Vous est-il déjà arrivé de perdre quelqu’un? Ne me dites pas, oui je comprends dans quel état tu peux être ne serait-ce que pour soulager ce petit inconfort que vous éprouvez en ma présence puisque vous ignorez totalement quoi dire ou bien quoi faire pour me remonter le moral. Je m’adresse maintenant à ceux et celles qui comprennent vraiment ce que j’ai vécu, à travers quel enfer j’ai bien pu vivre, combien de temps je suis resté cloîtré dans le confort de ma petite chambrée. Bref, je m’adresse à ceux et celles qui ont perdu, comme moi, quelqu’un à qui il tenait beaucoup. Vivre le premier Noël sans cette personne, la première Saint-Valentin. Ressentir un vide persistant qui ne veut s’en aller de jour en jour. J’ai lu un jour dans un article que cela a été prouvé scientifiquement que ceux ayant vécu une énorme perte ou une grosse peine d’amour ont vraiment des dommages physiques au coeur. Si c’est le cas, je me demande encore comment je fais pour me lever chaque jour, respirer chaque seconde, ouvrir les yeux le matin, puisque dans l’état où mon coeur est, je devrais déjà être morte de fatigue à force d’exercer des battements de coeur qui me font souffrir atrocement à chaque fois. J’ai également lu un jour, dans un roman de ma romancière favorite  » Danielle Steel » , que la création est un élixir magique qui vous guérit de tous vos maux, de tous vos tourments. C’est pourquoi j’ai entrepris de vous écrire mon histoire, notre histoire, car un nous a bel et bien existé dans ma vie. En vérité, ce nous a été toute ma vie. J’espère de la sorte rendre un peu hommage à cet homme à qui je dois tout. Lui qui m’a sauvé lorsque j’étais en détresse et que je voulais le moins être sauvé puisque je ne voyais plus de raisons de me relever. Cet homme m’a en fait donner la meilleure raison de me relever, celle qui ne m’aurait jamais plus donné envie de tomber, jusqu’à son absence. Il ma montré l’amour. Vous allez dire, c’est la même chanson partout, c’est ce qu’on entend tout le temps, j’ai trouvé l’homme de ma vie, j’ai rencontré l’amour. Bien bravo pour ceux et celles qui l’ont vraiment rencontré. Je n’ai par contre qu’un conseil à vous donner, faites attention à cet amour, nourrissez le chaque jour, vivez le à fond, car on ne sait jamais lorsque cet amour s’éteindra. On pourra dire tout ce qu’on veut, mais le vrai amour ne se rencontre qu’une fois, de petites amourettes peuvent exister, mais lorsque vous l’aurez rencontré, le vrai, vous le saurez dès l’instant même. J’aurais bien pu agir comme la pire sotte, me foutre éperdument de lui qu’il serait resté. C’était réciproque et les deux étions au courant. Nous ne pouvions vivre sans l’autre et nous aurions supporté n’importe quoi pour être ensemble.  Même lorsque nous nous chicanions nos voies sonnaient harmonieusement puisqu’elles étaient faites pour aller ensemble. Aucune voix ne m’était plus douce, plus réconfortante, plus sensuel, plus affectueuse que la sienne. Je donnerais n’importe quoi pour l’entendre à nouveau.

C’était le 15 décembre 1992, j’étais alors âgé de 22 ans et je me dirigeais vers mon appartement après avoir fait mes courses. Il ventait très fort dehors et les choristes près des magasins qui chantaient leurs chants de Noel avaient de la difficulté à retrouver leur souffle. L’ambiance de Noël me faisait toujours le même effet, c’est-à-dire une impression de profond dégoût envers tous ceux qui achetaient leurs milles cadeaux de Noëls, qui avaient milles fêtes où aller fêter et qui devaient en choisir une. Toute la population avait l’air stressée et amusée à la fois ce qui me frustrait encore plus puisque j’aurais à passer Noël encore accompagné de mon chien. Seule au monde, aucun parent, aucun frère et soeur. J’avais été mise en foyer d’accueil à l’âge de 3 ans lorsque mes parents avaient péris dans l’incendie de leur entreprise. Heureusement, j’avais hérité de beaucoup d’argent. Toute ma vie j’avais été seule et le fait d’être seule maintenant ne m’atristait plus autant, je ne ressentais plus que cette profonde amertume. C’est donc la tête remplie de ces idées lugubres que je l’ai vu. Il m’observait, ou bien du moins regardait dans ma direction très attentivement. Il me regardait comme si j’étais la mère de ses enfants. C’était en fait très troublant, mais tout de même rassurant. Je me disais qu’au moins quelqu’un sur cette planète avait remarqué mon existence en ce jour de fêtes. Je continuais alors mon chemin, invisible aux yeux de tous comme je l’avais toujours été. Cet mystérieux homme avait maintenant disparu de mon chemin. C’est triste de remarquer à quel point lorsqu’on est en manque d’attention on se raccroche à de tous petits détails peut-être même sans importance. Cet homme ne me regardait peut-être même pas, qui sait. Une semaine passa, les vieilles mêmes routines platoniques de tous les jours. Puis je revis cet homme. L’homme mystérieux était au même endroit et me regardait de la même façon. Je me dis que ce ne devait être qu’une coincidence. Par contre, cette deuxième rencontre différa de la première puisqu’il s’aventura plus près de moi.

<< Bonjour>> avait-il dit. Un mot si simple et anodin, mais pourtant lourd de sens sortant de la bouche de cet étranger. On aurait presque dit qu’avec ce simple mot, il venait de nous lier pour la vie.

<< Bonjour >> lui ais-je répondu. Puis c’est comme si j’avais répondu oui pour toujours jusqu’à ce que la mort ne nous sépare. Il m’a alors sourit. J’ai tout de suite su qu’il avait raison. Cet homme et moi étions lié pour la vie. Nous avons ensuite été prendre un café et avons parlé pendant des heures. Après la deuxième heure, il m’a demandé quel était mon nom. Je lui ai répondu Sophia Goiu et lui ai retourné la question à mon tour.

<< Je m’appelle Rick Taylor ». Ce n’est que plus tard dans la soirée, le temps venu des au revoir qu’il m’a dit :

 »Passez une belle nuit Mme Taylor ».

Ces mots paraissaient des plus naturels sortant de sa bouche. À partir de cet instant Rick et moi étions inséparables. Après seulement un mois, nous étions déjà comme ces vieux couples qui terminent les phrases de l’autre, qui savent combien de lait et de sucre mettre dans le café de leur amant. Cet homme est alors devenu toute ma vie et je l’aimais comme je n’avais jamais aimé personne. Ce n’est que deux mois après notre rencontre que Rick a fait le grand saut. Il m’a demandé d’aller le rejoindre au même point de rencontre où nous avions fait connaissance pour la première fois. Lorsque je suis arrivé, il était déjà là en m’attendant avec ce petit sourire espiègle qui signifit que je ne suis pas au bout de mes peines. Il s’est alors avancé très lentement vers moi et s’est mis à genou.

 » Sophia, ma belle Sophia, j’aimerais aujourd’hui et pour toujours te prouver à quel point je suis fou de toi.  À quel point je t’aime et à quel point tu illumines mon existence. J’aime tout de toi, même tes défauts ou tes manies un peu agaçantes comme celle que lorsque tu ouvres un sac de lait et que tu laisses toujours le petit bout du sac que tu as coupé dans le tiroir où les ciseaux se trouvent. Je sais qu’on ne s’est rencontré qu’il n’y a que deux mois, mais je me sens comme si cela faisait des siècles qu’on se connaissait, comme si à notre naissance on nous avait lié. Tout le monde cherche toute leur vie à s’accomplir et à devenir quelqu’un. Je sais par contre que je ne réussirais cela qu’en étant avec toi, car si tu es absente de ma vie je ne suis personne. Mon amour pour toi grandit de jour en jour et j’ai bien l’impression qu’il a atteint la limite, mais non, je me surprends toujours à t’aimer plus et à te vouloir plus. Je veux me retrouver plus tard, vieux et tous ridés, en train de raconter à nos petits enfants notre rencontre et notre heureuse vie, car je sais avec conviction que si nous sommes ensemble, nous serons heureux. Je veux mourir dans tes bras et rendre mon dernier souffle en ta présence. Je te veux, toi et personne d’autre. Je te veux à jamais, je veux pouvoir te prendre par la taille devant mes amis et me vanter que tu es ma femme. Donc, Sophia Goiu, me ferais-tu l’honneur de t’appeller désormais Mme. Taylor ?  »

Je n’ai même pas dit oui que je l’ai embrassé avec toute la force que j’ai pu rassembler. Je n’en revenais pas. Moi qui deux mois auparavant ne trouvait rien de bon à la vie. Comment avais-je pu être si chanceuse ? Je n’aurais pu souhaiter une fin plus heureuse que de terminer ma vie en présence de Rick.  C’est quelque mois plus tard, le 14 septembre, que j’ai perdu mon meilleur ami, mon frère, mon père, mon mari, Rick.

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Océane

Chère mère tant adorée, je vous écris cette lettre, un si beau jour d’été, pour vous expliquer un peu comment se déroule les choses ici. Je crois d’abord très important de vous faire part de la joie que j’éprouve chaque seconde de chaque minute de chaque heure ici, en cet endroit qui est chez moi. J’apprends un peu chaque jour comment m’améliorer dans ce qui consiste à ma tâche en tant que novice dans le domaine. Bref, père et toi ne vous en faites pas,car tout va pour le mieux ici et j’espère que tout deux allez très bien. Donnez -moi des nouvelles.

Avec amour,

Votre fille, Océane.

Malgré le fait que j’ai insisté très clairement sur le fait que j’allais bien à mes parents, ce n’est malheureusement pas le cas. Je souffre à vrai dire d’avoir à partir de ce merveilleux monde dans à peine deux semaines. J’aurais tellement préféré rester ici où je reviens de droit. J’ai malgré tout un devoir envers mes parents, même si ce ne sont pas mes géniteurs, ce sont eux qui m’ont élevé et je leur en suis redevable. Toute ma vie j’ai sentie que j’étais différente et que je n’étais pas faite pour ce monde, mais maintenant que j’ai trouvé ma vraie place, je sais que j’éprouverais un regret si jamais je déciderais de m’établir chez mon chez moi en permanence. Je ne suis peut-être pas humaine, peut-être que les miens détestent les humains, mais j’ai par contre appris toutes ces années en vivant avec eux (en croyant moi-même être l’une d’eux) à quel point les humains peuvent être doux et à quel point ces êtres sont capable d’amour. Ils ont de très bonnes valeurs et je crois que jamais je ne pourrais me résigner à ne vivre qu’avec mon côté sirène en oubliant le côté humain qui fait maintenant parti de moi. Être une sirène est bien plus difficile que l’on peut le croire en lisant des livres ou bien ne serait-ce qu’en regardant  »La petite sirène ». Des taches très demandantes accompagnent le fait d’être une sirène.  C’est pourquoi je dois étudier très fort chaque jour pour espérer arriver à contrôler l’eau de mes propres mains. Cette tâche qui m’a été attribué à mon tout jeune âge n’est que une parmi plusieurs. C’est le major qui décide quel sera nôtre tâche tout au long de notre vie. J’ai aujourd’hui 15 ans et puis nous sommes en 2000. Normalement, j’aurais déjà terminé mes études et seraient en mesure de pratiquer mon art, mais puisque je n’ai appris le fait que j’étais une sireine que l’année passée et que je vivais avec les humains, je n’étais pas en mesure de faire mes études plus tôt.  Peut-être que si ma mère biologique n’avait pas décidé de cacher sa grossesse en s’exilant dans le monde des humains pour me mettre au monde puisqu’elle ne pouvait mettre au monde un enfant sans avoir été lié avec la sirène mâle. En plus que l’homme à qui elle avait été promise n’était pas mon géniteur. Bref, je comprends sa fuite. Les choses auraient peut-être été différentes. Je n’aurais jamais rencontré ce chère Charles à qui j’ai donné mon coeur. Le problème est qu’il est humain et qu’une liaison entre humain et sirène est formellement interdite. Je dois faire preuve de force et de courage puisqu’i en va de soi en étant une sirène. Il faut croire que j’ai hérité de la faiblesse et de la sensibilité des humains. Je vais parvenir à mes fins, ce qui veut dire, trouver un équilibre entre mon monde et le monde des humains, ou bien le monde des sirènes et mon monde. Doux jésus, mais à quel monde est-ce que je reviens ?

16 ans et toute ma tête !

 

Pour répondre aux deux questions qu’impose l’activité 5, je dois tout d’abord vous informer que j’ai seize ans et non dix-sept ans. Donc, j’ai seize ans, mais je me trouve assez vieille pour désormais participer à ces chers soupers de famille ou tout simplement rencontres que mes parents organisent avec ceux qu’on surnomme  »les vieux ». Non seulement j’y participe, mais j’y prends même plaisir. Autrefois, je serais restée cloîtré dans ma chambre et serais sortie de ma cachette dans les cas l’exigeant seulement pour la simple raison que je n’avais, si on peut le dire ainsi, peut-être pas la maturité ou bien la sagesse pour apprécier une conversation avec les adultes. Cette dernière ne m’intéressait aucunement et j’aurais considéré cette calme discussion avec eux comme une vulgaire perte de temps. Voici une des choses que je pourrais me dire comme assez vieille pour faire. Je ne me trouve cependant toujours pas assez vieille pour décider de mon future,là, tout de suite. Je sais bien que le temps de le faire arrive à grand pas, mais je ne me sens pas équipé pour faire un choix de cette importance et qui décidera du reste de ma vie. Je ne me sens pas en mesure de faire un choix quand je sais très bien que je ne connais même pas la moitié de mes options ni quelle genre de personne je suis vraiment ou même ce qui m’intéresse dans la vie. Voilà.

Merci,

Honnêtement vôtre, Désordre Ordonné

Annabelle

La noirceur du jour faisait étalage de sa beauté sur cette douce peau rugueuse, charmante à en suffoquer qui enchantait toute personne prête à se risquer d’un regard  d’une passion intense vers cette bien-aimée. Comme l’abeille et le miel, sa présence était souvent considéré comme essentiel cette chère Annabelle. Cruciale pour la survie, néfaste pour la santé. Autrefois si courtisée, aujourd’hui ignorée, comme le vent qui souffle fort la rage de ses émotions, qui rabat ses sentiments dans la construction d’un nouveau hier. Rattraper ses amours pour les vivre le lendemain. Penser au passé pour améliorer le futur. Hier, demain, aujourd’hui, synonyme de la vie. Tel étaient les pensées d’Annabelle.

Deux soeurs pour un roi.

Ce film parle du roi Henry VIII et de son histoire lors de son règne. Il y a tout d’abord les deux soeurs, autant belle l’une que l’autre et autant charmante, qui, suite à la fabuleuse idée de leur père, sont présentées au roi. Le père de ces deux jeunes filles avait en premier lieu espérer jeter sa grande fille dans les bras du roi qui était déçu puisque sa séduisante épouse avait été dans l’incapacité de lui donner ne serait-ce qu’un quelconque héritier. Contre toutes attentes, l’histoire tourna au désastre pour la famille, particulièrement les deux soeurs.

J’ai adoré le visionnement de ce film et je ne m’attendais aucunement à un divertissement de la sorte lorsqu’en premier lieu j’ai loué ce film. Si vous êtes comme moi des amateurs de film dramatique vous allez adorer  » Deux soeurs pour un roi  ». Je dois même avouer que j’ai pleuré lors de la tragédie qui survient à la fin du film (il faut cependant voir ce film pour savoir la raison de mes pleurs). De plus, ce film est également un enrichissement du point de vue historique, car j’ai appris sur le règne du roi Henry VIII au Royaume-Uni ainsi que la raison qui a fait en sorte que le divorce était désormais toléré. Ce film représente pour moi un vrai bijou, mais je n’en dirai point plus. Je vous laisse découvrir le reste par vous-mêmes messieurs dames.

Régalez-vous bien,

Désordre Ordonné.

Je ne regrette rien.

Un jour, il y a maintenant plus de deux ans de cela, j’ai fait une merveilleuse rencontre. Ce genre de rencontre que jamais je ne pourrai oublier. Malgré le fait qu’être avec cette personne fut assez dure émotionnellement, j’ai malgré tout vécu de belles choses avec cette dernière qui m’a fait vivre de merveilleux moments. Ce jeune homme parti il n’y a pas si longtemps de cela ( je pourrais vous dire la date exacte , mais j’ai bien peur que cela ne révèle mon identité à quelqu’un d’entre vous) et je ne l’ai plus revu depuis. Cela fut encore très dure pour moi mais je parvins tant bien que mal à continuer le cours de ma vie, essayant le plus possible de ne pas m’empêcher de vivre pour cet homme. Bref, ce que je n’ai jamais osé dire à personne fut que lorsqu’on me demanda si je l’aimais encore, la seule réponse que j’ai toujours dit était non. La vérité est que je n’en sais rien. J’eus souvent envi de répondre oui, mais à quoi bon ? Cette personne est loin et rien de ce que je pourrai dire ne la ramènera ici avec moi. Bref, si vous vous demandiez si j’aimais encore cette personne, que je n’ai pas revu depuis des lustres, la réponse est  » je ne sais pas  ».

Merci de m’avoir permi cette confidence,

Vôtre, Désordre Ordonné

Le ciel est à moi

J’étais sans vie et sans voix
Sans espérance et sans joie
Presque rendu au bout de mon temps
Mais, voici que ce sont ouverts
Les grands bras de la lumière
Et voilà que je pars vers l’univers

Je pars, je pars
Je monte, je monte
Je vole
Le ciel est à moi
Je parle aux étoiles
Je plane de soleil en soleil
Je vole, je vole,
Je brille, je brille,
Je vis
Le ciel est à moi
L’infini est bleu
Bleu et doux et bon et merveilleux!

J’étais sans vie et sans voix
L’âme pleine de « pourquoi »
Perdu dans les silences et dans le mots
Quelle est la raison des choses
Des galaxies et des roses?
On le sait quand on sait
Que tout est beau

Je pars, je pars
Je monte, je monte
Je vole
Le ciel est à moi
Je parle aux étoiles
Je plane de soleil en soleil
Je vole, je vole,
Je brille, je brille,
Je vis
Le ciel est à moi
L’infini est bleu
Bleu et doux et bon et merveilleux!

J’étais sans vie et sans voix
Sans espérance et sans joie
Presque rendu au bout de mon temps
Mais, voici que ce sont ouverts
Les grands bras de la lumière
Et voilà que je pars vers l’univers!

Paroles et musique de : Stéphane Venne