mine infernale

J’avais aucune idée où j’étais précisément ni quelle date nous étions. J’étais sûrement à au moins 6 km sous terre et il était sûrement bientôt midi car mon ventre gargouillait. Il fallait aussi que je travaille. Travailler encore des heures et des heures jusqu’à ce que mon corps ne soit plus capable de soulever la pioche ou d’avancer. Ça ne demandait pas un gros cerveau pour creuser un trou mais ça pouvait nous coûter la vie si on le faisait mal. Notre vie, car environ une centaine de mineurs mourraient chaque année.

Nous étions surexploités sans toucher un sou. Nous étions surexploités totalement. Pour le dirigeant de la compagnie, ça faisait son affaire. Des employés qui ne coûtent presque rien, juste un peu  de nourriture et un logement. C’est minable comme condition de vie. La mine était en quelque sorte une prison. La mine était différente des autres je ne sais pas quoi, mais il y avait une atmosphère étrange et intrigante.  Quand on y rentrait, on n’y ressortait pas avant la fin de notre peine. C’était soit 60 ans dans une prison ou le quart dans la mine. Il me restait encore toute la vie à découvrir. Je devais avoir environ 16 ans.

 Cela faisait déjà 3 ans que je m’étais fait arrêté par la police pour tentative de meurtre. Ce n’est pas ma faute si ma fusée n’a pas bien décollé et qu’elle s’est retrouvée au-dessus de la maison des Smith. Par chance, il n’y a eu aucun mort ni blessé, mis à part leur maison. Elle était à moitié détruite comme si une météorite avait atterri, par malheur, sur leur maison. Cela avait créé une si belle explosion. Il y avait du rouge, du bleu avec un mélange d’orange et jaune. Je n’avais jamais vue une explosion si bien réussie. Mais cela m’a value une belle arrestation et 15 ans à errer dans une mine où l’on exploitait du minerai de fer. Le fer était une source très importante à cette époque. La mine se trouvait dans le coin du puits de la mine de Voreux à Montsou. Pendant la révolution industrielle, il fallait avoir du fer pour pouvoir évoluer. J’étais quand même bien traité à la mine.

On m’avait surnommé le « P’tit Christ »  car j’avais survécu à deux explosions et que j’étais supposé être mort depuis au moins une dizaine de fois. Sinon, mes amis, eux, me surnommaient Jo Louis. Cela simplifiait mon nom et c’était moins compliqué de prononcer Jo Louis que Jean-Louis Duvignoble. Les premières semaines dans ce trou sont les plus pénibles. Même l’enfer était moins pire que cela. Nous gelions, c’était humide, nous avions de la misère à respirer. On dirait qu’ils voulaient que nous mourions la première semaine, la preuve, nos premières tâches consistaient à placer de la dynamite dans les galeries. Si nous ne courions pas assez vite et bien nous exploserions en mille morceaux ou nous étions écrabouillé, par de la roche, parterre. Chaque groupe était constitué de 5 à 8 mineurs et ils avaient leur galerie. Moi, j’étais dans la dernière avec mes collègues, Jean le plus âgé, Young l’immigrant illégal, Grégoire qui devait avoir environ une vingtaine d’années et John l’anglophone du groupe. C’était ma famille en quelque sorte. Je mangeais, dormais et travaillais avec eux. Il y a eu aussi Marc mais, il n’a pas résisté à plus de trois semaines. Il s’est tué avec de la dynamite dans la bouche.

Il fallait avoir des nerfs d’aciers pour ne pas mourir. On travaillait sous-pression, je dirais même plus que ce que je faisais était le pire travail au monde. Aujourd’hui, c’est un grand jour pour nous. Notre contre maitre nous donne la permission de sortir de la mine, si nous dynamitons la dernière galerie, la notre. À vrai dire, ce n’était pas la dernière, il y en avait une autre en dessous. Une galerie créée par une ancienne rivière souterraine sûrement. En tout cas, Monsieur Lavois, notre contre maître, voulait découvrir ce que c’était. C’était comme signer un pacte avec le diable. La chance que nous ressortions tous vivant était minime. Il allait y avoir du sang mais aussi de la liberté. Ils devaient se mettre tous en accord sur une décision.  Nous étions cinq à avoir notre opinion. Jean s’en foutait. S’il sortait de  ce trou infernal, sa vie recommencerait sûrement à zéro, car sa femme était probablement morte ou remariée. Il était rentré dans la mine à trente-huit ans sans cheveux blancs et sortirait tout blanc, tout ridé. Mais je l’avais convaincu que s’il sortait vivant et que moi aussi, nous allions vivre ensemble.

Young avait sa famille qui l’attendait. Il lui restait environ dix ans, dix ans de trop. Il recevait des photos et des lettres quotidiennement de sa femme Rui, sa fille Nira et son fils Liang. Il les voyait grandir, vieillir et maturé. La seule chose qu’il voulait, c’était sortir. Sortir de cette mine, de cette prison, de cet asile de fou, de cet enfer qui grugeait sa vie. Il mourrait de plus en plus dans celle-ci. Il attendait sa liberté comme on attend sa mort.

 Grégoire, lui, était assis entre deux chaises, une de la liberté et l’autre de la mort. Il lui restait cinq ans si tout allait bien pour lui. Un gros dilemme rageait dans sa tête. Soit qu’il sortait tout de suite ou dans cinq ans, mais s’il voulait sortir maintenant, cela comporterait de grands risques. En plus, il n’était jamais chanceux pour ce genre de chose.

John lui ne parlait pas. Il ne comprenait rien du tout. Lui, il suivait. Nous aurions pu lui demander de sauter dans un trou et il l’aurait fait. Je ne sais pas grand chose sur lui, mais il était un grand homme. J’ai pu comprendre qu’il avait sauvé une femme d’un agresseur armé d’un fusil et que celle-ci l’avait épousé par après. Par conséquent,  il fut touché au niveau de l’épaule. Il traînait sur lui un petit album de photos de lui et de son épouse un peu partout dans le monde. Je trouvais son histoire tellement belle, même si je n’ai pas tout compris.

Cela a prit environ trois heures avent qu’une décision soit unanime. Je suis bien content du choix de mon groupe je vais pouvoir raccourci d’environ sept ans ma peine dans cet endroit infernale pour avoir une meilleur vie. Ce n’était pas compliqué de détruire une galerie, mais plutôt de rester en vie. C’est facile de mettre de la dynamite dans un trou et de l’allumer mais c’est difficile de courir pour ne pas se faire écraser. Personne risquerait sa vie, sauve moi. J’avais prit la décision de porté tout le poids sur mes épaules. Ce serait moi qui allais allumer la dynamite et sûrement mourir. J’étais le plus jeune donc le plus rapide. John et Jean s’occupait de creuser un trou, Young fabriquait la dynamite avec une mèche légèrement plus longue et Grégoire s’assurait que tout soit la et que j’aille assez d’espace pour m’enfuir.

M. Lavois fit sortir tout le monde sauf n’autre petit groupe. Mais pour assurer la survie des autres je leur ai demandé de monté dans la première galerie pour être sur qu’il aille seulement moi qui puise mourir si il arrive un pépin. Toute mon équipe me souhaitait bonne chance. Jean me donna son collier avec la Sainte Vierge pour que dieu soit avec moi et tous prière même Young et John qui n’étaient même pas catholique. John me donna lui une pièce où c’était écrit « live, love, laugh ». Tout le monde me baisa sur le front et partit dans l’ascenseur.

Je marchai jusqu’à la mèche de la dynamite, l’allumai et courus en direction opposée sans me poser de questions. Je voyais la mort derrière moi et ma vie devant moi. J’avais l’impression de voir ma vie se dérouler dans ma tête en mode répéter. Je crois que je n’ai jamais couru aussi vite depuis  l’explosion survenue. Je me suis élancé pour pouvoir atteindre l’ascenseur  puis Jean l’actionna car je lui avais dit que quand il entendrait l’explosion, que je sois dans l’ascenseur ou non, de le remonter quand même. J’avais l’impression que le temps s’était arrêté, je ne savais pas si j’étais mort ou non. Jean en me voyant, me gifla sur la joue pour savoir si j’étais vivant et c’est là que j’ai réalisé que je n’étais pas mort et que j’étais libre maintenant.

La première chose que j’ai fait c’est d’évacuer le stress en allant pisser dans un coin puis après j’ai pleuré ma vie; des torrents de larmes coulaient sur mes joues. Je ne réalisais pas que j’étais libre et que je venais de libérer quatre autres personnes. J’étais comme un super héros dans les BD. Deux galeries avaient été détruites mais cela n’était plus important car on pouvait sortir de cet enfer. Il nous restait qu’à monter une trentaine de marches pour arriver à voir le jour. J’eus le privilège de sortir en premier. On était comme cinq démons qui avaient été libérés de l’enfer.

Mais pire nous attendait dehors. Pendant que nous étions dans la mine, la première guerre mondiale avait éclatée.

Toute une histoire

J’avais aucune idée où j’étais précisément ni quelle date nous étions. J’étais sûrement à au moins 6 km sous terre et il était sûrement bientôt midi car mon ventre gargouillait. Il fallait aussi travailler. Travailler encore des heures et des heures jusqu’à ce que mon corps ne soit plus capable de soulever la pioche ou d’avancer. Ça ne demandait pas un gros cerveau pour creuser un trou mais ça pouvait nous coûter la vie si on le faisait mal. Notre vie car environ une centaine de mineurs mourraient chaque année. Nous étions surexploité sans toucher un sou. J’étais surexploité totalement. Pour le dirigeant de la compagnie, ça faisait son affaire. Des employés qui ne coûtent presque rien, juste un peu  de nourriture et un logement. C’est minable comme condition de vie. La mine était en quelque sorte une prison. Quand on y rentrait on n’y ressortait pas avant la fin de notre peine. C’était soit 60 ans dans une prison ou le quart dans la mine. Il me restait encore toute la vie à découvrir. Je devais avoir environ 16 ans. Ça fait déjà 3 ans que je me suis fait arrêter par la police pour tentative de meurtre. Ce n’est pas ma faute si ma fusée n’a pas bien décollé et qu’elle s’est retrouvée au-dessus de la maison des Smith. Par chance, il y a eu aucun mort ni blessé mis à part leur maison. Elle était à moitié détruite comme si une météorite avait atterri, par malheur, sur leur maison. Ça avait crée une si belle explosion. Il y avait du rouge, du bleu avec un mélange d’orange et jaune. Je n’avait jamais vue une explosion si bien réussie. Mais ça m’a value une belle arrestation et 15 ans à errer dans une mime où l’on exploitait du minerai de fer. Le fer était une source très importante à cette époque. La mine se trouvait dans le coin du puits de la mine de Voreux à Montsou. Pendent la révolution industrielle il fallait avoir du fer pour pouvoir évoluer. J’étais quand même bien traité à la mine. On m’avait surnommé le « P’tit Chris »  car j’avais survécu à deux explosions et que je serais supposé être mort au moins une dizaine de fois. Sinon, mes amis eux me surnommaient Jo Louis. Ça simplifiait mon nom et c’était moins compliqué de prononcer Jo Louis que Jean-Louis Duvignoble. Les premières semaines dans ce trou sont les plus pénibles. Même l’enfer était moins pire que ça. On gel, c’est humide, on a de la misère à respirer et on dirait qu’ils veulent que nous mourions la première semaine car ta première job c’est de placer de la dynamite dans les galeries. Si tu ne courais pas assez vite et bien tu explosais en mille morceaux ou tu  étais écrabouillé, par toute la roche, parterre. Chaque groupe était constitué de 5 à 8 mineurs et ils avaient leur galerie. Moi, j’étais dans la dernière avec mes collègues, Jean le plus âgé, Young notre immigrant illégal, Grégoire qui devait avoir environ une vingtaine d’années et John l’anglophone du groupe. C’était ma famille en quelque sorte. Je mangeais, dormais et travaillais avec eux. Il y a eu aussi Marc mais, il n’a pas résisté plus de trois semaines. Il s’est tué avec de la dynamite dans la bouche.

J’ai 16 ans et toutes mes dents

J’ai 16 ans, mais je me sens encore assez jeune pour faire tout se que je fessais à 5 ans, pour jouer avec des enfants de cet âge sans me dire que je dois avoir l’air vraiment con. Mais pourtant on me regard, la majorité du temps, en t’en qu’homme de 18-19 ans sans exagérer. J’ai l’esprit d’un homme mais le cœur d’un enfant de pas plus de 7 ans. J’ai 16 ans, mais je me sens encore assez jeune pour faire encore des chasses aux trésors pour démasquer le méchant nain qui à tout volé l’or des nain. J’ai 16 ans, mais je me sens encore assez jeune pour jouer à la tague, à cache-cache ou bien faire des châteaux de sable. Il faut s’amusé dans la vie, pas tout prendre au sérieux. Je suis jeune encore! Quand j’aurais 30 ans ça serais différent. Pour finir j’ai 16 ans, mais je me sens encore assez jeune pour traîner mon nain de jardin eu peu partout comme une doudou mais en mieux et d’être par moment dans mon monde sans avoir prit de quoi. 

 

Joualvert que le monde est plate

Je ne sais pas quoi te dire

Ni comment juger le monde

Mais ce que je sais

C’est que je vais

Mourir bientôt sans toi

Si tu ne me retiens pas

Une joie de mourir s’exprime à l’intérieur de moi

Comme le besoin de vivre

Il faut que je m’accroche à toi

Je quitte ce monde

Est-ce que je vais le regretter?

Est-ce que ça vaut la peine?

De rire de la mort

Que tous en ont peur

En riant plus fort

Pour que l’univers m’entende

M’entende parler

Parler de la stupidité

La stupidité du monde entier

Je te vois là

En pleurant en éclats

Tes larmes créent un torrent d’eau

Dans lequel je me noie

Relève-toi

Tiens-toi après moi

Tu as tombé de haut

En lisant ce mot

Ce mot que je t’ai écrit

Me voici, me voilà

En pleine forme

Je m’en suis sorti

J’ai vu que tu m’attendais

J’ai vu ta vie entière

Que tu as accroché à mon mûr

Tout bien écrit sur des lettres

Je t’aime et je t’aimerai pour toujours.

Vive le théâtre allemand

Pour moi, il y a rien de mieux que de regarder une bonne pièce de théâtre. Ce n’est pas compliquer j’aime faire du théâtre et aussi en regarder. Il y a quelque mois j’ai participé à un festival de théâtre ou plusieurs pièces étaient présentées par des gens d’un peu partout dans le monde. Mais  il y en à une que j’ai particulièrement bien aimé. C’était une pièce présenté en allemand, en anglait et quelque scène en français. Ce fut la pièce la plus violente que j’aille vue. Ça commence, tout va bien et environ deux minutes plus tard tout le monde se tire dessus. La pièce ce passait dans les années « Peace and Love ». Hé oui, il y avait des scènes de sexe dans certaine scène de la pièce. Qu’est qui était formidable dans cette pièce c’est que je n’ai rien comprit tout le long sauf quand ils parlaient en français. Mais pourtant ils ont réussi à nous montrer  comment on vivait dans ces époques là. C’est pour ça que sa ma plu. Je n’ai rien compris tout en comprenant tout. 

p’tite soeur j’ai quelque choise à te dire

P’tite soeur,

Je t’aime et je t’aimerai pour toujours quoi qu’il arrive. Mais quand on aime une personne, on a le devoir de lui dire ce qui est bon ou mauvais pour elle. J’aurais tellement du te le dire, te prévenir.

 J’aurais du te consolé c’était un de mes devoir en tant que petit frère. Il est maintenant un peu trop tard pour te le dire mais vaut mieux tard que jamais. Tu aurais du mériter mieux que lui. À chaque jour ce fut la nuit pour toi. J’eus t’en de mal à te voire pleurer, souffrir à causse de l’amour. Pourtant quand tu traversa devant moi aucune parole sortait. J’aurais tellement du te le dire, te prévenir. Quand le silence ce tut, je fut croire t’entendre pleurer quelqu’un. Ce ne fut pas mon imagination. Ce fut toi, seul qui pleurais, seul dans un coin. Tu t’avais trop attaché à lui. Il aurais fallut que je te parle pour que tu décroche. Mais les paroles que je t’aurais dit ne saurais pas rendu à tes oreilles. Ils auraient été emprisonné par le silence. Celui qui fut ton amour fut, sera et est ,dans ma tête, un espèce de trou de cul qui eus haussé te faire pleurer. Tu a assez souffert. Maintenant je ferai mieux attention à toi p’tite soeur bien aimé. Je dois dire qu’il y a du monde hypocrite dans vie, du monde qui aime faire du mal aux autres, des profiteurs. Mais cette foi-ci j’irai te voir pour te le dire, pour te prévenir. Passe une belle vie avec celui que t’a choisi.

-XOXOX-

Gobelin Imaginatif      

Une chanson qui me représente, il faut aller droit devant.

{Refrain}

Prépare-toi, petit garçon
Elle s’ra longue l’expédition
Et même si on n’en revient jamais vivant
Il faut marcher droit devant

Quand il était haut comme trois pommes
Et qu’il n’était qu’un tout petit bonhomme
On le poussa hors du berceau
Lui mettant un baluchon sur le dos
Le bagage vide d’expérience
Il pos’ra le pied dans son existence
On n’est pas sitôt arrivé
Que l’on doit faire face à sa destinée

D’abord il faut franchir ce fleuve
Qui est l’enfance de toutes les épreuves
Là où même sa propre famille
Risque de le couler par la torpille
Déja on saura si sa coque
Et son bateau travers’ront les époques
Ou bien s’il ram’ra à la dure
Dans une chaloupe remplie de fissures

{au Refrain}

Puis vient ce passage obligé
Dans cette forêt parfois agitée
Là où en plus d’ chercher sa voie
On est souvent perdu au fond de soi
C’est en sortant de cette allée
Qu’il pourra prendre les routes pavées
Ou se contenter d’une av’nue
Précaire en dehors des sentiers battus

{au Refrain}

Enfin vient la montagne hostile
Et son ascension aux mille périls
Où les victoires sont triomphales
Mais où les chutes sont souvent brutales
Seuls quelques-uns se hissent en haut
Et réussissent à planter leur drapeau
La plupart stoppent à mi-trajet
Et se résignent bien à court du sommet

{au Refrain}

Quand viendra l’âge du bilan
L’important sera que tu sois content
Car on fait c’ qu’on peut dans la vie
Tout dépend de ce qu’on a comme outils
On voudrait tous être aux commandes
Mais l’offre est plus petite que la demande
Que l’on soit minus ou géant
Il faut être fort pour traverser le temps

Bonne chance !

 

Prépare-toi, petit garçon
Elle s’ra longue l’expédition
Et même si on n’en revient jamais vivant
Il faut marcher droit devant

Quand il était haut comme trois pommes
Et qu’il n’était qu’un tout petit bonhomme
On le poussa hors du berceau
Lui mettant un baluchon sur le dos
Le bagage vide d’expérience
Il pos’ra le pied dans son existence
On n’est pas sitôt arrivé
Que l’on doit faire face à sa destinée

D’abord il faut franchir ce fleuve
Qui est l’enfance de toutes les épreuves
Là où même sa propre famille
Risque de le couler par la torpille
Déja on saura si sa coque
Et son bateau travers’ront les époques
Ou bien s’il ram’ra à la dure
Dans une chaloupe remplie de fissures

{au Refrain}

Puis vient ce passage obligé
Dans cette forêt parfois agitée
Là où en plus d’ chercher sa voie
On est souvent perdu au fond de soi
C’est en sortant de cette allée
Qu’il pourra prendre les routes pavées
Ou se contenter d’une av’nue
Précaire en dehors des sentiers battus

{au Refrain}

Enfin vient la montagne hostile
Et son ascension aux mille périls
Où les victoires sont triomphales
Mais où les chutes sont souvent brutales
Seuls quelques-uns se hissent en haut
Et réussissent à planter leur drapeau
La plupart stoppent à mi-trajet
Et se résignent bien à court du sommet

{au Refrain}

Quand viendra l’âge du bilan
L’important sera que tu sois content
Car on fait c’ qu’on peut dans la vie
Tout dépend de ce qu’on a comme outils
On voudrait tous être aux commandes
Mais l’offre est plus petite que la demande
Que l’on soit minus ou géant
Il faut être fort pour traverser le temps

Bonne chance !

– Les Cowboys Fringants, Droit Devant.