Alexandre Meunier

Il était une fois, un garçon beau grand et fort! Toutes les filles de sa polyvalente lui couraient après. Je dois dire qu’il faisait même tourner les têtes de quelques professeurs, mais je ne précise pas de quel sexe. Il avait tout! Charisme très bonnes réussite à l’école, en plus d’avoir des parents riches qui le gâtait comme si c’était son anniversaire à toutes les semaines. Les vêtements à la dernière mode, cellulaires et autres gadgets a la fine pointe de la technologie. TOUT, je vous le dit! Ai-je parlé de sa beauté, sa grandeur et sa force? De toute façon cela vaut la peine d’être mentionné encore et encore. Sa copine collait à la perfection à son image, grande, blonde, mince, très, très jolie selon l’avis de quelques écoliers…

Bref revenons à la réalité, évidemment c’est la vie rêvée. J’aurais aimé pouvoir dire que ce garçon est encore moi. Oui, oui, j’ai bel et bien été cette personne tant aimée de tous, si beau, grand et fort. Un petit récapitulatif serait nécessaire pour vous mettre en contexte.

Je m’appelle Gabriel Fournier je suis un garçon et j’ai 16 ans bientôt 17. Né par la faute des frasques amoureuses de Jean-Patrick Fournier et de Malorie Côté, mes parents. Depuis ma naissance j’ai déménagé une fois, à mes 7 ans, je suis quand même resté dans le même quartier monotone de Gatineau. Seule ma maison a changée, mon père avait reçu une promotion. Selon lui, et je le cite « La famille Fournier devrait avoir une maison digne de ce nom! ». À croire qu’il n’y a que l’argent pour déterminer qui nous somme, ce doit être dans la tête de tous ces grands hommes d’affaire. Toujours plus et plus gros! Ce qui a donné de nouveaux contrats pour la construction de notre maison, toujours plus grosse. Ma mère, elle, si attentionnée autrefois, ne l’est plus depuis qu’elle a surprise mon père et sa maîtresse de 24 ans en train de batifoler sur le sofa du salon. Il a fallu redécorer la pièce à cause de l’achat d’un nouveau divan, l’autre ma mère l’a brûlé. Avec le compte en banque de mon père, cela n’a pas trop fait de mal à nos conditions de vie.

Il y a aussi l’école. De ce côté, les notes étaient et restent excellentes, toutefois il a certains problèmes d’égo avec les professeurs. C’est le côté social qui en a pris un coup. Comme je vous le racontais, c’était très bien avec les filles. Je pouvais toutes les avoir si je le voulais, mais cela ne me suffisait pas. Je faisais parti de l’équipe de football de l’école, c’était avantageux et sans me vanter, je faisais parti des meilleurs. J’allais aux « partys » après les parties, là où tout le monde finissait soûls, je ne sais trop où et avec qui. Quelques fois il pouvait y avoir de la bagarre avec les fans de l’équipe adverse qui venaient troublés notre soirée. Pour en ajouter a cette vie déjà fabuleuse, je peux dire que j’étais un des plus populaire de la polyvalente, ce n’était jamais assez.

J’aurais aimé pouvoir retarder cet évènement de quelques années, attendre d’avoir fini le secondaire. Je n’ai pas eu cette chance. Quand on est plus vieux on est toujours plus compréhensif, toujours plus mature, pour la majorité. Tandis que la jeunesse est tellement cruelle et se fou des conséquences de leurs actes, leur petit confort passe avant tout.

–         Gabriel viens souper.

Je dois vous quitter maintenant, mon hystérique de mère m’appelle pour aller manger. Cette fois parmi ses tonnes de livre de cuisine, elle a pu réussir une recette convenablement. Comme d’habitude mes espoirs risquent d’être aussi morts que les mouches qui ont osées voler au dessus de ses plats.

–         Maudit Gabriel ton souper va être froid!

*

Pour Gabriel, les lundis, 7h15, sont terribles quand il est question de se lever. Ils annoncent les débuts d’une semaine d’acharnement à l’école. Cet établissement est un lieu immensément important, quasiment religieux pour son père. Plus les nombres sont  élevés, plus il a de chances de poursuivre le rêve de son géniteur et qu’il devienne un homme d’affaire important avec de chiffre pour salaire. Cependant un avantage vient avec l’effort. Chaque matin il se pavane dans les rues pour se rendre à son école dans son éclatante Audi noire de l’année. Cadeau de son père pour les bonnes notes, belle motivation.

Ce matin est comme tous les autres, ordinaire. Gabriel se réveil à l’heure prévue et se rend jusqu’à la salle de bain pour prendre une douche. Suivant son itinéraire quotidien, il descend dans la cuisine, splendide et exigée par maman à cause de la vilaine coquetterie de papa. Elle, qui persiste à préparer le déjeuner malgré ses talents culinaires, ne cesse d’abuser de l’argent de son mari. Gabriel a eu le courage de goûté à un de ses plats il y a un an et demi, c’est une erreur à ne plus refaire car il a eu des haut le cœur pendant 2 jours. Pour ne pas trop lui faire de peine, il emmène avec lui un petit quelque chose. Les deux chiens des voisins, eux, se régalent, sa nourriture diversifie leur alimentation, tandis que l’adolescent passe se chercher à manger sur le pouce. Une fois rendu à l’école, tout ses amis arrivent pour le saluer et lui parler de la soirée d’après-matche du football. Il va embrasser sa copine toujours heureuse de le voir et se prépare à aller en cours. L’horaire d’aujourd’hui : mathématique, français, ensuite art dramatique puis pour finir histoire. La journée passa rapidement et sans trop d’altercation avec les professeurs et surveillants. Par contre, certaines peuvent être plus longues dans le bureau de la directrice.

*

L’année scolaire a continuée d’avancer, pendant ce temps, moi, j’ai changé. Je n’ai jamais compris pourquoi et comment je changeais, c’est comme si je n’avais plus le contrôle sur ma vie. J’avais des craintes qui ne cessaient de grandir. Je me sentais mal et je n’appréciais vraiment pas ce qui m’arrivait.

*

Mercredi matin, Gabriel est dans son deuxième cours de la journée et le dernier de l’avant-midi, français. Jamais, mais jamais il n’a douté que cette personne allait changer sa vie dans tout les sens du terme. Elle sera responsable de ses comportements étranges, de son mal constant. C’est alors que Mme Larouche présenta le nouvel élève, Alexandre Meunier.

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