibles n’avait qu’une chose en tête,  le respect. Imbu de lui-même, parfois, se croyant supérieur aux autres et en venait à les dénigrer, il se ferait facilement des ennemis, ou des amis, s’il en avait l’occasion.  Même Marc, qui faisait partie intégrante de lui, ou devrait-on dire le contraire, subissait son mépris.  C’était comme David et Goliath dans le même corp.  Comme à l’habitude, ils entamaient de longue conversation, mentalement bien sûr, sur les autres élèves et leur façon de se comporter.  Vraiment tout y passait.  L’habillement un peu trop rétro des uns, le sujet de conversation des autres, trop banale, trop compliqué.  Michaël passait toujours des commentaires négatifs sur les gens et Marc était presque toujours en opposition avec lui.  De véritables alter-égos.  Après quelques minutes de combats verbaux acharnés, les deux rivaux arrêtèrent toute discussion et se mirent à regarder tous deux, la même personne, qui venait de faire son entré dans la salle. Il s’agissait de Catherine, la plus belle fille de toute l’école selon les deux jeunes.  Marc, qui était la personnalité dominante du «couple», ne pouvais se résoudre, ne serait-ce qu’à l’aborder dans un des cours qu’ils avaient en commun pour espérer en arriver à un déboucher plus… romantique que le cours de math qu’ils partageaient.  Néanmoins, cette gêne pouvais être surmonté avec de la bonne volonté et, bien sûr, l’aide de Michaël.  Ce qui venait vraiment jouer en la défaveur des deux protagonistes, était le fait que, selon Michaël, Marc leur avait privé de toute masculinité en les faisant passer à côté de la puberté de par sa nature frêle et trouillarde, leurs enlevantes toutes chances de pouvoir la séduire.  Michaël lui, n’étant point celui qui tirait les ficelles, ne pourrait jamais aborder Catherine à moins d’une élimination systématique de tout ce qui était de Marc, ce qui s’avérait presque impossible pour lui, à moins bien sûr que marc y mette du sien.  Ils observaient les moindres faits et gestes de Catherine jusqu’à ce qu’elle vienne s’assoir à la même table que eux.  Seule hic, ils étaient tous deux assis au deux extrémité.  Au lieu de venir s’assoir à côté de Marc, Catherine alla s’assoir juste en face de celui que les deux amis détestaient le plus dans l’école, David.  Ils amorcèrent une conversation que Marc et Michaël ne pouvaient entendre, pour cause de bruit incessant de leurs camarades et simplement de la distance qui les séparaient.  Toute sorte d’idées leurs traversaient l’esprit, parlait-il du temps horrible qui s’abattait sur leur petite localité ?  Ou peut-être ils parlaient de même sujet que Marc et Michaël et argumentaient sur le comment du pourquoi ?  Quand soudain, Michaël se souvint de quelque chose qui allait les troubler.

-Te souviens-tu, il y a une semaine, lorsque tu étais allé aux toilettes de l’école pendant les cours et que nous nous étions parlé brièvement, à haute voix, de quelque chose sans importance ?

-Oui, je m’en souviens, c’était la fois où David était arrivé juste après nous et qui nous avais surpris, enfin… m’avais surpris te parlant.

-Crois-tu qu’il pourrait être en train de raconter ça à Catherine ?

-Merde ! Je crois que tu as raison.  À leur qu’il est, il doit surement en être à la moitié de l’histoire.

-Il n’y a qu’une seule façon de le savoir.

-Je vois mais… pourquoi irait-il le dire à Catherine, il ne sait pas que nous que nous somme amoureux d’elle ?

-Peut-être qu’il veut partir une rumeur sur toi comme quoi tu te parles tout seule et que tu es un évadé d’asile et que par un malheureux hasard, ou peut-être le fruit du destin, Catherine serait la première personne avec il partira la rumeur ?

Ils le savaient pertinemment,  la seule façon de le savoir était de se rapprocher de Catherine et David afin d’épier leur conversation.  Ils n’avaient pas le choix, ils devaient à tout prix découvrir ce sur quoi ils parlaient, leur vie en dépendait.

Solitude



Je n’ai besoin de personne. Je n’ai jamais aidé personne et personne ne m’a jamais aidé. C’est comme ça que ça marche ici. Tu es dans la merde ou tu ne l’es pas mais tu ne peux pas t’en sortir comme ça. C’est pourquoi les gens à l’école ont dit que j’avais besoin d’aide. Moi je n’en veux pas de leur aide. Je vais très bien. J’ai dormi seul la nuit dernière car ma mère travaillait de nuit et mon père est encore allé prendre une bière avec ses amis. J’ai eu la trouille et je n’ai pas dormi de la nuit. À part ça, je vais bien. Plus j’y pense, ce n’est pas moi le problème. C’est toujours les autres le problème.

 

Je suis en secondaire un et je peux dire que c’est la pire place au monde. Trop de bruits, trop de gens, trop de devoirs, trop de professeurs, trop de tout. J’ai aucune idée pourquoi mais les personnes ressources de l’école ont dit que je n’étais pas dans des conditions normales et que je pouvais avoir accès à des ressources. Mais j’avais compris le principe des adultes, j’avais compris comment se débarrasser d’eux. Ils t’approchent, tu leur souris gentiment avec un air inoffensif et tu leur réponds que tout va bien. Ils m’ont laissé tranquille.

 

Après un mois, ils sont venus me voir pour me dire de rester après l’école, que mes parents étaient au courant et qu’ils viendraient me chercher quand la soirée serait terminée. Ma tête ressemblait à un examen de 50 questions comme celui que je venais d’échouer en mathématique et j’avais des points d’interrogation dans les yeux.

 

C’est là que je l’ai rencontrée pour la première fois. Elle était petite mais semblait avoir un grand cœur et semblait un peu timide. Non ce n’est pas vrai. Elle n’était pas timide, mais les épreuves qu’elle devait traverser la rendaient timide. J’avais compris tout ça juste en la regardant. J’avais perçu toute sa personnalité dans un seul regard. On n’en fait pas souvent des rencontres comme celle-là. J’ai tout de suite su que c’était la seule personne qui me connaîtrait vraiment et en qui j’aurais confiance. Comme un coup de foudre. Un coup de foudre amical. Pas un coup de foudre d’amour! Beurk! Elle s’assit à côté de moi et une enseignante m’expliqua ce qui se passait. J’étais jumelé avec cette fille jusqu’à la fin de l’année et nous aurions des rencontres une fois par semaine. Tout ça dans le but de me sentir moins seul et m’aider à traverser ma période difficile et la sienne aussi. Nous pourrions faire du sport, du bricolage et toutes autres activités qui nous permettraient d’avoir du plaisir et d’oublier nos problèmes. En d’autres mots, elle était devenue ma Grande Sœur.

 

La première rencontre fut silencieuse. Une heure à se regarder dans le blanc des yeux sans échanger aucune parole. On pouvait communiquer sans même se parler. Je trouvais ça parfait, moi qui n’étais pas très bavard. Les rencontres n’avaient rien d’intéressant jusqu’à présent mais je les appréciais quand même. J’avais pris goût à avoir de l’attention et me sentir apprécié au moins une fois par semaine.

C’était devenu mon moment préféré de la semaine. J’attendais avec impatiente le moment ou je pourrais retrouver Sarah pour faire des activités sans jamais échanger plus de deux ou trois mots.  La surveillante ne trouvait pas cela normale et voulait me donner une autre Grande Sœur. Je refusai aussitôt, je voulais garder Sarah avec moi. Il y a deux semaines nous avons eu la rencontre la plus intéressante depuis le début de notre jumelage. Nous avons enfin échangé quelques mots.

-Comment va Laurent aujourd’hui?

-Bah… Je suis un peu fatigué. Je me suis couché tard.

-Oui moi aussi.  Pourquoi tu t’es couché aussi tard? Normalement un garçon de ton âge y doit s’coucher tôt.

-Mon père y’avait trop bu et y’a crié sur ma mère toute la soirée ça m’empêchait de dormir. Toi?

-Chui allée chercher ma mère trop saoule après sa soirée.

C’est à ce moment qu’on a compris vraiment qu’on avait les mêmes problèmes.  Sara continua à parler :

-Ques tu fais ce soir?

-Surement la même chose qu’hier. Toi?

-Viens avec moi j’va te montrer queque chose j’te rapporte après.

Sara savait très bien que les rencontres à l’extérieur de l’enceinte de l’école étaient interdites, mais je crois qu’elle s’en foutait un peu et qu’elle préférait ne pas rester seule. Je n’avais encore aucune idée de ce que Sara avait tant hâte de me montrer.

Le lendemain nous nous sommes rencontrés comme prévu derrière le dépanneur Léger. Il faisait noir et j’avais quelques frissons. J’avais confiance en Sara mais je la connaissais quand même depuis peu donc je pouvais quand même être en danger. J’avais décidé de lui faire confiance. Après tout elle aussi elle me faisait souvent confiance. Nous avons parcouru la rue Lefrancois dans le silence total me posant mille questions sur notre destination. Elle s’arrêta soudain devant une ruelle très sombre dans laquelle je ne me serais jamais aventuré seul, éclairé peut-être par le fruit de notre amitié. Une petite porte se trouvait à notre droite. Elle était couverte de graffiti et on pouvait savoir qu’elle était là que seulement si on connaissait son existence. J’avais maintenant la frousse. J’aurais tout fait pour me retrouver ailleurs, n’importe où mais pas ici. Je devais à tout prix faire confiance à Sara. C’est alors que quelqu’un en sorti comme d’une boîte à surprise. Un garçon un peu plus vieux que nous, les cheveux blond et les yeux bleus. Il n’était pas très choyé par la vie selon son visage plein de boutons. À l’intérieur se trouvait pleins de salles différentes avec un nom sur chacune des portes. Chaque chambre contenait un lit, un bureau, une chaise, une fenêtre donnant sur la ville de Montréal et des écritures sur les murs. Ces petits logements servaient à abriter les jeunes de notre âge qui n’ont pas de famille ou personnes pour les aider. Sara n’en avait pas un à elle mais se servait souvent de celui de sa meilleure amie qui était rarement présente pour se réfugier lorsqu’il y a des moments très difficile avec sa mère.

-J’sais pas pourquoi jte montre sa mais j’sais que s’pa toujours drôle comme moi fack tu pourras venir ici quand t’en aura besoin. Parle pas beaucoup au gens autour de toi sont un peu bizarre pi barre la porte si  tu dors ici. Mais sens-toi comme chez toi.

C’est pour sa que je l’aimais Sara. Elle comprenait ce que j’avais besoin sans même lui dire.

On a continué à se voir même si c’était interdit entre les heures permises. Nous nous cachions toujours et évitions aussi de passer près de l’école ou près des gens concernés. On voulait pouvoir continuer à se voir et garder un contact plus important que celui que nous avions une fois par semaine à l’école.

Un soir, alors que nous nous étions donné rendez-vous à l’éternel dépanneur Léger, une auto pour nous inoffensive croisa notre chemin. On ne le savait pas mais le directeur de l’école venait de passer juste à coté de nous. Il était au courant de notre dossier et surtout que nous ne devons en aucun nous contacter à l’extérieur de l’école.

Après plusieurs réflexions avec les membres de l’organisation, ils vinrent à la conclusion que les rencontres seraient interrompus et que nous avons en aucun cas le droit de nous voir ou de nous contacter. POUAH! Ils pensaient vraiment que nous allions les écouter. C’est justement ce sentiment d’interdit qui nous poussèrent à nous rencontrer presque tous les jours sans que personne ne soit au courant. Parfois au parc, parfois à sa cachette secrète, parfois en arrière du dépanneur. Je n’en revenais pas à quel point cette fille si petite et si timide pouvait m’apporter cette grande chose que je ne pouvais nommer mais qui était essentiel.

Trois semaine plus tard, je rentrais à la maison après l’école et quelque chose clochait, mes parents étaient là. Depuis la maternelle je suis toujours seul après l’école. Ce n’était vraiment pas normal, la terre tournait surement dans l’autre sens.

-Assis-toi faut quon te parle.

-Quoi?

-Moi pi ton père on en a assez on va se separer. Chpu capable del ramasser.

-Pi toi esti t’es toujours en train de coucher à gauche pi à drette tes tu mieux salope?

-Eille j’t’ai dit de pas parler de même devant Laurent j’tel l’avais d’ja dit. Tu vas vivre avec maman Laurent le temps que ça se calme.

-Eille la folle! Ya le droit d’habituer ou’c qui veut. Y choisiras y’est assez grand ciboire.

C’est les derniers mots que j’ai entendu de mes parents. Je  pris mon sac d’école avec mes choses importantes et je partis avec mon cœur dans mes bottines. J’avais aucune envie d’y rester ni de devoir choisir avec qui je continuerais de vivre mon calvaire, c’était égal avec les deux de toute manière. Au début je ne ressentais rien, ensuite la tristesse, puis la colère, l’envie de les tuer, l’envie de mourir, l’envie de rien. J’avais seulement envie de retrouver Sara.

Je me rendis là où elle était toujours à l’habitude mais elle n’y était pas. Je me rendis alors chez elle. Je connaissais l’endroit parce que je l’avais espionné l’autre soir quand elle y est retournée, mais elle n’y était pas non plus. Elle n’était nulle part, mais c’est elle que j’avais besoin de voir au plus haut point.  Une drôle de sensation me parcoura le corps, je devais à tout prix retrouver Sara.