Sophia, c’est le prénom que mes parents ont choisis lorsque je suis née. Je dois avouer qu’en y pensant, c’est un joli nom.  Par contre, depuis mes plus lointains souvenirs, je l’ai toujours détesté.  Selon moi, c’était simplement le premier nom que mes parents ont trouvés. La sorte de nom qui est utilisé pour donner des ordres inadéquats et crier des injures. Je pensais même qu’à chaque fois qu’ils me faisaient mal, c’était parce qu’ils regrettaient le nom si laid qui m’était attribué.

          Nous sommes le 8 janvier 1998, j’ai douze ans.  Depuis que j’ai neuf ans, j’ai compris que le problème n’était pas mon prénom, c’était autres choses que je n’avais pas encore l’âge de comprendre.  Tout ce que je peux affirmer, c’est que ce problème me fait encore terriblement mal. J’ai même plusieurs ecchymoses et cicatrices qui le prouvent.  À l’école, j’ai de la difficulté à m’exprimer. Tout mes camarades de classe m’évitent en faisant semblant de ne pas remarquer les marques de violence que j’ai sur le corp. C’est à peine s’ils osent me regarder droit dans les yeux.  La seule personne avec qui j’ai des contacts visuels, c’est madame Braff, mon enseignante.  Le matin, elle me regarde avec des yeux de pitié quand j’entre dans la classe.  Le soir, elle me regarde avec des yeux effrayés parce qu’elle croit savoir quel sort m’attend.  Sa me rend mal à l’aise de savoir que, malgré tout ce que je fais pour éviter de parler des mes problèmes, les gens peuvent voir à quel point j’en ai.  Pourtant, sur le physique de mes parents, rien ne laisse croire qu’ils pourraient maltraiter un enfant ainsi.  Il ne faut pas se fier aux apparences, chaque soirée passée en leur compagnie me le rappellent. 

          Les enfants de mon école ont de très bons résultats académiques. Leurs parents passent des soirées entières à les aider à faire leurs devoirs et leurs leçons. Moi, quand j’ai la chance d’obtenir l’aide de ma mère, elle fini par se fâcher à un tel point que j’en ai très peur.  Si par hasard elle se met à faire des mouvements brusques, je m’enfuit dans ma chambre pour me protéger et en parler à Gigi mon seul ami qui est en fait un ourson en peluche.  J’adorerais pouvoir réussir à l’école, c’est même l’un  de mes plus grands rêves.  Plus tard, je voudrais devenir médecin.  Mes parents pensent que c’est impossible. Moi, je suis déterminée à le devenir.  J’essaie de me concentrer le plus possible à l’école pour pouvoir avoir un avenir digne d’un film mais en vain.  Quand je pense à mon futur, je m’inquiète.  Qu’ est-ce qu’une fille sans défense comme moi pourra bien devenir?  C’est la question qui m’effraie le plus.  En attendant, je dois arrêter d’avoir peur, prendre ma place, et travailler très fort pour pouvoir être sûre d’être heureuse plus tard.

2 Responses to

  1. philosophemilitant says:

    Bonjour! Je viens de lire les 500 premiers mots de ton début de roman et je note sur une échelle de 1 à 5 (5 étant le meilleur résultat) mon opinion sur les énoncés suivants:

    Je trouve ton début de roman original 5
    Je trouve tes personnages attachants, haïssables ou angoissants 4
    Les dialogues sont vivants 0
    Tes descriptions sont intéressantes 4
    La narration me plait 5
    J’aime ton style d’écriture 4
    Ton histoire est agréable à lire 4
    J’ai envie de lire la suite! 5

    Mais surtout…

    Voici ce que j’ai aimé : La détermination que ton personnage a pour ce qui est de son avenir .

    Voici ce que j’ai moins aimé :Rien !!!

    Voici ce que j’aimerais voir dans la suite : Je me demande si c’est parent la rouent de coup ou c’est parce qu’elle est vraiment malade ou peut-être c’est elle qui s’inflige c’est coup … du moins j’aimerai te voire élaborer sur le sujet.

  2. canardmyope says:

    Bonjour! Je viens de lire les 500 premiers mots de ton début de roman et je note sur une échelle de 1 à 5 (5 étant le meilleur résultat) mon opinion sur les énoncés suivants:

    Je trouve ton début de roman original –5
    Je trouve tes personnages attachants-4
    Les dialogues sont vivants –0
    Tes descriptions sont intéressantes –4
    La narration me plait –4
    J’aime ton style d’écriture –5
    Ton histoire est agréable à lire –5
    J’ai envie de lire la suite! –4

    Mais surtout…

    Voici ce que j’ai aimé : J’ai vraiment aimé la manieres dont tu décrit la fillette. Tes descriptions sont intéressantes.

    Voici ce que j’ai moins aimé : Au niveau de la structure et de l’histoire, j’ai tout aimé!

    Voici ce que j’aimerais voir dans la suite :
    J’aimerais voir Sophia intéeagir avec des camarades ou même avec le professeur pour savoir en details les pensées q`’ils ont de Sophia.

Répondre

Choisissez une méthode de connexion pour poster votre commentaire:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s