Je suis un loup dans la nuit

Ça fait longtemps que j’y pense mais ce soir je suis vraiment décidé. Demain matin, avec le levé du soleil je pars. Avant que la ville se réveille, je vais me lever sans faire de bruits et je vais me sauver. Je suis tanné de ma vie, je n’ai plus envi d’avoir d’obligations, plus de routine, c’est fini la vie de banlieusard qui ce souci de la couleur de son gazon. Demain, sans le dire à personne, je vais marcher jusqu’à la gare de St-Jérôme pour prendre le train de cinq heures vingt-cinq. À partir de la gare Lucien-L’Allier je vais faire du pouce vers l’Ouest. Ma destination ultime : la Californie.

Je ne sais pas d’où vient ma fascination pour l’exile mais depuis trois ans, j’en rêve. Ce n’est pas la faute de mes parents. Ils me protègent comme tous les parents protègent leurs enfants. Ils s’efforcent de faire de moi une bonne personne. Ces mots m’écœurent. Ça m’étouffe de devenir une bonne personne. Il faut être poli, se tenir droit, bien s’habiller, surveiller son langage et surtout ne jamais détester quoi que ce soit. Je déteste cette manière de penser.

Tout m’écœure ici, des motifs du divan jusqu’à la couleur du salon en passant par la nappe toujours bien placée et la télévision toujours allumée. Mes amis ? Je n’en ai pas vraiment. Je me tiens avec du monde c’est tout. Je ne les aime pas. En réalité ils me tapent sur les nerfs. Ils cherchent toujours à faire mieux que moi. Ça me dégoûte.

J’ai soixante deux dollars et trente deux sous, moins sept et cinquante pour le train, il me reste donc cinquante-quatre et quatre vint-deux. Je compte bien me nourrir de nouilles Ramen pour un bout de temps. Mon sac est déjà prêt. J’ai le nécessaire : mon sac de couchage, une tente, des combines, mon imperméable, des chaudrons, quelques provisions et un paquet de briquets. Mes parents sont des amateurs de plein-air donc je suis bien équipé. J’ai aussi amené des livres. La lecture est un bon passe temps quand on passe nos journées à attendre.

Je vais abandonner tout les appareils électroniques et ça va me faire un grand bien. Plus de cellulaire payer par ma mère pour qu’elle puisse savoir en tout temps qu’est-ce que je fais, où et avec qui. L’heure va devenir une chose abstraite. Je vais manger quand j’aurai faim et je vais dormir quand je serai fatiguée. C’est fini les tic-tac réguliers de la trotteuse.

Je m’appelle Francis mais personnellement je trouve ça épais. Je ne l’ai pas choisi ce nom là. J’aimerais mieux ne pas en avoir. C’est décidé, à partir de maintenant quand on me demandera mon prénom je répondrai : « Je n’en ai pas, appelle-moi comme tu veux. .» Oui je vais tutoyer tout le monde je trouve ça plus amical. Je n’ai pas peur de faire du pouce tout seul. Depuis un certain temps je n’ai plus peur de la mort non plus. C’est surtout dû à un écoeurement de la vie d’après moi.

Il est maintenant trois heures mais je ne dors toujours pas. Je ne me suis jamais senti aussi vivant. L’excitation et la hâte me font du bien. Je me répète sans cesse mon plan pour m’assurer qu’il soit parfait. Il l’est. Dans deux heures la liberté s’offre à  moi, une liberté longtemps désirée et planifiée. Deux heures c’est trop long, je pars maintenant.

Ma chambre est au deuxième. Je dois donc descendre les quatorze marches en faisant bien attention de sauter la huitième parce qu’elle fait un grincement infernal. Je dois être très vigilant surtout que je suis gaffeur et que j’ai un sac de trente livres sur le dos.

Je me lance. Une, deux, trois marches. Jusque là tout vas bien. Avec le temps j’ai développé une certaine habileté pour descendre et me bourrer de chocolat incognito. Quatre, cinq, six, sept. Le moment crucial est arrivé, le grand saut de la septième à la neuvième marche. J’y vais à reculons en m’appuyant sur la rampe. Ma mère ma toujours dit de la ne pas trop m’appuyer car je pourrais la briser. Je n’y ais jamais vraiment cru mais j’ai quand même peur que ça m’arrive. Il ne faut pas oublier que j’ai trente livres en surplus. J’atteins finalement la neuvième marche du bout de mes orteils. Je mets mon poids progressivement et j’y arrive. Je descends habilement les dernières marches et je franchis tranquillement la porte.

Je nage dans une piscine de liberté. C’est le plus beau jour de ma vie. Le noir de mon esprit s’éclairci. Plus mes pieds avancent, plus le soulagement s’agrandit en moi. Je ressens pour la première fois depuis que j’ai appris à lacer mes souliers un sentiment d’accomplissement. Quelque chose d’étrange se produit dans mon visage. Une grimace, une contraction, un ricanement, puis finalement un sourire. Un merveilleux sentiment de légèreté s’empare de moi. Je vole sur l’asphalte de Saint-Jérôme.

En quelques minutes je me rends à la gare. Je m’installe sur un banc et en deux secondes je m’endors. Un sommeil si profond que même un bulldozer ne pourrait pas me réveiller. C’est fatiguant d’avoir tant d’émotions.

En ouvrant mes yeux une délicate lumière emplit mon regard. Il est cinq heures moins quart et un magnifique levé de soleil mauve et orangé décore le ciel. J’aime les levés de soleil. On voit toujours des couchés de soleil mais quand il se lève on se sent vraiment privilégié. J’ai passé de nombreuses nuits à attendre le levé du soleil comme si c’était la solution à tout.

Je vois les rails qui s’éloignent vers l’infini. C’est là que je vais. Je dois aller acheter mon billet. Le bonheur est reparti. Les sentiments c’est bizarre. Ça vient et ça part sans crier garde. On ne la voit pas venir et « boom ! » L’angoisse nous saute en pleine face.

La gare est un endroit paisible. Les abris de plexiglas sont ornés d’œuvres d’arts créés par des jeunes délinquants. À cet endroit des hommes d’affaires sérieux côtoient des jeunes étudiants décoiffés. Mais quand il n’y a pas de train c’est un endroit où aller réfléchir ou faire des mauvais coups. Par contre la police rode parfois près de la gare. Je me suis déjà fait arrêter pour avoir descendu les escaliers à vélo.

Je me suis trouvé une signature. C’est un loup qui hurle à la lune avec l’inscription : « Je suis un loup dans la nuit ». Je sorts mon crayon indélébile et je commence mon œuvre. Mon crayon traverse la fenêtre dans un mouvement agile. Un énorme loup naît du bout de mon crayon. Je prends bien soin de regarder autour de moi mais la ville dort encore. Maintenant le dessin terminé je le signe : Je suis un loup dans la nuit.

Il est maintenant cinq heures et vingt. Les voyageurs commencent à arriver. Majoritairement des hommes et des femmes d’affaires. L’un d’eux m’adresse la parole ce qui n’est pas habituel. « Qu’est-ce-que tu fais ici jeune homme ?

–         J’attends le train comme tout le monde.

–         Et pourquoi tu prends le train ?

–         Pour aller à Montréal monsieur.

–         Je vois que tu ne veux pas me répondre. Mais comment t’appelles-tu alors ?

–         Je n’ai pas de nom appelle mon comme tu veux.

–         Intéressant, excuses-moi mais je dois aller acheter mon billet. »

Et l’homme s’en va l’air enchanté de m’avoir parlé. C’est un homme d’une cinquantaine d’année l’air heureux dans son complet trois pièces. Ce genre d’homme m’inquiète. Ce n’est pas normal d’être heureux sans aucune raison apparentesurtout à cinq heures en s’en allant travailler.

Après avoir acheté son billet l’homme revint s’asseoir à mes cotés. « Je m’appelle Jacques et je suis comptable. » me dit-il. C’est vraiment louche un comptable sympathique. C’est comme un feu rafraîchissant.

Je ne réponds pas. Je me retrouve maintenant dans un long moment de silence malaisé à côté d’un comptable à la joie de vivre inébranlable. C’est une drôle de situation mais j’aime ça. C’est le début de ma nouvelle vie. Je savais que la capitale des Laurentides était remplie de gens amorphes qui ne méritent aucun intérêt mais je n’avais jamais remarqué que certains citoyens sont intéressants.

La présence de Jacques me trouble. Personne ne s’est jamais intéressé à moi autant que lui. Il semble me comprendre totalement alors que moi-même je ne me comprends pas vraiment.

Le temps passe et les questions s’accumulent dans ma tête me je décide de les garder pour moi. Pourquoi toujours avoir des explications à tout. Je crois que le mystère est parfois beaucoup plus agréable que la connaissance. Je ne parle pas des guerres ou de n’importe quel élément d’actualité ou historique. Je parle des gens. Les personnes mystérieuses sont souvent les plus intéressants.

Le temps  à passé et il est maintenant cinq heures vingt-quatre et je vois le train arriver au loin. Au même moment un sentiment d’hésitation m’envahi le corps. Le train s’arrête devant moi et les portes s’ouvrent. Jacques entre en premier. Il se retourne vers moi et me demande : « Alors jeune homme tu viens ou non? »

 

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Bonsoir, je suis parti

Ça fait longtemps que j’y pense mais ce soir je suis vraiment décidé. Demain matin, avec le levé du soleil je pars. Avant que la ville se réveille, je vais me lever sans faire de bruits et je vais me sauver. Je suis tanné de ma vie, je n’ai plus envi d’avoir d’obligations, plus de routine, c’est fini la vie de banlieusard qui ce souci de la couleur de son gazon. Demain, sans le dire à personne je vais marcher jusqu’à la gare de St-Jérôme pour prendre le train de cinq heure vingt-cinq. À partir de la gare Lucien-L’Allier je vais faire du pouce vers l’Ouest. Ma destination ultime : la Californie.

 

Je ne sais pas d’où vient ma fascination pour l’exile mais depuis trois ans, j’en rêve. Ce n’est pas la faute à mes parents. Ils me protègent comme tous les parents protègent leurs enfants. Ils s’efforcent de faire de moi « une bonne personne. » Ces mots m’écœurent. Ça m’étouffe de devenir une bonne personne. Il faut être poli, se tenir droit, bien s’habiller, surveiller son langage et surtout ne jamais détester quoi que ce soit. Je déteste cette manière de penser.

 

Tout m’écœure ici, des motifs du divan jusqu’à la couleur du salon en passant par les coins de murs qui m’éclatent les orteils et la télévision toujours allumée. Mes amis ? Je n’en ai pas vraiment. Je me tiens avec du monde c’est tout. Je ne les aime pas. En réalité ils me tapent sur les nerfs. Ils cherchent toujours à faire mieux que moi, ça me dégoûte.

 

J’ai soixante deux dollars et trente deux sous moins sept et cinquante pour le train, il me reste donc cinquante-quatre et quatre vint-deux. Je compte bien me nourrir de nouilles ramen pour un bout de temps. Mon sac est déjà prêt. J’ai le nécessaire : mon sac de couchage, une tente, des combines, mon imperméable, des chaudrons, quelques provisions et un paquet de briquets. Mes parents sont des amateurs de plein-air donc je suis bien équipé. J’ai aussi amené des livres. La lecture est un bon passe temps quand on passe nos journées à attendre.

 

Je vais abandonner tout les appareils électroniques et ça va me faire un grand bien. Plus de cellulaire payer par ma mère pour qu’elle puisse savoir en tout temps qu’est-ce que je fait, où et avec qui. L’heure va devenir une chose abstraite. Je vais manger quand j’aurai faim et je vais dormir quand je serai fatiguée. C’est fini les tic-tac réguliers de la trotteuse.

 

Je m’appelle Francis mais personnellement je trouve ça épais. Je ne l’ai pas choisi ce nom là. J’aimerais mieux pas en avoir. C’est décidé, à partir de maintenant quand on me demandera mon prénom je répondrai : « Je n’en ai pas, appelle-moi comme tu veux. .» Oui je vais tutoyer tout le monde je trouve ça plus amical. Je n’ai pas peur de faire du pouce tout seul. Depuis un certain temps je n’ai plus peur de la mort non plus. C’est surtout dû à un écoeurement de la vie d’après moi.

 

Assez jeune ou assez vieux ?

Bonjour chers lecteurs,

Je vous avoue tout d’abord que cet article à dut mijoter longtemps dans ma tête afin que je trouve quelque chose à dire qui, selon moi est intéressant.

J’ai 16 ans mais je me trouve assez vieux pour ne pas toujours avoir à dire toujours à mes parents où je suis, avec qui et quand je reviens. Je crois que si ils veulent que je soit autonome alors je crois qu’ils devraient me laisser plus de liberté. Cela dit j’adore mes parents je crois seulement que, comme tout les parents, ils ont peur de me laisser trop de liberté car ils ont peur qu’il m’arrive du mal.

Dans un autre idée, j’ai 16 ans mais je me trouve assez jeune pour ne pas travailler. À mon âge, selon moi, on a pas besoin de se soucier de l’argent car on a déjà tout pour vivre. Je veux continuer à profiter de la vie, faire ce que je veux et quand je le veux (sauf à l’école). Par contre comme le dit le proverbe « La liberté des uns s’arrête là où commence celle des autres « .

Et voilà, merci de m’avoir lu. Bonne journée

L’alcoolique

Accroché à son whisky

comme un bébé à son biberon

Il boit à l’infini

l’alcool est son pharaon

Constamment, il oublie

ses joies comme ses peines

Tellement chaud qu’il cuit

L’alcool est dans ses veines

rapidement il périra

comme une mouche

il s’éteindra

Il ne reste que sa souche

Voilà c’est fini

on l’aura prédit

l’alcool l’a emporté

comme un bombardier



Golden Bombay

L’élément culturel qui a le plus attiré mon attention ces derniers temps est le plus récent album de Misteur Valaire, Golden Bombay. Cet album est un heureux mélange de musique électronique , de hip-hop, de jazz et de rock. La musique est créée à partir de séquenceurs, de percussions, d’une trompette, d’un saxophone, de claviers et d’une basse. De plus cet album comprend plusieurs collaborations avec d’excellents artistes notamment James Di Salvio et Liquid du groupe Bran Van 3000, Fanny Bloom de la Patère Rose et plusieurs autres.

Golden Bombay m’a surtout plu grâce à ses mélodies accrocheuses merveilleusement apprêter d’un arrière plan électronique. Je croit que cet album est assez accessible, il est moins expérimental et plus festif que les précédents de Misteur Valaire. J’aime aussi la diversité des pièces, certaines sont francophones d’autres anglophones, certaines sont plus rythmées d’autres moins. C’est le parfait mélange pour vous faire danser. De plus le mélange de styles est parfaitement dosé, pour moi ce n’est pas du « electro-jazz » c’est simplement du Misteur Valaire. Et les collaborations sont excellentes, d’après moi s’associer avec des chanteurs et chanteuses leur permet de rendre leur musique plus accessible et moins redondante.

Voilà c’est ce que j’avais à dire.

Merci

Je suis coupable

Bonjour à vous,

mon histoire est assez insignifiante mais je tien à la raconter à quelqu’un car pendant longtemps je me suis senti coupable.

J’étais en à l’école primaire, en deuxième année, et j’étais un garçon très sage, un vrai petit ange. Je n’était jamais coupable de aucun mauvais coup ou blagues mais j’avais la mauvaise manie d’aiguiser la gomme à effacer qui ornait le bout de mon crayon. Comme à l’habitude ce matin là quand je suis allé aiguiser mon crayon à l’aiguisoir commune de la classe  j’aiguisai les deux bouts.

Tout était normal jusqu’à présent mais un peut plus tard dans la matinée mon enseignante prit la parole pour annoncer à toute la classe qu’un petit comique avait aiguisé son efface et avait bloqué l’aiguisoir. Pris par la peur et la panique je regardai l’extrémité de mon crayon pour voir si j’étais coupable de ce bris pénalisant toute la classe. C’était moi ! j’eus à ce moment une sensation effrayante, j’étais un petit comique malgré moi. L’enseignante, en attendant de trouver le coupable faisait un sermon au groupe entier. Tout les élèves regardait autour d’eux pour trouver le coupable et moi je prenais soin de cacher mon crayon sans efface.

Je ne me suis jamais dévoilé avant aujourd’hui. Ouf ça fait du bien !!

Bonjour, je suis paresseux

Bonjour je suis paresseux. Oui, je me considère comme quelque de paresseux, par exemple ça m’a pris beaucoup de temps pour me décider à me lever de mon divan confortable et me mettre à écrire ce texte qui, en passant, est fait à la dernière seconde comme d’habitude. Le reste est plus en ma faveur. Je suis quelqu’un de déterminé, quand je veux quelque chose je ferais tout ce que je peux pour l’avoir. Si une activité m’intéresse je n’ai pas peur de m’engager. J’aime rencontrer des nouvelles personnes mais ce n’est jamais (ou presque) moi qui fait le premier pas. J’ai de la misère à dire non mais je suis quand même entêter. D’après moi je suis un ami loyal. Et voilà vous me connaissez.