À la vie, à la mort

Le soleil se couchait, j’étais là, sur la plage, à me demander pourquoi, pourquoi une fin d’histoire comme celle là? Je connaissais le début, tout le monde le connaissait, mais personne n’avait prévu cette conclusion là. Si nous comparons la vie à un roman, elle devrait comporter une situation initiale, un élément déclencheur, quelques péripéties, un dénouement et une situation finale. Mais lorsqu’un roman, plutôt médiocre, est déchiré et se termine par une situation finale des plus épouvantables, on a l’impression qu’il manque une suite à l’histoire. Jamais elle n’aurait dû mourir. Le roman de sa vie n’aurait jamais dû se terminer ainsi, elle est partie en laissant un vide derrière elle.

 

J’essuyai une larme qui traversait ma joue comme une goutte de pluie sur un pétale de rose et je restais là, à contempler le paysage qui m’entourait. Avant, je l’aurais trouvé beau, même magnifique mais maintenant, plus rien n’avait d’importance. Je n’avais plus l’impression d’être réel, je me sentais toute petite, presque qu’invisible dans un monde cruel. Je ne sentais même plus le vent souffler sur ma joue. La seule chose qui me gardait encore en contacte avec la réalité c’était cette atroce douleur que je ressentais dans le creux de mes reins.  Elle me rappelait à quel point je l’aimais. Je regardais ma peau sur laquelle on pouvait voir transparaître mes veines ou coulait mon sang, le même que le sien.

 

Son visage me souriait et ses lèvres me répétait sans cesse de continuer sans elle. Je venais de perdre ma meilleure amie, ma confidente, celle avec qui j’avais partagé le plus claire de mon temps. Mes parents ont eu de la difficulté à comprendre pourquoi je m’éloignais. Mon père disait que c’était une épreuve que nous devions vivre en famille. Je n’étais pas d’accord. Moi, j’aimais mieux m’isoler, être seule. Papa ne comprenait pas et ne comprendrait jamais. Il n’était pas au volant de la voiture, il n’a rien vu. Ce n’était pas lui qui lavait perdu, c’était moi. Je me devais de veiller sur elle. Je n’aurais jamais dû la laisser mourir, pourquoi lui avais-je proposé de la reconduire ce soir là?  Nous n’étions pas encore retournés à la maison depuis le décès de ma petite sœur. Nous vivions chez ma grand-mère, elle disait que c’étais bon pour la famille de se retrouver pour nous aider à faire notre deuil. Elle n’y comprenait rien, personne ne comprenait. J’avais tué ma sœur, tout était de ma faute.

 

Nous avions quittés cette fête d’ivrognes vers deux heures du matin. Un gars de dix-sept ans qui avait trop bu nous avait heurtés en sortant du stationnement. L’adolescent était très populaire à mon école, le style de gars qui se croyait le maître du monde et qui était trop confiant. Il avait décidé de prendre le volant de sa voiture sans se douter du mal qu’il aurait pu faire.  La police l’avait arrêté mais pour moi, ça ne changeait absolument rien, elle ne me reviendrait jamais. J’aurais mieux aimé le voir mort à sa place ce con.

 

Je n’avais pas toujours été gentille envers ma sœur. Mes parents me disaient que c’était normale de se disputer et que cela allait changer avec l’âge. Comme ma mère le disait si souvent : « Vous deviendrez plus mature». Déjà deux semaines c’étaient écoulé depuis sa mort et pourtant je regrettais encore énormément. J’aurais tant aimé revenir en arrière pour éviter de la blesser. Mes souvenirs me hantaient, ils étaient plutôt vagues mais je me souvenais l’avoir insulter à plusieurs reprises. J’aurais tant voulu profiter du temps qui me restait avec elle pour lui dire que je l’aimais.

 

Cette nuit là, je ne l’oublierai jamais. Elle était dans un lit juste à côté de moi. Ma pauvre sœur était dans un pénible état. J’avais l’impression de voir son âme s’échapper peut à peut de son corps. Elle était branchée à de grosses machines. Le médecin avait demandé à voir mes parents à l’extérieur de la chambre. Je savais qu’il y avait quelque chose qui n’allait pas. L’enfant que ma mère avait mis au monde quelques années avant moi me regardait avec ses grands yeux bleus. Son regard parlait, il me demandait de la laisser partir. Sa souffrance me rendait si faible. Je lui répétais sans cesse de garder les yeux ouverts mais cela ne changeait absolument rien, ils se refermaient aussitôt. Un petit bruit sourd, qui ressemblait à un simple soupir sorti de sa bouche: « Je reviendrais». Ce fût ses dernières paroles. C’était trop difficile à endurer, de voir mes parents pleurer de la sorte était insupportable. Quelques temps au par-avant j’avais eu une discussion avec ma sœur à propos de la mort : « –  Toi Sofia, as-tu peur de mourir?

–         Non ce n’ai pas quelque chose qui me fait peur, j’ai entendu dire que l’on ne meurt jamais pour rien, qu’il y a toujours une bonne raison à un décès.

–         Je ne crois pas, on meurt seulement parce que la vie est injuste.

–         Pense ce que tu veux mais un jour tu va te rendre compte que c’est moi qui avait raison ».

Cinq mois c’était écoulé depuis son décès. Mes parents commençaient à reprendre des forces. De mon côté, j’avais toujours sa petite voix qui me trottais dans la tête.  Elle me répétait sans cesse qu’elle reviendrait, je devais m’avouer que sa me fessais un peut peur. Elle me hantait jour et nuit, je la sentais toujours présente à mes côtés.  Je m’ennuyais énormément de la petite avec qui je m’étais tant disputée, mais que j’avais tant protégée excepté ce soir là.

 

Je m’étais installée dans un petit appartement dans la banlieue de Montréal depuis quelques temps.  La maison où nous avions vécu ensemble me tourmentait beaucoup. Il devenait donc important pour moi  de partir du nid familial. Chaque heure passait comme une journée et une journée comme une semaine. Mon entourage me demandait, m’obligeait, m’ordonnait d’aller consulter un médecin. Ils me croyaient tous malade. Ils étaient persuadés que j’étais en dépression. Moi je me forçais à croire le contraire. Je ne voulais pas faire face à la réalité. Je ne dormais plus, je ne mangeais plus et je ne sortais plus de la maison. J’étais assise à l’extérieur à contempler le fleuve. J’avais décidé de me reprendre en main et de donner un sens à ma vie. J’allais faire une demande d’admission au cégep qui se trouvait tout près de chez moi. J’allais devenir médecin, j’étais motivé, c’était mon rêve. Ma vie allait de mieux en mieux, je reprenais des forces et j’avais fait mon deuil. Ma sœur resterait toujours dans ma tête mais j’avais appris à vivre avec en me remémorant tous les beaux moments passé en sa compagnie.              J’avais maintenant vingt ans et ma vie allait pour le mieux. J’avais rencontré quelqu’un depuis quelques temps. C’était un homme très beau et très compréhensible. Il m’aimait et je l’aimais. J’étais bien avec lui, il me réconfortait. Il vivait assez loin de chez moi alors je ne pouvais pas le voir lorsque je le voulais.

 

J’avais obtenu mon diplôme au cégep et j’étais acceptée à l’université en médecine. Ma famille était très fière de moi, j’avais réussi à me sortir de mon cocon et à revenir dans la réalité. Mes parents m’avaient organisé une petite fête pour fêter ma réussite scolaire. La soirée se passait très bien et j’avais beaucoup de plaisir. Revoir mes proches après tous ces mois d’isolement m’avait fait beaucoup de bien.

 

Mon père m’avait appelé quelques jours plus tard. Je l’avais informé du fait que je ne me sentais pas dans mon assiette. J’avais des nausées depuis quelques temps, j’avais aussi de grosses migraines et des crampes dans le ventre.  Il était venu me chercher et il m’avait conduit à l’hôpital.

 

Comment devais-je réagir à une telle annonce? J’avais de la difficulté à y croire, mon corps allait changer et je ne me sentais pas prête pour cela. Une petite graine allait pousser dans mon ventre. L’enfant que j’allais mettre au monde était complètement inattendu. J’avais le pressentiment que mon bébé allait être un envoi du ciel de ma petite sœur.

 

 

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À la vie, à la mort

Le soleil se couchait, j’étais là, sur la plage, à me demander pourquoi, pourquoi une fin d’histoire comme celle là? Je connaissais le début, tout le monde le connaissait, mais personne n’avait prévu cette conclusion là. Si nous comparons la vie à un roman, elle devrait comporter une situation initiale, un élément déclencheur, quelques péripéties, un dénouement et une situation finale. Mais lorsqu’un roman, plutôt médiocre, est déchiré et se termine par une situation finale des plus épouvantables, on a l’impression qu’il manque  une suite à l’histoire. Jamais elle n’aurait dû mourir. Le roman de sa vie n’aurait jamais dû se terminer ainsi, elle est partie en laissant un vide derrière elle.

J’essuyai une larme qui coulait sur ma joue et je restais là, à contempler le paysage qui m’entourait. Avant, je l’aurais trouvé beau, même magnifique mais maintenant, plus rien n’avait d’importance. Je n’avais plus l’impression d’être réel, je me sentais toute petite dans un monde cruel. Je ne sentais même plus le vent souffler sur ma joue. La seule chose qui me gardait encore en contacte avec la réalité c’était cette atroce douleur que je ressentais dans le creux de mes reins.  Elle me rappelait à quel point je l’aimais. Je regardais ma peau sur laquelle on pouvait voir transparaître mes veines ou coulait mon sang, le même que le sien.

Son visage me souriait et ses lèvres me répétait sans cesse de continuer sans elle. Je venais de perdre ma meilleure amie, ma confidente, celle avec qui j’avais partagé le plus claire de mon temps. Mes parents ont eu de la difficulté à comprendre pourquoi je m’éloignais. Mon père  disait que c’était une épreuve que nous devions vivre en famille. Je n’étais pas d’accord. Moi, j’aimais mieux m’isoler, être seule. Papa n’a pas compris et ne comprendra jamais. Il n’était pas au volant de la voiture, il n’a rien vu. Ce n’ai pas lui qui lavait perdu, c’était moi. Je me devais de veiller sur elle. Je n’aurais jamais du la laisser mourir, pourquoi lui avais-je proposé de la reconduire ce soir là? Nous n’étions pas encore retournés à la maison depuis le décès de ma petite sœur. Nous vivions chez ma grand-mère, elle disait que c’étais bon pour la famille de se retrouver pour nous aider à faire notre deuil. Elle n’y comprenait rien, personne ne comprenait. J’avais tué ma sœur, tout était de ma faute.

Nous avions quittés cette fête d’ivrognes vers deux heures du matin. Un gars de dix-sept ans qui avait trop bu nous avait heurtés en sortant du stationnement. L’adolescent était très populaire à mon école, le style de gars qui se croit le maître du monde et qui est trop confiant. Il avait décidé de prendre le volant de sa voiture sans se douter du mal qu’il aurait pu faire.  La police l’avait arrêté mais pour moi, ça ne changeait absolument rien, elle ne me reviendrait jamais. J’aurais mieux aimé le voir mort à sa place ce con.

 

 

Maintenant 17 ans!

Bonjour lecteurs et lectrices,

À mon âge, je me trouve assez vieille pour faire pleins de chose et je me trouve assez jeunes pour en faire tout autant. J’ai déniché les deux plus cocasse pour vous en faire part.

J’ai maintenant dix-sept ans et je me trouve assez vieille pour vivre seule en appartement. Je serais en mesure de faire mes propres règles et je n’aurais plus mes parents sur le dos. J’obtiendrais, ainsi, mon indépendance.

Je me trouve encore assez jeune malgré mais dix-sept ans pour passer d’halloween. C’est tellement agréable d’enfiler un déguisement et de faire du porte à porte tous ça afin recueillir des bonbons.

Voilà!

Personne Ordinaire

La famille ou l’amour?

 

Quoi choisir entre la famille et l’amour

Toi, tu ne la pas encore compris

Risquer de troubler nos parcours

Mais à quel prix

Nous abandonner comme de vielles chaussettes

Tu ne te rends pas compte du mal que tu fais

Ton cerveau fait de vraies pirouettes

Si tu pourrais, tu nous nous laisserais, nous quitterais

Mais la vie te rattache toujours à nous

J’ai versé des torrents de larmes  en pensant à toi

Tu deviens une source de chagrin pour nous

Tu es facile pour les yeux mais dur pour le cœur,  pourquoi?

Nous sommes nés, nous allons vieillir et mourir

Ne laisse pas passer ta chance de pouvoir nous aimer

Sache que sans nous tu ne seras rien dans l’avenir

Maman, nous t’aime même dans cette obscure clarté

Ma vie pour la tienne

Bonjour chers lecteurs,

Mon père est un fanatique de film. À la maison, nous avons environ mille vidéos cassettes et DVD . En fin de semaine dernière, j’ai décidé d’en trouver un que je n’avais encore jamais vu. Le film se nomme « Ma vie pour la tienne ». C’est un film ressent qui m’a vraiment touché. Je vais vous en faire un cour résumé.

C’est l’histoire de Sara et Brian dont la vie bascule le jour où ils apprennent que leur fille Kate, 2 ans, est atteinte de leucémie. Pour la sauver,  ils ont décidé, sous les conseils discrets de leur médecin, de concevoir un autre enfant, Anna, qu’ils espèrent compatible avec Kate de façon à ce qu’elle puisse lui venir en aide ou plutôt lui servir de pièce de rechanges.  Tout au long du film on peut voir le quotidien difficile de la famille et leur bon moment passé ensemble.

J’ai vraiment aimé ce film, c’est très touchant et très émouvant. Ce chef d’œuvre nous transporter au travers différentes émotions comme la joie et la tristesse.  Certains dialogues sont bouleversants, empreints de sincérité, de profondeur, de sagesse. Nombreuses sont les scènes du film que je trouve marquantes. Je recommande ce film à tout le monde.

Salutation, Personne Ordinaire

Le grand bol…

Bonjour cher lecteurs et lectrices,

J’ai vraiment eu beaucoup de difficulté à trouver un secret que personne ne savait déjà.  J’en ai tout de même trouvé un. Mon histoire c’est passé il y a 10 ans lorsque j’étais à la maternelle. Je n’aimais pas beaucoup l’école et j’aimais mieux rester à la maison avec la mère et ma petite sœur. J’avais donc trouvé une merveilleuse solution à mon problème.

À la maternelle, nous faisions une période de relaxation après le dîner à tous les jours. J’en profitais donc pour sortir mes talents de comédienne et je simulais un mal de cœur à chaque fois. L’enseignante me donnait un bol, à chaque fois, juste au cas. Moi, face à ce grand bol, je voyais toujours l’opportunité de retourner à la maison.  Alors  pendent que mes camarades de classe et mon enseignante étaient occupé à une activité je crachais dans le récipient  jusqu’à ce qu’il soit moyennement rempli. Par la suite l’enseignante appelait ma mère pour qu’elle vienne me chercher puisque j’étais malade (d’après elle bien sur). Alors deux fois pas semaine, environ, je retournais chez moi sans aucun soupçon de la part de ma mère ou de mon enseignante. J’ai été suivi par mon médecin de famille durant trois mois pour comprendre pourquoi j’étais autant malade. Mes parents ont donc été obligé de quitter le travail plus tôt ou de simplement prendre congé pour venir avec chez le médecin pour des problèmes que je n’avais même pas. Je m’excuse maman et papa!

Salutation, Personne Ordinaire

Entre deux taxis


Ils se sont embrassés tard dans la nuit
Sur la banquette d’un taxi
Dehors un lampadaire s’est rallumé
Ils ont fait vœu d’éternité
Sur le toit de la voiture le néon lumineux
Semblait n’ briller que pour eux
Comme une petite auréole dans le noir
Le taxi filait vers la gloire

« Oh, qu’il est triste le sort des amoureux ! »
Se disait le vieux chauffeur amusé
Car on commence toujours à se dire adieu
Dès notre premier baiser

Ensemble, ils ont pris un appartement
Où ils vécurent au gré du temps
Une vie avec des lunettes roses
Exempte de journées moroses
Mais le poids du quotidien, ce p’tit diable malin,
Vient s’installer un beau matin
Les cœurs qui furent si légers hier
Retombent les deux pieds sur terre

« Oh, qu’il est triste le sort des amoureux ! »
Qu’on se dit au bout de quelques années
Car on commence toujours à se dire adieu
Dès notre premier baiser

Les amants d’hier sont dev’nus amis
Plus de chaleur dans le logis
Les rêves qu’ils avaient jadis en duo
S’endorment maint’nant dos à dos
Par la fenêtre, elle regarde celui qu’elle a aimé
La quitter pour l’éternité
En emportant tout un pan de sa vie
Dans un anonyme taxi

Auteur: Les Cowboys fringants