L’Arbre d’Onyx

Bonjour chers lecteurs, lectrices.

Voici mon début de roman de 1500 mots:

Le soleil brillait sur la plaine des gnomes velus. L’herbe était recouverte d’un léger givre et les tournesols pointaient leurs têtes vers  l’est. C’était le calme avant la tempête,car après le chant du coq il y aurait bien du monde sur la plaine. En effet, aujourd’hui c’était jour de marché et des centaines de gnomes allaient commercer des étoffes, des vivres et des brocantes. Déjà on pouvait sentir l’odeur des boulangeries et des pâtisseries qui s’affairaient à leurs tâches pour être fin prêt pour le marché. Le petit village qui vivait sur la plaine s’appelait  Grombalki. Il était dirigé par Remultal, chef depuis bientôt trois cent ans. Depuis le début de son règne, le village avait toujours vécu dans la prospérité et l’abondance. Le village avait commencé à faire des alliances commerciales avec les autres villages et à exploiter leurs terres agricoles au maximum. Les gnomes de Grombalki ne vivaient que de leurs agricultures,car la plaine qu’ils habitaient était très fertile et avait des vertus presque magiques. Il y avait au beau milieu du village un arbre gigantesque aux feuilles noires comme l’ébène et c’est lui qui donnait à la terre sa très grande fertilité. Les anciens du village racontaient que cet arbre, appelé l’Arbre d’Onyx, transférait son énergie vitale dans la végétation de la plaine et la faisait pousser. Non loin de cet arbre, vivait un gnome nommé Molfus. C’était un jeune gnome de cents ans qui habitait une petite hutte, seul. Ces parents étaient morts dans un raid et il vivait seul depuis. Il était le plus rusé des gnomes et surtout le plus intelligent. Son seul problème c’est qu’il était petit, très petit, trop petit.  Cela ne l’avait jamais encouragé à devenir guerrier ou chasseur, car à cause de ses petites jambes, il ne pouvait courir très vite. Il étudiait donc pour devenir un alchimiste. Son maître, Baralt, aimait beaucoup son protégé car il dépassait toujours ses attentes. Molfus adorait les énigmes et il prenait plaisir à les raconter dans les échoppes du village. La plupart des ivrognes de l’échoppe ne pouvait répondre à ses énigmes. Ceux-ci lui disaient souvent que ses énigmes étaient impossibles, illogiques, incompréhensibles, que même un érudit n’aurait pu comprendre. Mais Molfus leur répondait : «Penser avec votre tête et non avec vos muscles! » Généralement, ces soirées finissaient par une bagarre, que Molfus perdait évidemment. Ce matin, Molfus se leva et alla au marché. Il acheta de la viande et des légumes, pour faire son ragoût du souper. Il devait passer chez son maître pour apprendre une nouvelle potion, qui aurait la vertu de faire pousser la barbe instantanément. Il passa son après-midi dans le laboratoire de son maître jusqu’à que la potion soit parfaite. Elle était bleue comme l’océan et était tellement chaude, qu’elle en était froide. Il testa la potion sur un rat qui se transforma aussitôt en une gigantesque boule de poils. « Bravo, Molfus! », lui dit Baralt, « Tu as su mélanger les ingrédients avec une extrême précision. Je te donne congé. » Molfus partit vers sa hutte. En empruntant le chemin qui menait à sa hutte, il vit Agnêsita, la fille de Remultal. Molfus avait toujours eu un faible pour la jeune fille et ce, depuis qu’ils se connaissaient. Ses cheveux étaient blonds comme le blé et flamboyants comme un couché de soleil. Elle avait la délicatesse d’une fée et sa voix était celle d’un ange. Elle était bien différente de son père. Celui-ci avait une très grande carrure et une voix à faire trembler les montagnes. Agnêsita avait une sagesse qui n’arrivait pas à la cheville d’aucun vieux sage du village. Partout elle était traitée avec respect et inspirait la joie. Le cœur de notre pauvre Molfus ne fit qu’un tour. Elle le reconnu de loin et s’approcha de lui. « Bonsoir, Molfus ! » lui dit-elle. « Encore une fatigante journée au laboratoire de Baralt? », l’interrogea-t-elle. Molfus, prît de mutisme à cause de la beauté d’Agnêsita, ne put que faire un signe d’approbation de la tête. Ils marchèrent un peu ensemble jusqu’à arrivé près d’un étang désert, elle, lui posant des questions et lui, l’écoutant ou hochant de la tête pour lui répondre. « Molfus, crois-tu vouloir te marier un jour? » La question lui avait pénétré le cœur comme la lame d’une dague. Il en rêvait. Il rêvait de se marier avec la belle Agnêsita et peut être même avoir des enfants, mais à cause de sa petite taille, il se disait incapable d’épouser la fille du chef. « Oui, j’aimerais » lui répondit-il. Tout à coup, les jours d’Agnêsita se mirent à rougir et elle se mit dos à lui. « Il y a-t-il une femme gnome en particulier? », lui demanda-t-elle. «Oui, elle est la plus jolie et la plus aimable de tous. », lui répondit-il tout en s’approchant de plus près du dos de la belle. « Comment se nomme-t-elle? » l’interrogea-t-elle, en se retournant face à lui. Seulement un mètre séparait les deux jeunes gens. On pouvait entendre le cœur des deux amoureux qui battaient à l’unisson. «Agnêsita.» lui répondit-il timidement. Elle s’écria : « Ahh, Molfus, je t’ai.. » Un sifflement froid et rapide se fit entendre. Agnêsita avait changé de couleur, son teint avait passé du rouge au blanc. Sur sa robe, une tache rouge sombre s’agrandissait au niveau de sa poitrine. Elle tomba inerte dans l’étang, une flèche planté dans le cœur. Molfus, le visage crispé par la peur et la tristesse ne bougeait pas. Des cris barbares commencèrent à fuser de partout, suivis de cris de douleurs de femmes et d’enfants. Molfus reconnut au loin les étendards des guerriers du village gnome de Varekh, un village voisin de Grombalki. Les huttes se faisaient brûlés, les femmes et les enfants tués de sang-froid et Molfus, terrorisé, regardait Agnêsita coulée au fond de l’étang. Tout à coup un grand craquement se fit entendre. L’Arbre d’Onyx tombait. Il s’évanouit.

Il se réveilla à cause de la fumée. Elle lui emplissait le nez et l’empêchait de respirer. Un voile de fumée masquait son visage et il avait de la difficulté à voir. Tout était flou, il ne distinguait que quelques  feux allumés dans la nuit. Il s’assit pour faire de l’ordre dans son cerveau. Il commença à voir clairement ce qu’Il y avait devant lui. Le village était saccagé. Tout n’était que sang et cendres. Des cadavres d’enfants, de femmes et d’hommes jonchaient le sol .Molfus vomit. Il se releva et commença à marcher  dans le village. Il arriva à l’endroit où autrefois, se trouvait sa hutte. Il ne restait qu’un tas de brasiers. Il couru mais s’arrêta soudain. Des feuilles noires comme la nuit couvraient le chemin. Il leva les yeux et vu l’Arbre d’Onyx, complètement déraciné. Tout à coup, il fut prit d’un grand frisson et se mit à genoux. Il réalisa que les plantes qui n’était pas brûlé était mortes. Elles étaient congelées et toutes séchées. Molfus pleura de longues minutes devant les vestiges de ce fameux arbre. Il alla voir le laboratoire de son maître. Le toit de l’édifice était perforé et les vitres avaient été fracassées. Une  odeur de souffre s’en émanait comme le souffle d’un dragon. Il entra dans la maison et fut pris de stupeur. Les têtes de ses voisins étaient empilées et sur une lance était empalée la tête de Remultal le père d’Agnêsita. Agnêsita. Molfus vomît une deuxième fois. Il courut dans la salle du laboratoire et trouva son maître avec un pieu dans le thorax. Mais celui-ci respirait encore. Il accourut au près de son maître. « Maître, qu’est-il arrivé? », demanda Molfus. « Nous avons subi les attaques du village de Varekh. « Ils nous ont attaqués pour prendre possession de nos terres fertiles. », réussit à articuler maître Baralt. « Mais maître, l’Arbre d’Onyx est tombé. », lui dit Molfus. Baralt avait le visage grave. « Si ce que tu me dit est vrai, alors ces terres ne doivent plus avoir aucune vie végétale. Enfouit-toi. Les guerriers de Varekh reviendront bientôt. Tu dois partir, tu es en danger ici. Part avec l’une des branches de l’Arbre d’Onyx, replante cet arbre divin et recréer un paradis terrestre comme nous avions avant. La légende est vraie, Molfus. Cette arbre permet de faire pousser ce que tu veux mais il y a aussi une vertu cachée : Il abrite une déesse. C’est elle qui donne à la terre ce pouvoir de fertilité. Vas replanter la déesse. C’est ta mission. Vas mon élève. » Ce fut les dernières paroles de Baralt, le maître alchimiste. Molfus pleura pendant de longues heures sur le corps inanimé de son maître. Le soleil se levait sur le petit village qui en un jour n’était devenu que poussière. Soudain des cris de victoire sonnèrent dans tout le village. Les guerriers de Varekh revenaient. Molfus sortit du laboratoire et courut aux écuries du village. Il trouva un cheval apeuré. Il le scella et partit au galop. Des flèches fusèrent sur son chemin et des cors de guerres sonnèrent l’alarme. Les guerriers se mirent en selle et partit au galop. Ce que l’armée du village de Varekh ne savait pas, c’est qu’elle était en train de poursuivre le gnome le plus rusé du monde. 

D.I

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