La dernière mission (la suite).

Le 17 décembre 1995,

Steven se réveilla dans son petit sac de couchage ,contemplant la nuit froide que la région du Nord de Petrozavodsk  lui offrait. Accompagné de son coéquipier Bertrand Godin, ils étaient à quelques minutes d’affronter l’ennemi . Perdu dans les fins fonds de la Russie, une base secrète soviétique fut détecté quelques mois auparavant. Des communistes avaient préservé leur anonymat ,depuis la chute du régime, il y a près de quatre ans. Par la suite, ils avaient entrepris la construction d’une base. Leur principal objectif, selon les espions de la CIA, était de produire des armes à destructions massives pour aider l’organisation d’Al-Quaïda à se défendre contre l’armé américaine. Face à cette grave situation, l’armé américaine a confié une mission « top secrète » à ses deux meilleurs hommes pour prendre contrôle de cette base. Les deux Lieutenants-Colonels Steven Walker et Bertrand Godin étaient les candidats idéals pour l’armée, car tous les deux combinaient plus de quarante ans dans les services secrets et ils étaient les plus talentueux de la flotte en terme d’ingéniosité et de courage. En plus d’être de bons soldats, ils entretenaient déjà une grande amitié depuis leur tendre enfance.

Aussitôt que Steven enfila son gilet pare-balles, Bertrand fut déjà posté dans lehaut des arbres où son rôle dans la mission était de défendre à distance son partenaire jusqu’à la neutralisation de la base. Bertrand était un tireur d’élite hors pair, il possédait la meilleure fiche en terme de précision et d’exécuiton et son physique d’athlète surpassait tout le monde. Père de deux enfants, il souhaitait revenir au pays, car il s’agissait de sa dernière mission avant la retraite. Steven était ,au contraire, un homme célibataire qui attendait déjà sa prochaine mission ,même si son âge de quadragénaire le forçait à se retirer des champs de bataille. Les deux amis étaient maintenant prêts à embarquer sur le terrain. Steven géra les derniers préparatifs avec son ordinateur et partit maintenant vers l’est de la base. Pendant ce temps, Bertrand était toujours dans la lentille de son “sniper” en vu de détecter et d’éliminer les ennemis postés sur les phares de la base. Un par un, Bertrand élimina les quatre gardes en moins de quarante secondes pour maintenant laisser la place à son partenaire qui devait maintenant sécuriser l’intérieur de l’infrastructure. Après avoir reçu le signal par radio, Steven entra aussitôt par la clôture et conclut immédiatement qu’il fallait faire vite avant que les gardes ne se soucient de sa présence. Suivant les instructions sur son portable, il devait maintenant se diriger vers le centre de commande pour initialiser l’explosion de l’infrastructure. Sans hésitation, le soldat se dirigea vers une porte qui menait à l’intérieur de la bâtisse. En entrant dans le couloir, deux gardes étaient déjà postés près d’un ascenseur avec leur Ak-47. Il était mort de rire, lorsqu’il aperçu les deux militaires dans leurs petits uniformes bidons datant de la deuxième guerre mondiale, mais il reprit son sérieux et exécuta les deux hommes avec aucune difficulté. Ensuite, le fanfaron enfila la combinaison de l’un des deux hommes et jeta les deux corps dehors dans un petit conteneur qui bordait la porte. Maintenant vêtu de l’uniforme ennemi, l’agent secret se dirigea vers l’ascenseur pour ensuite se diriger dans la sale des commandes. Contemplant la simplicité de son introduction dans la base, Steven comprit que l’ennemi n’était pas prêt à le recevoir alors la chance était peut-être de son côté.

Sorti de l’ascenseur, le militaire observa attentivement les lieux, deux couloirs menaient à la salle de commande, mais tous les deux n’étaient pas occupés par des gardes. Rendu à ce stade, il se posa beaucoup de questions, car c’est impossible qu’une base de cette superficie pouvait ressembler à un grand entrepôt abandonné. Il se souvenu aussitôt de cette belle citation de son ami Bertrand, “C’est trop beau pour être vrai”, ça l’embêtait au point qu’il remettait en doute l’utilité de cette mission. Sans signal radio possible avec Bertrand, Steven devait maintenant agir vite et non de se poser des questions.Le Lieutenant emprunta le couloir de gauche tranquillement en pensant que celui de droite menait à un piège. Lorsqu’il mit sa main sur la poignée, selon lui, tout pouvait arriver.

Tout à coup, Steven reçut un grand coup de bâton de baseball en plein visage comme si l’agresseur avait utilisé tous les muscles de son corps pour détruire son visage. Le soldat se releva péniblement qu’il en reçut un autre au point qu’il avait déjà la figure ensanglantée. Lorsque qu’il réouvrit ses yeux, un visage pâle apparut dans son champ de vision. Cette image encore embrouillée traversa longuement la mémoire de Steven, mais il n’arrivait pas à identifier son agresseur. Finalement, un des hommes masqués amena le soldat américain sur une chaise qui n’avait pas l’air d’une chaise que l’on voyait dans des magasins. Cette chaise terrifiait notre agent secret, car la torture était son cauchemar le plus horrible qu’il pouvait vivre et imaginer. Sa peau, une texture granuleuse, ne cessait d’obtenir des frissons. À ce moment précis, Walker n’était plus le petit fanfaron qui riait des uniformes de l’armée étrangère, mais bien un homme qui souffrait de tortures physiques et psychologiques, dû au fait que l’interrogatoire qui durait déjà depuis quelques minutes et qu’il ne servait qu’à l’achever, à l’aide de décharges électriques. Finalement, l’homme que Steven n’arrivait pas reconnaître réapparu.

– Bonjour Monsieur Walker, s’exclama-t-il.

– Mais qui êtes-vous espèce de malade !

– Eh bien, figurez-vous que je suis l’ancien bras droit de l’un des hommes les plus important de la grande URSS et qui a eu grandement de l’influence sur les services secrets où vous travailliez auparavant. Ça ne te rappelle pas des souvenirs ?

Sur le coup de l’émotion, Steven réussit à détecter le personnage en question. Un sentiment de haine diabolique était maintenant encré dans sa cervelle.

– Federov ! Espèce d’indigène !

Quel homme poli mon cher Steven ! Je voudrais pas que ta famille souffre de tes paroles impolies.

– Qu’as-tu fait à ma famille avant que je t’étrangle jusqu’à temps que tes veines explosent !

– Eh bien, j’ai su par hasard que ta belle petite nièce est en vacance dans les Caraïbes pour fêter son anniversaire de naissance, n’est-ce-pas ? Un accident est si vite arrivé à une belle fille comme Stéphanie.

– Je vais te tuer!

Le militaire n’avait plus qu’une seule pensé dans sa mémoire et c’était sa nièce. Les termes qui décrivaient l’importance de sa nièce défilaient dans sa tête : c’était un ange née, c’était une beauté qui grandissait, c’était une femme qui avait un grand avenir devant elle. Steven ne pouvait pas vivre sans cette petite fille, car c’était la seule famille qu’il lui restait dû à sa petite enfance séparée de son frère.

Au loin, dans ces arbres sibériens remplis de beauté, Bertrand débutait à s’inquièter de son partenaire, car la mission devait se terminer avant le levé du soleil. Si Steven n’était pas revenu avant le levé du soleil, l’ordre pour Bertrand était de quitter les lieux en laissant son compagnon se débrouiller tout seul. Les rayons de la grande boule de chaleur apparurent dans le haut des montagnes du paysage glacial du pays de la Vodka. Rendu à ce stade, le québécois réalisa que sa vie familiale allait peut-être être sauvée, si il abandonnait son partenaire, mais la culpabilité d’abandonner son ami d’enfance serait présente pour le restant de sa vie. Le tireur d’élite était maintenant devant l’un des choix les plus déchirants de sa vie. Il n’était plus le père de ce matin, il était maintenant un homme déchiré entre l’amitié et la famille. Tout d’un coup, Bertrand entendit un cri infernal provenant de la base. Ce son vocal avait tout simplement forcé Bertrand à se diriger vers la base pour sauver son ami ,même si le risque de ne plus revoir sa famille était là.

Pendant ce temps, dans la salle de torture, Federov raconta peu à peu son périple après la chute récente de son régime politique.

–  Tu sais Steven, en détruisant l’une des deux grandes puissances mondiales, votre gouvernement et ses agences secrètes se sont foutus dans le gros pétrin. Tous les liens politiques et économiques que l’on a créé après tant d’années de travail se sont dissipés à cause des petites vermines comme toi qui ont infiltré notre système politique. Vous pouvez être sûr que je vais prendre ma revanche.

– Ça m’a fait un grand plaisir de faire souffrir ta petite clique politique mon cher Federov, j’attendais cela depuis tellement longtemps. Je préfère rendre l’âme que de dire quoi que ce soit sur ce qui pourrait t’aider à exterminer ma nièce et la planète entière!

Un premier choc électrique de 185 volts pénétra son organisme causant une souffrance infernale au soldat. La tendre douleur électrique qui circulait dans son corps ne l’empêchait pas de se défendre contre son adversaire qui essayait désespérément à trouver de l’information. Les deux hommes ne se lâchèrent pas de vue, ils étaient déterminés tous les deux à rester sur leur position pour ne pas donner un petit centimètre d’avance à l’autre. Federov n’était pas gêné d’utilser la violence barbare, car c’était dans sa nature de faire souffrir les gens, il aimait voir la misère, la famine, la guerre, les cruautés humaines, il adorait voir l’humanité s’entretuer. Auparavant, il était un important membre de l’URSS, mais son supérieur n’aimait pas la grande place qu’il prennait de jour en jour au pouvoir, alors il a décidé de le congédié de ses fonctions politiques. C’était depuis ce jour, que ce communisme a viré au fascisme en se disant qu’il allait peut-être le mettre en oeuvre en Russie. Steven avait maintenant l’avenir de l’humanité entre ses mains, car une attaque de Federov était imminente.

balaimagique

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