L’enfermé

 Je vis l’enfer depuis déjà 5 jours. Les barreaux qui me séparent de la réalité m’étourdissent, je ne sais plus quoi faire. Si cela continue, je crois que je vais craquer. Je sens un grand vide en dedans de moi, puisque j’ai tout perdu. J’ai perdu ma mère, mon petit frère et ma sœur, dans un accident de voiture l’année passé. Je n’ai jamais connu mon père, alors c’est peut-être tout cela qui m’a fait perdre la tête. En se moment, je me sens encore plus perdu, à cause de cet endroit petit et dégoutant. Je partage ma cellule avec un homme de la mafia italienne qui a déjà commis plusieurs meurtres. Ce qui me rassure encore moins, c’est que j’ai 20 ans à purger dans cette prison. Trois ans de terreur et de tristesse. Je ne pourrai jamais survivre ici, pour moi c’est la mort qui vient de plus en plus vite me chercher pour m’amener surement dans un monde meilleur, ou peut-être pas. Peut-être pas, car il pourrait ne rien y avoir de l’autre côté, c’est peut-être juste un grand vide, comme un trou noir. Un trou noir qui n’a pas de fin, qui ne mène nulle part. Mais je me trompe peut-être, il pourrait y avoir un autre univers de l’autre côté, un monde moins cruel que celui-ci, un monde pas de guerre, un monde ou la souffrance n’existe pas. Personnellement, je ne crois pas qu’il y a un grand vide de l’autre côté, mais dans le fond personne ne sait vraiment ce qui se passe après la mort. Un jour je vais le découvrir, mais j’espère que ça ne sera pas bientôt, car même si j’ai tout perdu, j’ai quand même le goût de vivre. J’ai le goût de sentir l’air frais du matin, d’entendre les carillons le soir, de me faire griller au soleil, de marcher sur le long de la plage et de tomber en amour avec un personne formidable. Quand je pense à tout cela, ça me fait sourire, mais dès que j’ouvre les yeux, je retrouve ma tristesse et le désespoir d’être enfermer. Si seulement, j’avais quelqu’un pour venir me rendre visite, quelqu’un à qui je pourrais me confier et qui m’écouterait, mais cela est impossible. C’est l’heure du souper, mais je n’ai pas faim, car l’odeur répugnante qui m’entoure me lève le cœur. J’ai juste le goût de rester coucher dans mon lit, même si il n’est pas du tout confortable. Je sens les ressorts dans mon dos et mon oreiller est dur comme de la pierre, même que le plancher plein de poussières est plus confortable. Finalement, les gardiens m’ont obligé à aller manger quelque chose, puisque j’étais trop faible, mes jambes n’étaient presque plus capables de soutenir le reste de mon corps. Rendu à la cafétéria, tout le monde me regarde de travers, c’est comme si je serais le gars rejeter dans une école secondaire, à qui personne ne veut lui adresser la parole. Je m’assis tout seul dans mon coin sans regarder autour de moi, comme si je serais seul au monde. Environ 20 minutes plus tard, je retourne dans ma pitoyable cellule. Puis, quelque chose de surprenant se produit, l’homme avec qui je partage cet enfer m’adresse pour la toute première fois la parole.
Quel crime as-tu commis pour être  en prison?
-Je ne peux pas vraiment en parler…
-Si tu me le dis, je ne vais pas en parler, c’est promis!
-D’accord..! C’était un vendredi soir, il pleuvait, j’étais dans un bar et j’avais trop bu. J’avais décidé de rentrer à pied chez moi. Rendu proche de chez moi, j’avais vu deux belles filles se promener et j’avais donc décidé d’aller leur parler. Tout de suite lorsque je m’avais approché d’elles, elles m’avaient dit de partir, mais cela m’avais frustré, alors j’étais devenu agressif. À partir de se moment là, la seule chose dont je me souviens, est que je me suis réveillé avec la police autour de moi et les deux filles étaient étendues part terre  plein de sang. Je regrette tellement ce que j’ai fais. Je ne prendrai plus jamais  d’alcool de ma vie.
-Je ne pensais pas que c’était si grave que ça. En passant, je m’appelle Normand.
-Enchanté Normand, moi c’est Éric.

Après cette discussion, j’ai décidé de me coucher, car je suis fatiguer, épuisé, mort. Quelques heures de sommeil ne me fera pas de tord après toute les émotions
que j’ai vécu aujourd’hui. Cela fait seulement 10 minutes que je me suis endormi et je commence déjà à faire des cauchemars. Je rêve au crime que j’ai fais, mais au lieu que sa soit les filles qui sont mortes, c’est moi qui est étendu par terre plein de sang. Je me réveille donc en sursaut, en pleurant et en criant. Heureusement je n’ai pas réveillé personne. Je ne suis pas capable de me rendormir, car j’ai  trop peur de refaire le même cauchemar horrible. Alors je décide d’écrire tout ce que j’ai sur le cœur, peut-être que cela va m’aider a mieux dormir après. Je commence par écrire comment je me sens, la douleur et la solitude que j’éprouve, pourquoi j’ai commis un tel acte. En écrivant tout cela, plusieurs questions me viennent à l’esprit, comme par exemple : Est-ce que je vais passer le reste de ma vie en prison? Que vais-je faire si jamais je sors?…. etc. Finalement je n’ai pas dormis de la nuit et je suis très fatigué, car la lettre que j’ai écrit ne m’a pas du tout aider, au contraire, elle m’a encore plus mélangé dans mes idées. Il est 10h00 et je n’ai rien à faire et Normand non plus, alors on décide de jouer aux cartes. Pendant que l’on joue, je décide de lui parler un peu.

-Cela fait combien de temps que tu es enfermé ici?
-Cela fait 6 ans.
-Vous n’êtes pas tanner de vivre dans cet endroit?
-Oui, mais je suis obligé.
-Combien de temps il te reste encore à faire avant de sortir?
-Il me reste 10 ans à faire avant de pouvoir être en liberté conditionnel.
-As-tu des enfants?
-Oui, j’ai un garçon de 7 ans et une fille de 8 ans.
-Je suis désolé pour toi. Ils doivent te manquer.
-Ils me manquent énormément.
-Moi, j’aimerais tellement sortir d’ici.
-La seule façon que tu pourrais sortir d’ici, serait de t’évader, mais presque personne ne réussi et si tu te fais prendre, tu auras de grave conséquences.
-Je sais, mais je ne réussirais à rester dans cette prison toutes ses années.
-Moi aussi je voudrais sortir, mais il faut être vraiment intelligent pour pouvoir réussir et moi je ne le suis pas.
-Je pourrais peut-être essayer de faire un plan et s’il est parfait, serais-tu prêt à t’évader avec moi?
-Je ne sais pas, il faudrait que je trouve ton plan vraiment parfait et peut-être que je le ferais.
-D’accord, alors ce soir après le souper je vais commencer à travailler dessus.
-Ok.

Nous avons continué à jouer au carte pendant au moins une heure, mais aucun de nous n’a parler. Le silence règne dans la cellule. L’heure du souper se termine et je commence à faire un plan. Le plan me prend quatre jours au complet à faire. Je n’ai pas pris aucune pause, sauf durant les repas. J’ai l’air d’un mort tellement la fatigue m’a envahie, tout le monde se demande si je suis malade. C’est le matin, il est 5h00 et je décide de réveiller Normand, pour lui présenter mon plan, puisque à cette heure là personne ne pourrait entendre de quoi l’on parle, car tout le monde dort.

-J’ai fini le plan!
-déjà! Explique-le-moi
-Premièrement, on va attendre la tomber de la nuit, puis je vais appeler le gardien de nuit pour dire que je suis malade. Lorsque le gardien arrivera devant la cellule, je le prendrais par la gorge, pendant que toi tu lui prendras les clés dans sa poche. Ensuite, je laisserais le gardien inconscient par terre, puis on ouvrera la cellule. Discrètement, on se rendra à la cafétéria, puisqu’il y a les conduits d’aérations. On va devoir ramper dans les conduits jusqu’au sous-sol de la prison, car il serait trop risqué de prendre les escaliers. Rendu en-bas il va falloir que l’on sorte par la porte qui mène à la cours de récréation et lorsqu’on sera dehors, nous devrons nous coller contre le mur pour se rendre jusqu’aux bacs de poubelles. Nous empilerons les bacs pour pouvoir monter sur le toit. Quand nous serons sur le toit, on devra ramper jusqu’à ce que l’on soit à côté de la clôture, car il ne faudrait que l’on se fasse voir par les lumières. Rendu à côté de la clôture, nous allons sauter par-dessus et on va atterrir dans le gazon. Ensuite, nous ramperons dans le gazon, jusqu’à temps que l’on soit arrivé dans la forêt. Après cela, nous serons libres.
-Ton plan est parfait! Je ne savais pas que tu étais aussi intelligent.
-Alors vas-tu t’évadé avec moi?
-Oui, car je crois que cela va fonctionner.
-D’accord, alors tu as toute la journée pour te préparer, mais n’oubli pas qu’il ne faut pas avoir plus d’un sac chacun comme bagage.
-C’est correct.

La nuit tomba et moi et Normand…

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