Journée de fou…

Voici mon texte, je devrais plutôt l’appeler manque d’inspirations…

Ce matin, il faisait moins vingt degrés dehors. Pourtant il y avait un beau soleil qui éclairait la grosse couverture toute blanche qui couvrait le sol. Quand j’étais petite, j’aimais tellement a neige que j’en aurais mangé. Mais ce matin, je n’avais pas vraiment le goût de pelleter pendant une heure et de me geler le bout des doigt en ayant un petit nez rouge comme rudolf. Je voulais restée couché dans mon pyjama avec des petits reines dessus et enroulée dans mes couvertures.

Je fini par me lever pour aller boire un bon chocolat chaud. Pas question de boire un café, j’aimerais mieux mourir que d’avoir à en boire un. Je regardais la météo et on annonçait une tempête de neige qui durerait toute la fin de semaine et qui ruinerait tout l’effort que j’allais mettre sur le déneigement de mon entrée ce matin…Je mis tout mon attirail et sortie dehors. Ce matin j’avais décider de faire la grève du pelletage.

Une heure plus tard, j’avais fini quelques achats de Noël. On était quand même le 5 décembre. J’embarquai dans ma petite Golf City blanche et me mis en route pour l’épicerie. Car ce soir je recevais mes amies à souper et je tenais à leur faire un bon repas.

J’avais une vingtaine de minutes à faire du centre commercial jusqu’à l’épicerie. Vingt minutes ce n’était pas assez pour trouver le dessert que j’allais leur préparer ce soir.« Un gâteau au chocolat? Une tarte au sucre?Non mon super gâteau forêt noir! Ou peut-être…» Susanne m’avait répéter de ne pas me casser la tête avec le souper mais je savais que Sarah, elle, était super difficile. Elle et moi, nous étions complètement différentes. Comme le noir et le blanc. Mais lorsque nous étions ensemble ça faisait un beau gris.

Rendue à une intersection, je me rendis compte que la même voiture me suivait depuis le centre commercial. D’accord il faudrait une espèce de paranoïaque pour croire que c’était deux jeunes pédophiles qui voulaient m’enlever mais quand même, ça me laissait perplexe. Je continuai ma route et en regardant dans le rétroviseur, je vis que la voiture me suivait encore. Je décidai de changer ma direction pour aller dans les petits quartiers. À mon grand soulagement, l’auto continua son chemin. Le battement de mon cœur se mit à ralentir et à redevenir normal peu à peu..

Je fini par sortit des petits quartiers pour me rendre à l’épicerie. Dans deux minutes, j’étais arrivée. Aujourd’hui j’avais choisi d’aller au Metro. Pas au Loblaws ni au IGA. Non moi j’allais au Metro. Je commençais à me poser une question. «Pourquoi le Metro plutôt qu’une autre?» J’aurais pu me poser une question comme d’où est- ce que je viens? Que se passe-t-il après la mort? Mais non, moi je voulais savoir pourquoi j’allais au Metro. J’étais enfin arrivée. En voyant l’auto à côté de moi, j’eu une impression de déjà vu. Comme lorsqu’on voit quelqu’un et que l’on croit le connaître mais que finalement on ne l’a jamais vu. Mais là, j’en étais sure. J’avais vu cette auto qui avait un peu le style d’une Tercel  mais je ne savais pas où. La clé était toujours sur le contact mais personne dans les environs. Mais de toute façon, avec une voiture comme ça, j’aimerais bien me la faire voler moi aussi.

J’entrai dans le Metro et je vis qu’il n’y avait pas beaucoup de gens aujourd’hui. Ca serait moins long à la caisse. Je commençai par me promener dans les rangées pour trouver de l’inspiration pour mon dessert. Je ralentis devant le fromage à la crème pour enfin choisir que mon gâteau au fromage serait le bon choix. Il ne manquait plus que le pesto pour faire ma délicieuse recette de pâtes. Je me mis tout d’un coup à repenser aux deux jeunes dans la voiture. Ils avaient l’air si pressés. C’était peut-être pour ça qu’il me suivaient de si près qu’on on aurait pu croire qu’ils voulait voir ce que j’avais dans ma valise. Comme dans l’annonce de Martin Matte. J’essayais d’oublier mais ça ne voulait pas partir. Et si c’était à eux l’espèce de Tercel? Je devais arrêter d’y penser, je m’en faisais pour rien. J’avais complètement pèté les plombs lorsque je les avait soupçonné de pédophilie.

J’avais beau tourner en rond, je ne trouvais pas le pesto. Cette satanée manie que les épiceries ont de tout déplacer les produits pour que les clients achètent plus en cherchant me tape sur les nerfs. Il faut à tout prix que je trouve le pesto avant qu’il ne soit trop tard pour faire mon gâteau. Je continuais ma recherche mais en vain. Je fini par me diriger dans la section des pâtes. Miracle! Le pesto était juste là, sur l’étagère comme s’il m’attendait depuis toujours…

J’avais beau chercher un commis, à chaque fois que j’en voyais un, il faisait semblant d’être appelé et partait avant que je ne l’atteigne. Ils avaient tous quelque chose d’étrange. Par exemple, un avait un piercing comme les taureau. Je ne voyais pas ce qu’il faisait à travailler dans le public. Les gens ne sont pas tous ouvert d’esprit et pourraient se plaindre… Et en plus, d’habitude les employeurs sont assez sévère la dessus. Un avait des cheveux bleu et un autre tout à fait normal. Mais il y en avait un qui attirait particulièrement mon attention. Pour commencer, il était roux. Je ne sais pas ce que ça change mais il était quand même roux… Il avait de gros fonds de bouteilles avec une monture orange, comme si ses cheveux ne suffisaient pas. Il était pas mal grassouillet et on pouvait remarquer, lorsqu’on a vraiment rien à faire, que lorsqu’il se penchait pour placer sa boîte de biscuits( coïncidence?), ses pantalons craquaient. Mais bon, il fallait que je l’atteigne pour trouver mon poulet. À ma grande surprise, il ne s’enfui pas en courrant, au contraire il me demanda si je cherchais quelque chose. Je lui répondit oui avec un grand sourire. Il me dit que le poulet se trouvait au bout de la rangée dans la section des viandes. Je me dirigea donc vers la section en question. Ma mission serait bientôt accomplie!

Je me dirigeais tranquillement vers la caisse et tout à coup, j’aperçue ma voisine ultra énervante. Elle n’arrêtait de parler que lorsqu’elle n’avait plus de voix et il fallait que je tombe dessus aujourd’hui. Je devais à tout prix l’éviter. J’attrapa une revue dans l’étagère et me camoufla derrière. « Espérons qu’elle ne me voit pas…» Comme pour faire exprès, elle se mit juste ne arrière de moi dans la longue file. Tout à coup, j’entendis ce que je redoutais le plus. Une voix énervante avait prononcé  mon nom… Je me retourna et je vis que c’était bien cette voisine. Quelqu’un peut me dire ce que j’avais fait pour mériter ça?! Et bien je du écouter cette voix énervante pendant près de dix minutes car elle m’avais bien évidemment fait sortir de la file pour discuter.

Dix minutes plus tard, je dirais plus un demi siècle, je finis par me rendre compte que j’avais oublier mes petits biscuits pour mon gâteau… Je me dirigea donc encore une fois vers la section des biscuits ou le petit roux grassouillet se trouvait. Je mis les biscuits dans mon superbe panier et un gros POW! Se fit entendre. Et puis alors quelques cris se firent entendre.

Que se passait-il? J’en avait aucune idée. Mais je voulais le savoir. Tranquillement je me déplaça vers l,avant du magasin. Je vis qu’il y avait des gens par terre qui ne bougeaient pas. Je commença a me souvenir de ma question de tout à l’heure : Pourquoi j’avais choisis d’aller au Metro? Et bien je ne le savais toujours pas mais par contre, je savais que je n’avais pas fais le bon choix. Et puis pourquoi les deux jeunes avaient l’air pressés? Maintenant je savais pourquoi…

Vu que apparemment, aucun d’eux ne m’avaient  encore vue, je me mis à reculer tranquillement pour retourner dans la rangée de biscuits. je commençais à me demander comment ils avaient pu se préparer parfaitement. Pourtant ce n’était pas des hommes très agés, ils devaient manquer d’expériences… Il devait y avoir une faille à quelque part et je devais la trouver, moi , une personne ordinaire. Je m’était donné une mission très difficile à accomplir mais je me sentais capable de la réussire. J’étais perdue dans mes pensées lorsque tout à coup, quelqun me toucha l’épaule…

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