Rêve meurtrier

Prologue

Mon nom est Rose. Ma vie est loin d’être un conte de fée ou bien celle d’une princesse qui rencontre son prince charmant. Il y a bien des choses que vous ignorez de la vie. La plupart des gens se plaignent, alors qu’ils ont de l’argent plein les poches. Ils croient que je suis folle tandis qu’eux même ne connaissent pas la vraie vérité qui se cache au plus profond de ma tête.

***

Je m’y étais attendue. Ce rêve ne pouvait pas disparaître, cette idée que je m’étais faite à l’esprit pendant un certain temps n’était plus présente. Car ces souffles de vie que j’avais fait cesser de fonctionner me pourchassaient sans que je puisse les en empêcher. Alors, c’est à cet instant qu’il est arrivé, à ce lieu précis, dans cette pièce où tout a commencé et comme toute fin y est terminée.

***

Mon enfance n’a pas été la meilleure et ma mère non plus. Je me faisais violer constamment, à tout bout de champs. Je crois que tout le monde l’ignorait, j’espère en tout cas. Une occasion n’en manquait pas une autre. Ma mère partait au Bingo et je passais au cash. J’avais deux demi-frères et un vrai frère. Un était de mon âge et les deux autres avaient deux ans de plus que moi. Une fois la porte calquée, le vieil homme envoyait les petits gars se coucher tandis que moi, je restais réveillée…

***

 Je suis là, assise au près de ma mère qui ne semble pas intéressée par les larmes qui coulent sur mes joues froides. De toute manière, ces petites gouttes ne sont pas là dans ce but. Elles doivent tout simplement m’aider à enlever cette douleur atroce que je ressens. Je vois de son regard et de son comportement qu’elle n’est pas dans notre monde. Elle n’aidera nul à évaporer la peine que j’éprouve en ce moment. C’est alors que je décide, avec un geste précis de m’éclipser de cette table. La femme qui est pourtant ma mère ne retient même pas mon départ, perdue dans tout ce qui a fait d’elle une femme hystérique.

 

 

Chapitre 1

Un espoir…

 

Le paysage sous l’eau est inimaginable et son reflet l’est autant plus. C’est ici, je regarde le ciel. Cet endroit a connu toutes mes peines et mes plaisirs comme jamais personne n’en sait sur moi.

***

 Je regarde attentivement ce qui se tient devant moi. Cette nature me couple le souffle. Je ne pus continuer de contempler cet univers, c’est alors que j’entends un bruit, ce qui brise l’atmosphère du silence.

-Plouk!

Un caillou est arrivé tout près de moi avant même qu’il atterrit à l’eau. Personne n’avait été ici jusqu’à maintenant.

***

 Un homme très beau d’après moi. Je crois qu’il ne m’a pas encore aperçu. Comme si une barrière lui en empêchait. Il lance ces petites roches dans cette eau claire dont mes yeux ne peuvent ignorer la trajectoire. Il est seulement à quelques pas de moi, si près. Je remarque alors, que les larmes qui coulaient sur mon visage ont cessé et que la présence de cet homme mystérieux m’a déjà fait oublier la tristesse que je ressentais quelque peu avant.

***

Son départ me fit replonger immédiatement dans mes pensées. Mes larmes recommencèrent à couler sur mes cheveux blonds. Ce paysage me permet de m’échapper, de m’évaporer sous le contraire de la réalité. D’oublier toute existence humaine. Mais cet homme a soudainement changé l’idée que j’avais de cet endroit. Maintenant que je l’y ai vu, mes intentions ne seront plus les même…

***

Je m’assois sur un morceau de bois à quelque pied de l’eau parsemée de quenouille. Il n’est pas là. Je ne vais pas attendre là pour un homme que je ne connais même pas. J’aime cet endroit, mais pas au point d’y rester toute la journée.

***

 

Le temps me paraît très long, je me lève alors et je me tourne derrière ce que je croyais peut-être être mon destin. 

-Attends, dit une voit derrière moi.

Je me retourne.

-Vous allez oublier votre foulard mademoiselle, me dit alors le jeune homme avec une voix grave et douce à la fois.

-Mais ce n’est pas le miens, lui dis-je.

-Je suis désolé, hier je vous ai remarqué, je croyais peut-être qu’il vous appartenait, étant donné que peu de gens viennent ici.

-Oui, moi aussi… Je croyais être la seul avant de vous apercevoir.

Il est si beau, je ne peux pas l’oublier. Ses cheveux noirs qui font ressortir ses yeux bleus clair, adjacents très bien avec l’eau de la mer. Je ne suis pas poète, mais il me donne le goût de sourire, de découvrir tout ce que j’ai perdu.

Je reviens alors à moi-même et il se met à rire.

-Je crois que vous êtes parti dans vos pensé pendant un petit moment.

-Oh… Oui, je m’en suis désolé, ça m’arrive souvent, dis-je gênée.

-Puis-je savoir votre nom?

-Moi, c’est Rose.

-Ainsi Rose, que diriez-vous de venir ici demain à l’aube?

Je pris un instant pour répondre, même si ma réponse était d’avance oui.

-Et vous, C’est quoi votre nom?

– Jason.

-Alors, ma réponse est oui, Jason.

Je me retourne et je me mets à sautiller partout. J’ai déjà oublié qu’il était derrière. Je me vire et il se retourne à l’instant même. Mes joues ont alors passées d’un beige clair à un rouge vif. Il m’a vu…

***

J’arrive chez moi. Ma mère Jennifer, est sous le point de perdre tout ce qu’elle a ou plutôt ce qu’elle n’a jamais eu. L’huissier est venu. On habite dans un appartement avec des meubles et rien de plus extraordinaire. Tous vieux d’environ l’âge de ma grand-mère et encrasser par la poussière et l’âge. Alors, qu’ai-je à perde?

-Maman?

-Fiche moi la paix, me dit-elle.

Au contraire, peut-être que je venais d’en égarer une partie. Je venais de nier la personne qui était la plus importante pour moi, ma mère.

***

Je dois partir, lui laisser le temps de réfléchir. Elle ne sait pas qui elle est, comme moi d’ailleurs. Mais, peut-être qu’avec de la distance nous accepterons  le fait que l’on éprouve de l’amour l’une pour l’autre.

 

 Chapitre 2

Le rendez-vous

 

Je ne peux pas te demander de partir si vite, si loin dans ma vie mais, je dois laisser le courant de ce qui c’est passé entre nous deux décider son chemin.

 

***

 

Je ne comprenais pas ce qu’il faisait avec moi. J’avais seulement 4 ou 5 ans. Je ne me rappelle plus vraiment de la première fois, c’est tellement vague, mais je sais qu’il en a une malheureusement. Il me tripotait comme si j’étais sa femme, heureusement que non. J’étais une petite fille innocente. Il me doigtait, il me mangeait, il essayait de toucher au peu de seins que j’avais et il me faisait des caresses aux oreilles. Vous pouvez croire qu’aujourd’hui je me compte chanceuse de ne pas avoir attrapé quelconque maladies transmises sexuellement. Malgré les gestes déplacés que j’ai pu vivre durant  mon enfance, je peux au moins en retirer quelques côtés positifs…

 

***

 

Il n’est pas venu. J’attends depuis des heures et il n’est toujours pas là. La seule règle que je m’étais donné était de ne pas trop espérer. Tout le contraire de ce que j’ai toujours fait. Alors, comme pour la plupart du temps, je me morfonds en me demandant ce que j’ai bien pu penser de ces hommes.

 

***

 

J’appelle mon amie, je dois lui parler. Noémie, une fille attentive aux autres et celles qui m’a toujours aidé dans les situations où je ne trouvais plus d’espoir.

 

***

 

Noémie n’est toujours pas arrivée. Quelques heures après, je reçois un coup de téléphone.

 

***

 

Je ne peux pas le croire. Je refuse de l’accepter. Noémie a eu un accident de voiture, atroce selon ses parents. Elle est entre la vie et la mort à l’hôpital de notre ville de Sherbrooke.

« Elle a fait du pouce, m’expliqua ses parents. Elle voulait aller te voir, le gaz coûte très cher ces temps si et nous n’avions pas les moyens de l’apporter jusqu’à ton domicile. Elle voulait absolument te voir, c’était très important pour elle. »

La mère de Noémie se mit à pleurer, je l’ai pris dans mes bras.

«Elle a claqué la porte et est partie. L’homme qui l’a embraqué était sobre et a essayé de la touché. On l’a retrouvé à moitié nue, sans haut. Elle s’est probablement débattue et l’homme a perdu le contrôle du véhicule. Ils ont percutés une autre voiture et ont foncés ensuite dans un arbre. L’homme est partis à la fuite tandis que Noémie est dans un profond coma».

 

***

 

La vigueur des paroles qui ont pénétrés dans mes oreilles n’étaient sûrement pas les mêmes que celle qu’avaient prononcé Cynthia, la mère de Noémie. Elle avait été calme. Moi pourtant, j’étais loin de l’être.

***

Noémie n’a pas pu voir la terreur dans mes yeux l’orque je l’ai vu. Son visage n’est plus celui d’une jeune femme de 17 ans en pleine forme. Il est celui accompli de douleur. Des cicatrices à perte de vue fait maintenant parti de son corps. J’aurais espérer qu’elle ouvre les yeux, mais malgré tout, je crois quand même qu’il n’y aucun espoir…

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