Le manque .

« ‘Y fait ben frette icitte !»

Fermant la porte derrière moi, d’une voix sèche et rauque, je dis cette phrase toute simple. Les premières ondes qui ont parcouru mes cordes vocales pour former ces courts mots insignifiants, depuis déjà deux jours. Il y a deux jours, que je ne parlais pas, que je restais cloîtrée chez moi, en rémission de l’affreuse grippe qui m’eut arraché la vois d’un coup de griffes et qui derrière elle, laissait des entailles profondes dans l’entièreté de ma gorge endolori. N’empêche, il n’y avait pas que cette grippe qui me foutait le moral à terre. Ce que je vivais quotidiennement, n’aidait surtout pas à mon rétablissement. Il est sur, que toute seule, on se sort de pas grand chose. Par là, je ne parle pas d’un homme, mais d’un ami sur qui l’on peut aisément compter. Moi,  je n’en avais pas. Je n’en n’avais pas besoin, ni d’un amour, ni d’un ami. J’étais mieux toute seule, selon moi.

Je devais me rendre au travail. Dans une pharmacie, un endroit propice selon moi pour le travail. Calme et propre, tout ce qu’il me fallait pour rendre chaque journée de boulot  vivable. Un travail pépère. Pour m’y rendre, je prenais toujours le métro. Avant, je prenais mon vélo, mais, on me l’a volé. Une chance qu’il était bon  pour la décharge. Je prenais le métro toujours à la même heure. Au fil des jours, je reconnaissais tout ceux qui passaient pas là, ou presque. Il y avait toujours là un jeune couple indécent, une vieille fatiguante qui ne cessait de me parler de son mari qui bla, bla, bla. Puis, il y avait la femme d’affaire typique, l’homme de bureau étranglé par sa cravate à carreaux, et, enfin, un garçon, qui avait à peut près une vingtaine d’années.

Ce gars là, il traînait toujours son sac de sport puma noir. Quel sport il pratiquait, je ne le savais pas. Je savais seulement qu’il était là et qu’il avait tout pour plaire. Je restait néanmoins indifférente à ses regards discrets qu’il lançait quelque fois sur moi.

Moi, la vielle femme et ce garçon descendions toujours au même arrêt. Sortis de la bouche de métro, la vieille prenait un bus vers l’est. Puis,  lui et moi on se retrouvait tout les deux à marcher, jamais côte à côte, mais presque. Nous marchions comme ça durant une dizaine de minutes, toujours à la même vitesse. Puis moi, je finissais  par m’arrêter au Jean-Coutu, coin Mont-Royal – Chambord. Lui il continuait, et je n’ai jamais cherché à savoir où il allait.

Il était toujours là. Chaque jours où je travaillais, il était présent au métro. Moi, travaillant trois jours par semaine, lui faisant je ne sais trop quoi à tout ces trois jours, ou plus, qui sait. De nous voir, c’était devenu une habitude, une routine. inconsciemment, on faisait une course, pour savoir lequel d’entre-nous marchait le plus vite. C’était toujours nulle. Personne gagnait, personne perdait. Lorsqu’il remarqua que j’arrêtais toujours au même endroit, il avait le front de se retourner et de me lancer un sourire moqueur, voulant probablement dire, je t’aurai la prochaine fois.

«Quel débile» je me disais. Enfin bon. Le pied dans l’établissement, j’oubliais cet affront. De toute façon, ce n’était que du vent. De quelle autre façon j’aurais du interpréter ces défis aussi stupides étaient-il? C’était juste un «fun» que deux personnes qui ne se connaissait pas avaient le plaisir de se faire. Une manière de faire passer le temps, rien d’autre.

2 Responses to Le manque .

  1. beletteordinaire says:

    Bonjour! Je viens de lire les 500 premiers mots de ton début de roman et je note sur une échelle de 1 à 5 (5 étant le meilleur résultat) mon opinion sur les énoncés suivants:
    -Moi, je te donne un 4.5

    Je trouve ton début de roman original – Car on ne voit pas des histoires comme ca à tous les jours…

    Je trouve tes personnages attachants car j’ai le goût d’en savoir plus a leur sujet comme leur psychologie car ils ont l’air attachants.

    Les dialogues sont vivants même s’il n’y en a pas encore…

    Tes descriptions sont intéressantes mais il n’y en a pas beaucoup.

    La narration me plait car c’est toi qui vie l’action et qui la raconte.

    J’aime ton style d’écriture car ton histoire n’est pas difficile à comprendre.
    Ton histoire est agréable à lire car les personnages sont comme des gens normaux qui ont des problèmes.

    J’ai envie de lire la suite car ton histoire semble intéressante.

    Mais surtout…

    Voici ce que j’ai aimé : tout, le fait qu’ils soit normaux…

    Voici ce que j’ai moins aimé : rien du tout

    Voici ce que j’aimerais voir dans la suite: des description et la psychologie des personnages.

    -Belette ordinaire-

    • beletteordinaire says:

      j’ai écrit le commentaire tout croche hihi!

      Bonjour! Je viens de lire les 500 premiers mots de ton début de roman et je note sur une échelle de 1 à 5 (5 étant le meilleur résultat) mon opinion sur les énoncés suivants:

      Je trouve ton début de roman original –4
      Je trouve tes personnages attachants, haïssables ou angoissants –3
      Les dialogues sont vivants – pas de dialogues…
      Tes descriptions sont intéressantes –4
      La narration me plait –5
      J’aime ton style d’écriture –4
      Ton histoire est agréable à lire –4
      J’ai envie de lire la suite! –5

      Mais surtout…

      Voici ce que j’ai aimé : le fait que les personnages aient des problèmes comme les gens normaux.

      Voici ce que j’ai moins aimé : pas vraiment de dialogues ou de descriptions

      Voici ce que j’aimerais voir dans la suite: aucune idée

      -Belette ordinaire-

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