Journée de fou…

Voici mon texte, je devrais plutôt l’appeler manque d’inspirations…

Ce matin, il faisait moins vingt degrés dehors. Pourtant il y avait un beau soleil qui éclairait la grosse couverture toute blanche qui couvrait le sol. Quand j’étais petite, j’aimais tellement a neige que j’en aurais mangé. Mais ce matin, je n’avais pas vraiment le goût de pelleter pendant une heure et de me geler le bout des doigt en ayant un petit nez rouge comme rudolf. Je voulais restée couché dans mon pyjama avec des petits reines dessus et enroulée dans mes couvertures.

Je fini par me lever pour aller boire un bon chocolat chaud. Pas question de boire un café, j’aimerais mieux mourir que d’avoir à en boire un. Je regardais la météo et on annonçait une tempête de neige qui durerait toute la fin de semaine et qui ruinerait tout l’effort que j’allais mettre sur le déneigement de mon entrée ce matin…Je mis tout mon attirail et sortie dehors. Ce matin j’avais décider de faire la grève du pelletage.

Une heure plus tard, j’avais fini quelques achats de Noël. On était quand même le 5 décembre. J’embarquai dans ma petite Golf City blanche et me mis en route pour l’épicerie. Car ce soir je recevais mes amies à souper et je tenais à leur faire un bon repas.

J’avais une vingtaine de minutes à faire du centre commercial jusqu’à l’épicerie. Vingt minutes ce n’était pas assez pour trouver le dessert que j’allais leur préparer ce soir.« Un gâteau au chocolat? Une tarte au sucre?Non mon super gâteau forêt noir! Ou peut-être…» Susanne m’avait répéter de ne pas me casser la tête avec le souper mais je savais que Sarah, elle, était super difficile. Elle et moi, nous étions complètement différentes. Comme le noir et le blanc. Mais lorsque nous étions ensemble ça faisait un beau gris.

Rendue à une intersection, je me rendis compte que la même voiture me suivait depuis le centre commercial. D’accord il faudrait une espèce de paranoïaque pour croire que c’était deux jeunes pédophiles qui voulaient m’enlever mais quand même, ça me laissait perplexe. Je continuai ma route et en regardant dans le rétroviseur, je vis que la voiture me suivait encore. Je décidai de changer ma direction pour aller dans les petits quartiers. À mon grand soulagement, l’auto continua son chemin. Le battement de mon cœur se mit à ralentir et à redevenir normal peu à peu..

Je fini par sortit des petits quartiers pour me rendre à l’épicerie. Dans deux minutes, j’étais arrivée. Aujourd’hui j’avais choisi d’aller au Metro. Pas au Loblaws ni au IGA. Non moi j’allais au Metro. Je commençais à me poser une question. «Pourquoi le Metro plutôt qu’une autre?» J’aurais pu me poser une question comme d’où est- ce que je viens? Que se passe-t-il après la mort? Mais non, moi je voulais savoir pourquoi j’allais au Metro. J’étais enfin arrivée. En voyant l’auto à côté de moi, j’eu une impression de déjà vu. Comme lorsqu’on voit quelqu’un et que l’on croit le connaître mais que finalement on ne l’a jamais vu. Mais là, j’en étais sure. J’avais vu cette auto qui avait un peu le style d’une Tercel  mais je ne savais pas où. La clé était toujours sur le contact mais personne dans les environs. Mais de toute façon, avec une voiture comme ça, j’aimerais bien me la faire voler moi aussi.

J’entrai dans le Metro et je vis qu’il n’y avait pas beaucoup de gens aujourd’hui. Ca serait moins long à la caisse. Je commençai par me promener dans les rangées pour trouver de l’inspiration pour mon dessert. Je ralentis devant le fromage à la crème pour enfin choisir que mon gâteau au fromage serait le bon choix. Il ne manquait plus que le pesto pour faire ma délicieuse recette de pâtes. Je me mis tout d’un coup à repenser aux deux jeunes dans la voiture. Ils avaient l’air si pressés. C’était peut-être pour ça qu’il me suivaient de si près qu’on on aurait pu croire qu’ils voulait voir ce que j’avais dans ma valise. Comme dans l’annonce de Martin Matte. J’essayais d’oublier mais ça ne voulait pas partir. Et si c’était à eux l’espèce de Tercel? Je devais arrêter d’y penser, je m’en faisais pour rien. J’avais complètement pèté les plombs lorsque je les avait soupçonné de pédophilie.

J’avais beau tourner en rond, je ne trouvais pas le pesto. Cette satanée manie que les épiceries ont de tout déplacer les produits pour que les clients achètent plus en cherchant me tape sur les nerfs. Il faut à tout prix que je trouve le pesto avant qu’il ne soit trop tard pour faire mon gâteau. Je continuais ma recherche mais en vain. Je fini par me diriger dans la section des pâtes. Miracle! Le pesto était juste là, sur l’étagère comme s’il m’attendait depuis toujours…

J’avais beau chercher un commis, à chaque fois que j’en voyais un, il faisait semblant d’être appelé et partait avant que je ne l’atteigne. Ils avaient tous quelque chose d’étrange. Par exemple, un avait un piercing comme les taureau. Je ne voyais pas ce qu’il faisait à travailler dans le public. Les gens ne sont pas tous ouvert d’esprit et pourraient se plaindre… Et en plus, d’habitude les employeurs sont assez sévère la dessus. Un avait des cheveux bleu et un autre tout à fait normal. Mais il y en avait un qui attirait particulièrement mon attention. Pour commencer, il était roux. Je ne sais pas ce que ça change mais il était quand même roux… Il avait de gros fonds de bouteilles avec une monture orange, comme si ses cheveux ne suffisaient pas. Il était pas mal grassouillet et on pouvait remarquer, lorsqu’on a vraiment rien à faire, que lorsqu’il se penchait pour placer sa boîte de biscuits( coïncidence?), ses pantalons craquaient. Mais bon, il fallait que je l’atteigne pour trouver mon poulet. À ma grande surprise, il ne s’enfui pas en courrant, au contraire il me demanda si je cherchais quelque chose. Je lui répondit oui avec un grand sourire. Il me dit que le poulet se trouvait au bout de la rangée dans la section des viandes. Je me dirigea donc vers la section en question. Ma mission serait bientôt accomplie!

Je me dirigeais tranquillement vers la caisse et tout à coup, j’aperçue ma voisine ultra énervante. Elle n’arrêtait de parler que lorsqu’elle n’avait plus de voix et il fallait que je tombe dessus aujourd’hui. Je devais à tout prix l’éviter. J’attrapa une revue dans l’étagère et me camoufla derrière. « Espérons qu’elle ne me voit pas…» Comme pour faire exprès, elle se mit juste ne arrière de moi dans la longue file. Tout à coup, j’entendis ce que je redoutais le plus. Une voix énervante avait prononcé  mon nom… Je me retourna et je vis que c’était bien cette voisine. Quelqu’un peut me dire ce que j’avais fait pour mériter ça?! Et bien je du écouter cette voix énervante pendant près de dix minutes car elle m’avais bien évidemment fait sortir de la file pour discuter.

Dix minutes plus tard, je dirais plus un demi siècle, je finis par me rendre compte que j’avais oublier mes petits biscuits pour mon gâteau… Je me dirigea donc encore une fois vers la section des biscuits ou le petit roux grassouillet se trouvait. Je mis les biscuits dans mon superbe panier et un gros POW! Se fit entendre. Et puis alors quelques cris se firent entendre.

Que se passait-il? J’en avait aucune idée. Mais je voulais le savoir. Tranquillement je me déplaça vers l,avant du magasin. Je vis qu’il y avait des gens par terre qui ne bougeaient pas. Je commença a me souvenir de ma question de tout à l’heure : Pourquoi j’avais choisis d’aller au Metro? Et bien je ne le savais toujours pas mais par contre, je savais que je n’avais pas fais le bon choix. Et puis pourquoi les deux jeunes avaient l’air pressés? Maintenant je savais pourquoi…

Vu que apparemment, aucun d’eux ne m’avaient  encore vue, je me mis à reculer tranquillement pour retourner dans la rangée de biscuits. je commençais à me demander comment ils avaient pu se préparer parfaitement. Pourtant ce n’était pas des hommes très agés, ils devaient manquer d’expériences… Il devait y avoir une faille à quelque part et je devais la trouver, moi , une personne ordinaire. Je m’était donné une mission très difficile à accomplir mais je me sentais capable de la réussire. J’étais perdue dans mes pensées lorsque tout à coup, quelqun me toucha l’épaule…

Martin et Poséidon

À tous les jours, c’est pareil. Ma mère vient me réveiller avec un petit déjeuner composé de bacon, de crêpes, d’œufs et surtout le plus important un bon et gros verre d’eau sans lequel je n’arrive pas à me lever. Comme on le remarque tout est parfait, mais ma journée devient un enfer lorsque je vois mon foutu beau père taper les fesses de ma mère en me disant: « Tu vas peut-être en pogner des aussi belle! »

 

  • Peut-être mais je vais traiter la fille avec beaucoup plus de respect que toi!

À chaque fois que cela arrive ma mère arrive et nous dit de nous calmer. Elle nous le dit toujours avec un calme auquel je ne peut rien comprendre. Pourtant elle est avec un gros puant qui a un nom tels que Robert. Dès que Robert part travailler ma mère vient me voir et me dit qu’elle est avec lui seulement pour me protéger et pour que je sois en sécurité. Cette phrase me bouleverse toujours un peu, mais je n’y porte jamais attention. Après être sortie de la maison,je marche toujours avec mon meilleur ami, Ricky, qui lui ne marche pas vraiment car il est en chaise roulante, son histoire est très intéressante, mais trop longue à raconter, donc je vais vous en raconter l’essentiel.

 

Lorsqu’il était jeune toutes allaient pour le mieux, il marchait, courait et même qu’il nageait. Un jour, il était sur le dos de son cheval lorsqu’un loup a effrayé le cheval qui a renversé Ricky par terre. Toutes étaient beau jusqu’au moment où le cheval lui tombe sur les deux jambes. C’était la malheureuse histoire de mon meilleur ami.

 

Une fois arrivé à l’école, nous allons toujours à la piscine là où je pourrais passer des journées entière si je le pouvais. Une fois ma baignade terminé nous allons à nos cours dans lesquels je ne suis pas capable de me concentrer. Honnêtement, je crois que je suis hyperactif, mais Ricky me dit que c’est normal car je suis spécial, ce qui me rend presque aussi confus que quand ma mère me dit qu’elle est avec le puant de Robert pour me protéger. Tous ce que les gens dans mon entourage font ne fais quand ajouter à ma confusion, le fais que je n’ai jamais connu mon père aussi pèse sur la balance. Même mon directeur me porte une attention assez particulière, il veille toujours à ce que tous ce passe à merveille, comme si il croyais lui aussi que je suis un garçon spécial, pourtant je suis un garçon comme les autres. Mon retour à la maison ce fais dans le calme le plus total, car mon beau père n’est jamais là. Il est toujours en train de soit disant travailler. Je passe toujours la soirée avec ma mère qui refuse toujours avec entêtement de me dire l’identité de mon père même de me dire si il est mort ou vivant, elle ajoute à chaque fois que mon futur le mettra sur mon chemin. À chaque vingt et une heures , je suis au lit car Robert revient du travail et dès qu’il ce met à toucher ma mère je parts dans ma chambre. À 22h30 je dors à point fermé en ne sachant pas que demain ne sera pas une journée aussi merveilleuse que aujourd’hui la été.

 

Comme à tous les matins je me réveille avec mon déjeuner au lit ma mère me le donne de la même manière que d’habitude. J’arrive à la cuisine, la même scène d’horreur où Robert tape les fesses de ma mère ce produit. J’arrive chez Ricky à la même heure que d’habitude. Seulement, lorsque j’arrive il est déjà à ma rencontre, je vois dans son visage que quelque chose ne va pas. Je n’ai même pas le temps de lui demander qu’il me dit : « Viens nous sommes déjà en retard ». Déjà je ne comprend pas ce qui ce passe. Une fois arrivé à l’école nous ne nous dirigeons pas vers la piscine mais vers le bureau de M. Fernand. Nous n’avons pas le temps d’y arriver qu’il est déjà là à nous attendre. Dès que moi et Ricky sommes entré dans le bureau M. Fernand il ordonne à Ricky d’aller fermer la porte. C’est la que j’ai compris que ce qui allais ce passer ne serrais pas de tous repos. Quand la porte fut fermée M. Fernand prit la parole: « Mon cher Martin, il est temps qu’on te parle »!

 

  • Quoi, qu’est ce que j’ai fais ?
  • Toi! Rien mais ton père lui a fais quelque chose, dit Ricky.
  • Un instant, tu sais qui est mon père?
  • Nous le savons tous les deux mon cher. Mais sache que nous ne T’avons rien dit sur lui pour ta sécurité.
  • Je me fiche des raisons! Ricky durant toutes ces années tu savais qui il était?
  • Ricky, il est maintenant temps que tu lui avoue tous ce que tu sais, mais ne prend pas trop ton temps car ils sont déjà très près d’ici!
  • Oui, je vais faire le plus vite que je peut.
  • Je n’en revient pas encore! Tu sais qui est mon père et tu ne m’as jamais rien dit.
  • Je sais, mais je ne peux pas rien te dire, tous ce que je peux dire c’est que certains gens sont en route pour te capturer. Moi et M. Fernand ne sommes pas ce que tu penses. Regarde je peux marcher.

 

C’est à cette instant même que Ricky ce mit debout devant mes yeux à marcher et sauter devant moi, et aussi le moment où M. Fernand entra en nous disant à moi et à Ricky: « ils sont arrivés dépêchez-vous »

Une fois arrivé à l’extérieur de l’école, une bande de jeune est arrivé au même moment et c’est exactement à ce moment que mon propre directeur m’a donné un coup de canne en pleine tête. C’est seulement lorsque je me suis réveillé que j’ai compris que ma vie allais bientôt changer de fond en comble.

Quand je me suis réveillé, j’étais dans une sorte de veille cabane. Je ne me comprenais vraiment pas où j’étais. J’entendais des bruits aigüe, l’aire était parfaitement respirable comparativement a celle de Montréal. Tous me paraissais trop parfait. Je décida enfin de me lever pour aller voir ce qui ce passait dehors lorsqu’un petit objet attira mon attention, c’était une genre de grosse fourchette avec des bouts pointu, lorsque je me décida enfin de la prendre la voix de M. Fernand retentit derrière moi: « C’est un trident Martin, il appartient à toi et ton père ».

  • En me retournant, Quoi, mon père est ici?
  • Non, mais il veille sur toi depuis ton enfance mon cher.
  • Remarquant que M. Fernand étais beaucoup plus grand, Monsieur! Mais vous… vous êtes géant.
  • Je sais mon cher Martin tu as tellement à apprendre de ce monde si merveilleux.
  • Un monde? Nous ne sommes plus dans le même monde!
  • Oui, mais ici seul des…, il n’eut pas le temps de finir que Ricky lui coupa la parole.
  • Des demi-dieu mon cher meilleur ami!
  • Quoi, moi, un demi-dieu. Ce n’est pas possible.
  • Oui tu en es un Martin même que ton père est un dieu très connu!
  • Mais qui peut t-il bien être?
  • Regarde bien autour de toi tu va finir par le deviner. 

 

Tous de suite je me suis mit à regarder partout, mais rien ne me sauta au yeux. Je regarda Ricky qui me pointa le tridents ensuite les coquillages, les algues et enfin l’eau qui entourais toute ma cabane qui me servirais maintenant de maison. Je ne comprenais vraiment rien de ce qui ce passait. Quand M. Fernand ce rendit compte que je trouvais rien il regarda longuement Ricky et lui dit de partir. Une fois que Ricky fût parti, M. Fernand me dit dit d’un air agacé: « Il est maintenant temps que tu sache pourquoi tu ne peux pas voir ton père ».

  • Il est temps pour vous de m’expliquer pourquoi je suis ici et que Ricky a des pattes de chèvre.
  • Oui, je sais que tu te sens mal ici, mais sache que mon cher que c’est ici que tu aurais du grandir.
  • Quoi, mais O.K maintenant expliquer moi.

C’est à cette instant même que M. Fernand ce lança dans un long monologue qui m’expliqua qui est mon père. Qui va comme suit : « Lorsque tu es né Martin, ton père n’était pas là. Il ne pouvait pas y être. Ton père Martin, est un dieu. Il a rencontré ta mère lorsqu’il est venu pour voir comment les humains ce débrouillais dans le monde qui appartient en fais à tous les grands dieux, ton père en est un, il est un frère de Zeus, il est Poséidon. C’est pour cela que ta maison est sur l’eau et que tu ne peux pas passer une journée sans boire d’eau. »

 

  • Mais, est ce que j’ai certains dons comme mon père en a?
  • C’est sur mon jeune homme et c’est pour cela que tu es ici.
  • Pourquoi, ce n’est qu’un village où tous est bizarre.
  • Non Martin, Viens avec moi je vais te faire visiter ton nouveau lieu de résidence et aussi je te présenterai certain gens avec lesquelles tu travailleras. 

À ce moment là, je ne savais pas comment cela pouvait être possible, quels choses je pouvais faire avec l’eau qui étais maintenant mon élément de prédilection. Je ne savais pas non plus avec qui je devrai travailler. Mais surtout la chose la plus importante, où est ma mère et est ce que je verrai mon père bientôt?

Une boucle de vie…

Cela faisait plusieurs mois qu’il se sentait seul. Il ressentait le manque de désir charnel de son amoureuse. La solitude le hantait comme une douleur insupportable au creux de son âme. Aujourd’hui, il voulait profiter d’une occasion bien particulière, l’arrivée de sa compagne de vie. À vingt-deux heures ce soir, il serait prêt à passer à l’acte. Le fait d’y penser le rendait tellement dans un état d’euphorie, qu’il n’arrêtait pas d’augmenter son taux d’adrénaline dans le corps. Raphaël était entrain de tout préparer. Les pétales de roses par terre et sur le lit, les chandelles éparpillées partout dans la chambre d’hôtel, la petite musique d’ambiance intime et surtout, les rideaux de soie flottant dans une petite brise d’été. Tout y était. Mais quelque chose lui échappait. Il se rendit compte qu’il avait oublié le bon bain chaud moussant de bulles parfumées. Maintenant, l’atmosphère était parfaite pour passer une soirée agréable à deux. Le temps lui paraissait très long, tellement, qu’il finit par s’endormir, comme s’il n’avait jamais dormis de sa vie.

Quelques heures plus tard, on sonna à sa porte. C’était elle. Elle dégageait un charme fou. Étant vêtit d’une robe noire élégante avec un décolleté sublime suivit de superbes talons hauts et d’un ravissant collier de perles, elle était irrésistible. Sa coiffure ne laissait pas à désirer. Son maquillage non plus. Bref, elle était tellement radieuse que je sentis quelque chose faisant partit de moi se redresser. Physiquement, tout allait trop vite. J’essayais de me contrôler, mais le fait qu’elle m’embrasse vigoureusement ne m’a pas facilité la tâche. Une fois entré dans la chambre, je lui servis un verre de champagne. Nous discutions de tout et de rien comme si nous nous connaissions depuis toujours, jusqu’à ce qu’elle me caresse la jambe avec ses pieds, histoire de réchauffer l’atmosphère. Elle était un peu cocasse et le fait de précipiter les choses me dérangeait un peu. « Tout devait se passer comme imaginé! » se disait-il dans sa tête. Elle se rapprocha puis passa sa main douce dans ses cheveux bruns. « Tu m’as manqué! » affirma-t-elle, d’une voix sensuelle.

Ne sachant pas quoi répliquer, Raphaël lui fit un sourire charmeur en acquiesçant. Les deux passionnées s’embrassèrent et le plaisir de la soirée monta en flèche. Il adorait ses caresses. Le but était de patienter, d’augmenter la passion et l’excitation afin de rendre l’envie encore plus grande. Les deux se déshabillèrent pour se rendre dans la chambre de bain. L’eau était maintenant rendue tiède, mais un filet d’eau chaude coulait afin de réchauffer l’eau et de faire apparaître des bulles. Raphaël pris du savon et commença à frotter le dos de son adorée. Il descendit vers le bas et lui caressa le postérieur. Des soupirs de plaisirs étaient retentis par moments, afin d’exprimer son contentement. Elle se retourna et lui fit la même chose, cette fois, de l’avant. Ça y est, maintenant, il n’y avait plus rien à faire. La partie la plus virile et sensuelle de Raphaël était maintenant atteinte. C’était sans doute ce qui était supposé se passer dans sa tête.

Encore une fois, ils s’embrassèrent comme deux amoureux. Se rappelant du but de la soirée, il ne pouvait pas y avoir de pénétration pour le moment, mais des rapprochements intimes étaient de mise. S’étant frotté et lavé mutuellement et ayant profité du moment, les deux amoureux sortirent du bain pour se diriger vers la chambre à coucher. Cette fois, c’était l’extase!

Dans la pièce obscure, les vraies affaires allaient commencer. Elle embarqua sur Raphaël. Il prit sa main dans la sienne, la baisa, lentement, tendrement, passionnément. Il remonta sur son bras, ses épaules. Il passa sa main sur sa poitrine, embrassa son cou, le creux de ses seins. Elle émettait de petits gémissements de plaisir. Elle s’approcha de Raphaël et descendit en bas de son corps. Elle le tenait en main. Elle passa ses lèvres pulpeuses sur ce membre puissant. Elle le prit dans sa bouche et en un mouvement de va-et-vient, cela fit monter l’excitation de Raphaël.

Elle avait ses lèvres sur son objet de désir, sa langue s’occupant de son bout de chair. Ses mains se baladaient le long de ses testicules. Elle passa ensuite l’organe brulant entre ses seins. Il n’en pouvait plus, elle était si douée et malgré tout si douce… Il ne pouvait plus se contenir et laissa échapper une rivière de son liquide blanchâtre sur le corps de son amour. C’était rien sur presque tout!

Loin d’être calmé, il l’embrassa de nouveau et glissa ses mains le long de son postérieur, pour aller passer ses doigts entre ses lèvres mouillées. Il toucha son organe érectile, de plus en plus fort et cela se faisait sentir, en entendant son souffle s’accélérer. Il passa sa bouche sensuellement sur son corps tremblants d’excitation. Lors de son baiser à sa tendre vulve, il passa tendrement un doigt dans son vagin qui produisit un basculement encourageant de ses hanches. Il y mit plus de rythme et accéléra son mouvement de pénétration. Elle criait presque. Elle atteignit le septième ciel, les yeux grands ouverts, apercevant les constellations qui lui semblèrent flamboyantes. Ils s’embrassèrent langoureusement. Tendrement, se calmant de ses actes torrides.  C’était fait. Enfin, ce que Raphaël espérait depuis le début de la soirée était passé. Le couple finit par s’endormir. C’était la plus belle nuit de sa vie.

Le lendemain, Raphaël se réveilla seul et nu, dans un lit dans la chambre d’hôtel. Il avait un blanc total! Par contre, il savait que quelque chose s’était passé ici. Son premier réflexe fût de s’habiller, mais contrairement à certains, il ne s’est pas empressé de quitter les lieux. Il avait beau essayer de se rappeler, mais il en était incapable. Il savait qui il était, mais n’avait aucun souvenir de la nuit précédente. Pour s’aider, il se promena dans la chambre d’hôtel et essaya de trouver des indices afin d’espérer retrouver la mémoire.

Il y trouva une feuille. Celle-ci était vierge. De plus, il remarqua une odeur de parfum rosé et fruité qui hantait les lieux. Cette odeur lui était étrangement familière, mais il ne réussit pas à l’identifier. La troisième chose qu’il découvrit, c’était cette étrange chose qui était au fond du bain. En s’approchant de plus près, il constata qu’il s’agissait d’un poignard et qu’aux bordures du bain, il y avait plusieurs goûtes de sang. Avec tout cela, il pouvait en déduire qu’il avait probablement eu une relation sexuelle, dû au fait qu’il s’était réveillé tout nu. N’ayant plus rien à faire dans cette chambre, il décida de sortir à l’extérieur, histoire de prendre l’air.

Il aperçut, près de l’hôtel, un presse café qui avait l’air d’avoir une ambiance chaleureuse. Il y entra et commanda un café pour emporter. L’endroit où il se trouvait était tout de même assez étrange. La serveuse lui servit son café. Il put lire le nom de la jeune fille. Amélie apparaissait sur son insigne. Raphaël trouva tellement qu’Amélie était attachante qu’il décida de boire son café à l’intérieur, afin de mieux pouvoir lui causer. Ce que Raphaël ignorait, c’est qu’Amélie était la fille de l’autre soir. Bien qu’il n’ait pas pu le savoir, Amélie l’avait complètement reconnu. Le tendre amour de Raphaël était maintenant dans l’oubli. Elle en était parfaitement consciente, car elle avait un but en tête et en profita. Il discuta avec elle et étrangement, il semblait la connaître, du moins, c’est ce qu’il croyait. Il ignorait cependant qu’il avait raison de la connaître.

« Vous venez d’arriver? » lui demanda-t-elle.

Ne sachant pas trop quoi répliquer, Raphaël lui fit un sourire charmeur en acquiesçant.

« Êtes-vous libre ce soir, ma jolie? », lui demanda-t-il, quelques moments plus tard.

À son tour, elle lui fit un sourire et rougit un peu. Raphaël venait de l’inviter ce soir, dans sa chambre d’hôtel, vers vingt-deux heures tapantes. Il s’en alla vers l’hôtel et ramassa tout ce qui traînait, y compris le sang à l’entoure du bain.

Cela faisait plusieurs mois qu’il se sentait seul. Il ressentait le manque de désir charnel de son amoureuse. La solitude le hantait comme une douleur insupportable au creux de son âme. Aujourd’hui, il voulait profiter d’une occasion bien particulière, l’arrivée de sa compagne de vie. À vingt-deux heures ce soir, il serait prêt à passer à l’acte. Le fait d’y penser le rendait tellement dans un état d’euphorie, qu’il n’arrêtait pas d’augmenter son taux d’adrénaline dans le corps. Raphaël était entrain de tout préparer. Les pétales de roses par terre et sur le lit, les chandelles éparpillées partout dans la chambre d’hôtel, la petite musique d’ambiance intime et surtout, les rideaux de soie flottant dans une petite brise d’été. Tout y était. Mais quelque chose lui échappait. Il se rendit compte qu’il avait oublié le bon bain chaud moussant de bulles parfumées. Maintenant, l’atmosphère était parfaite pour passer une soirée agréable à deux. Le temps lui paraissait très long, tellement, qu’il finit par s’endormir, comme s’il n’avait jamais dormis de sa vie.

Quelques heures plus tard, on sonna à sa porte. C’était elle. Elle dégageait un charme fou. Étant vêtit d’une robe noire élégante avec un décolleté sublime suivit de superbes talons hauts et d’un ravissant collier de perles, elle était irrésistible. Sa coiffure ne laissait pas à désirer. Son maquillage non plus. Bref, elle était tellement radieuse que je sentis quelque chose faisant partit de moi se redresser. Physiquement, tout allait trop vite. J’essayais de me contrôler, mais le fait qu’elle m’embrasse vigoureusement ne m’a pas facilité la tâche. Une fois entré dans la chambre, je lui servis un verre de champagne. Nous discutions de tout et de rien comme si nous nous connaissions depuis toujours, jusqu’à ce qu’elle me caresse la jambe avec ses pieds, histoire de réchauffer l’atmosphère. Elle était un peu cocasse et le fait de précipiter les choses me dérangeait un peu. « Tout devait se passer comme imaginé! » se disait-il dans sa tête. Elle se rapprocha puis passa sa main douce dans ses cheveux bruns. « Tu m’as manqué! » affirma-t-elle, d’une voix sensuelle.

Deux pour un

Pas après pas, Marc descendait les marches de son autobus pour se diriger vers l’école, répétant ainsi sa routine habituelle. Une pluie torrentielle s’abattait sur la ville de Sainte-Foy, ce qui rendait la vue impossible à plus de trois mètre.  Il se dépêcha donc de rentrer le plus vite possible à l’intérieur de cette misérable bâtisse qui, aurait-on pu croire, avait survécu à la deuxième guerre mondiale et aurait été abandonné pendant plus de soixante-cinq ans pour être réhabiliter plutôt que détruite.  Mais réhabiliter… avec un budget annuel équivalent celui d’Haïti car, rien ne paraissait en bonne état dans cette école après un premier coup d’œil, ce qui le rendait honteux de son école.  Il courait avec misère car, le sol joncher de trous de la grosseur d’obus atomique, rendait toute course et même, de la marche rapide presque impossible.  Le simple fait de s’être rendu à l’intérieur de l’école sans être tomber dans une flaque d’eau, était l’équivalent, pour un unijambiste, de parcourir une distance de marathon en patin à glace, sur un pont d’une largeur d’un demi mètre, et ce, en se faisant arroser avec de l’eau au visage.  Arriver à l’intérieur, Marc était exténué et se devait de prendre une pause s’il ne voulait pas avoir une crise cardiaque.  Sitôt son souffle repris, Marc continua son périple jusqu’à sa case, où il y déposa ses choses pour aller s’assoir sur une des nombreuses tables de la salle communes de l’école, où tous les élèves se réunissaient pendant les pauses pour discuter entre eux.  Marc lui, passait la majore partie de son temps seul, ou du moins, avec sa deuxième personnalité qu’il aimait à appeler Michaël.  Michaël représentait aux yeux de Marc son opposer total, lui qui était plutôt de nature douce, amicale et renfermée, presque gêné par sa simple présence. Son humilité hors du commun venait accompagner son côté  respectueux qui évitait par-dessus tout les conflits mais, lorsque ceux-ci se présentaient à lui, il les réglait toujours de façon diplomatique et civilisé. Sa seconde  personne, Michaël, bagarreur, impolie, cherchant l’affrontement et l’attention du publique par tous les moyen possibles n’avait qu’une chose en tête,  le respect. Imbu de lui-même, parfois, se croyant supérieur aux autres et en venait à les dénigrer, il se ferait facilement des ennemis, ou des amis, s’il en avait l’occasion.  Même Marc, qui faisait partie intégrante de lui, ou devrait-on dire le contraire, subissait son mépris.  C’était comme David et Goliath dans le même corp.  Comme à l’habitude, ils entamaient de longue conversation, mentalement bien sûr, sur les autres élèves et leur façon de se comporter.  Vraiment tout y passait.  L’habillement un peu trop rétro des uns, le sujet de conversation des autres, trop banale, trop compliqué.  Michaël passait toujours des commentaires négatifs sur les gens et Marc était presque toujours en opposition avec lui.  De véritables alter-égos.  Après quelques minutes de combats verbaux acharnés, les deux rivaux arrêtèrent toute discussion et se mirent à regarder tous deux, la même personne, qui venait de faire son entré dans la salle. Il s’agissait de Catherine, la plus belle fille de toute l’école selon les deux jeunes.  Marc, qui était la personnalité dominante du «couple», ne pouvais se résoudre, ne serait-ce qu’à l’aborder dans un des cours qu’ils avaient en commun pour espérer en arriver à un déboucher plus… romantique que le cours de math qu’ils partageaient.  Néanmoins, cette gêne pouvais être surmonté avec de la bonne volonté et, bien sûr, l’aide de Michaël.  Ce qui venait vraiment jouer en la défaveur des deux protagonistes, était le fait que, selon Michaël, Marc leur avait privé de toute masculinité en les faisant passer à côté de la puberté de par sa nature frêle et trouillarde, leurs enlevantes toutes chances de pouvoir la séduire.  Michaël lui, n’étant point celui qui tirait les ficelles, ne pourrait jamais aborder Catherine à moins d’une élimination systématique de tout ce qui était de Marc, ce qui s’avérait presque impossible pour lui, à moins bien sûr que marc y mette du sien.  Ils observaient les moindres faits et gestes de Catherine jusqu’à ce qu’elle vienne s’assoir à la même table que eux.  Seule hic, ils étaient tous deux assis au deux extrémité.  Au lieu de venir s’assoir à côté de Marc, Catherine alla s’assoir juste en face de celui que les deux amis détestaient le plus dans l’école, David.  Ils amorcèrent une conversation que Marc et Michaël ne pouvaient entendre, pour cause de bruit incessant de leurs camarades et simplement de la distance qui les séparaient.  Toute sorte d’idées leurs traversaient l’esprit, parlait-il du temps horrible qui s’abattait sur leur petite localité ?  Ou peut-être ils parlaient de même sujet que Marc et Michaël et argumentaient sur le comment du pourquoi ?  Quand soudain, Michaël se souvint de quelque chose qui allait les troubler.

-Te souviens-tu, il y a une semaine, lorsque tu étais allé aux toilettes de l’école pendant les cours et que nous nous étions parlé brièvement, à haute voix, de quelque chose sans importance ?

-Oui, je m’en souviens, c’était la fois où David était arrivé juste après nous et qui nous avais surpris, enfin… m’avais surpris te parlant.

-Crois-tu qu’il pourrait être en train de raconter ça à Catherine ?

-Merde ! Je crois que tu as raison.  À leur qu’il est, il doit surement en être à la moitié de l’histoire.

-Il n’y a qu’une seule façon de le savoir.

-Je vois mais… pourquoi irait-il le dire à Catherine, il ne sait pas que nous que nous somme amoureux d’elle ?

-Peut-être qu’il veut partir une rumeur sur toi comme quoi tu te parles tout seule et que tu es un évadé d’asile et que par un malheureux hasard, ou peut-être le fruit du destin, Catherine serait la première personne avec il partira la rumeur ?

Ils le savaient pertinemment,  la seule façon de le savoir était de se rapprocher de Catherine et David afin d’épier leur conversation.  Ils n’avaient pas le choix, ils devaient à tout prix découvrir ce sur quoi ils parlaient, leur vie en dépendait.

Solitude



Je n’ai besoin de personne. Je n’ai jamais aidé personne et personne ne m’a jamais aidé. C’est comme ça que ça marche ici. Tu es dans la merde ou tu ne l’es pas mais tu ne peux pas t’en sortir comme ça. C’est pourquoi les gens à l’école ont dit que j’avais besoin d’aide. Moi je n’en veux pas de leur aide. Je vais très bien. J’ai dormi seul la nuit dernière car ma mère travaillait de nuit et mon père est encore allé prendre une bière avec ses amis. J’ai eu la trouille et je n’ai pas dormi de la nuit. À part ça, je vais bien. Plus j’y pense, ce n’est pas moi le problème. C’est toujours les autres le problème.

 

Je suis en secondaire un et je peux dire que c’est la pire place au monde. Trop de bruits, trop de gens, trop de devoirs, trop de professeurs, trop de tout. J’ai aucune idée pourquoi mais les personnes ressources de l’école ont dit que je n’étais pas dans des conditions normales et que je pouvais avoir accès à des ressources. Mais j’avais compris le principe des adultes, j’avais compris comment se débarrasser d’eux. Ils t’approchent, tu leur souris gentiment avec un air inoffensif et tu leur réponds que tout va bien. Ils m’ont laissé tranquille.

 

Après un mois, ils sont venus me voir pour me dire de rester après l’école, que mes parents étaient au courant et qu’ils viendraient me chercher quand la soirée serait terminée. Ma tête ressemblait à un examen de 50 questions comme celui que je venais d’échouer en mathématique et j’avais des points d’interrogation dans les yeux.

 

C’est là que je l’ai rencontrée pour la première fois. Elle était petite mais semblait avoir un grand cœur et semblait un peu timide. Non ce n’est pas vrai. Elle n’était pas timide, mais les épreuves qu’elle devait traverser la rendaient timide. J’avais compris tout ça juste en la regardant. J’avais perçu toute sa personnalité dans un seul regard. On n’en fait pas souvent des rencontres comme celle-là. J’ai tout de suite su que c’était la seule personne qui me connaîtrait vraiment et en qui j’aurais confiance. Comme un coup de foudre. Un coup de foudre amical. Pas un coup de foudre d’amour! Beurk! Elle s’assit à côté de moi et une enseignante m’expliqua ce qui se passait. J’étais jumelé avec cette fille jusqu’à la fin de l’année et nous aurions des rencontres une fois par semaine. Tout ça dans le but de me sentir moins seul et m’aider à traverser ma période difficile et la sienne aussi. Nous pourrions faire du sport, du bricolage et toutes autres activités qui nous permettraient d’avoir du plaisir et d’oublier nos problèmes. En d’autres mots, elle était devenue ma Grande Sœur.

 

La première rencontre fut silencieuse. Une heure à se regarder dans le blanc des yeux sans échanger aucune parole. On pouvait communiquer sans même se parler. Je trouvais ça parfait, moi qui n’étais pas très bavard. Les rencontres n’avaient rien d’intéressant jusqu’à présent mais je les appréciais quand même. J’avais pris goût à avoir de l’attention et me sentir apprécié au moins une fois par semaine.

C’était devenu mon moment préféré de la semaine. J’attendais avec impatiente le moment ou je pourrais retrouver Sarah pour faire des activités sans jamais échanger plus de deux ou trois mots.  La surveillante ne trouvait pas cela normale et voulait me donner une autre Grande Sœur. Je refusai aussitôt, je voulais garder Sarah avec moi. Il y a deux semaines nous avons eu la rencontre la plus intéressante depuis le début de notre jumelage. Nous avons enfin échangé quelques mots.

-Comment va Laurent aujourd’hui?

-Bah… Je suis un peu fatigué. Je me suis couché tard.

-Oui moi aussi.  Pourquoi tu t’es couché aussi tard? Normalement un garçon de ton âge y doit s’coucher tôt.

-Mon père y’avait trop bu et y’a crié sur ma mère toute la soirée ça m’empêchait de dormir. Toi?

-Chui allée chercher ma mère trop saoule après sa soirée.

C’est à ce moment qu’on a compris vraiment qu’on avait les mêmes problèmes.  Sara continua à parler :

-Ques tu fais ce soir?

-Surement la même chose qu’hier. Toi?

-Viens avec moi j’va te montrer queque chose j’te rapporte après.

Sara savait très bien que les rencontres à l’extérieur de l’enceinte de l’école étaient interdites, mais je crois qu’elle s’en foutait un peu et qu’elle préférait ne pas rester seule. Je n’avais encore aucune idée de ce que Sara avait tant hâte de me montrer.

Le lendemain nous nous sommes rencontrés comme prévu derrière le dépanneur Léger. Il faisait noir et j’avais quelques frissons. J’avais confiance en Sara mais je la connaissais quand même depuis peu donc je pouvais quand même être en danger. J’avais décidé de lui faire confiance. Après tout elle aussi elle me faisait souvent confiance. Nous avons parcouru la rue Lefrancois dans le silence total me posant mille questions sur notre destination. Elle s’arrêta soudain devant une ruelle très sombre dans laquelle je ne me serais jamais aventuré seul, éclairé peut-être par le fruit de notre amitié. Une petite porte se trouvait à notre droite. Elle était couverte de graffiti et on pouvait savoir qu’elle était là que seulement si on connaissait son existence. J’avais maintenant la frousse. J’aurais tout fait pour me retrouver ailleurs, n’importe où mais pas ici. Je devais à tout prix faire confiance à Sara. C’est alors que quelqu’un en sorti comme d’une boîte à surprise. Un garçon un peu plus vieux que nous, les cheveux blond et les yeux bleus. Il n’était pas très choyé par la vie selon son visage plein de boutons. À l’intérieur se trouvait pleins de salles différentes avec un nom sur chacune des portes. Chaque chambre contenait un lit, un bureau, une chaise, une fenêtre donnant sur la ville de Montréal et des écritures sur les murs. Ces petits logements servaient à abriter les jeunes de notre âge qui n’ont pas de famille ou personnes pour les aider. Sara n’en avait pas un à elle mais se servait souvent de celui de sa meilleure amie qui était rarement présente pour se réfugier lorsqu’il y a des moments très difficile avec sa mère.

-J’sais pas pourquoi jte montre sa mais j’sais que s’pa toujours drôle comme moi fack tu pourras venir ici quand t’en aura besoin. Parle pas beaucoup au gens autour de toi sont un peu bizarre pi barre la porte si  tu dors ici. Mais sens-toi comme chez toi.

C’est pour sa que je l’aimais Sara. Elle comprenait ce que j’avais besoin sans même lui dire.

On a continué à se voir même si c’était interdit entre les heures permises. Nous nous cachions toujours et évitions aussi de passer près de l’école ou près des gens concernés. On voulait pouvoir continuer à se voir et garder un contact plus important que celui que nous avions une fois par semaine à l’école.

Un soir, alors que nous nous étions donné rendez-vous à l’éternel dépanneur Léger, une auto pour nous inoffensive croisa notre chemin. On ne le savait pas mais le directeur de l’école venait de passer juste à coté de nous. Il était au courant de notre dossier et surtout que nous ne devons en aucun nous contacter à l’extérieur de l’école.

Après plusieurs réflexions avec les membres de l’organisation, ils vinrent à la conclusion que les rencontres seraient interrompus et que nous avons en aucun cas le droit de nous voir ou de nous contacter. POUAH! Ils pensaient vraiment que nous allions les écouter. C’est justement ce sentiment d’interdit qui nous poussèrent à nous rencontrer presque tous les jours sans que personne ne soit au courant. Parfois au parc, parfois à sa cachette secrète, parfois en arrière du dépanneur. Je n’en revenais pas à quel point cette fille si petite et si timide pouvait m’apporter cette grande chose que je ne pouvais nommer mais qui était essentiel.

Trois semaine plus tard, je rentrais à la maison après l’école et quelque chose clochait, mes parents étaient là. Depuis la maternelle je suis toujours seul après l’école. Ce n’était vraiment pas normal, la terre tournait surement dans l’autre sens.

-Assis-toi faut quon te parle.

-Quoi?

-Moi pi ton père on en a assez on va se separer. Chpu capable del ramasser.

-Pi toi esti t’es toujours en train de coucher à gauche pi à drette tes tu mieux salope?

-Eille j’t’ai dit de pas parler de même devant Laurent j’tel l’avais d’ja dit. Tu vas vivre avec maman Laurent le temps que ça se calme.

-Eille la folle! Ya le droit d’habituer ou’c qui veut. Y choisiras y’est assez grand ciboire.

C’est les derniers mots que j’ai entendu de mes parents. Je  pris mon sac d’école avec mes choses importantes et je partis avec mon cœur dans mes bottines. J’avais aucune envie d’y rester ni de devoir choisir avec qui je continuerais de vivre mon calvaire, c’était égal avec les deux de toute manière. Au début je ne ressentais rien, ensuite la tristesse, puis la colère, l’envie de les tuer, l’envie de mourir, l’envie de rien. J’avais seulement envie de retrouver Sara.

Je me rendis là où elle était toujours à l’habitude mais elle n’y était pas. Je me rendis alors chez elle. Je connaissais l’endroit parce que je l’avais espionné l’autre soir quand elle y est retournée, mais elle n’y était pas non plus. Elle n’était nulle part, mais c’est elle que j’avais besoin de voir au plus haut point.  Une drôle de sensation me parcoura le corps, je devais à tout prix retrouver Sara.

Pierre Précieuse



Dans un village, à quinze kilomètres de la ville de Gaspé, venait d’emménager une famille recomposée.  Ils avaient déménagé pour être plus proche de l’école secondaire où allaient les deux filles. La cadette, châtaine aux yeux verts d’une apparence menue et toujours de bonne humeur, était le rayon de soleil de la maisonnée.

Jade, telle une pierre précieuse, aimait la vie.  Elle profitait de chaque moment vécu.  Pour bien les mémoriser elle prenait des dizaines et des dizaines de photos.  Elle adorait se promener à vélo dans le sentier près de chez elle.  Quelques fois,  elle passait la journée entière à se promener.  Elle photographiait les gens qu’elle croisait dans la rue, la nature et les petits animaux qu’elle voyait pour pouvoir en faire un album.  Elle avait au-dessus de vingt pellicules photos en sa possession, sauf qu’elle n’avait pas l’argent pour les faire développer, alors elle économisait ce qu’elle pouvait.

Jade était très proche d’Amélie, sa sœur ainée.  Elles avaient une belle complicité et elles se comprenaient parfaitement.  Par contre, ses parents  les laissaient souvent seules.  Sa mère était quelques fois occupée au travail, cela lui arrivait souvent de ne pas venir coucher à la maison.  Amélie croyait que sa mère avait une liaison avec un de ses collègues de travail.  Le beau-père de Jade non plus n’était pas vraiment là pour elle lorsqu’elle en avait besoin, que se soit pour des questions scolaires ou pour autre chose.  Alors, c’est Amélie qui s’est occupée de Jade tout au long de leur enfance. 

La famille du côté de sa mère était très nombreuses.  Elle avait quatre tantes,  cinq oncles et chacun d’eux avaient des enfants.  Jade et Amélie étaient plus proche de l’un de leurs cousins.  Celui-ci était très malade et il devait rester de longues journées à l’hôpital pour passer des tests.  Toute sa famille était ébranlée par cette situation encore plus Jade puisqu’il était un peu comme son grand frère.  Les fins de semaines, quand elle avait le temps, elle se rendait le matin avec sa sœur, à bicyclette, à l’hôpital passer le reste de l’après-midi avec lui.  Ils pouvaient parler pendant des heures et des heures ensemble.  

Puis, Jade avait fait la connaissance d’un garçon un peu mystérieux à son école. Il était un peu plus âgé qu’elle, car il avait redoublé une année au primaire.  De ce fait, elle avait ses cours en même temps que lui.  Un matin, elle était à l’arrêt d’autobus et l’avait remarqué dans son entrée qui était juste en face de chez elle. Avec le temps, ils étaient devenus de bons amis.  Jade l’appréciait beaucoup, mais son père l’effrayait un peu.

Il était très sévère. Il tenait à ce que ses enfants aillent un bon comportement et qu’ils réussissent bien à l’école. Pour cela, l’homme avait établi des règles strictes à la maison. Donc, l’ami de Jade, devait faire attention à ce qu’il disait en présence ou pas de son père, car il était toujours présent sans l’être en même temps. Son ami s’absentait souvent de l’école et il ne parlait pas tellement de sa famille. Il niait les paroles dites de ses camarades lorsqu’ils lui en parlaient. Quelques fois, il devenait arrogant avec les gens, puisqu’il détestait que les individus parlaient de lui sans savoir exactement de quoi il parlait eux-mêmes. C’est-à-dire qu’il n’aimait pas les gens qui ne se mêlaient pas de leur affaires. Sa relation avec Jade était forte. Ils savaient qu’ils pouvaient compter sur l’un et l’autre sauf qu’il gardait une réserve par rapport à sa famille. Jade ne comprenait pas pourquoi il agissait ainsi. Elle voulait le meilleur pour lui et lui de même.

Lorsqu’elle allait chez lui, son père la regardait fixement de la tête au pied sans lui parler. Elle trouvait cela très, très étrange. Même quand elle sortait les poubelles ou elle restait dans sa cour, elle se sentait épiée.  Elle n’en faisait pas de cas, car elle croyait qu’il l’observait parce qu’elle était nouvelle dans le quartier ou qu’il voulait mieux la connaître.  Quelques semaines plus tard, Jade commençait à s’inquiéter, car l’homme d’en face continuait de la regarder par le coin de la fenêtre. Elle trouvait que son voisin en faisait un peu trop, donc elle en avait discuté avec le fils de cet homme.  Il affirmait le contraire de ce qu’elle laissait entendre, mais son visage laissait paraître autre chose. Elle ne saisissait pas tout le temps le sens que son ami voulait invoqué quand il parlait. Ses expressions étaient différentes d’une fois à l’autre lors de leurs discussions à ce sujet.

Cependant, comme elle n’avait pas l’appui de son ami, elle décida d’en parler avec sa sœur.  

-Amélie! viens ici s’il-te-plait?

-Ca va? qu’est-ce qu’il y a Jade?

-Je voulais juste te demander qu’est-ce que tu penses de notre voisin?

-Ah il est correct, je trouve que vous allez bien ensemble…

-En?! moi je te parle de son père. Tu ne trouves pas qu’il a l’air suspect?

-Suspect de quoi?

-Ce qu’il fait de ses journées.

-Ah peut-être, mais j’ai remarqué qu’il te regardait souvent. C’est ça que tu veux dire?

-Oui c’est ça! Qu’es-ce que je peux faire?

-Rien, laisse le temps aller et il va sûrement finir par arrêter…

 Malheureusement, ce n’était pas ce que voulait entendre Jade. Elle croyait que sa sœur allait plus la comprendre et l’aider. Jade n’en pouvait plus. Elle voulait savoir ce qu’il se passait chez lui. Alors elle regarda sur internet pour essayer de trouver des informations sur sa famille.  Elle remarqua qu’il y avait quatre ans, que l’homme dont il était question, avait fait de la prison pour cause d’enlèvement. Le cousin de Jade et d’Amélie était aussi impliquer là-dedans, sauf qu’il faisait parti des témoins. Jade pris son vélo et se rendit à l’hôpital pour en discuter avec lui. Elle n’en tira pas beaucoup de renseignements, car son cousin était encore sous l’effet de médicaments et il ne s’en rappelait plus vraiment. Par contre, il lui avait dit que l’homme s’était enfui avec une petite fille. Il l’avait enfermé dans le coffre arrière de sa voiture. Tout ce qu’elle entendait et pensait était clair et obscure à la fois. Ce n’était pas très évident pour Jade de voir son cousin ainsi et qu’elle ne pouvait rien faire pour l’aider. Les infirmières s’en occupaient du mieux qu’elles pouvaient. Le médecin rassurait Jade en parlant du bon côté des tests effectués sur son cousin.

Quelques jours plus tard, il y avait eu un accident qui était passé aux nouvelles. Jade en avait parlé avec son ami et elle avait remarqué qu’il connaissait peut-être quelque chose sur ce sujet. C’était un peu le même genre d’histoire qu’il y avait eu quatre ans plutôt. L’annonceur télé décrivait avec tristesse ce qu’il s’était produit.

            <<Cet évènement a choqué plusieurs personnes et je crois bien qu’elle restera  dans l’histoire de notre communauté. La jeune fille de dix ans, retrouvée morte   dans un faussé, a été agressée et ensuite abattue à mort la nuit dernière. Les   policiers penseraient que le meurtrier serait un homme dans la quarantaine et il             paraîtrait qu’il demeurerait dans le secteur du village près de Gaspé.>> […]

            <<Maintenant, allons retrouver notre journaliste qui était sur place cet après-midi avec la famille de la jeune fille. Tu as raison cher collègue. C’est un évènement troublant pour la population de Gaspé. La mère de l’enfant me disait qu’elle n’en revenait pas qu’un homme avait pu faire une telle chose à une petite fille sans défense. Lorsqu’elle s’était fait enlevée, la madame l’avait laissée seule dans sa cour quelques minutes puis lorsqu’elle était revenue, sa fille avait disparue.>>

Jade connaissait la petite fille, car c’était une amie de la famille et elle prenait des cours de danse avec elle. Jade n’en croyait pas ses oreilles. Elle ne pouvait en entendre plus. Elle sortit à l’extérieur, prit sa bicyclette avec son 35mm et s’enfui loin de sa maison et du reste du monde. En pédalant, Jade eu de la difficulté à respirer. Elle tomba de son vélo et en fermant les yeux, elle aperçu quelqu’un se rapprocher. C’était probablement un homme à cause de sa silhouette, car le soleil était aveuglant. La caméra fut projetée par terre dix milles mètres plus loin de sa bicyclette.

 

Monde 9867

Le Monde 9867

Montréal 2007, l’hiver battait sont plein, le vent soufflait a vous en faire frémir la peau.

Lucie rentra sa tête dans son manteau pour se protéger du froid. Elle venait de sortir de son bureau et elle clopinait vers la station de métro. « Maudit boss, qui pense que je suis une esclave ! Sa a pas de sacré bon sens ! Je vais lui montré moi ! » Lucie embarqua dans le métro puis elle descendit a la gare Lucien-Lallier. Elle prit le train de 9h00 vers Blainville et elle salua les habituel personne quel croise durant la matinée. Elle s’assit avec Martin et Valérie, ils parlèrent de tout et de rien. Lorsque Martin se venta encore une fois de sa position au sain de la compagnie de marketing, Lucie et Valérie firent semblant d’écouter. Lucie aborda encore une fois le sujet de leur études : « Dit Martin, tu as eu combien déjà en français?»  « 55% pourquoi?» répondit Martin. Oh juste comme ca… «Va chier» répliqua Martin. « Elle me fait chier Lucie, mais avec c’est cheveux châtain comme être réellement fâché contre elle? Ah si seulement je pouvais le lui dire… » Soupira intérieurement Martin. Valérie prit la parole : Dites, le train est immobile depuis bien longtemps.  Ouais: répondirent les autres. Je vais voir ce qui ce passe.

Valérie se leva est s’en alla vers le premier wagon pour parler avec le chef de train.

-«Elle va faire encore sa petite détective.»dit Martin.

-Ce n’est pas gentil Martin : dit Lucie.

Valérie marchait de wagon en wagon. Elle arriva au dernier wagon et ne trouva personne. Elle marcha jusqu’à la sortie puis elle pressa sur le bouton de communication avec le chef de train. « J’espère qu’il a une bonne explication.» Quelque instant plus tard, personne ne répondit encore. « Il son sourd ou quoi ? Ca me fout la chair de poule de ne voir personne dans le train. Normalement il y a au moins 10 personne qui dorment ou écoutent le MP3.» Valérie commença à marcher vers la porte de communication, elle entendit un bruit bizarre. Une sorte de rugissement à faire craquer le métal, suivi d’un hurlement humain à faire fuir Hercule. Elle courra a en perdre l’haleine pour rejoindre ses amis. Lorsqu’elle les rejoignit, elle se rendit compte qu’elle avait bien entendus un rugissement car Martin et Lucie étaient sur leur garde.

Lorsque l’inspecteur John Desile fut sur la scène du déraillement, il vit tout de suite que quelque chose clochait : Il n’y avait personne a son bord puis il manquait 3 wagon.

« Ah Inspecteur, vous arriver juste a temps, le C.P.R. a déduit que la cause du déraillement est à cause d’une rafale de vent. Le SPVM est présentement entrais de trouver les identités des personne manquante.» dit le lieutenant Pierre. « Bon ten…» commença Desile «ATTENTION ! Reculer !» cria quelqu’un. L’inspecteur tourna la tête et dit : Bon dieu de …

John resta figé sur place, le wagon de deux étages se renversait sur le coté, tuant au passage deux employé et réduisit en poussière 3 voiture de patrouille. Lorsque la poussière fut dispersée, John crut voir une entité disparaître avec la poussière.

Martin fut le premier à trouver le bouton d’urgence d’ouverture des portes.

-Bon que faisons nous maintenant ?

-On doit appeler les secours idiot !

-Avec quoi ? Regarde où on est rendu !

Martin essaya de contenir sa peur, mais le décor où ils avaient atterris, étais terrifient.

Imaginé un désert de sable rouge, avec un fort vent, un soleil bleu et des millions d’objets éparpillé un peu partout, déchet, voiture, squelette etc.  Martin recula pour observer le wagon de deux étages, il vit juste le wagon sur un bout de rail. Lucie et les autres étaient déjà sortis du wagon.

-Bon, on doit essayer de sortir de cette place bizarre.

Julie le fusilla du regard.

-Ah, depuis quand est du devenu le chef ? Hein ? Quand !

-J’essaye d…

-OUI ! Suivons M. Martin, car IL est le meilleur à tout savoir !

-LUCIE ! Calme-toi on est dans des beaux draps, mais il ne faut pas s’énerver !

À la parole de Valérie, Lucie vacilla puis elle prit la parole :

-Désolé, je… je… je perds les pédales. Excuse-moi Martin.

-Ca va

Martin sorti de sa poche son cellulaire, il vit tout de suite qu’il n’avait pas d’antenne.

-Bon si on rentre dans le wagon ? Cela va nous abritera du vent qui souffle.

-Ok

Lucie et Valérie s’assirent au deuxième étage. Valérie regarda Martin. Celui-ci comprit tout de suite.

John Desile regarda la grue lever le wagon de 50 000 Kg comme si ce dernier était juste un banal bout de papier. John vit les 3 wagons qui étaient disparu.

-Inspecteur !

-Oui ?

-Un téléphone Urgent du poste de commandement.

– De la Sureté du Québec ?

-Oui.

John prit le téléphone et répondit.

– Inspecteur Desile

-Ah John, je t’envoie un groupe de crypto logistes sur la scène.

-Pourquoi ?

-Ils ont déjà vu un cas semblable.

John lui raccrocha au nez.

Le groupe de crypto logiste était en fait, deux personne : un crypto logiste et un historien.

Tout les deux des Français de France. L’historien s’appelait Jacques et le crypto logiste s’appelait Pierre.

-Bonjour M. Desile, pouvons-nous parler dans un endroit discret ?

-Bien-sûr

John amena les deux personnes dans le poste de commandement mobile de la SQ.

-Tout le monde, prenez une pause de 30 minutes.

-M. Desile, nous avons de grosse chance de penser que la cause de ce déraillement et du a cause du monde parallèle #9867. Je vous recommande de laisser les 3 wagons ou il son pour que nous pouvons évaluer la menace.

– Quel menace ?

-M. Desile rappelez-vous du TGV en France en 2002 ?

-Oui, 350 personnes portées disparu.

– Figurez-vous que nous avons trouvé un groupe de personnes deux ans plus tard.

Leur histoire n’on fait que rappelez une partie prédite par les adorateurs de Gaya.

-Gaya ?

-Pierre va vous expliquez.

-« Dans la mythologie grecque, GaïaGaiaGayaGaiyaGæa ou  est une déesse primordiale identifiée à la « Terre-Mère », donc les adorateurs de Gaya son tout simplement les Grecs

– Ils ont dit que le monde merveilleux va choisir certaine personne pour les faire passer un test, dans le but de revenir a leur vie.

-Donc vous dite que les 36 personnes disparu dans ce train son dans un monde parallèle ?

-Exact

-Me prenait-vous pour un idiot ?

-Non

-Alors montré moi une preuve de ce que vous avancé !

Martin prit son cartable, puis commença à écrire un journal de ce qu’ils sont entrai de vivre. Après 2 pages, il entendit des cris à l’extérieur du wagon. Martin se leva lentement, la peur lui paralysé la raison. «Bon en regarde par la fenêtre puis je part avertir les fille en haut.» Il s’approcha lentement de la fenêtre. Ne voyant rien, il s’avança vers la porte.

« Que-fait tu Martin?» à mesure qu’il approchait de la porte, celle-ci s’ouvrit brutalement. Il rampa jusque à son siège, et il se coucha en boule. Il entendit des sons bizarres. Puis il comprit que les sons étaient en réalité de l’espagnol

– Qui est la ?

– Nous somme un groupe de personne perdu dans ce monde. Nous étions dans le train de l’AMT.

-Vous-êtes combien ?

– 20 personne, les 8 autres on été dévoré durant la nuit par une créature.

-Entrer nous avons 2 wagon pour vous logez.

Les personnes entrais par la porte, certains le remercia. Martin vit ses deux amis descendre et virent directement à lui.

-Qui sont ses gens ?

-D’autre personne qui ont étais dans le train, comme nous.

-Qui ta donner la per…

– JULIE !

-Pardon.

Martin prit la direction de son siège puis il s’assit et alluma son ordinateur portable.

Il commença à dessiner pour oublier dans quel merdier ils sont.

John suivi les deux autres vers les trois wagons. Pierre entra le premier.

-Je vois que le CPR a remit les wagons sur les rails.

-Oui, c’est pour donner de l’électricité au wagon pour atteindre les ordinateurs de bord.

-Jacques ? Viens voir ceci.

John et Jacques marchèrent vers le siège où Pierre était assis. Il tenait un ordinateur portable sur lequel un dessein était entrai de se former. Jacques prit tout de suite l’ordinateur et ouvrit un document texte. Il tapa :

« Est-ce que il y a quelqu’un? Si oui précisé vos prénoms et le nombre de personne qui sont la. Ceci est la Sureté du Québec qui écris.»

Martin sursauta lorsque le document texte s’ouvrit, puis commença à écrire un message.

Il répondit : « Je me nomme Martin et il y a 23 personne sur deux wagon. Nous somme dans un désert bizarre. Aidez-nous !»

John et les autres n’en croyez pas leur yeux lorsque la réponse de Martin leur parviens.

Jacques répondit : « Martin, vous êtes dans un mondes parallèle, nous allons essayer de vous sortir de la mais, lorsque vous entendez des rugissements aigue, sachez que votre périple ne fait que commencer.» La réponse leur firent trembler : le dessein défini un monstre à la dentition pointu au corps de lion.

-Mon dieu, c’est une manticore…

La solitude

Ceci est l’histoire d’une petite fille, voici son histoire. Tout d’abord son nom était Michelle, Michelle Green si ma mémoire est bonne. Je l’ai connue quand elle avait l’âge d’à peu  près cinq ans. J’avais un petit garçon de son même âge et j’étais une amie proche de la famille, on s »est connu à la garderie de nos enfants et depuis cela je me suis rapproché aux Green. Michelle n’était pas une fille comme toute autre,elle était très seule toujours dans son petit monde. Elle était très solitaire, elle n’avait pas d’amis à la maternelle, pas un seul, on pourrait même dire qu’il n’y avait  personne  qui l’aimait ou qui allait l’aimer. Après l’école elle s’enfermait dans sa chambre et commençait à jouer avec toute sorte de poupées et jouets qu’elle avait dans sa chambre. Chacun de ses jouets avait son nom marqué « MICHELLE GREEN » avec un autocollant « propriété à: ». Souvent, elle s’enfermait dans sa solitude, toute seule avec son âme noire dans son armoire. Elle n’osait pas à  fêter son anniversaire avec ses amis, car elle en n’avait pas, elle le fêtait seulement avec les membres de sa famille, amis proches de la famille, mon mari, mon fils et moi. Mon fils a toujours essayé de se rapprocher d’elle, mais cela lui était presque impossible. « Elle est une petite fille manipulatrice, mais  avec un coeur extraordinaire. Difficile à comprendre, mais je sais qu’au fond elle est gentille et amicale comme toute autre fille sur cette planète » disait mon fils.Difficile à expliquer, non? Elle était très différente à tout autre enfant, elle avait un côté hypocrite. Je me suis toujours dit que Hollywood serait la place idéale pour une personne comme Michelle, elle n’avait que cinq ans et elle savait déjà comment manipuler les adultes à son entour. Hollywood.. là où les meilleurs acteurs habitent et travaillent. Ils ont tous l’aire d’être solidaires et gentils envers les autres devant leur face, mais une fois que ceux-là font un demi-tour, il faut bien prêter attention et surveiller son dos car une bombe est en chemin. Je ne dis pas qu’ils sont tous de même, mais la plupart d’entre eux sont de même. Revenons à Michelle. Elle était une belle actrice,  très fine, très bonne, très douce qui avait beaucoup de classe pour son papier d’actrice. Elle obtenait tout ce qu’elle voulait, sauf deux choses que heureusement on ne les achète pas. Avez-vous déjà vu quelqu’un qui paie ses amis pour être leur ami ou bien la même chose mais avec son petit ami ? Oui, sûrement…car on vit dans un monde cruel, répugnant, indésirable et  misérable. Mais les personnes qui font cela, ne sont pas joyeux, ni avec eux-mêmes, ni avec le reste du monde, ces personnes-la sont comme un chien enragé qui veut déchirer tout ce qu’il voit. Elles  ne veulent rien d’autre à part une seule chose, détruire le monde, mais qu’est-ce que vous voulez? Si la joie n’existe pas. Je n’ai jamais vu une personne qui reste heureuse pour le reste de vie. La joie existe, mais partiellement ce qui veut dire que quand celle-là est présente mais on ne la sent pas trop, car on a des problèmes. Dans ma vie j’ai appris que la joie sont des petits moments qui nous rendent heureux et que l’on garde dans notre esprit pour être satisfait.

L’amour et l’amitié sont ces deux choses essentielles pour la vie d’un être humain qu’on ne le peut pas acheter, car toute personne peut n’importe son coeur a besoin de se sentir aimé. Cette fleur-la se torturait petit à petit a elle-même, mourrait. Selon la pyramide de Maslow, on a tous besoin des besoins physiologiques, besoins de sécurité, besoins d’appartenance et affectif comme par exemple l’amour, estime et l’accomplissement personnel. Je dirais qu’elle les avait tous sauf pour un, le besoin d’appartenance et affectif. Elle essayait de s’autodétruire avec ses mensonges qui lui faisaient mal et aux personnes autour d’elle.

L’arrivée de son nouveau petit frère l’a beaucoup changé, elle ressentait encore plus de haine envers les autres. Le temps l’a changé dans un clin d’oeil, rendue à onze ans elle n’avait plus de coeur extraordinaire. Son coeur était plutôt devenu un coeur de pierre, un coeur glacial, un regard de la part de cette jeune fille pourrait te tuer psychologiquement une personne. Je sais que très, très, très au fond de son coeur il y a de l’amour, très au fond de son coeur se cachent des morceaux de ce coeur extraordinaire qu’elle avait quand elle était plus petite. Sa mère s’arrangeait pour essayer de détruire ce qui restait de son coeur sensible et ses espoirs avec ses mots. Michelle, une jeune demoiselle égoïste et très rebelle, petite fille ambitieuse.

Aujourd’hui, ça fait vingt ans, donc elle aurait vingt  et cinq ans. Je ne connais pas son age exact, car il faut bien dire que je ne suis plus sur cette terre mais plutôt sous cette terre misérable et folle d’elle même. Ca fait déjà dix ans de cela, un accident de voiture m’a arraché la vie. En tout cas, je me rappelle encore de sa face angelicale, de ses beaux yeux verts clairs et comment oublier ses beaux cheveux bouclées blonds. Elle habitait avec ses parents et son petit frère qui était le nouveau membre de la famille.

Sa mère était une personne difficile à analyser. Sa personnalité était un mélange de charisme et de…enfin c’était une personnalité unique, de fois elle pouvait être très gentille envers la majorité des gens, mais elle était différente avec sa fille, on pourrait dire qu’elle la détestait d’une façon ou l’autre et la raison était vague. A chaque fois que la petite Michelle faisait quoique ce soit de mauvais, sa mère la punissait avec ses mots cruels et blessants

– « Tu ne vas jamais être en joie avec les personnes qui l’entourent si tu ne l’est pas avec toi-même. Tu vas être en solitude pour le reste de ta vie et personne va jamais t’aimer. Tu n’aura pas une famille. Tu n’as pas d’avenir. Tu es une mauvaise fille qui ne mérite rien, ni de la part de ton père, ni de la mienne.  »

-« Tu ne me comprends pas. Je suis différente, je n’aime pas les personnes, ils sont tous des hypocrites » Répond la petite en pleurant.

-« Ne dis pas cela. Personne n’est hypocrite à part toi. »

-« Non ! Je m’excuse, mais non ! Ce n’est pas vrai ce que tu dis. Regardes autour de toi, tout le monde fait semblant d’être heureux, mais il n’y que des pauvres âmes qui vivent en solitude, les personnes aiment faire croire aux autres qu’ils sont toujours contents et satisfaits avec eux-mêmes, au fond ils ne le sont pas. »

-« Je ne veux plus entendre un mot sur ce sujet, tu ne sais pas de quoi tu parles »

-« Oui, je sais de quoi je parles. Regardes ma tante Brianna. Une alcoolique… »

-« Ne dis pas cela, elle ne l’est pas. Tu n’est pas assez mature pour comprendre la vie d’une personne adulte. La vie n’est pas ce qui parait à tes yeux, elle est beaucoup plus diff.. » Michelle la coupa la parole.

-« différente ? Non, je vois les choses telles qu’elles sont »

-« Vas dans ta chambre, je ne veux plus t’entendre! »

Des mots très blessants qui pourraient faire mal à n’importe qui.                                                                                                           Son nom était  Justine, une trentaine d’années ou peut-etre moins. Bref, ses yeux étaient bleus comme la mer, ses cheveux étaient aussi bouclées et blonds que ceux de sa fille et elle avait une beauté écoeurante, tout celui qui la regardait devenait aveugle, toute femme a son entour était jalouse de cette jeune femme.

Son père par contre était une personne très calme qui ne serait même pas capable de faire mal à une mouche. Il ne savait pas comment blesser le monde. Il était un monsieur très sérieux et juste. Personne aux yeux verts, cheveux châtains avec une forme de nez très particulière.

Son frère était le contraire a Michelle ou c’est ce qu’on pensait. Dans le fond c’était une personne hypocrite, un menteur. Il n’osait pas de faire des bêtises devant ses parents, mais ailleurs c’était quelque chose d’autre. Beau jeune homme aux cheveux blonds bouclées et yeux bleus comme sa mère. Justine l’adorait. Son nom était Jacob.

Un jour je suis allée leur rendre visite avec mon petit gars qui était déjà rendu un beau jeune homme. J’ai rencontre Michelle, elle était tout à fait belle, beaucoup plus belle que jamais, ravissante.

-« Bonjour, Michelle. Comment vas-tu? » lui dit mon fils

Il faut bien dire qu’il a  attendu un bon cinq minutes avant qu’elle aille l’envie de me répondre, mais pendant cet instant-la Michelle le regardait sans cesse, on dirait même qu’elle sentait qu’elle était sa blonde. Bref elle a décidé de lui répondre. Un regard glacial et un « Bonjour, je vais très bien » ensemble et puis elle est partie dans sa chambre.

Son destin allait changer pour toujours, sa vie amoureuse et la chance de devenir une mère qui adorait ses enfants.

Journée de fou…

L’institut

26 Décembre 1963, le corps de Rachel Brown avait été retrouvé. Le docteur Chuck Daniels l’avait lui-même aperçu, immobile derrière l’hôpital qui sombrait dans cette forêt peu connue. Cette patiente était devenue complètement cinglée, l’insomnie la rongeait, le peu de sommeil qu’elle pouvait se procurer provoquait en elle de multiples crises d’hystéries, en raison des nombreux cauchemars l’envahissants chaque nuit. Le docteur Daniels avait bel et bien étudié le comportement de cette femme durant son séjour a l’institut psychiatrique. Les heures de thérapies auxquelles  elle avait été soumise  démontraient  entièrement une déficience psychologique sérieuse envers cette patiente. Rachel s’inventait plusieurs scénarios, disant quelle était mariée puis voulant partir à la recherche de son mari imaginaire, elle se débattait, hurlant de rage, écrasant ses mains contre son visage attristé tout en se débattant sauvagement tel une bête enfermée en cage. Lors des thérapies de groupe, Rachel disait avoir  » les documents ». Elle glissait un petit papier au docteur puis éclatait de Son rire sadique qui  foutait la frousse à même les plus grosses brutes de l’univers. Pourtant, sur ce simple bout de papier, il était toujours inscrit: LES DOCUMENTS.
En s’approchant de son corps, le docteur Daniels conclu qu’elle c’était littéralement lancée par la fenêtre de sa chambre qui menait au sixième étage du bloque, pour enfin atterrir sur le sol enneigé. Ses cheveux noirs comme la nuit étaient trempés, s’aplatissant contre son visage , pieds nus, vêtue d’une mince robe de nuit blanche, son regard était fixe et pointait vers l’ancien moulin abandonné depuis déjà quelques années, du côté opposé de la rivière. Ses lèvres étaient complètement virées au pourpre, dû au froid de l’hiver qui l’avait paralysée. Le docteur Daniels s’agenouilla devant le corps sans vie de Rachel, regardant son visage sans émotion, puis dégageant celui-ci des fines mèches noires collées sur ses tempes. Elle était libérée. Mettant sa main dans la sienne, Chuck découvrit un bout de papier chiffonné au creux de la main froide de Rachel. Il reconnu vite fait le portrait du jeune homme lorsqu’il  l’ouvrit puis s’empressa de ranger ce précieux magot dans l’une des poches de son blouson. Chuck attendit l’arrivée des enquêteurs qui bien entendu, lui poserait une centaine de questions concernant l’incident. Malheureusement, celui-ci n’aurait aucune réponse. Il ignorait tout simplement la raison du suicide de Rachel Brown un lendemain de Noël. Malgré cet  incompréhension, Chuck aurait certainement fait de même, être condamné dans un institut psychiatrique menait à la mort. Cependant, Mme Brown n’avait manifestée aucun intérêt à quitter ce monde ces derniers jours.  Lucie, l’infirmière du bloque entra dans le bureau du docteur Daniels puis referma la porte avec une vitesse étonnante.
– Écoutez docteur, ne faites pas cette tête, elle était complètement cinglée cette patiente et vous le savez très bien. Ça va nous faire des vacances !
– Oubliez les vacances Lucie, j’essai simplement de comprendre. Apportez moi le dossier de Mme Brown je vous en prie.
L’infirmière tourna les talons, faisant grincer le plancher du bâtiment en piteux état, puis l’air embêté, laissa le docteur sombrer dans ses idées. Une fois revenue, elle lui lança le document tout en lâchant un soupir forcé.
– Maintenant, laissez moi seul, j’ai certaines choses à régler, mais avant de vous sauvez , apportez moi la liste des patients qui étaient présents lors de la dernière thérapie de groupe du 25 Décembre au soir.
– Vous là! Je vois très bien où vous voulez en venir, jouer aux espions n’est pas du tout votre domaine, Dois-je vous le rappeler , DOCTEUR ? Laissez Sherlock Holmes faire son boulot et faite le vôtre.
Sur ce, Lucie quitta la pièce, qui sombra dans un silence absolu.
La nuit tombait. Seule l’éclairage jaunâtre d’une lampe éclairait subtilement l’obscurité de la pièce. Les lunettes sur son long nez, le docteur Daniels détenait, entre ses mains, la vie, l’histoire de la patiente. Exactement TOUT avait été noté depuis son arrivée. Le cas de Rachel était particulier. En 1936, lors de son entré à l’institut, Chuck l’avait doucement interrogée au sujet de sa présence à cet endroit. Il lui expliqua qu’elle devrait être suivie et être sous surveillance dans l’institut psychiatrique pour un temps indéterminé. Plongeant son regard douloureux dans le sien, Rachel n’avait pas moindre idée de la raison de son arrivée a l’hôpital. Entre deux éclats de rire, elle lui dit qu’elle n’avait aucunement besoin d’eux.
Rachel vivait seule avec sa fille de sept ans à l’époque. Le père de celle-ci les avait abandonnée le lendemain d’une nuit où Rachel avait sombrée dans l’alcool. En fait, la maladie l’avait atteinte. Le trouble de la personnalité limite auquel Mme Brown souffrait évoquait en elle plusieurs sauts d’humeur, passant du fou rire à la colère. À la suite d’une agression durant son enfance, ces malheureux souvenirs la hantait. La patiente avait développée une rage en elle. L’accumulation de cet évènement avait peu à peu développé une personnalité borderline.  La peur de rejet entraînait plusieurs abandons. Elle repoussait subitement les gens avec qui elle entretenait de bonnes relations de peur d’être elle même rejetée. Sa propre fille en fût bien sur victime car le manque de confiance en sois était à la hausse. L’amour était impossible, pénible et égalait un futur abandon. Les changement d’humeur se faisaient de plus en plus fréquemment. Le tout mélangé à quelques verres de vin, le résultat était fatal. L’automutilation était probablement une libération, un échappement à cette douleur. Le faible estime d’elle même que Rachel pouvait éprouvée se transformait en histoire incompréhensible. Son regard évoquait la supériorité, tel un loup détenant le pouvoir de la meute. Le 25 décembre 1936, le lendemain d’un noyade abusive dans l’enfer de l’alcool, sa propre fille, était maintenant inconnue aux yeux de sa propre mère, Une infraction dans la maison. La petite  dû , certes, se trouver une nouvelle famille au sain du département de la protection de la jeunesse. Une fois de plus, Rachel avait abandonnée les souvenirs de sa raison de vivre. Sa fille.
Refermant le dossier, Chuck repensa à sa profonde lecture. Le lien se fit en un seul déclic, à la vitesse de la lumière. La mort de Rachel et le départ de sa fille avait tout les deux la même date, soit le 25 décembre. Es-ce la cause du suicide de Mme Brown ? Ces souvenirs avaient t-ils mutilés les derniers espoirs de vivre de celle-ci ? S’approchant du bureau obscure, des bruits de pas se faisaient entendre dans le couloir supérieur du bloque. Cet étage était destiné aux chambres des patients. La règle était pourtant claire, le couvre feux était à 22h pour tous. Les pas se rapprochaient de plus en plus et devenaient de plus en plus lourds. Le docteur Daniels entrouvrit légèrement la porte, laissant s’infiltrer un rayon de lumière dans la pièce, puis vit une ombre ou plutôt une silhouette apparaissant devant l’ouverture de celle-ci. Chuck sortit du bureau pour voir de qui il s’agissait.
– Mr.Harry? Que faite vous à cet étage? Vous devriez être dans votre chambre respective.
John Harry était un patient qui logeait dans l’institut depuis plusieurs années. Il était atteint de la schizophrénie. Le pauvre avait complètement perdu la tête. John regarda le docteur avec de petits yeux endormis, fatigués, épuisés, abattus.
– Je sais tout, dit -il en chuchotant d’une voix rauque.
– Vous savez quoi John ?
le patient fit apparaître un petit sourire au coin de ses lèvres sèches, puis tourna les talons , se dirigeant vers l’étage supérieur. Chuck le suivit, espérant avoir une réponse au délire de ce patient. Arrivé au fond du couloir, John s’immobilisa devant la chambre qui était complètement à l’extrémité droite de l’hôpital. Ce n’était pas la sienne mais bien celle de Rachel.
– Mr.Harry… pourquoi m’amenez vous devant l’ancienne chambre de Mme Brown?
– JE L’AI VU ! S’écria t’il.
– Qui sa ? La vierge Marie ?! Répondit le docteur.
Insulté , le patient entra dans la pièce. Tout était resté tel quel depuis le décès de Rachel. Son lit n’avait aucun pli. apparemment, celle-ci n’avait pas dormi ce soir là. Une fois entré dans la chambre, Chuck regarda autour de lui, l’odeur lui était familière, lui rappelait une certaine époque. Lorsque John regarda au bas de la fenêtre, un frisson parcouru son  corps maigrichon en entier. Le docteur n’attendait que des explications.
– Et alors ? Qui avez vous vu?
– Venez docteur, les pistes ne sont pas bien loin.
– Les pistes? Mais quelles pistes ?
John sortit à l’extérieur, longeant le grand mur de brique de l’hôpital. Ses pantoufles de laine étaient ensevelis sous la neige, mais le froid ne sembla pas l’arrêter.
– Regardez, les traces dans la neige. Des empreintes de pieds. Et puis cette trace ici. Ont dirait qu’un corps a littéralement été traîné jusqu’à cet endroit.
– Les traces peuvent seulement être celles des enquêteurs John.
– Et puis, lorsque Rachel aurait tombée, le neige aurait formée un trou, un cratère! AUCUN.
Le patient était complètement sérieux et fasciné par ce sujet. Ce fou était étonnamment intelligent.
– Rachel ne s’est pas suicidée docteur. Ont la tuée. Reste à trouver qui.
-Vous en êtes sur ?
-Plus que sur, et puis la photo, le portrait, enfin vous savez de quoi je veux parler docteur Daniels ? Où est t-il ?
– Un portrait? Mais quel portrait ?
– Ne jouez pas à ce petit jeu avec moi. Rachel avait toujours cette photo sur elle. Un homme, mais personne ne savait de qui il s’agissait. Vous l’avez?
Chuck sortit la photo de son blouson, la remettant au patient qui commençait à s’énerver.
– Vous? Mais pourquoi Mme Brown aurait un portrait de vous constamment sur elle ?
– C’est… une longue histoire .. familiale John..

Un souhait

 « Marie, une adolescente ambitieuse qui accomplira de nombreux projets dans son avenir » tel était le message écrit dans mon album de finissants au secondaire. Cinq ans avaient passé depuis, et il faut croire que ma vie ne s’est pas déroulée ainsi, du moins jusqu’à présent. Je feuilletai les pages de ce livre précieux contenant mes plus beaux souvenirs jusqu’à ce jour. Comment avais-je pu en arriver là? Où était passée cette adolescente, jadis, forte, fonceuse et déterminée? Elle avait l’air d’une étrangère alors que j’étais cette personne il n’y avait pas longtemps.

Tout avait commencé quelques mois avant de rentrer à l’université, ma mère et moi avions été heurtées par une voiture. J’étais sortie de cet accident avec une légère commotion cérébrale ce qui s’avérait minime comparé à l’état critique dans lequel ma mère était. Inutile de préciser le temps que j’ai passé à son chevet, elle était tout pour moi. Elle était restée près de trois mois à ce même stade pour finalement quitter ce monde. Cette femme m’encourageait constamment à poursuivre mes rêves et me motivait dans tout ce que j’entreprenais. Toutefois, cette motivation s’éteignit après son décès. Les prochains mois suivant ce genre de deuil, la plupart des familles se rapprochent, mais ce n’était pas mon cas. Fille unique et élevée par une mère monoparentale, nous ne pouvions seulement se fier l’une sur l’autre. Nous avions développé une grande complicité, c’était ma meilleure amie. La solitude l’avait remplacée depuis et je n’avais pas retrouvé le bonheur. Du côté amour, c’était aussi tranquille. Je n’avais pas eu de rendez-vous depuis des lustres et ce n’était pas une préoccupation essentielle à ce point dans ma vie. J’avais eu après son décès quelques rencontres, mais je n’avais jamais voulu m’engager dans une relation. Le support de mes amis avait plus d’importance que d’avoir un amoureux. Malgré tout, même si mes amis me soutenaient et veillaient sur moi, une partie de moi était morte ce jour là. Sans elle, je ne me voyais pas continuer à poursuivre mon rêve que nous avions planifié ensemble. Dentiste aurait été l’aboutissement de tous mes efforts. Une partie de moi me dit qu’elle serait fière de sa fille, mais comment pourrais-je continuer si elle ne pouvait plus m’épauler? En d’autres termes, tout ce qui pouvait me rappeler cette douce femme m’empêchait de poursuivre ce que je commençais, car c’était trop difficile.

Après maintes réflexions sur mon passé, je fermai ce merveilleux souvenir afin de descendre au salon. Mes proches m’attendaient afin de me souhaiter un joyeux anniversaire. En effet, mon cadran annonçait minuit tapant. J’avais officiellement atteint l’âge de la majorité partout dans le monde. Malgré leurs bonnes intentions, mes amis savaient que c’était la période de l’année que je trouvais la plus difficile. Ma mère avait rendu l’âme à quelques jours près de mon anniversaire. Depuis la perte de cette personne avec qui j’avais grandit, je n’étais plus la même. Mon psychologue disait que cela pouvait prendre plusieurs jours, mois et voir des années avant que cette souffrance disparaisse. Après trois ans, cette peine n’était pas guérie. C’était facile de prétendre que tout allait bien, alors qu’en vérité ce ne l’était guère. Malgré tout, je comptais bien remédier à la situation. Je devais aller de l’avant et arrêter de vivre dans le passé. Je n’avais pas le choix de me reprendre en main.

Lorsque je descendis, un gâteau illuminé par vingt et une bougies surgit devant moi.

« Fait un vœu Marie » dit ma tante qui tenait le gâteau.

 Une fois mon vœu souhaité, je pris une grande inspiration et je soufflai toutes les bougies. Retrouver cette personne qui autrefois prenait goût à la vie était mon ultime souhait.

Au départ, la soirée me paraissait interminable et j’avais seulement hâte de me retrouver seule. J’aimais bien mon entourage, mais je devais trouver une solution à mon problème et la solitude pour réfléchir était la meilleure façon. Je n’aimais pas particulièrement être le centre d’attention, mais ce soir tous les yeux étaient rivés sur moi. Si je m’éclipsais, les gens allaient me chercher et si je montrais un signe de malaise ou d’ennui, ils allaient se poser des questions à propos de moi. Dans les deux cas, ils allaient s’inquiéter alors je devais faire de mon mieux pour apprécier cette soirée. Je ne voulais pas qui se préoccupe de mes problèmes, j’allais les affronter et les régler par moi-même. J’étais tout de même heureuse de revoir mes proches que je n’avais pas vu depuis longtemps. J’étais impatiente de revoir Amélie, mon amie d’enfance, qui était partie en Europe depuis deux mois. Nous étions le jour et la nuit, mais malgré tout, nous avions une incroyable amitié. Elle m’avait confirmé sa présence, mais je ne l’avais pas encore vue.

Une personne qui venait probablement d’arrivée à la réception ne m’était pas familière. D’après mes souvenirs, je ne l’avais jamais vu. C’était probablement une connaissance à qui je n’avais jamais adressé la parole, mais pourquoi serait-il venu à cette soirée? Il avait une très belle carrure tel un joueur d’hockey professionnel et ses cheveux qui virevoltaient dans l’air lui donnaient un « look » séduisant. Je ne fis mine de rien, mais ce jeune homme m’intriguait et attirait mon attention. Je voulais connaître la raison de sa présence ici, mais j’étais un peu timide pour aller lui parler. Après quelques minutes, j’aperçu enfin Amélie.

 « Tu m’as beaucoup manquée durant l’été et je suis contente que tu sois venue » lui avais-je dit en la serrant dans mes bras. En effet sur ce point, je ne mentais pas. L’avoir à mes côtés durant les périodes difficiles m’avaient beaucoup aidé à surmonter mes peines.

«Je me suis aussi ennuyée de toi. Je suis venue à la soirée avec un bon ami. J’espère que sa ne te dérange pas. » « Bien sûr que non. Est-ce que je le connais? »

Alors qu’elle s’apprêtait à répondre, l’homme qui suscitait mon intérêt se présenta.

« Bonsoir, je m’appelle Alex. Enchanté de te connaître. »

Rouge comme une tomate, je n’avais pas su quoi répondre. Je lui avais simplement répondu avec un hochement de tête, car les mots ne sortaient pas de ma bouche. Puis, je tournai les talons et partie dans une direction opposée gênée de ma réaction. Pourquoi avais-je toujours le don de me mettre dans des situations embarrassantes? Après toutes ces années, ce défaut que j’avais hérité de ma mère était toujours présent. Malgré tout, je devais sortir de ma coquille afin de lui donner une meilleure impression de moi. Je ne comprenais pas pourquoi je réagissais ainsi à son égard. Au début, je pensais qu’il m’intriguait seulement parce que je ne le connaissais pas. Toutefois, il y avait bien entendu autre chose, car je n’étais pas indifférente face à lui après qu’il m’avait parlée. La soirée avait prit une nouvelle tournure pour moi. J’avais maintenant plus d’intérêt à me faufiler dans les discussions afin d’avoir une conversation avec lui qui impliquerait des mots sortant de ma bouche.

Durant la soirée, nos regards s’étaient croisés à quelques reprises. Je devais prendre mon courage à deux mains et aller le voir. Je ne comprenais pourquoi ma meilleure amie l’avait invité. Avoir peur de ce que les gens pensent de moi ne m’était pas arrivé depuis des années. Alors que j’étais seule assis sur une chaise, je vis Alex s’approcher vers moi.

« Tu n’as pas l’air d’une fille très bavarde toi » me dit-il.

« Cela dépend, mais habituellement je ne suis pas celle qui va s’exprimer le plus. Désoler pour tantôt et enchanter de te connaître. »

« Aucun souci. Je suis habitué que les gens réagissent de cette manière avec moi. Quand il me voit, ils sont souvent sans voix » répliqua Alex certain de lui avec un petit rire.

 «Mais pour qui il se prenait? » pensais-je. Je me trouvais tellement idiote de ne pas avoir su trouver les mots devant lui alors qu’il n’en valait pas la peine. Il ne me laissa pas le temps de répliquer qu’il partie se chercher quelque chose à boire. Une fois qu’il était parti, je devais aller parler à Amélie. J’avais besoin de bonnes explications.

 « Bon crache le morceau! » lui avais-je dit furieusement. Pourquoi Alex, ton prétendu ami, est-il venu ici? Je ne l’ai jamais vu auparavant.

« Cela t’embête autant? Je pensais bien faire les choses en l’invitant. En vérité, je ne le connais pas beaucoup. Tu es seule depuis un bon moment alors je pensais qu’il allait te plaire. En plus, il aime beaucoup voyager comme toi. »

 « Franchement! C’est la personne la plus égocentrique que je connaisse. Tu es vraiment la pire pour choisir des garçons! Je sais que tu voulais bien faire, mais mes histoires de cœur ne te regardent pas. »

 Finalement, cette soirée qui avait été plus mouvementée que je l’aurais pensé n’avait rien apporté de nouveau dans ma vie. Au bout de la soirée, j’étais toujours cette même fille qui avait perdu sa voie. Je n’aurais jamais pensé d’Alex qu’il soit aussi centré sur lui-même et qui ne sache pas écouter les autres. Au moins, durant la nuit je pouvais penser à ce que j’allais faire de ma vie. Cette réflexion avait porté fruit.

 Le lendemain était le commencement de mon nouveau départ. Toute la nuit, j’avais pensé à ce que j’allais faire. J’étais maintenant considérée adulte dans tous les pays alors autant en profiter dès maintenant. Si mon bonheur n’était pas ici alors autant le trouver ailleurs. Je pliai donc mes baguages et je partis vers l’aventure où l’inconnu m’attendait.

Alexandre Meunier

Il était une fois, un garçon beau grand et fort! Toutes les filles de sa polyvalente lui couraient après. Je dois dire qu’il faisait même tourner les têtes de quelques professeurs, mais je ne précise pas de quel sexe. Il avait tout! Charisme très bonnes réussite à l’école, en plus d’avoir des parents riches qui le gâtait comme si c’était son anniversaire à toutes les semaines. Les vêtements à la dernière mode, cellulaires et autres gadgets a la fine pointe de la technologie. TOUT, je vous le dit! Ai-je parlé de sa beauté, sa grandeur et sa force? De toute façon cela vaut la peine d’être mentionné encore et encore. Sa copine collait à la perfection à son image, grande, blonde, mince, très, très jolie selon l’avis de quelques écoliers…

Bref revenons à la réalité, évidemment c’est la vie rêvée. J’aurais aimé pouvoir dire que ce garçon est encore moi. Oui, oui, j’ai bel et bien été cette personne tant aimée de tous, si beau, grand et fort. Un petit récapitulatif serait nécessaire pour vous mettre en contexte.

Je m’appelle Gabriel Fournier je suis un garçon et j’ai 16 ans bientôt 17. Né par la faute des frasques amoureuses de Jean-Patrick Fournier et de Malorie Côté, mes parents. Depuis ma naissance j’ai déménagé une fois, à mes 7 ans, je suis quand même resté dans le même quartier monotone de Gatineau. Seule ma maison a changée, mon père avait reçu une promotion. Selon lui, et je le cite « La famille Fournier devrait avoir une maison digne de ce nom! ». À croire qu’il n’y a que l’argent pour déterminer qui nous somme, ce doit être dans la tête de tous ces grands hommes d’affaire. Toujours plus et plus gros! Ce qui a donné de nouveaux contrats pour la construction de notre maison, toujours plus grosse. Ma mère, elle, si attentionnée autrefois, ne l’est plus depuis qu’elle a surprise mon père et sa maîtresse de 24 ans en train de batifoler sur le sofa du salon. Il a fallu redécorer la pièce à cause de l’achat d’un nouveau divan, l’autre ma mère l’a brûlé. Avec le compte en banque de mon père, cela n’a pas trop fait de mal à nos conditions de vie.

Il y a aussi l’école. De ce côté, les notes étaient et restent excellentes, toutefois il a certains problèmes d’égo avec les professeurs. C’est le côté social qui en a pris un coup. Comme je vous le racontais, c’était très bien avec les filles. Je pouvais toutes les avoir si je le voulais, mais cela ne me suffisait pas. Je faisais parti de l’équipe de football de l’école, c’était avantageux et sans me vanter, je faisais parti des meilleurs. J’allais aux « partys » après les parties, là où tout le monde finissait soûls, je ne sais trop où et avec qui. Quelques fois il pouvait y avoir de la bagarre avec les fans de l’équipe adverse qui venaient troublés notre soirée. Pour en ajouter a cette vie déjà fabuleuse, je peux dire que j’étais un des plus populaire de la polyvalente, ce n’était jamais assez.

J’aurais aimé pouvoir retarder cet évènement de quelques années, attendre d’avoir fini le secondaire. Je n’ai pas eu cette chance. Quand on est plus vieux on est toujours plus compréhensif, toujours plus mature, pour la majorité. Tandis que la jeunesse est tellement cruelle et se fou des conséquences de leurs actes, leur petit confort passe avant tout.

–         Gabriel viens souper.

Je dois vous quitter maintenant, mon hystérique de mère m’appelle pour aller manger. Cette fois parmi ses tonnes de livre de cuisine, elle a pu réussir une recette convenablement. Comme d’habitude mes espoirs risquent d’être aussi morts que les mouches qui ont osées voler au dessus de ses plats.

–         Maudit Gabriel ton souper va être froid!

*

Pour Gabriel, les lundis, 7h15, sont terribles quand il est question de se lever. Ils annoncent les débuts d’une semaine d’acharnement à l’école. Cet établissement est un lieu immensément important, quasiment religieux pour son père. Plus les nombres sont  élevés, plus il a de chances de poursuivre le rêve de son géniteur et qu’il devienne un homme d’affaire important avec de chiffre pour salaire. Cependant un avantage vient avec l’effort. Chaque matin il se pavane dans les rues pour se rendre à son école dans son éclatante Audi noire de l’année. Cadeau de son père pour les bonnes notes, belle motivation.

Ce matin est comme tous les autres, ordinaire. Gabriel se réveil à l’heure prévue et se rend jusqu’à la salle de bain pour prendre une douche. Suivant son itinéraire quotidien, il descend dans la cuisine, splendide et exigée par maman à cause de la vilaine coquetterie de papa. Elle, qui persiste à préparer le déjeuner malgré ses talents culinaires, ne cesse d’abuser de l’argent de son mari. Gabriel a eu le courage de goûté à un de ses plats il y a un an et demi, c’est une erreur à ne plus refaire car il a eu des haut le cœur pendant 2 jours. Pour ne pas trop lui faire de peine, il emmène avec lui un petit quelque chose. Les deux chiens des voisins, eux, se régalent, sa nourriture diversifie leur alimentation, tandis que l’adolescent passe se chercher à manger sur le pouce. Une fois rendu à l’école, tout ses amis arrivent pour le saluer et lui parler de la soirée d’après-matche du football. Il va embrasser sa copine toujours heureuse de le voir et se prépare à aller en cours. L’horaire d’aujourd’hui : mathématique, français, ensuite art dramatique puis pour finir histoire. La journée passa rapidement et sans trop d’altercation avec les professeurs et surveillants. Par contre, certaines peuvent être plus longues dans le bureau de la directrice.

*

L’année scolaire a continuée d’avancer, pendant ce temps, moi, j’ai changé. Je n’ai jamais compris pourquoi et comment je changeais, c’est comme si je n’avais plus le contrôle sur ma vie. J’avais des craintes qui ne cessaient de grandir. Je me sentais mal et je n’appréciais vraiment pas ce qui m’arrivait.

*

Mercredi matin, Gabriel est dans son deuxième cours de la journée et le dernier de l’avant-midi, français. Jamais, mais jamais il n’a douté que cette personne allait changer sa vie dans tout les sens du terme. Elle sera responsable de ses comportements étranges, de son mal constant. C’est alors que Mme Larouche présenta le nouvel élève, Alexandre Meunier.

Dernier Recours

  C’était en 2078, des milliards de gens, hommes, femmes et enfants, étaient mort et d’autres mouraient chaque jour. Soi ils s’étaient suicidés, soi ils avaient étés tués par une nouvelle race qui était apparu sur Terre dans les années 2060. Cette nouvelle race était apparue sans prévenir. Personne n’a jamais sût comment cette race était arrivée. Au début, on avait découvert la présence de cette race dans le sud des États-Unis, puis elle s’était étendue sur tout le continent américain. Ces nouveaux habitants de la Terre composaient 3 sous-races qui avaient chacune des caractéristiques qui leur étaient propres.

Les Brutes, qui formaient la catégorie la plus nombreuse, apparurent les premiers. Ils se promenaient toujours en grands groupes comme des troupeaux d’animaux et fonçaient sur leurs victimes en sprintant comme un léopard le ferait pour s’attaquer à une gazelle. Les Brutes ressemblaient à des humains mais ils étaient plus grands et plus forts. Ils portaient des vêtements humains déchiquetés en lambeaux, troués, sales et souillés de sang. Leur peau était complètement sèche et des morceaux s’enlevaient lorsqu’ils heurtaient un mur ou tous autres objets. Ces bêtes étaient loin d’être intelligentes et mangeaient tout de leurs victimes à l’exception des os.

Puis, arrivèrent les Chasseurs qui eux, restaient le plus souvent seul. Dans quelques rares cas, ils étaient en duo. Les Chasseurs avaient une peau noire et leurs yeux mauves, améthystes scintillantes dans le noir, projetaient une lueur sombre de clarté . Ils se tenaient dans des coins sombres et attaquaient le plus souvent lorsqu’il faisait noir. Ils étaient des maîtres de la furtivité et du camouflage. Les Chasseurs portaient de grandes capes de couleurs foncées. Ces créatures pouvaient bondir sur une distance de huit mètres pour atterrir sur leur victime et la déchiqueter avec leurs griffes.

Finalement les Veuves se joignirent au lot. Ces femmes étaient chétives mais très rapides. Elles étaient toujours seule, assise dans la noirceur et ne s’attaquaient qu’aux humains qui les dérangeaient en s’approchant trop près ou en faisant du bruit. On pouvait savoir qu’on en avait perturbé une lorsqu’on entendait leur cri aigu. Il fallait cependant avoir de bons réflexes pour se défendre contre ces dernières. Les Veuves se nourrissaient seulement du cœur et du sang de leurs victimes. Elles n’avaient pratiquement jamais de linge sur le dos. Parfois des lambeaux de vêtements cachaient une partie de leur corps.

Trois amis avaient réussi, jusqu’à maintenant, à éviter les différents groupes de la nouvelle race et à survivre. Jimmy, Alex et Fred étaient trois hommes dans le début trentaine qui voyageaient ensemble depuis 2 ans. Jimmy était le plus vieux et Alex le plus jeune. Les trois hommes portaient sur leur dos des gourdes remplies d’eau un peu de nourriture sèche, des armes et des munitions. Tous les trois avaient sur eux un pistolet et un couteau de chasse. Jimmy, étant le plus musclé et le plus grand, transportait la plus grosse arme : une sulfateuse. Il avait aussi un fusil à pompes. Fred lui était un expert en maniement d’armes blanches et transportait donc plusieurs couteaux dont une machette, un katana, et un couteau de boucher. Alex, quant à lui, avait les petites mitraillettes.

Les trois amis marchaient dans ce qui semblait être la ville anciennement nommée Montréal. Ils pouvaient distinguer le mât du stade olympique qui était couché sur le sol, brisé en deux. On ne pouvait voir de gazon nulle part, tout n’était que sable, roche et terre. Le peu d’arbres restant n’avait plus ou très peu de feuilles. Des corps en décomposition et des squelettes trainaient un peu partout, accotés sur des bâtiments, pendus à des arbres ou tout simplement couchés sur le sol. Les bâtiments étaient tous en mauvais état et certains n’avaient plus qu’un ou deux mur encore debout. C’était un paysage désolant et déprimant à voir.

Les trois hommes marchaient depuis plus de deux heure Jimmy était en avant des deux autres et Alex surveillait l’arrière.

Les trois hommes cherchèrent dans chaque petit recoin de bâtisses environnantes pour trouver n’importe quoi qui pouvait leur être utile pour se nourrir ou se défendre ainsi que d’autres humains qui auraient survit jusqu’à maintenant. Ils ne trouvèrent rien d’intéressant et continuèrent donc leur route en évitant tout endroit sombre, question de sécurité. Les survivants marchèrent durant une bonne heure avant de faire une pause pour se reposer dans une maison encore dans un état convenable qu’ils prirent le temps de bien barricader. Jimmy commença un tour de garde pendant que Fred et Alex dormaient d’un sommeil léger. Puis vint le tour d’Alex, suivi de celui de Fred.

Après huit heures de sommeil les trois hommes repartirent. Cependant, Ils n’eurent le temps que de faire trois pas qu’ils entendirent un cri strident provenant de l’arrière de la maison.

– Restez vigilant, une Veuve s’approche, chuchota Alex.

-Jimmy, surveille le bâtiment, Alex la droite et moi je surveille la gauche, dit Fred.

La Veuve sauta du toit du bâtiment. Jimmy l’aperçût du coin de l’œil et cria :

– Là-haut, sur le toit!

Fred et Alex se retournèrent et virent la créature qui atterrissait sur Jimmy. Fred se précipita sur la Veuve avec son katana et la trancha en deux à la hauteur des hanches. Du sang gicla sur Jimmy et Fred en même temps que les entrailles de la femme tombaient sur le sol. Le sang était d’un rouge pâle et avait la texture du lait caillé. On pouvait voir les poumons et l’estomac de la Veuve qui flottaient dans son sang.

Fred avait réagit assez rapidement pour éviter à Jimmy d’être privé de son cœur et ce dernier lui en fut très reconnaissant.

– Merci Fred, dit Jimmy en reprenant ses esprits.

– Y’a pas de quoi Jim, on est ensemble pour se protéger les uns les autres, répondit-il.

– Allez les gars. Il ne faut pas rester dans le coin, dit Alex en surveillant les alentours. Si des Brutes se tenaient dans le coin, ils ne devraient pas tardé à arriver.

Les trois hommes poursuivirent leur route jusqu’à ce qu’ils arrivent près d’une usine d’où ils entendirent des coups de feu. L’usine avait de grands mur de tôle qui semblaient avoir étés bleu auparavant mais qui étaient maintenant rouillés et salies par de la poussière du sable et du sang. Jimmy prit son fusil a pompes, Alex sortit un Uzi et Fred tenait d’une main sa machette et de l’autre son pistolet. Le trio décida d’entrer par l’entrée principale. Jimmy fut le premier en pénétrer dans l’usine, suivit de Fred et Alex fermait la marche.

Ils entendirent d’autres coups de feu qui provenaient de l’étage supérieur. Ils prirent donc le premier escalier qu’ils virent. L’escalier était dans un très mauvais état. Certaines marches n’étaient plus là et d’autres tombaient ou se fissuraient lorsque l’on marchait dessus. Les hommes marchaient lentement et restaient très vigilant. Les coups de feu devinrent plus fréquents et un cri retentit. Les trois gars pressèrent le pas pour avoir le temps de sauver la ou les personnes qui se trouvaient dans le bâtiment.

Ils arrivèrent devant une grande porte métallique fermée derrière laquelle on entendait les coups de feu ainsi que des bruits qui semblaient provenir du choc entre des corps et les balles de fusil. Alex fit signe aux autres de s’arrêter, puis il ouvrit lentement la porte et jeta un coup d’œil rapide dans l’ouverture. Il vit une jeune femme qui tirait sur des Brutes qui tentait de l’attraper. Elle avait de long cheveux brun qui descendaient jusqu’au milieu de son dos. Ces yeux étaient d’un brun foncé qui s’agençaient parfaitement avec ces cheveux. On pouvait voir le courage qui remplissait ces yeux apeurés.

-Une femme se tient du coté droit de la salle et une dizaine de Brutes s’approche d’elle. Ils sont dos à nous, chuchota Alex à Jimmy.

-Utilise la sulfateuse et tire où tu veux sauf sur ta droite.

-D’accord, répondit Jimmy

Sur ce, Jimmy donna un coup de pied dans la porte et se mit à tirer sur les Brutes. Ces derniers, complètement surpris, n’eurent pas le temps que de se retourner avant d’être transpercés par une dizaine de balles. Certains eurent la tête complètement explosée, d’autres perdirent des membres et les plus chanceux furent seulement touchés au ventre et au torse.

On aurait cru qu’une banque de sang avait vidé son contenu dans cette salle tellement le sol et les murs étaient rouge. Alex et Fred pénétrèrent dans la salle et constatèrent le carnage.

– Tout va bien ? demanda Jimmy à la femme qu’il venait de sauver.

– Oui merci, répondit-elle. Vous êtes arrivés juste à temps les gars, je commençais à manquer de munitions et je n’aurais rien pu faire sans arme.

– Ce fut un plaisir d’anéantir ces monstres pour vous sauver, dit Jimmy d’un ton remplit de fierté.

– Étiez-vous la seule à entrer dans cette usine? demanda Fred.

– Oui. Malheureusement mes 2 amis on tous été tués par des Chasseurs qui nous ont surpris à quelques mètres d’ici. J’ai réussis à fuir jusque dans cette usine mais des Brutes y avaient déjà trouvé refuge.

Lors de cette attaque, Stacey avait été griffé par un Chasseur dans le bas du dos et cette blessure c’était gravement infectée mais personne n’avait pût le remarquer.

Ils poursuivirent leur conversation tout en sortant de l’usine délabrée. Cependant, un silence entoura le petit groupe après leur sortit du bâtiment. 30, 50, 75 et peut-être même plus de Brutes, de Chasseurs et de Veuves se trouvaient à une centaine de mètres de l’usine.

– On se retrouve devant une véritable armée.

Non tu crois?

Le Génie dans L’espace

Il y’ a trente ans, il avait une personne dans la sérénité totale telle que dans l’espace qui entoure notre planète. Immobile, la personne resta endormie dans ce vide. Mais soudainement, il eut un ébranlement si massif, que la personne ressentit qu’il se fit aspirer comme un trou noir. De plus, c’est à cet instant même que la température ambiante tomba au Zéro absolu. Quelques moments plus tard, un véritable Big Bang c’est produit, une explosion si violente de lumière c’est proliférée, que les cônes et les bâtonnets des yeux de la personne ce sont surexcités. Ce phénomène entier a causé une soudaine variation de température qui faisait en sorte qu’il avait besoin d’être emballé dans du tissu. Le 19 février, Alphonse Gréco, l’homme qui révolutionna ce monde vînt de naître.

Déjà à six mois, il ne prononça pas maman ou papa, mais son propre nom. En deuxième année de son primaire, il faisait des mathématiques de sixième année. Dès son enfance, il se démarqua aux yeux de tout le monde dans tout sorte domaine, que cela soit dans le domaine intellectuel ou dans le domaine de sport. À son école secondaire, toutes les filles de son l’école sont tombées à ses pieds. C’était le monsieur populaire de l’école. Avec son caractère charismatique, il pouvait sans doute avoir toutes les filles de son école d’un seul claquement de son majeur et de son pouce. De plus d’être le plus beau mec et d’avoir une intelligence extraordinaire, cet individu pouvait sans doute être quelqu’un d’arrogant. Avec sa supériorité, il pourrait écraser tous ceux qu’il veut d’un instant. Mais, cela n’était pas le cas. Oui, c’était un beau jeune garçon, mais ce jeune homme est aussi une personne terre-à-terre avec une courtoisie incomparable. Ses parents étaient des personnes simplement simples et humblement humbles. Ils se ne démarquèrent pas de la société qui les entourait, au moins, pas autant que leurs fils. Ses parents l’ont ainsi transmis leurs valeurs fondamentales et il a très bien saisi ces derniers. Malgré ses riches aspects de personnalité, il venait d’une famille profusément ordinaire, ni riche, ni pauvre.

À l’âge de vingt-six ans, il y’a reçu un doctorat en astrobiologie et en astrophysique, cela semblait peut-être impossible, mais pour cet homme rien n’était impossible. Il avait une énorme passion pour astronomie et de tout ce qu’il y a au-delà de notre planète. La seule chose qu’il le restait maintenant à accomplir c’était de réaliser son plus grand rêve, d’aller où sa passion résidait c’est-à-dire dans l’espace. Il est allé s’entrainer trois ans pour de venir un astronaute qui est la moitié du temps habituel pour former un astronaute, on peut s’attendre à rien de moins de ce génie. Par contre, sa plus grande richesse, était la maîtrise de cinq langues fondamentale telle que, l’anglais, le français, l’espagnol, et le hindi.

Le jeune homme était maintenant sur le point de réaliser son plus grand rêve. Dans quelques temps, il mettra ses pieds dans sa navette spatiale. Cela veut dire qu’il était maintenant le temps qu’il relaxe un peu. Ne soyez pas surpris, oui, il avait une vie sociale, mais pas aussi impressionnante que celle qu’il avait au secondaire par contre. Il sortait avec cette fille d’une incroyable beauté, elle se nomma Angélica Dolce. Ce nom la convenait très bien, elle était un véritable ange doux. Elle était aussi intelligente, mais bien sur pas autant que son amant. Sa passion était la musique. Elle adorait tellement la musique qu’elle donnerait sa vie pour ceci. Ce couple a eu quelques altercations par rapport au rêve d’Alphonse. Elle ne veut pas qu’il la laisse toute seule, sur cette planète à laquelle il va bientôt se détacher.

Alphonse était un homme amplement prospère, il posséda plusieurs maisons et quelques châteaux autour de ce monde. Alors pour se reposer, le couple se dirigea vers la péninsule italienne.  Cela était le plus gros rêve d’Angélica, de retourner dans son pays d’origine, surtout que c’était dans ce pays où la ville la plus belle, la plus romantique, la plus magnifique, la plus étonnante, la plus extraordinaire est située. Cette ville est bien la ville de Venise. Alors ils se logèrent dans une de ses gigantesques maisons. Le soir du jour même de leur arrivé, ils ont décidé de faire une promenade sur un quai. Le quai était éclairé de façon frugale dans l’obscurité absolue, la pleine lune était parfaitement ronde dans le ciel. Alors tout en appréciant cette ambiance magnifique, ils parlèrent de toute sorte de sujet. Jusqu’à qu’Angélica commença à parler de la façon dont ils vont gérer leurs relations quand qu’il ira dans l’espace.

Angélica lui dit, «  Alphonse, tu sais bien que ton excursion va être vraiment dure sur notre relation. »

Alphonse qui fut mécontent du sujet abordé par Angélica, l’ignora. Il continua à marcher, comme si c’était rien, ce qui frustrait Angélica.

Elle ajouta, « Alphonse, arrête de faire comme si c’était rien, il faudra faire face à ce problème une journée ou l’autre. »

Alphonse explosa, « Arrête! Je ne veux pas penser à ceci. On est ici pour se reposer et pour  s’amuser. »

« D’accord.» répondit-elle avec un ton suffoqué.

Désespéré et insatisfait de la réponse d’Alphonse elle ne dit pas un mot.  Maintenant, leur marche était accompagnée d’un silence dense semblablement à la densité d’une étoile à neutrons. Tout les deux mal à l’aise avec ce calme, espérèrent que l’autre démolis la glace qui était maintenant présente entre eux. Alphonse qui est incapable de supporté cette paix maladroit décida de prendre l’initiative. Il demanda alors si elle voulait aller manger de la crème glacée et elle dit oui. Mais, juste avant même de partir, il l’embrassa sur sa joue doux comme de la soie.

« Angélica, tu ne sais pas a quelle point que je t’adore. » dit-il à son amant.

« Non je ne sais pas, dit-elle, mais toi non plus tu n’a aucune idée à quelle ampleur je t’aime. »

Cette fois, Ils s’échangèrent un baiser tellement long et passionné qu’ils ont oublié d’aller chercher de la crème glacée. Il retourna à leur maison sans prendre les cônes de crème glacée qu’ils désirèrent.

Tôt le lendemain avant même qu’Angélica soit réveillée, il est parti visiter son cher collègue ainsi que son meilleur ami Édouard, qui lui est venu à Venise pour visiter sa famille qui demeura là bas. Son ami était lui aussi un astronaute d’une intelligence supérieure à celle de la moyenne, mais considérablement moins qu’Alphonse. Mais, malgré le niveau intellectuel qui les séparait, ils étaient inséparables. Sans un ou l’autre c’était comme un duo avec seulement une personne, c’était comme Holmes sans Wilson, et Batman sans Robin. Alors ils discutèrent de ce qu’ils ont fait depuis leur arrivé. La maison dans laquelle Édouard résida était une maison élégante d’une taille moyenne, pas trop grande pas trop petite, assez pour une famille de cinq. C’était une maison au bord de l’eau qui comportait un yacht luxueuse d’environ un million dollars. Alors Alphonse se dirigea vers la porte et il sonna à la porte. Édouard ouvra la porte et l’invita à l’intérieur de la maison.

« Et puis mon ami qu’avez-vous fait depuis que vous êtes arrivés ici. » dit- il à Alphonse, excité de le voir.

«  Rien vraiment. » répond t-il avec un ton insipide.

« Est-ce quelque chose te dérange, tu le sais que tu peux me parler de peu importe? » lui assura t-il.

Édouard continua en lui racontant de ce qu’il s’est passé hier soir. Ils discutèrent longuement du problème qui le dérangea. Son ami était un excellant conseilleur. À chaque fois qu’Alphonse avait un problème, il lui aida même dans les pires cas. Ainsi, il le conseilla qu’il devait penser à la proposer bientôt, sinon il sera trop tard. Alors après une longue discussion, Édouard retourna chez lui vers 14 heures. Mais avant cela, il alla chercher une bague pour donner à son amant. Après avoir arrivé chez lui, il entra silencieusement sans faire aucun bruit.  Il avança, en posant ses pieds légèrement sur le plancher, vers son amoureux. Il glissa ses mains autour de sa taille. Cela la surprit en premier, mais après elle se laissa faire.

« Vien avec moi, je veux t’amener quelque part. » dit t-il.

« Pourquoi, y’as tu quelque chose de spéciale aujourd’hui? » demande-t-elle avec un air embrouillé.

«  Peut-être. De toute façon, spécial ou non, prépare toi tout de suite. »

Alors ils se sont habillés et sont partis tout de suite. Il était environ 18 heures, ils sont allés a un restaurent. Ce restaurent était considérablement populaire. Il comportait des violonistes qui créèrent une ambiante romantique très agréable. Alors ils mangèrent un gros repas adéquat et      satisfaisant. Après avoir finis leur banquet, ils sont partis promener dans la ville. Angélica vit une gondole, elle a toujours rêvé d’aller balader dans une gondole. Alors ils rentrèrent dans la gondole et ils commencèrent à se naviguer. La lune était encore pleine, la chaleur fraiche, c’était atmosphère parfaite. Alors, Alphonse se leva hâtivement, et se mit directement en face d’Angélica. Il la regarda profondément dans ces yeux qui brillèrent comme des diamants pendant quelques instants et puis agenouilla en sortant la bague qu’il acheta antérieurement…

véritable identité



Chapitre 1

J’ai trente et un an et il faut encore qu’on me surveille de près comme si j’en avais cinq. Sincèrement, je ne dit pas que j’apprécie énormément me faire surveiller, mais je me sens protégé et à l’abri des dangers. Aujourd’hui, en cette soirée du 5 novembre 1992, cela fera 11 ans jour pour jour que je suis ici parmi ces quatre murs décolorés qui m’entoure pratiquement en permanence. Malgré ce sentiment de sécurité qui m’habite, il y a toujours la peur qui surgit de nulle part pendant la nuit. C’est toujours le même cauchemar depuis mon arrivée. Il revient me chercher.
Ce jour là était réel. L’école était commencée depuis environ deux mois déjà. Cette fin de semaine se présentait avec quatre longs jours de congés et ils l’attendaient depuis quelques semaines déjà. Ils avaient loué un chalet très loin d’où ils vivent. C’était à environ 13 heures de route en voiture. Ils allaient à Salt Lake City en Utah.
Nathalie, Vincent, Olivier et Kassie étaient en route depuis un long moment déjà en ce début du mois de novembre 1981. Le niveau de l’essence de la voiture était très bas. Il fallait donc qu’ils arrêtent à une station d’essence pour faire le plein et continuer notre route. Par contre, elles étaient relativement rare par ici, mais ils avaient réussit à en trouvé une à quelques kilomètres plus loin. Les covoitureurs firent le plein d’essence et de nourriture pour ensuite remonter dans la voiture et continuer leur route. Ce fut le silence absolu pendant une centaine de kilomètres. Chacun se promenait dans leur monde, soit en écoutant de la musique, en dessinant ou bien en lisant. Chacun changeaient de monde à sa façon sauf Nathalie qui faisait quelques travaux pour l’école.

Nathalie était une fille assez bizarre dans son genre. C’était une artiste quoi. Elle adorait le fait d’être différente des autres et d’avoir son propre style. Chaque soir, elle s’installait devant son foyer, en allumant un grand feu, pour écrire des poèmes. Nathalie se distinguait de la norme. Celle-ci étudiait dans l’art, elle voulait devenir photographe. Elle avait du talent pour rendre les beautés de la nature en véritable chef-d’œuvre à travers la lentille de sa caméra.
Le silence se brisa quand Kassie vis un jeune homme qui faisait du pouce sur le côté du chemin. Cette question envahie chacun d’entre eux sans exception : « Embarquons-nous cette étranger ? » La réponse était unanime pour les filles, mais les deux gars avaient répondu le contraire l’un de l’autre. Vincent avait répondu qu’il était d’accord contrairement à olivier qui avait affirmé clairement qu’il refusait. « Mais après tout nous sommes une démocratie, alors la majorité l’emporte », affirma Nathalie. Ils firent arrêter la voiture près du jeune homme. L’étranger entra et se présenta sous le nom d’André. À chacun leur tour, ils présentèrent à lui.
Son chandail était déchiré et il avait quelques entailles au visage ainsi que sur son corps. Du sang glissait le long de sa figure égratignée. En le fixant dans les yeux, on aurait pu dire qu’il était absent, nous pouvions quasiment apercevoir la profondeur d’un trou noir.
André semblait quelque peu égaré. IL ne savait pas trop qui il était et il se rappelait uniquement de son prénom et de ce qu’il aimait ; les senteurs douces et fraîches de l’automne, les feuilles mortes s’abandonnant une par une dans le vent pour ensuite heurté silencieusement le sol avec une telle délicatesse. Sans trop comprendre pourquoi, il savait que sa couleur préférer était le bourgogne, qu’il adorait les petits fruits, qu’il remarquait chaque détail de l’endroit où il pouvait être. Malencontreusement, André n’avait aucune idée de où il habitait et de qui il pouvait être.
– Comment vous êtes vous retrouver seul sur cette route ?
-Pour tout vous dire, je me suis réveiller, il a environ une dizaine de minutes, au milieu de cette forêt inerte dans une maison étrangère. Un vieil homme était en train de soigné mes blessures par balle et les entailles qui m’on été infligés par je ne sais trop qui.
-Où donc ce vieillard vous a-t-il trouvé ?
-D’après ce qu’il m’a dit, je flottais sur le lac, pratiquement mort, jusqu’à ce qu’il m’embarque dans son bateau pour me ramener cher lui. À mon réveil je ne savais plus rien, je n’avais aucune idée de qui j’étais. C’est bien parce que mon nom était écrit à l’endos de mon chandail que j’ai pu vous dire comment je m’appelais.
-Donc si je vous demande où je vous dépose vous ne pourrez me répondre ?
-C’est exact. J’ignore totalement dans quelles régions du monde je me trouve actuellement.
-Nous sommes à « Millard » à « Sevier Lake » en Utah. Nous allions a Salt Lake City, voudriez-vous nous accompagner jusque là-bas pour passer la fin de semaine avec nous?
Il acquiesça poliment avec un joli sourire.

André c’est moi. À l’époque, j’étais un jeune homme discret connaissant bien son métier. Aujourd’hui, je suis enfermé en permanence entre quatre murs délavé. J’avais 17 ans quand je suis parti de cher moi. Je ne supportais plus de vivre dans la même maison que mes parents il fallait que je parte. Ma mère était quelqu’un qui n’avait toujours que penser à elle sans se soucier des autres. Elle avait toujours quelque chose à dire sur tout et qui, la plupart du temps, c’était inutile. Ma mère critiquait en permanence les autres sans même regarder ce qu’elle était elle-même. Je ne pourrais même pas compter sur une main le nombre de fois qu’elle m’a dit je t’aime. Elle passait son temps à nous faire des menaces afin d’avoir ce qu’elle voulait. Quand nous avion cinq ans cela marchait, mais quand tu en as 17 tu lui tiens tête, car tu comprends son petit jeu. Nous sommes trois enfants cher moi et en peu de temps, elle a réussit à se faire détester des trois. Donc je suis parti. Je suis emménagé avec mon meilleur ami pendant mes années de cégep. Cela m’a permis de couper le contact avec mes parents pendant un long moment. Aucun appelle, aucun message et aucune lettre j’ignorais même s’il était encore vivant et je ne voulais pas le savoir. C’était la nuit et le jour, jamais à la même place au même moment. Je m’étais trouvé un petit emploi ordinaire pour payer mon loyer et de quoi me nourrir toute la semaine. Ce n’était pas vraiment la vie dont je rêvais, mais au moins je prenais mes propres décisions et j’avais la paix.

Chapitre 2

Nous roulions entre les arbres qui était si magnifique à ce temps si de l’année. Un mélange de rouge, de vert et d’orange qui éclatait de beauté à mes yeux. En les regardants pendant quelques instant, j’avais presque l’impression d’être heureux j’oubliais tous les problèmes qui m’emprisonnaient.
-Arrivons-nous bientôt ?
-Oui, dans environ une heure Nathalie.

Je gigotais drôlement beaucoup sur la banquette arrière de la voiture. Je m’étais endormit et je faisais un cauchemar. J’avais un pistolet à la main et je pointais l’arme vers la tête d’une femme que j’étais incapable de voir, car il faisait noir. Elle n’arrêtait de criée : »Non Jeff arrête ne fait pas cela ! » À trois reprises j’appuyai sur la gâchette. Trois coups de feu se firent entendre ; une balle dans la tête et deux autres dans le cœur. Je devais me débarrasser du corps au plus vite et dans le calme. Je le transporta jusqu’ à la rivière pour ensuite le balancer sauvagement à l’eau.

Kassie me réveilla à coups de gifles au visage.
-Tu faisais un cauchemar !
-Oui et c’était assez horrible je dois dire.
– Comment horrible ?
– j’ai assassiné une personne qui n’arrêtait pas de m’appeler Jeff.
-Jeff ? Aahhhh voilà où je vous aie vue. Une photo de votre femme et vous apparaît dans le journal. Il est écrit que cette dernière a été assassiné il a environ trois jours et qu’il n’on pas encore trouver de coupable.

VENDREDI LE 13 NOVEMBRE

Vendredi le 13 novembre, il se réveilla comme tous les jours. Il s’étira, mais il ressenti immédiatement une extrême douleur dans sa jambe droite. C’était comme si quelqu’un l’a poignardé. Il essaya ainsi de toucher sa cuisse avec sa main droite, mais il ne se rendit pas.

– Mais qu’est-ce qui m’arrive?, demanda-t-il.

C’était à ce moment qu’il entendit son nom dans le lointain. Il y a un étranger dans ma maison, pensa-t-il.

-Paul, réveille-toi! Paul! Paul…

Il ouvrit ses yeux et tout lui revint à l’esprit. Il vit ses trois enfants morts, attachés sur le canapé beige couvert de taches rouges du sang qui avait dégouté des petits. Une grande tristesse lui vint au coeur. L’enfant assit à gauche, à côté de la salle de bain, était le plus jeune. Il avait que trois ans. Il se retourna, il fut trop révolté. Il regarda à sa droite où se trouva la cuisine et vit sa femme qui avait été tuée avec une arme inconnue.

-Tout le monde est mort, dit-il à lui-même.

-Paul!, dit une voie familière.

La voie le surprit, mais il l’ignora. Le salon qui fut habituellement très propre, était en désordre. Les murs pâles et le plancher de bois furent couverts de sang. Les lampes qui furent ordinairement sur des petites tables en bois étaient en mille morceaux. Paul décida de se lever, mais il ressenti la douleur dans sa jambe. Il baissa sa tête et vit un couteau dans sa cuisse, il l’ignora. Paul fit en état de choc. Il se leva et se regarda dans le miroir qui se trouva dans la salle de bain, à sa gauche. Ses cheveux bruns furent en sueurs et il eut des coupures partout sur son visage pâlit. Il en avait assez et se retourna pour confronter l’homme qui se trouva derrière lui. Il reconnut l’homme immédiatement, c’était son voisin Jean. Paul ne put plus regarder les assassinés, car il ne peut pas s’empêcher de penser que c’était de sa faute. Il n’avait aucune idée de ce qui s’est passé. Encore en état de choc, il demanda à Jean:

– Qui a tué ma famille?

-Tu ne te souviens de rien Paul?, répondit Jean.

À cet instant, quelqu’un défonça la porte d’entrée, quatre hommes rentrèrent et un inconnu mit un sac brun et sec sur sa tête. Ils l’amenèrent à l’extérieur de la maison. Paul sentit le gazon mouillé sous ces pieds et ensuite se retrouva dans une automobile. Un des quatre hommes ferma la porte derrière lui. Le siège fut si doux, c’était comme s’il était assit sur un nuage. Il sentit son voisin à son côté et paniqua.

-Qui êtes-vous? Je n’ai rien fait! Je vais vous tuer! Vous avez assassiné ma famille! MA FAMILLE! Ma famille.., cria-t-il.

C’était à ce moment que ça lui frappa.

-Ils sont tous morts, dit-il.

Il éclat en sanglots. Un homme lui répliqua d’un ton sympathique:

– Nous n’avons pas tué votre famille, nous avons essayé de vous sauver.

Paul qui avait tout perdu, répondu:

– Vous voulez nous sauver? Vous êtes trop tard! Avez- vous vu qu’est-ce qu’ils ont fait à ma famille, mes enfants et ma femme?

Il essaya de continuer, mais un homme lui cria:

– TA GUEULE!

Et lui frappa avec grande force derrière la tête. Il perdit connaissance.

 

Quatre semaines plus tôt…

Mardi le 13 octobre 2013, Paul se réveilla, comme il fit chaque matin et ouvrit ses grands yeux bruns. Il s’étira et prit une grande respiration qui sembla durer une infinité. Il se leva lentement et mit ses pantoufles de couleur rose pâle comme de la barbe à papa. Cela fut assez étrange, qu’un homme ait des pantoufles de cette couleur. Par contre, sa conjointe les lui avait achetées il y a six mois et elle n’arrêtait pas de l’exaspérer au point qu’il fut tanné et les porta chaque matin pour lui plaire. Il se regarda dans l’énorme miroir qui se trouvait devant la fenêtre. Il avait placé le miroir à cet endroit pour obstruer les rayons de soleil qui se faufilait entre les rideaux pour les réveiller les matins précédents. L’enfant cadet avait déchiré les rideaux, il y a six jours, lorsqu’il était entrain de jouer avec le rasoir spécial, coupant et dangereux de son père. Il ouvrit la porte et se précipita vers la cuisine qui se trouvait à la fin du couloir qui avait la longueur d’un terrain de football. Il vit ses trois enfants assis à la table qui se situait dans le salon.

– Bon matin mes petits! Dit Paul à ses enfants.

-Bonjour papa! Crièrent-ils tous en même temps comme s’ils étaient dans la chorale de l’église à Noël.

<< Qu’ils sont doux comme des agneaux>>, se dit-il. Paul s’assit à son tour. Sa femme lui amena une tasse de café, le journal et fini avec un petit bec sur la joue. << Oh! Ce n’est pas une mauvaise femme>>, pensa-t-il.

Une heure passa et il se retrouva à l’extérieur de sa maison dans son automobile. Il parti pour son travail, comme chaque matin à huit heure. Paul exerçait un métier qui était très dangereux pour lui et sa famille. Ce fut pour cette raison qu’il dut garder son emploi un secret. Ce fut strictement interdit de partager de l’information à qui que se soit par rapport à son travail. Lorsque Paul avait été embauché, il avait absolument et immédiatement eu besoin de se créer un surnom. Tout le monde qui le fréquentait après avoir traversé les portes menaçantes, le connaissait, sous le nom de Karl Chartrand. C’était très ordinaire comme nom, mais son nom devait être vraisemblable. Il n’avait jamais compris pourquoi il avait choisi ce nom et il n’avait pas besoin d’une raison. Sa vie était ainsi, il se faisait diriger, insulter et frapper par son patron et il ne s’y opposait jamais. Il aimait rester hors de l’ennui. Il s’occupait de ses affaires et espérait que les autres occuperaient des siennes.

Lorsque Paul arrive à son travail, il vit de l’action en arrière du bâtiment avant de rentrer dans le stationnement intérieur. Il essaya de trouver ses lunettes qui se trouvaient habituellement sur le siège passager, mais il ne les trouva pas assez vite. Lorsqu’il se retourna pour voir si l’action se produisait encore, il n’y avait rien. Confus, il se questionna:<< Ai-je imaginé cela?>>. Il ignora ce qu’il venait juste de voir. Il n’y avait pas beaucoup de choses qui faisaient peur à Paul après avoir été envahi par les Warinions. Cependant, au moment où il rentra à l’intérieur du stationnement très sécurisé, il eut des frissons. Peut-être ce fut à cause de la terreur qu’il éprouvait à l’égard de son emploi, mais il ne se posa jamais se question, il avait trop peur de savoir la réponse.

Lorsque Paul traversa les grandes portes de malheur, il devint Karl et se perdit dans un monde qu’il n’avait jamais pensé avoir pu exister. Chaque fois que lui et ses collègues croisaient leur <>, tout le monde s’arrêtait et le saluait, comme s’il était le roi de tout. Dans un sens, il l’était. Personne ne savait ce qu’il faisait dans ce bâtiment d’une pudeur extrême, peut-être c’était pour le bien… À cinq heures pile, Karl reprit sa propre identité, Paul, et sortit de l’édifice avec un sourire assez crédible. C’était dans le contrat. En sortant du stationnement, il regarda à sa droite pour voir s’il pouvait distinguer de l’action au loin, mais il n’y avait rien. Paul fut encore très intrigué par ce qu’il avait vu ce matin. Durant le jour, il faisait noir et durant la nuit, il faisait soleil.C’était très triste pour la vie future de ses petits enfants.

Le prochain matin, Paul croisa son nouveau voisin Jean Legault. Celui-ci avait remplacé son voisin précédent qui s’était fait assassiner par les nouveaux arrivants. C’était un homme assez sympathique, mais Paul ne pouvait pas encore lui faire confiance. Il avait un air très étrange. C’était peut-être un espion des Warinions. Il rechercherait de l’information sur lui lorsqu’il retournera à son travail prochainement. Durant les jours qui suivirent, Paul vit son voisin chaque matin au même endroit et il sembla être un humain, mais il n’en était pas encore certain. Il vit de l’action chaque matin en arrière du bâtiment. Chaque fois qu’il était près de découvrir l’inconnu, c’était comme si les figures disparaissaient dans l’air comme un mirage dans le désert. Il n’était pas vraiment surpris, après avoir vécu l’impossible, ineffaçable, l’inoubliable, tout était maintenant possible. Il en parla à sa femme, qui était belle comme un coeur. Elle lui dit de ne pas se mêler des évènements qui se passaient à son travail. La famille avait déjà vécu assez. Paul, n’était pas un homme très compliqué, ni très demandant, mais lorsqu’il voulait une réponse à quelque chose qui l’intriguait beaucoup, il ne s’arrêtait pas jusqu’à temps qu’il la trouvait. La plupart du temps, c’était pour des affaires bénignes. << De nos jours, on se sait jamais>>, pensa-t-il toujours. Par exemples, il voulut absolument savoir comment les employés à Tim Hortins mettaient le chocolat à l’intérieur des beignes. Lorsqu’il obtint la réponse, il en fut très déçu. Paul était comme cela, rien n’était assez bon pour lui, il voulait juste la perfection. Une mauvaise action et il pourrait mettre sa propre vie et celle de sa famille en péril. Ce fut pour cela qu’il fit très attention. La vie de tous les jours, était comme son emploi, s’il désobéissait c’était comme s’il tuait lui et sa famille. Paul avait des connaissances sur des choses qu’on ne peut pas imaginer. Il ne pourrait jamais vivre une vie normale depuis ce qui c’était passé en 2012.

L’invasion.

Papillon Mauve

S’exprimer sans mots

-Il s’appelle John Chénier, madame.

-Pourquoi ne le laisses-tu pas répondre? , demanda la surveillante

-Parce qu’il est muet, madame.

John est mon meilleur ami, en fait le seul et l’unique ami que j’ai eu! Il est le seul à me comprendre et qui reste volontaire pour moi. Il est prêt à tout pour me voir sourire un jour et si je verrais le sien je crois que j’aurais le mien aussi. C’est comme s’il pouvait exprimer, en me regardant fixement avec ses petits yeux vert tendre, les paroles qu’il ne pourra jamais prononcer. Je crois que même si je ne parlerais pas, il me comprendrais tout de même. Avec lui, je me sentais exister réellement car c’était le seul qui avait porté ses yeux sur moi et avec qui je sentais que j’étais vraiment quelqu’un. Exister, c’est vivre, c’est être en réalité. On existe tous mais il arrive que des gens se sentent incapable de vivre car ils n’ont pas raison de continuer d’avancer. C’est vrai, pourquoi avancer quand on sent qu’à chaque moment, on recule à grands pas de géant! C’est comme monter des escaliers roulants qui sont en train de descendre. On se débat pour les gravir mais on reste surplace. Le suicide, j’en entendais parler à chaque jour chez moi ! À chaque jour, ma mère, qui se lamentait encore sur le fait qu’elle tombait toujours sur des hommes qui ne l’aimaient pas pour elle mais pour son corps et à quel point elle avait fait une erreur de m’avoir accouché car j’étais rien, un simple parasite, me menaçait de s’ouvrir les veines. Je préférais ne pas y penser.

Driiing, la cloche retentit me ramenant du monde des pensées, annonçant la fin de mon deuxième cours. Lentement, je pris mes livres, poussai la porte du E-202, descendit les 36 marches des escaliers avant de me diriger vers mon casier. Les autres étudiants se déplaçaient autour de moi à la vitesse de l’éclair se dépêchant pour aller fumer une petit cigarette avant d’aller manger au restaurant au bout de la rue  ou encore pour appeler leur amoureux ou leurs amis. Il y avait des groupes : les populaires, les joueurs d’échec, les gothiques, les grunges, les sportifs, les musiciens et ceux qui servait de boucs émissaires au groupe de blagueurs. Moi et John ne faisions partis d’aucun de ces groupes! Nous étions des « inclassables » mais au moins j’avais quelqu’un à moi.

John arriva à la course collant un papier sur ma case où il était écrit avec son écriture soigné trois petit mots :

-Sophie. Chez moi ?

-Parfait, répondais-je à l’instant.

Je m’appelle Sophie Sanchez. J’ai 16 ans et je suis une fille qui ne sera jamais une beauté ou une sportive, ni une musicienne mais une personne qui est elle, et qui n’a pas la vie facile mais qui préfère se taire que se plaindre. Je ne l’ai pas choisie, j’aurais préféré être comme ces clones de la société mais j’étais différente, j’étais moi, tout simplement !

Nous prenions toujours ma voiture et Johnny partait la musique après que la clé du contact ait été démarré et que nous entendions ou plutôt ressentions le ronronnement du moteur. La musique était un point en commun que moi et mon meilleur ami partagions. Les vibrations qui émanaient de mes haut-parleurs étaient si magiques, ces sons étaient le fruit de travails remarquables exécutés par les plus grands orchestres du monde. Certes John n’entendait pas, mais il sentait la beauté de ces notes qui nous transportais dans un autre monde. L’univers musical était selon moi comme une orchidée; fragile et d’une beauté exceptionnelle. C’était un moyen de m’évader, d’oublier tous mes problèmes en tombant sous le charme de la Sonate à la Lune de Beethoven comme à chaque dîner avec lui. Lui, cet être pour lequel je réussissais à vivre et à oublier. Je me serais jeter dans les abîmes pour lui sauver la vie. Ce garçon, je l’aimais pour ce qu’il était, pour son respect envers moi, pour son dévouement, pour son amour et pour l’écoute parfaite qu’ il me témoignait et pour l’ami, le frère, le père qu’il occupait dans ma vie. Il était tout. Rien n’était comparable à l’amour que je lui portais, nous étions seuls, ensembles et riches dans la pauvreté dans laquelle nous vivions car à deux nous étions une entité, nous étions tout ce que l’autre avait besoin d’avoir.  Chaque parcelles de nos corps se complétaient pour que enlacés, nous nous donnions une chaleur si réconfortante que comme en écoutant du Beethoven nous nous faisions oublier ce qui nous entourait, nous laissant seuls dans le monde parfait où nous nous situâmes dans ces moments de bonheur pur.

Chez John, c’était immensément minuscule : un salon-cuisine-salle à manger deux chambres dans le fond de la pièce et une salle de bain qui les séparaient. Son père était partis et lui avait laissé un compte de banque avec un peu d’argent pour lui permettre de vivre. Sa mère étant morte d’un cancer rare, personne n’avait jamais été là pour lui. Nous nous ressemblions dans notre malchance. Mon père, je ne l’ai jamais vu parce qu’aussitôt qu’il a apprit que ma mère était enceinte, soûl, il s’est laissé flotter dans le vide jusqu’au sommet des vagues salées. Juste au dessus du pont Voutire, mon père est mort 8 mois et 2 semaines avant ma naissance. Ma mère depuis mon apparition se réconforte dans l’alcool et dans son travail de putain qui lui permettre de maudire davantage les hommes !

Lorsque j’étais petite, à tous les soirs je m’endormais en pleurant, priant au seigneur que tout ce train de vie cesse. Mais jamais mon souhait s’est réalisé et après quelques années j’ai arrêté cette habitude car cela ne servait plus à rien : c’était une cause perdu. « Si Dieu n’existais pas, il faudrait l’inventer. » à dit Voltaire, c’est ce que je me suis fais. Et ça m’a aidé à survivre au calvaire que je vivais à chaque jour. Mon Dieu était, dans mon monde imaginaire, un gentil monsieur qui avait enlevé tous les mauvais défauts et mauvaise choses de la Terre. Bref tout le monde était heureux et unis ensemble. Il n’y avait ni guerres, ni rien qui puisse détruire cette sérénité. À cette âge, j’étais bien naïve de croire que cela aurait pu exister. Mais je souffrais que j’avais besoin de m’accrocher à quelque chose et à cette époque John n’était pas là pour moi. Je criais mais aucun sons ne sortait, j’étais prise au piège tel un lion dans une cage. C’était comme être laissé seule avec mes craintes et mes frustrations sans avoir personne sur qui les cracher à l’exception d’une mère au regard vide, une mère qui était si perdue dans les boissons qu’elle ne ressentait plus aucune émotion, c’était la seule personne a qui j’aurais pu hurler tout ce que je vivais mais cela aurait fait le même effet que parler à un mur.

Après le dîner, nous nous dirigeâmes vers le petit dépanneur à côté de l’appartement de John pour acheter l’éternel Cherry Blossom, qu’on se partageait en deux partie parfaitement égale avant de s’en retourner à l’école.

Lorsque nous allions chez moi, il n’y avait pas cette tranquillité ni cette solitude qui régnait comme dans l’antre de l’amour de ma vie. On voyait que la misère dans laquelle je vivais dérangeait profondément notre moment de quiétude recherchée. John m’écrivais toujours des petits mots que je collais dans ma chambre pour que lorsque je rentre chez moi, je les lisent et que je pense que lui étais là même quand il ne l’était pas car il allait toujours être là pour elle même au delà de la mort. C’est ces mots qui la rassurait et qui lui rappelaient toujours pourquoi entêtée, elle continuait d’avancer ne voyant jamais de résultats. Le plus beau qu’il lui avait écrit était:

Notre amour durera aussi longtemps que le soleil sera. Car la chaleur de cet astre représente la passion brûlante qui m’enivre lorsque je te sens près de moi. Je suis muet de voix mais toi et moi savons très bien que nous n’avons pas besoin de nous parler car s’exprimer sans parler c’est la beauté d’un amour pur.

Parfois John et moi dormions un peu dans son lit ou nous adonnions à des activités pas très catholiques mais ces derniers temps, à cause des bleus sur ces jambes qui lui faisait souffrir le martyr nous avions cessés. « Je me cogne partout ces temps-ci! », m’avait-il expliqué. Mais avec la blancheur qu’il me montrais dans sa figure, sans parler des terribles cernes qu’il avait en dessous des yeux je commençai à m’interroger. L’amour rend aveugle, mais est-ce que moi je n’avais pas protéger l’amour de ma vie assez pour empêcher ce qu’il allait lui arriver cet après-midi là? Je n’étais plus sûre de rien. L’inquiétude m’avait à un tel point prise que je n’étais plus capable de me concentrer à rien. C’est hallucinant à quel point, lorsqu’on aime réellement quelqu’un, la douleur ressentit par lui nous déchire dix fois plus.  C’est comme si Être ne voulais plus être car avec une moitié qui a un jour été fusionnée malade comment continuer?

Le but!

La fin de l’été approchait, puis j’avais l’impression d’avoir tout manquer. Bien sure comme à chaque été je me trouvais des petit emplois pour me ramasser de l’argent, parce que j’avais un but spécifique. Je voulais aller visiter ma famille dans mon pays d’origine. Je ne me souvenais plus de mes grands-parents, de mes oncles et tantes. Je savais que j’avais des cousins et des cousines mais je ne savais pas combien exactement j’en avais. Puis je ne savais pas leur âge. J’avais juste quelques photos de mes grands-parents en noir et blanc. Je ne les connaissais pas car j’avais trois ans quand mon père et ma mère avait fait le choix d’immigrer au Canada. Mes parents mon expliqué qu’ils n’avaient pas le choix c’étais ça ou bien la mort.

Toute commença quand mon père avait perdu son emploi. Il a bien sur essayé dans trouver une autre, mais il y en avait très peu et le salaire n’étais pas assez élevé pour pouvoir payer le loyer et nourrir toute la petite famille. Mon père décida donc de travailler à deux emplois il faisait des heures de fou. Il travaillait comme un esclave. C’est quand ma sœur cadette est décédé d’une maladie qu’il on décidé de déménager. Les soins coutaient trop chère pour pouvoir guérir ma petite sœur, mes parents n’ont pas pu payer les médicaments qu’il lui fallait pour survivre. Pauvre petite elle était en pleine forme, après elle a eux des symptômes, elle soufra le matir et décéda. Elle est donc décédé à  1 an et demi et depuis ce temps la mes parents se sentent toujours triste et énormément  coupable.

 Après cette tragédie, ils ne voulaient pas que ça se reproduise et ils ont décidé de déménager pour nous offrir une meilleure qualité de vie. C’est pourquoi ils ont choisit le Canada plus précisément Montréal où l’on aurait un meilleur service de santé et ou mon père et ma mère aurait chacun un bon salaire pour payer le loyer et nourrir la famille. En plus mon frère, ma sœur et moi avons la chance d’aller à l’école. Dans notre pays d’origine on ne pouvait pas se le permettre. Mon frère arrivait à l’âge d’aller travailler, et ma sœur resterait avec ma mère à la maison pour faire les tâches ménagères.

 Je suis content aujourd’hui de pouvoir aller à l’école car à l’école on apprend des nouvelles choses tous les jours. Par contre depuis que je suis à l’école j’ai de la difficulté à m’intégrer. Je ne sais pas pourquoi, mais j’étais le souffre douleur de toute ma classe. Quand c’étais le temps de faire les équipes en éducation physique j’étais toujours le dernier choisi, les autres ne voulaient pas de moi dans leur équipe. J’étais tout le contraire de mon frère ainé qui avait beaucoup d’amis à l’école puis les fins de semaines il sortait avec eux et il semblait beaucoup s’amuser. Il avait aussi une copine assez laide, mon frère était aveugle comme une taupe. Ma sœur elle était  plus réservé elle ne nous disait pas grand chose sur ses amis, c’étais elle l’intellectuelle de la famille. Sa beauté était répugnante, mais son intelligence était d’une attirance fatale. Elle passait ses fins de semaines à la bibliothèque avec ses amis. Moi j’étais le responsable de la famille, je restais avec mes parents la fin de semaine et je les aidais à faire les tâches ménagères. Quand j’avais finie, j’allais dans ma chambre lire un bon livre ou je me trouvais quelque chose à faire. Parfois les voisins avaient besoin de mes services pour garder leurs deux petites filles. Émilie la plus veille qui étaient un petit peu muet et Sarah la plus jeune qui veut toujours jouer avec moi. J’aimais ça aller les garder, premièrement parce que je faisais plus d’argent pour atteindre mon but et deuxièmement j’aimais ça aller jouer avec ses petites, ça me changeais les idées.

Malheureusement l’été achevait et l’école approchait c’est vrai que j’avais hâte d’aller apprendre de nouvelles choses, mais je n’avais pas envi de retrouver les mêmes personnes immature. Mais cependant je ne savais pas pourquoi mais j’étais plus confiant cette année j’avais maintenant 12 ans et je sentais que plusieurs opportunités aller venir à moi.

Le fait que je ne savais pas comment mes grands-parents vivaient m’intriguait beaucoup. C’est pourquoi je questionnais beaucoup mes parents sur notre culture et sur ma ville natale. Mais à force de me répondre ma mère et mon père étais tanner de me raconte les mêmes histoires car des fois je touchais des cordes sensibles.

Un beau dimanche après-midi nous résume un appel qui fût pleurer ma mère, je me demandais bien qui étais au bout du fil. Puis mon père m’annonça que c’était mes grands-parents maternels qui nous téléphonaient. J’étais si content ça faisait 5 ans que l’on n’avait pas eu de leurs nouvelles. Ma mère posait plein de questions elle était si émue et parfois elle riait. Quand je voyais ça j’étais touché parce que moi je me disais que je ne serais pas capable de vivre sans mes parents. Déjà je trouvais ça dure de ne pas pouvoir voir mes grands-parents,  je ne sais pas comment mes parents réussissaient à tenir le coup. A chaque 5 ans environ ils nous appelaient, mais on ne savait jamais quand on recevrait l’appel. Des fois il nous appelait avant, mais c’étais rare et c’étais pour nous annoncer des mauvaises nouvelles comme quand la grand-mère de mon père est décédé. Mon père était déçu car il n’avait pas pu aller aux funérailles de ça grand-mère, car il n’avait pas les moyens puis ne pouvait pas se permettre de s’absenter de son travail pour aller là-bas.

Mon grand frère avais enfin fini de parler au téléphone avec ma grand-mère puis c’était au tour de ma sœur. J’étais content mon tour arrivait, j’allais enfin pouvoir entendre leur voie et pouvoir leurs poser toutes les questions que je voulais. J’avais pleins de questions en tête. Puis quand vena mon tour j’étais tellement excité que j’oublia toutes mes questions et je ne savais plus quoi dire. Ce fût donc ma grand-mère qui me posa des questions.

–          Ça te plait vivre au Canada?

–          Oui, car ici j’ai la chance d’aller à l’école.

–          Et tu aimes ça l’école?

–          Oui, j’apprends beaucoup de nouvelles choses.

–          Est-ce qu’ils sont gentils avec toi? Tu dois avoir des amis?

–          Non, je n’en ai pas beaucoup les gens ici sont très gâtés et immatures.

C’était la première vrai conversation avec ma grand-mère auparavant j’étais trop jeune pour m’en souvenir. Elle avait une voie douce, elle était gentille, attentionner et sociable. J’avais l’impression de parlé a une reine, elle s’intéressait à moi et j’aimais bien ça. La conversation que j’ai eux avec elle va rester graver dans ma mémoire toute ma vie. J’étais vraiment content d’entendre leurs voix et d’avoir de leurs nouvelles. Puis quand je leur aie parlé ça ma donner encore plus le gout d’aller les visiter.

Le lendemain matin, je gardais chez les voisins et j’allais encore pouvoir me faire de l’argent mon but commençais à devenir de plus en plus réel. L’école fini par recommencer, mais cette fois-ci c’était au secondaire. J’allai maintenant à la même école que mon frère et ma sœur.

Un soir je me préparais à aller me coucher quand j’entendis ma mère qui pleurais, je me levai donc de mon lit et j’allai les rejoindre dans le salon quand je vis c’est horrible image à la télévision. Je vi l’inquiétude sur le visage de mon père, ma mère elle était morte de peur. C’était un bulletin spécial ou l’on voyait des villages entiers toute démolie et des gens qui n’arrêtaient pas de pleurer. Les bâtiments étais toutes détruis et étaient toute empilé les un sur les autres on aurait dit une grosse ruine, les gens étaient toute sale et il y avait un gros nuage de poussière. Ces pauvres gens étais à la rue et on voyait des femmes qui pleurais avec des enfants mort ou blesser dans leur bras, il y avait des corps partout. Je ne comprenais pas ce qui ce passait, je demandai donc à mes parents.

–          Que ce passe t’il?

Mon père avec un ton très inquiet m’expliqua ce qui ce passa.

–          Il y a eu un gros tremblement de terre en Haïti.

–          Mais ou en Haïti?

–          A Port-au Prince.

–          C’est ou grand-papa et grand-maman habite?

–          Oui, il y a des milliers de mort et de blesser toute est détruit, les moyens de communication sont coupé. On ne peu plus rejoindre notre famille.

Ce qui ma frappé droit au cœur c’est que tout ce massacre ce passait dans mon pays d’origine. Toute ma famille étaient démolie surtout que ça se passait dans ma ville natale, a Port-au-Prince en Haïti. Quelle belle nouvelle! Mon but était maintenant irréalisable.  

Bijou Magique

mine infernale

J’avais aucune idée où j’étais précisément ni quelle date nous étions. J’étais sûrement à au moins 6 km sous terre et il était sûrement bientôt midi car mon ventre gargouillait. Il fallait aussi que je travaille. Travailler encore des heures et des heures jusqu’à ce que mon corps ne soit plus capable de soulever la pioche ou d’avancer. Ça ne demandait pas un gros cerveau pour creuser un trou mais ça pouvait nous coûter la vie si on le faisait mal. Notre vie, car environ une centaine de mineurs mourraient chaque année.

Nous étions surexploités sans toucher un sou. Nous étions surexploités totalement. Pour le dirigeant de la compagnie, ça faisait son affaire. Des employés qui ne coûtent presque rien, juste un peu  de nourriture et un logement. C’est minable comme condition de vie. La mine était en quelque sorte une prison. La mine était différente des autres je ne sais pas quoi, mais il y avait une atmosphère étrange et intrigante.  Quand on y rentrait, on n’y ressortait pas avant la fin de notre peine. C’était soit 60 ans dans une prison ou le quart dans la mine. Il me restait encore toute la vie à découvrir. Je devais avoir environ 16 ans.

 Cela faisait déjà 3 ans que je m’étais fait arrêté par la police pour tentative de meurtre. Ce n’est pas ma faute si ma fusée n’a pas bien décollé et qu’elle s’est retrouvée au-dessus de la maison des Smith. Par chance, il n’y a eu aucun mort ni blessé, mis à part leur maison. Elle était à moitié détruite comme si une météorite avait atterri, par malheur, sur leur maison. Cela avait créé une si belle explosion. Il y avait du rouge, du bleu avec un mélange d’orange et jaune. Je n’avais jamais vue une explosion si bien réussie. Mais cela m’a value une belle arrestation et 15 ans à errer dans une mine où l’on exploitait du minerai de fer. Le fer était une source très importante à cette époque. La mine se trouvait dans le coin du puits de la mine de Voreux à Montsou. Pendant la révolution industrielle, il fallait avoir du fer pour pouvoir évoluer. J’étais quand même bien traité à la mine.

On m’avait surnommé le « P’tit Christ »  car j’avais survécu à deux explosions et que j’étais supposé être mort depuis au moins une dizaine de fois. Sinon, mes amis, eux, me surnommaient Jo Louis. Cela simplifiait mon nom et c’était moins compliqué de prononcer Jo Louis que Jean-Louis Duvignoble. Les premières semaines dans ce trou sont les plus pénibles. Même l’enfer était moins pire que cela. Nous gelions, c’était humide, nous avions de la misère à respirer. On dirait qu’ils voulaient que nous mourions la première semaine, la preuve, nos premières tâches consistaient à placer de la dynamite dans les galeries. Si nous ne courions pas assez vite et bien nous exploserions en mille morceaux ou nous étions écrabouillé, par de la roche, parterre. Chaque groupe était constitué de 5 à 8 mineurs et ils avaient leur galerie. Moi, j’étais dans la dernière avec mes collègues, Jean le plus âgé, Young l’immigrant illégal, Grégoire qui devait avoir environ une vingtaine d’années et John l’anglophone du groupe. C’était ma famille en quelque sorte. Je mangeais, dormais et travaillais avec eux. Il y a eu aussi Marc mais, il n’a pas résisté à plus de trois semaines. Il s’est tué avec de la dynamite dans la bouche.

Il fallait avoir des nerfs d’aciers pour ne pas mourir. On travaillait sous-pression, je dirais même plus que ce que je faisais était le pire travail au monde. Aujourd’hui, c’est un grand jour pour nous. Notre contre maitre nous donne la permission de sortir de la mine, si nous dynamitons la dernière galerie, la notre. À vrai dire, ce n’était pas la dernière, il y en avait une autre en dessous. Une galerie créée par une ancienne rivière souterraine sûrement. En tout cas, Monsieur Lavois, notre contre maître, voulait découvrir ce que c’était. C’était comme signer un pacte avec le diable. La chance que nous ressortions tous vivant était minime. Il allait y avoir du sang mais aussi de la liberté. Ils devaient se mettre tous en accord sur une décision.  Nous étions cinq à avoir notre opinion. Jean s’en foutait. S’il sortait de  ce trou infernal, sa vie recommencerait sûrement à zéro, car sa femme était probablement morte ou remariée. Il était rentré dans la mine à trente-huit ans sans cheveux blancs et sortirait tout blanc, tout ridé. Mais je l’avais convaincu que s’il sortait vivant et que moi aussi, nous allions vivre ensemble.

Young avait sa famille qui l’attendait. Il lui restait environ dix ans, dix ans de trop. Il recevait des photos et des lettres quotidiennement de sa femme Rui, sa fille Nira et son fils Liang. Il les voyait grandir, vieillir et maturé. La seule chose qu’il voulait, c’était sortir. Sortir de cette mine, de cette prison, de cet asile de fou, de cet enfer qui grugeait sa vie. Il mourrait de plus en plus dans celle-ci. Il attendait sa liberté comme on attend sa mort.

 Grégoire, lui, était assis entre deux chaises, une de la liberté et l’autre de la mort. Il lui restait cinq ans si tout allait bien pour lui. Un gros dilemme rageait dans sa tête. Soit qu’il sortait tout de suite ou dans cinq ans, mais s’il voulait sortir maintenant, cela comporterait de grands risques. En plus, il n’était jamais chanceux pour ce genre de chose.

John lui ne parlait pas. Il ne comprenait rien du tout. Lui, il suivait. Nous aurions pu lui demander de sauter dans un trou et il l’aurait fait. Je ne sais pas grand chose sur lui, mais il était un grand homme. J’ai pu comprendre qu’il avait sauvé une femme d’un agresseur armé d’un fusil et que celle-ci l’avait épousé par après. Par conséquent,  il fut touché au niveau de l’épaule. Il traînait sur lui un petit album de photos de lui et de son épouse un peu partout dans le monde. Je trouvais son histoire tellement belle, même si je n’ai pas tout compris.

Cela a prit environ trois heures avent qu’une décision soit unanime. Je suis bien content du choix de mon groupe je vais pouvoir raccourci d’environ sept ans ma peine dans cet endroit infernale pour avoir une meilleur vie. Ce n’était pas compliqué de détruire une galerie, mais plutôt de rester en vie. C’est facile de mettre de la dynamite dans un trou et de l’allumer mais c’est difficile de courir pour ne pas se faire écraser. Personne risquerait sa vie, sauve moi. J’avais prit la décision de porté tout le poids sur mes épaules. Ce serait moi qui allais allumer la dynamite et sûrement mourir. J’étais le plus jeune donc le plus rapide. John et Jean s’occupait de creuser un trou, Young fabriquait la dynamite avec une mèche légèrement plus longue et Grégoire s’assurait que tout soit la et que j’aille assez d’espace pour m’enfuir.

M. Lavois fit sortir tout le monde sauf n’autre petit groupe. Mais pour assurer la survie des autres je leur ai demandé de monté dans la première galerie pour être sur qu’il aille seulement moi qui puise mourir si il arrive un pépin. Toute mon équipe me souhaitait bonne chance. Jean me donna son collier avec la Sainte Vierge pour que dieu soit avec moi et tous prière même Young et John qui n’étaient même pas catholique. John me donna lui une pièce où c’était écrit « live, love, laugh ». Tout le monde me baisa sur le front et partit dans l’ascenseur.

Je marchai jusqu’à la mèche de la dynamite, l’allumai et courus en direction opposée sans me poser de questions. Je voyais la mort derrière moi et ma vie devant moi. J’avais l’impression de voir ma vie se dérouler dans ma tête en mode répéter. Je crois que je n’ai jamais couru aussi vite depuis  l’explosion survenue. Je me suis élancé pour pouvoir atteindre l’ascenseur  puis Jean l’actionna car je lui avais dit que quand il entendrait l’explosion, que je sois dans l’ascenseur ou non, de le remonter quand même. J’avais l’impression que le temps s’était arrêté, je ne savais pas si j’étais mort ou non. Jean en me voyant, me gifla sur la joue pour savoir si j’étais vivant et c’est là que j’ai réalisé que je n’étais pas mort et que j’étais libre maintenant.

La première chose que j’ai fait c’est d’évacuer le stress en allant pisser dans un coin puis après j’ai pleuré ma vie; des torrents de larmes coulaient sur mes joues. Je ne réalisais pas que j’étais libre et que je venais de libérer quatre autres personnes. J’étais comme un super héros dans les BD. Deux galeries avaient été détruites mais cela n’était plus important car on pouvait sortir de cet enfer. Il nous restait qu’à monter une trentaine de marches pour arriver à voir le jour. J’eus le privilège de sortir en premier. On était comme cinq démons qui avaient été libérés de l’enfer.

Mais pire nous attendait dehors. Pendant que nous étions dans la mine, la première guerre mondiale avait éclatée.

Asylus

Asylus

 

À leurs yeux, c’était la perfection à son apogée. Comme Harry Bernard l’a si bien dit: »la perfection dans le détail conduit à la perfection même de la vie. » Rien ne manquait à ce cube. Ses six faces isométriques et parallèles étaient d’un blanc plus clair que le soleil et plus luisant que la neige. La lumière y était constante et le silence était son hymne. Rien ne pouvait rompre cette harmonie de perfection, cet orchestre d’idéalisme.

Pourtant, la perfection n’est pas toujours synonyme de sainteté. À mes yeux, la perfection ressemble étrangement à Dieu, puisqu’on peut croire en son existence, mais jamais la constater. Cette pièce, pour moi, était la nature même de l’imparfait. Cette société jadis au passé simple, ne s’attendait pas à un futur proche ou l’on croit au plus que parfait. Enfermer et cacher les fous, pour les « aider » et les « protéger » pour ensuite les goinfrer de médicaments n’est aucunement proche de la perfection. Au contraire, c’était l’imparfait conjugué à toutes les personnes.

Ces quatre murs, ainsi que le plafond et le plancher, étaient donc rembourrés pour ma « sécurité ». Vêtu d’une camisole de force et d’un « garde gueule », je ne pouvais ni bouger ni faire le moindre bruit. J’étais comme un animal, traité de la sorte. Quelle torture que c’est d’être laissé seul avec ses pensées, sans aucun répit

Je ne comprenais pas pourquoi j’étais la victime d’une telle injustice. J’étais un

homme d’une banalité ennuyante. Une femme, deux enfants, un chien, un chat, une vie ordinaire, quoi. Je n’appartenais pas dans ce sanctuaire de détraqués,

dans ce refuge pour les cinglés. L’Hôpital Psychiatrique Douglas était ma prison. J’avais un gagne pain comme tous les autres pères de familles.  Je n’avais aucune espèce d’idée de la raison de mon emprisonnement. La normalité, la banalité, la conformité de ma vie quotidienne n’était pas une maladie voyons!

 

La lumière fluorescente était constamment allumée. Le courant électrique ne cessait jamais de traverser ce mélange d’argon et de vapeur de mercure qui

éclairait cette pièce. Je ne pouvais pas dormir dans de telles conditions et je croyais virer délusionnel, voir psychotique à cause du manque de sommeil.

Mes muscles se raidissaient à cause du manque d’activité physique et de mon alimentation faible en glucides et lipides. Mon corps souffrait d’un manque ahurissant de potassium et de calcium. Il me fallait du fer et surtout des vitamines. J’avais la gorge sèche et le manque d’oxyde de dihydrogène, ou eau pour les aliénés, allait me faire perdre la tête.

Dans cet asile, on me nourrissait trois fois par jour. Je déjeunais à huit heures trente-deux et huit secondes. On me donnait à dîner vers midi cinquante-quatre pile et le souper était servi a dix-huit heures deux et treize secondes. Malgré l’absence d’une horloge dans ma chambre, je ne perdais jamais le fil du temps.

Lorsque les psychiatres venaient m’examiner, j’en profitais pour bien les écouter. Ces êtres sans cœur nous traitaient affreusement. Pour eux, on ne fait que parti du travail quotidien. Examiner, classer et ensuite enfermer les fous. À les entendre parler, on pourrait croire que j’étais un cas lourd. Par contre, je savais que j’étais le contraire de ce qu’ils disaient. Je n’étais pas schizophrène, j’étais un homme à la santé mentale herculéenne. Je n’avais pas de troubles de personnalité, j’étais un homme parfait! Maniaco-dépressif, certain, rester enfermer dans cette pièce était dure pour le moral. Antisocial, mais non, ces voix me tenaient compagnies!

La liste continuait ainsi, me décrivant comme un être agressif et profondément troublé, aux pensées mélangées et incohérentes. Les psychiatres avaient tort! Je savais que j’étais sain d’esprit!

Je décidais donc de continuer ma routine habituelle histoire de me changer les idées. Je m’étais mis à balancer d’en avant à en arrière. Que voulez-vous, on devient forcement fou lorsqu’on est traité en sorte!

– Cesse ça gros cons! Tu as l’air maboule.

– Fiche moi la paix, je meurs d’ennui.

– Quelqu’un c’est réveillé du mauvais pied.

– Non, je n’ai pas dormi depuis maintenant vingt-quatre jours, seize heures et trente-sept secondes, trente-huit secondes, trente-neuf…

– Wow, tu as vraiment perdu la tête!

– Fous le camp!

Elles pouvaient m’énerver des fois ces voix. Pourtant, je savais qu’elles étaient là pour m’aider.

Avant que les voix aient faites leur apparition, je me demandais pourquoi je me levais le matin. Elles m’avaient fait réaliser que c’était triste d’arriver à notre dernier souffle sans se demander pourquoi on était né. Cette pensée m’a tout de

suite réveillé et sauver de cette dépression dont j’étais la victime. J’avais donc

décidé de découvrir le monde et de me réjouir d’en faire partie. Nous allons tous

mourir et ceci fait en sorte que l’on est chanceux. Je m’étais rendu compte que la plupart des personnes ne mourraient pas, puisqu’elles n’avaient jamais vraiment

vécu. Pourtant, je savais qu’il y avait de grands artistes, scientifiques et voir prophète, dans ces esprits de fœtus qui ne verront jamais le jour. Je me considérais donc chanceux. Chanceux d’être l’homme que j’étais devenu. Je savais que j’étais quelqu’un de bien, même si on me prenait pour un cinglé.

Il était vingt et une heure. D’habitude, le vieux dans la pièce à ma droite criait comme un débile à cette heure là. Pourtant, je n’entendais rien. Rien, ce mot me faisait toujours peur puisque l’on peut être un moins que rien. Pouvez-vous vous imaginer comment c’est dégradant d’être moins que le vide, plus petit que zéro. Mais bon, l’absence des cris de mon voisin n’était pas rassurant. L’avaient-ils transférer ou bien exécuter?

-Tu es le prochain, fait garde!

-Arrêtez! Vous me foutez la chienne.

-Tu dois tous les éradiquer avant qu’ils te fassent ce qu’ils ont fait au voisin.

-Qu’ont-ils fait?

-L’euthanasie! On n’aime pas les retardés, donc, on les tue!

-Quoi!

Nous faisons tous partis de la même espèce, race. Pourquoi cette société cherchait la perfection au point d’éliminer certaines personnes de leurs races. Je voyais le monde comme mon pays, ma nation, mais ce monde dont j’étais tombé amoureux m’avait trahis. Pour eux, je ne suis qu’une poussière, une petite imperfection dont ils veulent  se débarrasser.

J’étais certain que les voix avaient raisons. Peut-être que je serais mieux de me tuer avant qu’ils le fassent? Je n’accepterais pas le fait que l’on assassinait des êtres comme moi. Je ne serais pas leur prochaine victime.

La liberté me manquait incroyablement. Dans cet isoloir, je ne voyais jamais un couché de soleil. Je ne pouvais pas voir la lune comme la cambrure des cieux. Je ne

voyais jamais le ciel étoilé comme la voûte d’une cathédrale. Je ne voyais rien à

part du blanc, du blanc et encore du blanc!

J’étais maintenant porté à croire que peut-être tout le monde souffrait d’un trouble mentale quelconque. La dépression et l’anxiété mènent cette société assoiffée d’argent et de pouvoir. Ici, dans cet asile, dans l’ombre des étoiles et de la vie, je

contemplais avec mépri les hommes soi-disant normaux. Dans ce monde où tous

souffraient de maladie mentale, l’amour n’est qu’un trouble obsessif compulsif. Ils ne voyaient pas la vérité de la vie et de ses valeurs, traitant les peines d’amours comme de vrais parasites. Les antidépresseurs étaient donnés comme des bonbons dans ce monde qui ressemblait de plus en plus à  « Le Meilleur des Mondes » avec son « Soma ». Toutes les émotions sont naturelles et font parties de la vie voyons! Si l’on manquait ou mettais de côté certaines émotions, il y aurait une multitude de leçons jamais apprises!

Les médecins pensaient que j’étais inconscient comme les feuilles mortes qui volaient au vent lors d’un novembre frais.  Ils me prenaient pour un fêlé, un homme aux capacités mentales affaiblies au point de l’homme du Neandertal avec un langage faible, voir incohérent.  

J’étais donc seul, solitaire, isolé dans une tranquillité effrayante. Je n’étais que le souffle perdu du vent, un autre fou dans ce monde.  Un bruit rententit l’autre côté de la porte de ma cellule. C’était ça la mélodie de la liberté, mon cri de guerre contre la société. J’étais devant un tunnel d’émotion dont la  lumière au bout était ma liberté.

Une fin de semaine pas comme les autres

Tout a commencé vendredi dernier. J’étais à l’école et j’attendais que la cloche sonne pour partir à la maison pour la fin de semaine. Juste avant de partir, mon ami me dit : « Je vais demander à mes parents si je pourrais venir à ton chalet en fin de semaine. Est-ce que c’est correct? » Je lui répondis : « Aucun problème fait juste m’appeler avant de venir.» Mon grand-père nous passe son chalet tout proche de Tremblant. Il nous passe son chalet pratiquement toutes les fins de semaine, mais surtout en hiver parce qu’il a aussi une maison en Floride donc il ne va jamais à son chalet. Mes parents adorent partir le vendredi soir parce qu’ils peuvent dormir le samedi matin. J’apprécie, j’aime et j’adore aller au chalet pour plusieurs raisons. Une des raisons est leur bateau. Le chalet est situé sur le bord du petit lac où il est interdit de bateau à moteur donc nous devons aller en faire sur un autre lac à quelques kilomètres du chalet. Mon grand-père voulait avoir un chalet sur le bord d’un petit lac où il est interdit de bateau à moteur, car il déteste toujours voir des bateaux tourner et faire du bruit et c’est pour cela qu’il a décidé d’acheter sur le bord de ce lac. La vue est aussi une raison pourquoi j’aime ce chalet. Au coucher du soleil comme au levé, la vue est totalement à couper le souffre. Durant le festival des couleurs aussi, avec une extraordinaire chaîne de montagnes de l’autre côté du lac, la vue et les couleurs sont fabuleuses. J’aime bien être dans la nature pour me relaxer. Pour l’hiver, il a beaucoup plus de neige comparativement à Montréal et nous aimons aller là pour cette raison en particulier. En hiver nous faisons trois loisirs : le ski alpin, le patinage et la motoneige. J’ai commencé à patiner à l’âge de 8ans, c’était le premier hiver où mon grand-père avait acheté le chalet sur le bord du lac. Le vendredi soir, lorsqu’on arrive au chalet, mon père, ma sœur, mon frère et moi allons sur le lac pour déneiger la patinoire qui était toujours pleine de neige et qu’il fallait recommencer pratiquement toutes les semaines. Après l’avoir déneigé, nous sortons un boyau et nous arrosons la glace pour qu’elle soit belle pour la fin de semaine. Après avoir fini, nous rentrons nous coucher pour le lendemain. Le samedi est la journée que j’attends le plus de la semaine, dès qu’elle est passée, je pense juste au samedi suivant. Cette journée est la journée de motoneige. Depuis 8 ans, mon père va en motoneige tous les samedis avec des amis. Les deux derniers hivers, il s’était procuré une grosse motoneige familiale donc je pouvais m’assoir derrière lui et je pouvais aller faire la journée de motoneige avec lui. Mais cette année, j’ai 16 ans et j’ai le droit de conduire ma propre motoneige, donc je m’en suis acheté une. Maintenant, ça fait deux samedis que les sentiers sont ouverts et que j’en fais avec mon père, ma sœur et mon frère. Cette semaine, mon père m’a demandé : « Luc, je suis surpris de la gentillesse des sentiers pour un début de saison donc je te laisse décider à quel endroit tu veux aller cette semaine ». Comme ça fait déjà deux ans que je fais de la motoneige, je connais la plupart des endroits où l’on peut se rendre en une journée donc je lui à répondu sans hésiter: « Je veux aller au lac Taureau ». Ce trajet est mon préféré parce que c’est le plus grand trajet sans passer sur le même sentier que l’on peut faire dans une journée, soit environ trois cents kilomètres. Nous avons passé une merveilleuse journée et nous avons eu que du beau temps. Cette semaine, les sentiers étaient tellement beaux que l’on roulait comme sur du tapis. Aucune bosse, aucun trou. Lorsque j’arrive chez moi, je soupe et je vais à l’instant même me coucher, car je suis très épuisé. Mais juste avant d’aller me coucher, je reçus l’appel de mon ami qu’il voulait venir passer la journée avec moi. Je lui ai répondu : «ça me fait plaisir, je t’attends demain matin vers 10 heures ». Mon habitude le dimanche était d’aller faire du ski alpin avec ma sœur au mont tout proche de mon chalet. Ce soir-là, j’ai déçu ma sœur en lui disant qu’elle devra aller faire du ski toute seule parce que mon ami vient faire un tour. Je ne l’avais pas averti parce que j’étais sure que mon ami n’allait pas venir, car il n’est pas souvent sérieux et que ce n’était pas la première fois qu’il me faisait ça. Après avoir avisé ma sœur de ne pas venir me réveiller pour aller faire du ski, j’ai été me coucher, car je n’étais même plus capable de me tenir debout dû à la grosse journée en plein air que j’ai eue. Dimanche matin, la température était au dessus des normales de saison. Je me sentais comme au mois d’avril, lorsque la neige fond et nous mangeons de la tire. Je me suis dit : « Je vais aller laver ma motoneige pendant que j’attends Marc ». Je sortis mon véhicule et je commençai à le laver. Après une demi-heure, Marc arriva. Il me vit en train de laver ma motoneige. Lorsqu’il sortit de sa voiture, Marc me dit : « encore en train de laver ta motoneige Luc ». Il faut que j’ai prenne soin, c’est mon bébé. Il me demanda par la suite : « Est-ce que je pourrais faire un tour tout à l’heure parce que j’ai toujours voulu l’essayer et tu en parles tellement souvent que tu m’as donné le goût d’en faire?». Moi sans hésiter lui répondis : « aucun problème tu n’as qu’à prendre le mien et je vais emprunter celui de mon père ». Marc me regarda et répliqua : «Je vais te montrer comment c’est facile faire de la motoneige ». Marc était content que j’aille accepter et attendit que j’aille fini. Après avoir fini de la laver, nous sommes rentrés pour déjeuner. Après avoir déjeuné, nous sommes partis nous habiller. Il était déjà rendu midi donc je lui ai dit qu’on n’ira pas très loin, mais ça ne lui dérangeait pas du tout. Je sortis la motoneige à mon père et celle de mon frère, car il voulait venir avec nous. Je demande à Marc s’il voulait faire des sentiers larges où c’est facile de rouler vite ou des sentiers moins larges où c’est plus difficile. Il décida sans hésiter et sûrement pour m’impressionner les sentiers les moins larges. Rendu dans le sentier, moi frère était parti à toute allure et moi je me retenais pour ne pas aller à ma vitesse normale parce que mon ami ne connaissait pas la motoneige et les sentiers, mais je regardais dans mes miroirs et je voyais qu’il me collait pour que j’aille plus vite. Heureusement, il avait une place où les motoneigistes pouvaient arrêter pour parler et mon frère y était déjà donc j’arrêtai moi aussi à cet endroit et enleva mon casque.

– Je trouve que pour une personne qui n’en a jamais fait, tu me suis un peu trop.

– Non, je trouvais que tu ne roulais pas assez vite et je voulais même te dépasser. Tu roule aussi vite qu’une tortue. Ton frère avait sûrement raison, plus que tu as de l’expérience, moins tu es bon!

Et je partis à rire.

– Donc tu es en train de me dire que je peux suivre mon frère en allant plus vite, tu en es sure?

– Oui, je suis sûre, roule et je vais vous suivre parce que là je ne trouve pas ça intéressant.

– D’accord je vais aller plus vite, mais si tu vois que l’on va trop vite fais-moi signe avec les lumières et je vais faire signe à mon frère pour qu’il ralentisse parce que ça peut être dangereux si tu essayes de me suivre et que tu n’es pas capable.

– Inquiète-toi pas je vais être capable de te suivre.

– Parfait, je te fais confiance.

– Merci

– Penses-y, tu as ma motoneige entre les mains…. Ma motoneige, c’est ma vie.

Avant de partir, je dis à mon frère de ne pas repartir aussi vite que tout à l’heure parce Marc allait nous suivre et que je ne voulais pas suivre aller à notre vitesse maximale donc d’y aller un peu moins vite. Il me dit qu’il n’avait aucun problème. Nous sommes partis et Marc me suivait de très près comme tout à l’heure et je voyais qu’il se pensait meilleur et qu’il devait rire de nous dans son casque, donc j’ai fait signe à mon frère pour accélérer comme quand on roule normalement avec ma famille. Je regardai dans mes miroirs une fois, deux fois, trois fois et je voyais qu’il n’était plus là. Je ralentis en regardant toujours dans mes miroirs et je ne le voyais pas encore. Je décidai d’arrêter sur le côté. Lorsque mon frère a vu que je ne le suivais plus, il a fait demi-tour et est arrivé à côté de moi et m’a dit : «Où est Marc? » Je lui répondis : « Je ne sais pas et c’est pour sa que j’ai arrêté.» Alors, nous sommes retournés sur nos pas pour voir ce qu’il faisait. Nous ne roulions pas très vite et je regardais partout. Tout à coup je vis…

Depuis , que je me souvienne j’ai toujours obtenu se que je veux , tout les moyens sont bon pour moi légaux ou non , je parviens toujours à mon but . Maintenant , j’ai 17 ans et j’ai tout se dont une jeune fille pourrais rêver : Un petit ami parfait , un boulot dans la plus belle boutique de linge de la région et j’ai reçu mon acceptation dans le plus prestigieux collège que Québec connaisse . Cependant , une chose manque à ma vie et c’est la bmw promise par mon père . Je devrai la recevoir d’ici peu , alors je ne m’inquiète avec ça . Je peut peu-être vous paraître prétentieuse , gâté pourris ou même snob , est bien vous avec raison , mais je n’ai jamais rien connu d’autre . Lorsque , j’étais enfant , je ne pouvais pas jouer sur le bord de l’étant avec mes amis , je ne devais pas salir mon linge . Je n’ai jamais pu écouter l’émission populaire  » Les tortues ninja  » une jeune fille devait avoir de la classe et préférée jouer à la poupée plutôt que regarder de telles sotises comme disaient mes parents . En passant , mon nom est Mary-Rose Voltury , j’ai oubliée de me présenter , mais de toute façon  tout le monde me connais . Je fais partie du conseil étudiant , ma famille vis Kirkland  depuis toujours , mon petit copain fait partit de la plus part des équipes sportives de l’école , chaque semaine lui et moi  faisons du bénévolat au centre de vieillesse de notre cartier , bref Mary-Rose Voltury n’est pas un nom inconnu par ici . Un instant , je viens de remarquer qu’il est presque 10heures  mon amoureux devrai arriver me chercher d’une minute a l’autre .

Vincent , comme à l’habitude arriva pile a l’heure . Mary-Rose eu à peine le temps de prendre son sac à main qu’il était déjà à la porte . Même après deux ans et demi ensemble il n’avait pas perdu sa galanterie , il lui prit son sac , lui ouvrit la porte de sa voiture et finalement l’embrasse . Après , deux heures et demi de bénévolat , Vincent devait reconduire Mary-Rose chez elle , il connaissait bien ses parents et il savait a quel point ils étaient stricts envers leur fille . Stationner dans l’entrée de sa copine , Vincent lui parla de la fête qui avait lieu ce soir chez Carl un de leur ami . Mary-Rose ne pu lui donner une réponse elle devait avant tout demander à ses parents . Sur ce ils se quittèrent , Vincent lui dit qu’il attendrait tout la journée sa réponse .  Mary-Rose rentra chez elle , finit ses devoirs , puis décida d’aller demander à ses parents . Comme à l’habitude ils refusèrent sous prétexte cette fois-ci qu’elle devait se reposer pour ces examens finals . La pauvre jeune fille éclata en larmes , elle allait encore décevoir Vincent .

Je crois que j’ai oubliée de vous mentionner à quel point mes parents sont vieux jeu , ils ne me laissent jamais du temps avec mes amis , sauf quand Vincent vient passer quelques heures à la maison . Je ne l’ai comprend pas , je n’ai jamais bu de l’alcool et ça ne m’intéresse pas , alors pourquoi ne me laissent-ils pas aller à une fête ? Vincent aussi a déjà essayé à plusieurs reprises , mais sans succès . Ils adorent Vincent , ils savent que nous allons passer notre vie à nous aimer et ils en sont heureux .

Après , avoir séchée ses larmes , Mary-Rose appela Vincent et lui expliqua qu’elle ne pouvait y aller ce soir . Vincent décida également de ne pas y aller , il dit :  » À quoi bon fêter la fin du secondaire sans celle qui l’a rendu exceptionnel ?  » Mary-Rose fut touchée par cette attention de Vincent , mais à la fois déçue . En fait , les deux au font d’eux étaient déçu , ils savaient qu’une autre soirée film et friandises les attendaient . Ces soirées , s’étaient déjà produite un nombre indéchiffrable de fois . Mary-Rose avait bien hâte de commencer le céjep , d’ici deux semaines le secondaire serai finit et dans moins d’un mois elle serai en plein coeur du centre-ville de Québec . Vincent lui partirait après le temps des fêtes pour Québec , il voulait rester ici , travailler avec son père pour avoir un avant-goût de se que consistait la profession d’architecte .

Comme à l’habitude c’était plaisant avec Vincent , la soirée avait été plutôt banal rien d’intéressant à raconter … Je me consola en me disant que je n’avait pas passée la soirée toute seule , du moins en théorie .

Avec son boulot , la fin de l’année scolaire et les préparatifs pour son départ a Québec , Mary-Rose n’avait presque pas eu de temps avec Vincent . Il lui restait maintenant que deux semaines  ici avant d’aménager dans son appartement que sa mère lui avait trouvée dénichée à Québec . Elle termina les préparatifs pour son déménagement , quitta son emploi , reçu sa voiture tant attendu , bref dans trois jours , c’était le grand jour !

Aujourd’hui , je pars pour Québec tout est préparé , les déménageurs sont prêts , j’ai les clefs de mon nouveau chez moi , je dois seulement dire au revoir à mon amoureux et c’est le grand départ . Vincent commence son emploi demain il ne peut même pas assister au déménagement ou venir passer quelques jours a Québec avec moi . Je ne sais pas quand je le reverrais , mais une chose est sur  sa ne sera pas dans la semaine a venir . Je n’ai jamais été éloignée de lui si longtemps , c’est très dure à envisager.

Le déménagement ce déroula très bien , il fallut à Mary-Rose quatre jours pour tout installer , déballer les boites , meubler son appartement , etc . Après , quatre longues journées , elle décida daller se balader pour visiter le centre-ville de Québec . La ville était si belle , si différente d’où elle venait . Les deux prochains mois lui était consacrés à se familiariser ici avant de commencer l’école .                                                                                                                      Chaque soir, Vincent et elle s’appelaient leurs  conversations devenaient de moins en moins longues , ils étaient si occupés avec leur nouvelle vie . Pourtant , ils mourraient d’envie de se voir . Deux semaines étaient déjà écoulées depuis son arriver et elle se sentait encore comme une étrangère dans sa nouvelle ville . Un soir , l’heure du souper approchait , elle avait très faim , alors elle décida de se rendre au restaurant St-Albert tout près de chez elle et se fut la meilleure décision qu’elle prises. Assise elle s’apprêtait à manger son repas quand une fille lui dis : << Je peux m’asseoir ? >> Mary-Rose fut surprise et lui répondit simplement : << Pourquoi ? >>              C’est a ce moment que les deux jeunes filles se présentèrent , l’inconnue du nom de Stéphanie lui expliqua qu’un de ses amis la trouvais très , très jolie . Mary-Rose fut flattée , mais répliqua qu’elle avait un copain , mais qu’elle le remercia du compliment .  Stéphanie resta assise avec Mary-Rose , elles firent connaissance et Stéphanie l’invita à se joindre à eux pour le reste de la soirée , Mary-Rose refusa à deux reprises , mais finit par aller avec eux « Chez Michel  » un bar très fréquenter ici , par les jeunes .

C’était ma première fois que je sortais sans avoir à demander l’accord de mes parents , sans Vincent et surtout dans un bar ! Stéphanie me semblait formidable , je m’entendais bien avec elle et ses amis étaient tous très chaleureux . Vous demandez-vous comment était le gars qui me trouvait jolie ? Est bien moche  ! Il était tout se que je déteste , il portait une chemise  à carreaux et des converses rouge . Il était également le plus froid dans les amis de Stéphanie  . C’est en étant avec tout eux et d’autre garçons que Vincent me manqua énormément . Cette soirée là, tout le monde buvait de l’alcool ,alors j’ai pris une bière , c’était dégueulasse ,après trois gorgées je l’ai donner à l’aire bête ( James ) il n’arrêtait pas de boire , il était au moins à se septièmes bières . À deux heures du matin , oui vous avez bien entendue , a deux heures du matin j’ai quittée le bar pour retourner chez moi .

Le lendemain matin , Mary-Rose appelle Vincent pour tout lui raconter sa soirée, mis-a-part l’anecdote de James . Ils décidèrent donc que Vincent viendrai Samedi et repartirait lundi soir de Québec . Durant , la journée , Stéphanie appeler Mary-Rose poue savoir si elle avait aimée sa soirée de hier et pour savoir si elles pouvaient se voir en soirée pour faire de plus ample connaissance . Le soir venu , Stéphanie arriva chez Mary-Rose avec des mets chinois , elles avaient planifiées de passer la soirée à discuter devant un bon film d’amour  » La promenade de la plage  » .  A la fin de la soirée, les deux filles avaient l’impression qu’elles se connaissaient depuis toujours . Stéphanie qui était du genre observatrice remarqua  même que Mary-Rose semblait mener une vie banal et que son histoire avec Vincent ressemblait plus a une routine qu’a de l’amour . Mary-Rose admirait Stéphanie elle avait fait plusieurs voyages , avait une vie sociale très chargée et succédait à l’école . Stéphanie voyait bien l’envie de Mary-Rose a son égard , alors elle décida de l’inviter demain soir avec Vincent de venir chez elle ou il aura lieu un  avec tout ses amis . Mary connaissais les goûts de Vincent et craignait de l’amener la-bas , mais elle se dis que sa ne pourrais être si pire que sa, alors elle accepta . . .



Un samedi pas comme les autres

Je me souviens lorsque j’avais dix ans sur la rue Des Lauriers, il y avait huit maisons qui étaient bien alignées les unes aux autres. Toutes les maisons étaient différentes ; Quelques unes avaient une architecture Canadienne, d’autres plutôt européenne ainsi que campagnarde. En passant dans cette rue, on avait un sentiment de bien-être et de réconfort comme lorsque je visitais mes grands-parents qui demeuraient à la campagne sur le bord d’un lac somptueux. Le cachet des maisons était différent des rues avoisinantes. Sur la rue,  le 1219 était habité par Nancy Tremblay. Elle avait deux enfants et était mariée à Gilles Miron depuis déjà quelques années. Cette jeune femme aux cheveux dorés comme un champ de blé aimait énormément sa famille. Ses deux enfants, Marc et Nathalie étaient toujours dehors à jouer avec les enfants de nos voisins. Ses petits amours étaient charmants et coquins. Tous les samedis, Nancy aimait beaucoup s’asseoir sur son balcon dans sa berceuse en rotin blanc avec son époux  après une belle journée ensoleillée. Comme Mme Nancy était professeure, elle aimait regarder les enfants jouer et avoir du plaisir sans se soucier de rien.

Soudain Gilles demanda à Nancy :

– « Eh ! Mon amour as-tu acheté des billets ? »

– « Oui, oui Gilles  je les ai acheté. »

– « Je voulais être sûr que tu ne les ai pas oublié. »

– « Merci, mais c’est pas grave pi même si je n’étais  pas allé les chercher qu’est-ce que ça aurait ben pu changer… »

Gilles qui était assis au côté de Nancy, dessinait et concevait quelques plans et projets. On se rappelait de Gilles ayant  toujours un crayon à la main. Il était tellement fier de sa montagne. On entendait souvent Nancy crier à ses enfants:

-« Marc, Nathalie, papa cherche encore sa Montagne, l’auriez-vous vu? »

-« Je l’ai vu tantôt sur la petite table dans l’entrée. »

-« Ha merci, il était là ! Je t’aime ! »

 La famille Miron appelait ce crayon sa montagne car au sommet du crayon, il y avait un mont blanc. Gilles était architecte de bâtiment, c’était même lui qui avait dessiné les plans de la bibliothèque municipale du village. Ma mère lui avait déjà demandé de dessiner une belle petite cabane que l’on avait construite dans la forêt à l’arrière de nos maisons. Elle était vraiment magnifique. Elle ressemblait à une petite maison canadienne, juchée dans le haut des arbres. Mon père avait installé  l’électricité à l’intérieur. On y avait placé une vieille télévision sur laquelle on pouvait regarder Radio-Canada, TVA et quelques postes anglophones. Pour les filles, ma petite sœur s’était sacrifiée et avait monté son petit four dans la cabane. On avait même peint les murs couleurs ciel et le plancher était recouvert de bois franc.  C’était la plus belle cabane au monde. Jamais je n’aurais pensé avoir tant de plaisir et de peine dans cet abri. Tous les enfants de l’école voulaient y entrer, mais seulement les enfants de la rue Des Lauriers y avaient accès. Ensemble, nous avions décidé d’un code secret qui nous permettait d’y accéder. On y passait plusieurs heures par jour à jouer, chanter, rire et pleurer.

Tous les samedis soirs, les grands-parents de Nathalie et de Marc venaient manger chez eux. M. Gilles qui entrait et ressortait de sa maison tout l’après-midi, le crayon toujours bien installé sur l’oreille, allait arroser le rôti de porc. Il était vraiment un bon cuisinier. L’odeur du rôti dans notre rue était indescriptible. Le parfum nous donnait l’eau à la bouche. Il fallait que ça sente vraiment bon. Entre chien et loup,  le grand-père et la grand-mère Tremblay arrivaient dans leur grosse Oldsmobile Cutlass 67 convertible où l’on pouvait entendre  la musique d’Elvis retentir de la radio.

L’auto était rouge éclatant, le rouge d’un beau gros camion de pompier. Le même pompier  qui m’avait sauvé la vie. L’intérieur de l’auto était en cuir noir, les sièges dégageaient une chaleur intense lors des journées ensoleillées. Les pare-chocs, les poignées, les jantes et le contour des fenêtres étaient chromées. Le chrome étincelait  et l’on pouvait se voir aussi clairement que dans un miroir C’était la voiture de rêve de mon père.

M. Jean et Mme. Germaine, les grands-parents de Marc et Nathalie, n’étaient pas très vieux. Ma sœur nous disait souvent

-«  À c’est dont ben cool, eux ils vont pouvoir être des arrières grands-parents. »

Ils avaient à peine 58 ans. Dans la rue Des Lauriers, on était 16 enfants, 6 filles et 10 garçons. J’ai toujours trouvé qu’on était chanceux d’être un  nombre pair car c’était beaucoup plus facile et équilibré lorsqu’on faisait nos équipes d’hockey, on pouvait jouer 5 contre 5 et les filles, bien c’est les filles. Lorsque les grands-parents arrivaient, Nancy allait les accueillir à la voiture et cela à toutes les semaines. Chaque semaine, Lorsque M. Jean arrivait, il klaxonnait 3 petits coups. Je dis des petits coups, mais ils étaient très forts, on pouvait les entendre à 1km à la ronde. Lorsqu’on attendait ce bruit, les bâtons d’hockey revolaient dans tous les sens. Tous les 16 enfants s’entassaient au tour de la voiture. Les gars qui regardaient la magnifique voiture et les filles qui parlaient et regardaient Mme. Nancy et sa mère. Mais on n’avait pas le droit de toucher, on pouvait juste regarder. M. Jean s’étirait dans la voiture en arrière de son banc et sortait un beau sac de cuir noir gravé Oldsmobile Cutlass en blanc. En même temps que Mme. Germaine  sortait du coffre à gant un sac pareil à celui de son mari. Dans ce sac, il y avait de la glace pour refroidir les barres de chocolat qui nous étaient destinées. Des semaines, on pouvait avoir des Crunchies, d’autre fois des Caramilk ou des Aero et cela à chaque semaine sans toujours avoir la même sorte. Plusieurs d’entre nous, la mangeait en 2 bouchées  et d’autre attendait après le souper pour le manger. Jamais on oubliait de les remercier car c’était comme si c’était Noël. Mais qui aurait pensé  que ce serait le dernier samedi.

On aimait bien voir arriver les grands-parents sauf que nous perdions deux de nos joueurs Nathalie et Marc.  Ils entraient dans leur maison pour passer du bon temps en famille. Suite  à  leur départ, tous les enfants de la rue commençaient  à partir il y avait les Chevrier, ensuite les Robillard, les Roy, les McSween et pour finir moi et ma sœur. Dans notre rue il ne restait que les deux buts d’hockey et quelques jouets. Après le souper, il était déjà rendu 18h45 et c`’était l’heure du gala juste pour rire qui commençait. Personne de la rue ne voulait manquer le gala, car aux petites heures du matin, on se parlait du gala et on se racontait les blagues que nos humoristes préférés avaient racontées. Lorsqu’on voyait un petit bonhomme vert dire «  Maman, C’est finiiiiii !!!! », alors ma petite sœur savait qu’elle devait aller se coucher même si on était samedi, mais elle avait le privilège d’aller regarder la télévision dans la chambre de mes parents avant d’aller se coucher. Moi, mon père et ma mère restions bien assis devant la télévision. On regardait un film, une nouveauté, qu’on allait louer en faisant la commande le matin même.

 À la fin du film, vers 22h00, comme un enfant de 10 ans, j’aillais me coucher. Si on regardait par la fenêtre, on pouvait voir aux étages supérieurs, tous les enfants qui se couchaient. 15 minutes plus tard, il faisait noir comme une nuit sans étoile. Il y avait quelques maisons, où l’on y apercevait des lueurs qui provenaient des fenêtres du salon. Seulement une maison restait allumer, c’était  celle des Miron ou l’on voyait de la lumière et du mouvement. Mon père aimait bien écouter les nouvelles, il écoutait les nouvelles à tous les soirs. Je me rappelais que ce samedi soir, à la télévision, il parlait de l’affreuse catastrophe qui était survenue le mardi 11 septembre. Même après 4 jours, il était toujours aussi étonné de le voir les effroyables images qui étaient diffusées sur son téléviseur. Et moi j’étais confortablement couché dans mon lit douillet avec mon oreiller en plumes d’oies. Mon père était sur le bord de fermer les yeux, et il était toujours le premier à nous dire :

-« Si t’es fatigué, va te coucher dans ton lit. »

Et il nous poussait jusqu’au lit.

 Alors il se leva tranquillement pour ne  pas faire de bruit. Surpris, il entendit de nombreux chuchotements, paroles, cris, hurlements qui provenaient de chez les Miron. Encore endormit, il ouvrit la porte et vit toutes la famille Mirons dehors. Les enfants se roulaient sur la pelouse, les adultes étaient tous sur le perron. Mme. Nancy tenant en main une chose dont mon père avait de la difficulté à voir.  Il sautait de ses pantoufles à ses souliers et se dirigeait vers les Mirons avec deux autres voisins qui on eu le même réflexe.

-« Mais que ce passe-t-il donc chez les Mirons… »

 

Une Descente Surprenante !

Il dévalait la piste à toute allure! Il glissait comme il n’avait jamais glissé auparavant! Il tentait plusieurs manœuvres avec réussite. C’était vraiment sa journée ! Steve, ce grand sportif, était un passionné des sports. Il était assez grand, avait les cheveux d’un teint brun pâle et les yeux verts. Rien de si exceptionnel. À 17 ans, la barbe lui poussait déjà légèrement sur le menton. Steve restait beaucoup à l’affût de la mode. Pour ainsi dire, il aimait être bien coiffé, habillé et se trouvait assez beau physiquement. Steve était sûr de lui et allait jusqu’au bout pour avoir tout ce qu’il désirait. Une vraie célébrité.

Il vivait avec ses deux parents qui ne se sont jamais séparés, sa petite sœur de 14 ans et son petit frère de 12 ans. Il habite Maltra, une ville très connue et populeuse, depuis 5 ans. Mais il savait déjà que dès qu’il atteindrait l’âge pour prendre ses propres décisions, il quitterait aussitôt pour Lituraille. Plus jeune, un 20 janvier en plein milieu de l’hiver, il avait quitté sa ville enneigée pour se diriger vers cette destination féerique. Pour lui, c’était le plus bel endroit sur terre, la crème de la crème. Il adorait cette ville pour ses centaines d’énormes montagnes où il pouvait y pratiquer son sport favori à volonté : la planche à neige.

Après plusieurs années à s’être fait ridiculiser sur deux longues planches séparées pas plus larges que ses pieds, il avait décidé d’essayer la planche à neige. Il avait beaucoup de courage et c’est ce jour, vers l’âge de 14 ans, qu’il avait découvert sa vraie passion. Depuis ce temps, Steve pratique régulièrement ce sport durant la saison estivale. Pour lui le surf des neiges lui apportait un sentiment de liberté, comme un petit oiseau qui s’évade de sa cage. Il aimait le fait que ça lui change les idées et appréciait la sensation de contrôle qu’il avait sur la neige. Bref, il était vraiment lui même en dévalant les pistes. Steve était un grand rêveur. Il espérait tant pouvoir se considérer en tant que professionnel de ce sport et en faire une carrière.

Par ailleurs, Steve avait un atout pour le dessin. Quand il n’était pas sur sa planche, il dessinait. Il croyait qu’un jour il pourrait joindre ses deux passions pour en faire un métier. Grand penseur, il gardait en tête l’idée de créer sa propre compagnie de vêtements et d’accessoires de planche à neige; un garçon rempli de fabuleux rêves.

Steve était encore au secondaire et avait un très bon taux de réussite. Il réussissait bien dans la vie en général et était ingénieux. Il souhaitait continuer ses études au cégep et probablement à l’université. Cette option donnerait un « plan b » à sa carrière de snowboardeur ou pourrait même l’avantager. Il étudiait à l’école secondaire Maltraveur, inventée à partir du nom de la ville.

Ce snowboardeur avait toujours eu de nombreux amis et passait beaucoup de temps avec eux. Ils étaient majoritairement en train de descendre les grandes routes blanches, car ceux-ci étaient aussi des adeptes de ce sport. Son meilleur ami, Simon, avait toujours été là pour lui. Chaque fin de semaines, ils partaient les deux à l’aventure des pistes. Simon était son cameraman désigné. Il trouvait toujours le bon moment pour filmer ces manœuvres les plus renversantes. Ainsi, il détenait un moyen de montrer à ses amis sa progression et les remarquables talents qu’il possédait. En revanche, c’était un moyen de prouver aux grandes compagnies qu’il était doué et de peut-être un jour se faire commanditer. La plus grande compagnie inimaginable pour un snowboardeur est « Nitran ». Tous les adeptes du surf des neiges voudraient avoir la possibilité d’être commandités par cette compagnie de planche à neige.
Steve souhaitait tant, un jour, pouvoir devenir un snowboardeur professionnel. Dévaler les pistes accompagné de ses plus grandes idoles. Il aimerait devenir célèbre comme eux pour le plaisir de son sport favori, pour la gloire, l’argent, bref pour un peu de tout. Mais c’était bel et bien pour Amélie qu’il ferait tout. Il connaissait cette fille depuis son entrée au secondaire et n’avait jamais délaissé son envie. Il asseyait constamment de l’impressionner. S’il devenait un professionnel, il pourrait peut-être un jour la faire craquer pour lui. C’était pour cette raison qu’il espérait être reconnu pour ce sport. Il avait l’intention, plus tard, de partir vivre avec Amélie en Lituraille, autant pour sa carrière que pour l’endroit féerique qui avait un côté assez romantique.

Mais à l’instant, Steve vivait une journée splendide à l’imposante montagne de ski de Maltra et elle venait tout juste de débuter. Simon et lui étaient arrivés très tôt pour y passer le plus de temps possible. Ils exécutaient des pirouettes dans tous les sens inimaginables. Après quatre années de pratique, ils commençaient à se faire remarquer par la plupart des snowboardeur. Le ciel était d’un bleu si vif tandis que le soleil rendait la journée très confortable et joyeuse. C’est lors de journées semblables que Simon pouvait filmer les plus belles manœuvres de Steve, ceux qui impressionneraient les plus grandes compagnies de planche à neige. Il avait même apporté sa nouvelle caméra haute définition qu’il venait juste de recevoir pour son anniversaire. Il espérait concocter un montage de photos et de vidéos à partir de tout ce qu’il allait poser lors de sa journée.

Un des rêves de Simon était de faire des films de ce genre, parce qu’il a toujours été passionné par la photographie sportive. Il avait déjà fait plusieurs petits courts métrages, mais sans plus. En plus, il vient en aide à la future carrière de Steve. Mais Simon, dans la vie, est quelqu’un de formidable. Il a toujours été présent pour Steve quand il en avait besoin et est toujours là pour le faire sourire lors des moments ardus. Steve et lui se sont rencontrés grâce à leur grand point en commun : la planche à neige.

La montagne, Maltra, n’était pas vraiment connue dans le monde mais était splendide pour les amateurs de poudreuses. Steve avait l’intention de faire sa première vrille arrière. Après plusieurs pratiques, il était en fin près d’affronter ce saut. Simon lui criait : « Vas-y Steve, tu es capable, tu es le meilleur !». « Je ne sais pas si je vais être capable d’atterrir se saut, mais je m’y lance!» dit Steve par la suite.  Simon avait capté chaque secondes du saut avec attention et Steve avait enfin réussi sa première vrille. C’était pour eux un grand moment.

– Bravo Steve, je suis fier de toi !
– Merci, j’espère que tu as tout enregistré sur ton appareil.
– Ne t’en fait pas, j’ai tout !
– C’était super, merci beaucoup Simon !
– Pas de problème, est-ce que l’on va dîner ? Je commence vraiment à avoir une de ces faims.
– Bien sure, je te suis.
Les deux rentrèrent dans le bâtiment au bas de la montagne. Ils contemplaient leur réussite avec les yeux grands ouverts. Steve, tout content, dévorait comme un porc. Il s’était apporté un petit calepin pour faire quelques esquisses de ses futurs produits, car quand il fait de la planche à neige, les idées lui viennent. Il dessinait une planche à neige avec un dessin personnalisé qu’il venait de créer. Ce n’était pas un dessin précis, mais plus de l’abstrait, ce que rendait la planche d’une belle originalité. Son ami Simon, lui, aimait plus le montage de photo et de vidéo. Il avait hâte à la fin de la journée pour pouvoir commencer son projet.

Après un bon dîner, les deux garçons repartaient attaquer les pentes. Dès maintenant plus rien de pouvait les arrêter, la célébrité, l’or et les femmes les attendaient. Ils étaient dans le remonte-pente et discutait de ce qu’ils allaient entreprendre rendu en haut de la montagne.

– Je crois que je pourrais réussir à descendre le plus haut sommet du mont sans tomber, dit Steve si enjoué.
– Tu crois? Je suis prêt à parier que tu n’arrives même pas à descendre les premiers cent mètres, rajouta Simon en riant.
– On verra bien! Tu filmeras le tout et on s’en parlera ultérieurement.
– Parfait je t’attends un peu plus bas.

Steve avait un gros poids sur les épaules, car le plus haut sommet était presque impossible à descendre sans risques et blessures. Mais il se prit en main et allait faire le tout pour le tout. Simon, un peu plus bas, était prêt à tout capter. Si Steve réussissait cela, il avait une grande chance de persévérer auprès des professionnels. Il attacha ses fixations, son manteau et son casque. La pente était tellement à pique qu’en descendant il pouvait presque s’appuyer sur la pente avec son épaule. Après s`être convaincu que son idée meurtrière était, pour lui, réalisable, il partit à toute vitesse. Cette formule 1 ne pouvait maintenant pas s’arrêter. Il avait déjà descendu cent mètres et il gagna le pari donné par Simon. Ce dernier  n’en croyait pas ses yeux, il avait un héros en face de lui qui, par miracle, descendait la piste en un morceau.

Steve descendait de plus en plus vite et d’un coup regarda derrière lui.

Et Ensuite…

PROLOGUE

Lorsque je me réveillai, le soleil commençait à descendre vers le sol. Le ciel était d’un rouge chaud, tendre et calme, l’herbe sur le sol dansait au rythme du vent et la température était idéale. Pas trop chaude, pas trop froide. Une ambiance parfaite. C’est en examinant rapidement les lieux que je compris que j’étais situé sur les terres de la famille Beauchamp. Depuis plusieurs années déjà j’aimais bien flâner dans leurs champs. Comme plusieurs familles de l’époque, celle-ci était épouvantablement grande. Elle était constituée de monsieur et madame Beauchamp et de leurs sept enfants: Gérald, Huguette, Gaétane, Robert, Serge, Denise et Michel (en ordre chronologique).

Enfin, c’est en me soulevant le corps comme un paresseux que je me demandai comment je m’étais endormi à cet endroit judicieux. Bien que je ne fusse pas en danger, mes parents devaient terriblement s’inquiéter à ce demander pourquoi je n’étais pas encore à la maison à cette heure de plus en plus sombre.

C’est en regardant le paysage campagnard que je commençai ma marche vers la maison des Beauchamp. Leurs terres étaient vastes et leur maison se situait approximativement à 30 minutes de marche de mon endroit actuel. Nous étions en automne. Les arbres étaient de couleurs terriblement vives. Ce qui me permettait de savoir ma location était le sentier qui zigzaguait le long de la forêt. Aucun sentier au monde n’était aussi finement tracé. Ce qui le distinguait des autres, et de loin. Il me suffisait de marcher le long de la forêt via le sentier et je me retrouvais chez les Beauchamp tout juste avant le coucher du soleil. Je dis bien le long puisque qu’elle était très peu large. Une petite route était située en parallèle à la forêt. Entre les deux, ce situait un vaste champ typique de la campagne. Les Beauchamp y élevaient du bétail. Beaucoup de bétail! Enfin, pour l’époque du moins. Ils étaient connus également pour élevé le bovin le plus tendre et le plus succulent de la région.

Malgré la courte route que j’avais à parcourir, je trouvais le parcourt étonnement long. J’avais faim. Comment de temps étais-je resté inconscient dans la forêt? Je ne le saurai probablement jamais.

J’arrivai finalement tout près de la maison des Beauchamp. Je pouvais y voir de la lumière. Cela me rassura puisqu’ils se trouvaient chez eux et qu’ils n’étaient pas encore endormis. Je n’aurais donc pas été obligé de les réveiller. La porte de la véranda était légèrement ouverte. Je montai l’escalier à deux marches. Sur une table se trouvais un journal. Il y était écrit : Armand Vaillancourt, défait par Arnold Beauchamp. Mr. Beauchamp avait remporté les élections à la mairie quelques mois auparavant. J’entrai donc dans la véranda. La première chose qui me frappa fut la terrible chaleur des lieux. Probablement que Mr. Beauchamp avait allumé le foyer. Les soirs d’octobre peuvent se refroidir très rapidement par fois.

Je cognai trois coups dans la fenêtre de la porte qui menait à la cuisine. Aucune réponse.

J’entrai alors dans la pièce en faisant bien attention de me faire entendre.

– Bonsoir? Aucune réponse.

Puisque personne ne me répondit, j’avançai dans la maison jusqu’au salon. Il était situé l’autre côté du mur de la cuisine. Probablement que les Beauchamp y étaient installé. Je m’approchai et j’inspectai les lieux. Personne n’y était. Comme que j’allais entrer dans l’escalier pour monter à l’étage supérieur, un homme me pris violemment par le bras et m’attacha à la rampe.

Après avoir quitté la maison par la porte à droite de l’escalier, il se retourna lentement vers moi pour que je puisse apercevoir son visage.

Je mourus ainsi

Maurice Vaillancourt

CHAPITRE 1

Ma journée commença brutalement. Je m’étais réveillé à peine quelques heures plus tôt et j’avais déjà entamé une routine rigoureuse. Elle consistait à aider ma mère à la cuisine, me préparer pour l’école et prendre l’autobus. Cela peut sembler être une routine très ordinaire mais j’étais tout de même en charge de la vaisselle. Quelle tâche de malheur!

La vie a donc fait en sorte que je serais l’ainé d’une famille de quatre enfants. En effet, j’avais trois sœurs et un frère. Ma sœur la plus jeune se nommait Lise, la seconde se nommait Paulette et la plus veille se nommait Ginette. Mon frère quand à lui était le plus jeune de la famille. Il avait à peine 2 ans et son nom était Jacques. À cette époque, lorsqu’on était le plus vieux de la famille, on était également celui qui devait s’occuper de ces frères et de ces sœurs. Alors, pendant que moi et ma mère étions débordés  à tenir la maison propre, mes sœurs jouaient aux poupées et mon frère s’amusait à pleurnicher pour que ma mère lui offre une attention particulière. Mon père quand à lui, n’était que très rarement à la maison. Il travaillait dans le milieu de la politique et son travail lui prenait beaucoup de temps. Il était actuellement le conseillé municipale du village. Malheureusement, ce poste ne lui convenait pas suffisamment et c’est pourquoi il nous avait annoncé qu’il désirait devenir maire et qu’il avait soumis sa candidature à l’hôtel de ville.

La vaisselle était maintenant derrière moi. Je n’avais plus mes sœurs dans les pieds et mon frère était suffisamment loin de moi pour que je ne puisse l’entendre chialer. En effet, j’étais maintenant à l’école mais comme on dit, un malheur n’en attend pas un autre… Mon école était occupée par de vilaines sœurs toutes justes sorties du moyen âge. Comme de méchantes sorcières qui gardent un hôpital psychiatrique pour enfants. Une fois, je me suis endormi dans ma classe. Sœur Angèle, mon enseignante, était terriblement fâchée de ce comportement. Tout ce que je sais, c’est qu’elle m’a infligée de nombreux coups de règles sur la main droite. Alors, celle-ci est devenue rougeâtre, rouge et finalement ensanglantée.

–         Alors Maurice, mon cours n’est pas assez intéressant pour toi? Me dit sœur Angèle.

–         Non, seulement il y a des choses bien plus intéressantes qui passent dans ma tête. Lui répondis-je avec arrogance.

–         La paresse est à évité à tout prix. Tu seras puni pour ton attitude déplacée.

C’était maintenant le tour de ma main gauche…

Des histoires du genre, je pourrais en raconter plusieurs. Bref, ces religieuses étaient des êtres détestables et  obsédées par l’autorité du catholicisme.

Lorsque l’école fini, je retournai à la maison comme à chaque jour. Ma mère ne pu s’empêcher, comme à chaque jour, de me questionner sur ma journée.

–         Alors Maurice ta journée, elle était comment? Me dit-elle

–         Elle aurait pu être mieux. Sœur Angèle m’a fait copier la définition du mot respect durant toute l’heure de diner.

–         Qu’a-tu fais pour qu’elle te fasse subir une telle punition?

–         Je lui ai lancé mon efface dans le dos lorsqu’elle écrivait au tableau. Lui répondis-je avec honte.

–         Maurice! On ne fait pas de telles choses.

–         Mais maman, elle ne m’a même pas laissé manger.

–         Alors, mange. J’ai préparé du ragoût.

–         Miam!

–         Maurice…

Le ragoût de ma mère… Que faut-il en dire? Aussi bien mentionner que j’aimais mieux le pudding au chômeur.

Après avoir lentement mangé ce repas de malheur, je quitté la maison pour aller jouer dehors. Ayant des sœurs stupides et un frère trop jeune pour jouer avec moi, je m’amusais en solitude. J’aimais bien aller me promener dans la forêt et me m’y construire des cabanes où je pouvais observer les animaux sauvages. Parfois mes amis Robert et Gaétane venaient jouer avec moi dans ma cabane. Je ne savais pas pourquoi mais mon père n’aimait pas tellement Robert et Gaétane. Il préférait que je m’amuse tout seul.

Je rentrai chez moi environ une demi-heure après le couché du soleil. Ma mère était dans tous ses états.

–         Maurice, je suis si contente de te voir. Je croyais que tu t’étais perdu ou qu’il t’était arrivé quelque chose de mal.

–         Mais non maman. Ne t’en fais pas, je vais bien.

–         Je ne veux pas que tu arrive à la maison après le coucher du soleil, tu le sais bien.

–         Je suis désolé.

Mon père était de retour du travail. Il était assis à la table de la cuisine et il lisait son journal.

–         Maurice, comment c’est passé ta journée? Me demanda-il

–         Il a lancé une efface dans le dos de sœur Angèle. Lui dit ma mère avant que je ne puisse répondre.

–         Pauvre Sœur Angèle! Dit mon père en riant.

–         Elle le méritait bien. Conclu-je

C’est sur ces dernières paroles que ma journée termina. Une journée bien ennuyante, c’est évident. Ses nombreuses journées monotones m’emmenait à me plaindre et à plaindre la monotonie elle-même. Je rêvais d’action et d’événements. Rien qu’un enfant de la campagne ne puisse obtenir. Au moins, je pouvais y rêver. Lorsque je rêvais, je pouvais m’imaginer de nombreuses choses intéressantes et complètement tordues. Par contre, ce soir là, je rêvai à quelque chose de différent. Ce rêve n’avait absolument aucun sens. Cette fois, il était plus comme un ramassis d’illusions sensoriels qu’une aventure. Je rêvais à de la chaleur et à une odeur de mort.

Séparés par l’océan

Bonjour chers lecteurs et lectrices,

Les miracles se passent aux moments où les gens s’attendent le moins, quand la vie commence a être banale et on se demande qu’est-ce qui suit puis lorsqu’on a besoin d’un changement stupéfiant. Ces petits phénomènes qui apparaissent rarement dans la vie de distinctes personnes se considèrent très chers car si on les abandonne, ils ne reviendront plus une deuxième fois. Cela finit par être le regret de ceux qui les perdent. Mais, certains la perdent pour des raisons plus complexes puisque cette merveille spectaculaire ne serait probablement pas placée au bon endroit et au bon moment ou bien c’est parce que le destin décide de la durée. Seuls quelques uns ont la chance de vivre de si belles histoires comparables à des contes de fées. C’est pour cette raison qu’il faut porter attention à chaque événement d’une vie.

À Bucarest, capitale d’un pays mystérieux et débordant de voleurs établi en Europe, y demeurait un jeune homme âgé de vingt ans aux cheveux noirs comme du charbon et aux yeux bruns. Son apparence ne possédait rien d’attrayant mais, sa personnalité le valorisait. C’était un homme qui socialisait avec les gens qui l’entourait et adorait s’amuser au maximum. Toute la ville connaissait Eddy et tout le monde le respectait. Étant un vrai malfaiteur depuis son enfance, Eddy quitta l’école avant même de finir son secondaire. Cela était une grande gène pour sa famille parce que l’école demeurait sur la première place en Roumanie. Malgré cette mauvaise décision, Eddy était brillant. Il aimait être plus libre et non constamment contrôlé, ayant des obligations. C’était une personne agitée et chaque idée qui lui passait par la tête le tenta de passer à l’action. Sa bravoure l’emmena à faire mille bêtises. Pourtant, Eddy vivait très bien. Même si la Roumanie était un pays moyennement pauvre, les gens se débrouillaient convenablement avec l’argent. Par exemple, parallèlement à son travail au club Krystal où Eddy travaillait comme barman, il faisait aussi du business pendant son temps libre. Il habitait dans le cartier le plus dangereux de Bucarest où chaque personne devait porter attention a elle-même car, dans ce pays, le monde mentait pour leur bien et personne ne pouvait se faire confiance. L’appartement logé par Eddy et son frère était acheté par leur père qui vivait séparément de ses deux enfants. Il avait divorcé de la mère d’Eddy depuis longtemps et était marié avec une autre femme. Antoine, le frère d’Eddy, était une personne complètement différente de son frère. Ils n’avaient aucune ressemblance, ni physique, ni psychologique. Pourtant, ils avaient les mêmes parents. Cette différence faisait qu’ils aient une si bonne relation de famille.

Lundi, un jour du mois de janvier, le climat était plus chaud que d’habitude. Eddy était au club Krystal qui, pendant le jour, était ouvert comme bar. Il décida avec son ami, Paul, de prendre une petite pause et aller s’acheter du chocolat au dépanneur qui se situait juste à côté du travail. C’était une journée aussi ordinaire que les autres. À l’entrée du magasin, Eddy s’arrêta brusquement. Il n’en croyait pas ses yeux. Devant sa face se tenait une jeune femme blonde ayant une face semblant à une poupée et un corps de déesse.

–          Paul ? dit Eddy en chuchotant.

–          Oui ? dit Paul qui n’avait pas vu la jeune.

–          Est-ce vrai ce que je vois ? demanda Eddy.

–          Oh mon dieu, elle est une vraie beauté ! déclara Paul, étonné en l’apercevant.

–          Une vraie déesse ! dit Eddy, étant très sûr de lui.

Pendant q’il l’admirait, situé devant l’entrée du dépanneur, tout autour s’arrêta. C’était la première fois que cela lui arrivait. Il était séduit par sa beauté inexplicable. C’était comme s’il voyait une femme pour la première fois de sa vie quand, dans le fond, il avait beaucoup plus d’expérience à ce sujet qu’il en avait l’air d’avoir devant elle. Eddy était un homme qui, d’habitude, ne s’impliquait pas sentimentalement dans ses relations. Il n’en revenait pas. Il avait des papillons dans le ventre. La jeune femme était là avec un de ses copains. Ils se parlaient en se tenant proche de l’étagère comportant des sucreries. Eddy s’approcha de l’étagère. Il faisait semblant de chercher du chocolat mais en fait, il ne désirait que de l’admirer de plus proche. À ce moment, elle se retourna pour regarder les friandises. Eddy prit la décision de lui en acheter. Après avoir payé à la caisse, étant courageux, il alla la voir et lui étendit les bonbons en lui disant :

–          Tiens, ceux-ci sont pour toi car tu es très mignonne.

–          Merci, lui dit-elle en souriant.

–          Comment t’appelles-tu ? lui demanda Eddy.

–          Diana, et toi ? demanda-t-elle.

–          Moi c’est Eddy, dit-il.

–          Enchantée, déclara Diana.

–          Et moi encore plus ! affirma Eddy.

Emerveillée par son petit geste, Diana fixait Eddy tout droit dans les yeux. Quant à son copain, lui, était présent lors de la dispute. Jaloux et Stupéfait, il échappa son cellulaire à terre. Au même moment, Eddy et Paul commencèrent à rire. Ensuite, ils retournèrent au bar. En marchant vers le bar, Eddy se rendit compte que Diana lui plaisait et il désirait sincèrement la revoir en ville. Quelques minutes plus tard, quelle coïncidence, Diana et son copain arrivèrent au bar. Quand elle vit Eddy, elle était stupéfiée au point qu’elle prit la décision d’abandonner son copain et alla voir Eddy. En goûtant à ses bonbons, ils débutèrent à converser en s’assoyant au bar. Diana partagea ses bonbons avec lui et lui demanda :

–          Tu travailles ici ?

–          Oui, répondit Eddy qui se situait derrière le bar.

–          Je viens souvent ici mais, je ne t’ai jamais vu auparavant, déclara Diana.

–          Moi non plus, malheureusement, répondit Eddy.

C’était de cette façon qu’ils commencèrent à se connaître. Les deux jeunes s’apprécièrent réellement. Ils disputèrent si longtemps qu’ils ne s’apercevaient pas du temps qui passait. Le copain à Diana était si fâché, qu’il partit sans l’avertir. Elle n’avait pas de soucie pour lui. Eddy et Diana passèrent toute la soirée à se parler et s’échangèrent leur numéro de téléphone. Il y avait des moments qu’Eddy ne savait même plus quel était leur sujet de conversation tellement qu’il l’admirait. À l’heure de la fermeture du bar, Eddy appela un taxi pour Diana qui l’emmena chez elle. Elle le remercia encore une fois et partit. Cette soirée était quelque chose d’inattendu pour Eddy. Cette rencontre hasardeuse lui a permit de réaliser qu’était un coup de foudre. Pour retourner à la maison, il décida de prendre une marche pour réfléchir au sujet de cette nouvelle femme qui apparut dans sa vie sans être prévue.

Diana était une fille très spéciale et unique. Elle était âgée de dix-huit ans et avait une beauté que lorsqu’elle marchait sur la rue, même les femmes tournaient leur tête pour la regarder. C’était une personne très calme qui parlait tout doucement. Ce n’était pas son genre à se chicaner. Elle pardonnait facilement ses proches et avait une bonne éducation. L’école qu’elle fréquentait se situait proche d’où Eddy habitait. Diana avait un horaire très chargé. Elle était très talentueuse en art et en musique. Elle aimait dessiner, peinturer et avait apprit à jouer du piano depuis toute petite. Ces deux activités étaient ses passe-temps. Diana habitait avec ses parents. Sa mère était professeur à l’école qu’elle fréquentait et son père était un avocat. Ils étaient riches et possédaient une grosse maison. Elle n’avait pas beaucoup d’amies puisque le monde était jaloux. Cette jeune femme était presque parfaite. Diana était magnifique, elle possédait de belles qualités et avait beaucoup de talent. Que pouvait exiger un homme de plus que toutes ces valeurs?

À la suite de cette formidable soirée, Eddy continua de l’appeler à chaque jour. Il devint fou après elle. Ils se planifièrent des rencontres à chaque jour, peu importe la durée de temps de ceux-ci. Ils ne voulaient que se tenir dans les bras. Eddy ressentait avoir des papillons dans le ventre à chaque fois qu’il voyait sa nouvelle aimée. Elle était sa paire parfaite. C’était réciproque pour Diana, qui était une personne très sentimentale et tomba en amour très rapidement. Eddy et Diana faisaient un couple extraordinaire puisqu’ils avaient deux personnalités qui s’opposaient et c’était pour cette raison qu’ils se matchaient. Eddy changea beaucoup et devint très romantique. Il lui achetait des fleurs et l’attendait après l’école pratiquement tout le temps. Il l’emmena seulement à des restaurants chers. Depuis qu’ils se connaissaient, les deux étaient toujours heureux et s’ennuyaient l’un de l’autre fréquemment. Au moment où Eddy découvrit la mort de son grand-père, il était chez Diana. Cette nouvelle le rendit si malheureux et déprimé que toutes ses envies étaient disparues. Diana le prit tout de suite comme un petit enfant dans ses bras en le réconfortant, en l’embrassant sur le nez et sur le front. Depuis cette soirée, Eddy réalisa qu’il ne pouvait plus vivre sans elle. Il tomba amoureux de Diana et décida de déménager aussitôt chez elle.

Rêves Importants

Un chien et des hommes…

Nous étions le 30 octobre 1996 dans le quartier lugubre de Hochelaga Maisonneuve à Montréal. Donald, un jeune garçon de douze ans se retrouvait seul, un samedi soir, en compagnie de son fidèle chien Brutus. Les parents de Donald assistaient à un concert musical au vieux Forum. Il devait donc de garder lui-même. Il se pensait écarté de tout danger car son chien de garde de prédilection, qui pesait quinze livres tout mouillé, se tenait à ses côtés. Brutus avait une manière très étrange et bien à lui de rassurer Donald, car ce dernier avait une peur bleue de rester seul à la maison le soir. Brutus lui léchait la main très souvent, et ce petit geste d’affection faisait en sorte que la crainte de Donald se dissipait et il se sentait plus en sécurité ainsi en sentant la présence de son chien.

Donald avait le goût d’aller se louer des films car il ne savait pas vraiment quoi. Le club vidéo se situait à proximité, à peine dix minutes de marche. Donald ne voyait donc pas l’importance de verrouiller la porte de l’appartement. De toute manière, il n’en avait pas la clé. De plus, il pouvait compter sur son garde du corps è quatre pattes pour protéger le domicile. Arrivé au club vidéo, Donald prit deux films et se rendit à la caisse. Le caissier était déguisé  en clown car la fête de l’halloween était le lendemain. L’homme en question avait tout de même une drôle de mine. Un sourire et des yeux de chien battu décrivaient son visage. Donald paya et retourna chez lui.

Lors du chemin du retour, il fit un arrêt à l’épicerie pour s’acheter des croustilles et des friandises. Cela prit plus de temps que prévu car il rencontra son bon ami Arthur. Lors de son arrivé à l’appartement, il débuta s’en plus tarder sa soirée de cinéma. Donald n’avait peut-être pas choisis le genre de film idéal qui lui convenait. Le sang giclant de partout et les têtes tranchées tombaient dans tous les sens. Le gamin tremblait de peur et Brutus n’avait plus assez de salive pour lécher la main de Donald. Il n’avait vraiment plus faim pour ses croustilles et ses friandises, même que ses croustilles au ketchup rouge ainsi que ses jujubes en forme de tête de mort rouge le dégoûtait.

Vingt et une heure sonnait à l’horloge et Donald en avait assez des ces films de peur. Brutus avait la bouche complètement asséchée. Donald alla se coucher. Brutus se planqua sous le lit de Donald. Une ambiance froide prônait dans l’appartement. Le vent frisquet de l’extérieur s’infiltrait jusque dans la chambre de Donald. Il appréciait tellement son lit douillet et chaud.

Vers minuit environ, le jeune homme se réveilla en sursaut car l’orage se mit de la partie. Le son lourd des coups de tonnerre s’abattait sur Donald. Ses parents n’étaient toujours pas arrivées et il se sentait insécure, c’est alors que  »Brutus » se mit au travail. Donald s’était calmé, mais il n’arrivait toujours pas à se rendormir à cause du vacarme. Qu’est-ce que Donald va faire…?

Le jeune garçon ne savait vraiment plus quoi faire. Il était mort de fatigue. Il se leva donc et se rendit dans le salon attendant que l’orage cesse et que ses parents reviennent de leur spectacle. Le vent puissant s’était réveillé. Il regarde la télévision sans visionner ses horribles films d’horreur. Il n’avait rien de bon à regarder, donc, il décida de mettre le canal des nouvelles. L’animateur raconte qu’un accident est survenu et qu’un homme et une femme ont été transportés à l’hôpital après avoir heurtés un chevreuil. Ils sont gravement blessés mais on ne craint pas pour leur vie. Les images défilent à l’écran et Donald reconnaît la petite voiture de ses parents maintenant devenue un gros tas de ferraille. Donald s’inquiète sérieusement et pense qu’il devrait appeler un taxi et se rendre à l’hôpital où ses parents reposent. Ils se jette sur le téléphone et demande un taxi. Le chauffeur arrive et Donald prend place à bord de la voiture. Il remarque que conducteur ressemble étrangement au commis du club vidéo de la veille. Il avait entre autre les mêmes yeux de chien battu. En parlant de chien battu, Donald trouve que cela fait un bon bout de temps qu’il n’a pas entendu parlé de son chien Brutus. Justement, lorsque Donald a appris à la télévision que ses parents avaient été impliqués dans un accident, il est devenu subitement apeuré. Donald trouve cela étrange que Brutus n’est pas venu lui lécher la main.

Durant le trajet, il passe devant le fameux club vidéo qui semblait fermé, évidemment. Soudain, Donald commence à faire des connections dans sa tête. Et si cet individu serait véritablement l’homme du club vidéo et qu’il s’agirait d’un imposteur ? Peut-être qu’il le suit à la trace ? Mais peut-être aussi qu’il s’en fait pour rien ? Peut-être qu’être chauffeur de taxi est son deuxième travail ? Enfin, Donald demeure tout de même inquiet à propos de son chien. Il sait toutefois qu’il doit absolument aller voir ses parents à l’hôpital. On parlait ici d’une question de vie ou de mort. L’homme mystérieux continue sa route vers l’endroit convenu sans problème. Donald devient de plus en plus rassurer au fur et à la mesure qu’il se rapproche de sa destination. Il se dit qu’il s’en ai fait pour rien.

 Le jeune garçon arrive finalement. Lorsqu’il descend de la voiture, il prend le temps de regarder le visage de l’homme pour pouvoir détecter des traces de son maquillage de clown. Rien. Il était donc assez rassuré pour demander au chauffeur de l’attendre pour son retour. On dirait que ce détail complètement anodin l’a soudainement rassuré. Pourtant, il ne s’agit pas d’une preuve très concluante qui  confirme que ce n’est pas l’homme du club vidéo. Donald entre donc dans l’hôpital. Il demande à la préposée à l’accueil de l’amener au chevet de son père et sa mère. Il les retrouve dans un piteux état. Il n’avait pas l’habitude de voir ses parents aussi amochés, surtout sa mère qui est quelqu’un qui prend soins de sa personne et de son apparence. Au moment de son départ, son père lui lance une phrase qui changera la manière de voir les choses de Donald :

–         ‘’Fait attention à toi mon champion, tu cours un grand danger en ce moment.’’

 

Son père n’avait pas besoin d’en dire plus. Donald savait parfaitement à quoi, ou plutôt, à qui il faisait allusion. Il n’était donc pas question de reprendre le même taxi pour le chemin du retour. Lorsqu’il sortit à l’extérieur, il aperçoit le chauffeur à l’intérieur de son taxi. On dirait que depuis que son père l’a mis en garde de ce danger, il a l’impression qu’un ombre, un soupir, un souffle l’effraie. Il sait qu’il ne peut tout de même pas rentrer à domicile à pied car il habite beaucoup trop loin. Il se dit que si l’homme aurait voulu lui faire du mal, il l’aurait fait bien avant. Donald prend un énorme risque et se lance avec le conducteur du taxi. Dès son entré dans la vieille Ford Taurus, il remarque des tâches de sang sur le siège du passager avant. Lors de son allé vers l’hôpital, Donald se rassurait plus le chemin avançait. Mais là, c’est tout le contraire. Il avait l’aire d’une feuille morte tellement il tremblait. Le coffre à gant du véhicule est ouvert et c’est alors qu’il aperçoit un nez de clown rouge comme du sang dans le fond du coffre. Il n’y avait plus de doute. C’était l’homme en question.

Sur un chemin de campagne, tout près de chez Donald, un homme faisait du pouce. Drôle d’heure pour faire du pouce. Le chauffeur décide de l’embarquer. Il s’agissait d’un individu tout à fait banal. Le conducteur va donc débarquer l’homme en question à l’endroit demandé. Après un long moment, Donald arrive chez lui. Le jeune homme semblait extrêmement soulagé. Il était tellement surpris que rien ne lui est arrivé. Il entre dans l’appartement et il est persuader de retrouver son chien mort dans un coin. Un silence criant enveloppe l’ambiance. Il faut dire qu’il dormait au gaz tellement il était fatigué. Dans quel état Donald allait-il retrouver son chien ? C’est à suivre…

À la vie, à la mort

Le soleil se couchait, j’étais là, sur la plage, à me demander pourquoi, pourquoi une fin d’histoire comme celle là? Je connaissais le début, tout le monde le connaissait, mais personne n’avait prévu cette conclusion là. Si nous comparons la vie à un roman, elle devrait comporter une situation initiale, un élément déclencheur, quelques péripéties, un dénouement et une situation finale. Mais lorsqu’un roman, plutôt médiocre, est déchiré et se termine par une situation finale des plus épouvantables, on a l’impression qu’il manque une suite à l’histoire. Jamais elle n’aurait dû mourir. Le roman de sa vie n’aurait jamais dû se terminer ainsi, elle est partie en laissant un vide derrière elle.

 

J’essuyai une larme qui traversait ma joue comme une goutte de pluie sur un pétale de rose et je restais là, à contempler le paysage qui m’entourait. Avant, je l’aurais trouvé beau, même magnifique mais maintenant, plus rien n’avait d’importance. Je n’avais plus l’impression d’être réel, je me sentais toute petite, presque qu’invisible dans un monde cruel. Je ne sentais même plus le vent souffler sur ma joue. La seule chose qui me gardait encore en contacte avec la réalité c’était cette atroce douleur que je ressentais dans le creux de mes reins.  Elle me rappelait à quel point je l’aimais. Je regardais ma peau sur laquelle on pouvait voir transparaître mes veines ou coulait mon sang, le même que le sien.

 

Son visage me souriait et ses lèvres me répétait sans cesse de continuer sans elle. Je venais de perdre ma meilleure amie, ma confidente, celle avec qui j’avais partagé le plus claire de mon temps. Mes parents ont eu de la difficulté à comprendre pourquoi je m’éloignais. Mon père disait que c’était une épreuve que nous devions vivre en famille. Je n’étais pas d’accord. Moi, j’aimais mieux m’isoler, être seule. Papa ne comprenait pas et ne comprendrait jamais. Il n’était pas au volant de la voiture, il n’a rien vu. Ce n’était pas lui qui lavait perdu, c’était moi. Je me devais de veiller sur elle. Je n’aurais jamais dû la laisser mourir, pourquoi lui avais-je proposé de la reconduire ce soir là?  Nous n’étions pas encore retournés à la maison depuis le décès de ma petite sœur. Nous vivions chez ma grand-mère, elle disait que c’étais bon pour la famille de se retrouver pour nous aider à faire notre deuil. Elle n’y comprenait rien, personne ne comprenait. J’avais tué ma sœur, tout était de ma faute.

 

Nous avions quittés cette fête d’ivrognes vers deux heures du matin. Un gars de dix-sept ans qui avait trop bu nous avait heurtés en sortant du stationnement. L’adolescent était très populaire à mon école, le style de gars qui se croyait le maître du monde et qui était trop confiant. Il avait décidé de prendre le volant de sa voiture sans se douter du mal qu’il aurait pu faire.  La police l’avait arrêté mais pour moi, ça ne changeait absolument rien, elle ne me reviendrait jamais. J’aurais mieux aimé le voir mort à sa place ce con.

 

Je n’avais pas toujours été gentille envers ma sœur. Mes parents me disaient que c’était normale de se disputer et que cela allait changer avec l’âge. Comme ma mère le disait si souvent : « Vous deviendrez plus mature». Déjà deux semaines c’étaient écoulé depuis sa mort et pourtant je regrettais encore énormément. J’aurais tant aimé revenir en arrière pour éviter de la blesser. Mes souvenirs me hantaient, ils étaient plutôt vagues mais je me souvenais l’avoir insulter à plusieurs reprises. J’aurais tant voulu profiter du temps qui me restait avec elle pour lui dire que je l’aimais.

 

Cette nuit là, je ne l’oublierai jamais. Elle était dans un lit juste à côté de moi. Ma pauvre sœur était dans un pénible état. J’avais l’impression de voir son âme s’échapper peut à peut de son corps. Elle était branchée à de grosses machines. Le médecin avait demandé à voir mes parents à l’extérieur de la chambre. Je savais qu’il y avait quelque chose qui n’allait pas. L’enfant que ma mère avait mis au monde quelques années avant moi me regardait avec ses grands yeux bleus. Son regard parlait, il me demandait de la laisser partir. Sa souffrance me rendait si faible. Je lui répétais sans cesse de garder les yeux ouverts mais cela ne changeait absolument rien, ils se refermaient aussitôt. Un petit bruit sourd, qui ressemblait à un simple soupir sorti de sa bouche: « Je reviendrais». Ce fût ses dernières paroles. C’était trop difficile à endurer, de voir mes parents pleurer de la sorte était insupportable. Quelques temps au par-avant j’avais eu une discussion avec ma sœur à propos de la mort : « –  Toi Sofia, as-tu peur de mourir?

–         Non ce n’ai pas quelque chose qui me fait peur, j’ai entendu dire que l’on ne meurt jamais pour rien, qu’il y a toujours une bonne raison à un décès.

–         Je ne crois pas, on meurt seulement parce que la vie est injuste.

–         Pense ce que tu veux mais un jour tu va te rendre compte que c’est moi qui avait raison ».

Cinq mois c’était écoulé depuis son décès. Mes parents commençaient à reprendre des forces. De mon côté, j’avais toujours sa petite voix qui me trottais dans la tête.  Elle me répétait sans cesse qu’elle reviendrait, je devais m’avouer que sa me fessais un peut peur. Elle me hantait jour et nuit, je la sentais toujours présente à mes côtés.  Je m’ennuyais énormément de la petite avec qui je m’étais tant disputée, mais que j’avais tant protégée excepté ce soir là.

 

Je m’étais installée dans un petit appartement dans la banlieue de Montréal depuis quelques temps.  La maison où nous avions vécu ensemble me tourmentait beaucoup. Il devenait donc important pour moi  de partir du nid familial. Chaque heure passait comme une journée et une journée comme une semaine. Mon entourage me demandait, m’obligeait, m’ordonnait d’aller consulter un médecin. Ils me croyaient tous malade. Ils étaient persuadés que j’étais en dépression. Moi je me forçais à croire le contraire. Je ne voulais pas faire face à la réalité. Je ne dormais plus, je ne mangeais plus et je ne sortais plus de la maison. J’étais assise à l’extérieur à contempler le fleuve. J’avais décidé de me reprendre en main et de donner un sens à ma vie. J’allais faire une demande d’admission au cégep qui se trouvait tout près de chez moi. J’allais devenir médecin, j’étais motivé, c’était mon rêve. Ma vie allait de mieux en mieux, je reprenais des forces et j’avais fait mon deuil. Ma sœur resterait toujours dans ma tête mais j’avais appris à vivre avec en me remémorant tous les beaux moments passé en sa compagnie.              J’avais maintenant vingt ans et ma vie allait pour le mieux. J’avais rencontré quelqu’un depuis quelques temps. C’était un homme très beau et très compréhensible. Il m’aimait et je l’aimais. J’étais bien avec lui, il me réconfortait. Il vivait assez loin de chez moi alors je ne pouvais pas le voir lorsque je le voulais.

 

J’avais obtenu mon diplôme au cégep et j’étais acceptée à l’université en médecine. Ma famille était très fière de moi, j’avais réussi à me sortir de mon cocon et à revenir dans la réalité. Mes parents m’avaient organisé une petite fête pour fêter ma réussite scolaire. La soirée se passait très bien et j’avais beaucoup de plaisir. Revoir mes proches après tous ces mois d’isolement m’avait fait beaucoup de bien.

 

Mon père m’avait appelé quelques jours plus tard. Je l’avais informé du fait que je ne me sentais pas dans mon assiette. J’avais des nausées depuis quelques temps, j’avais aussi de grosses migraines et des crampes dans le ventre.  Il était venu me chercher et il m’avait conduit à l’hôpital.

 

Comment devais-je réagir à une telle annonce? J’avais de la difficulté à y croire, mon corps allait changer et je ne me sentais pas prête pour cela. Une petite graine allait pousser dans mon ventre. L’enfant que j’allais mettre au monde était complètement inattendu. J’avais le pressentiment que mon bébé allait être un envoi du ciel de ma petite sœur.

 

 

Un secret terrible !

J’entends le sifflet qui presse les gens à embarquer sur le train. Je me précipite à prendre nos valises. Nous nous sommes installés dans une salle qu’on devait partager avec des inconnus.

J’ai decidé de quitter la campagne avec ma petite soeur pour rejoindre mon grand-frère qui habitait en ville puisque nous avions toujours été pauvre, mon frère à dû quitter la campagne pour nous soutenir financièrement . Puisque, nos parents ont été assassinés par des bandits lors d’un voyage, mon  frère cadet était le seul qui avait la capacité de nous nourrir. Il essaya de se trouver un emploi dans la campagne sans succès. Malheureusement mon oncle, diabolique, contrôle tout dans notre petite ville. Cet oncle est terrible. Nous pensions même qu’il a été derrière l’attaque de nos parents. Avec son statut, son pouvoir ainsi que son argent, il peut se permettre de faire tout ce qui lui semble bien.

Avant que mes parents partent en voyage, il y a 10 ans, ils nous avaient brièvement dit qu’ils savaient un secret terrible sur mon oncle. Nous savons tous que mon oncle ferait n’importe quoi pour obtenir ce qu’il veut, même s’il devait assassiner son propre frère. Après le décès de mes parents, il voulait absolument que mon grand frère accepte un poste dans son entreprise. Un acte de culpabilité selon moi. Il nous offrait toujours des cadeaux généreux, mais nous les avions jamais accepté . Un jour, il viendrait nous offrir un nouveau lave-vaiselle et le lendemain, il enverrait un chèque d’une grosse somme d’argent. Lorsque mes parents étaient vivants, ils nous avaient élevés pour ne pas accepter ce genre d’action, et c’est pourquoi nous avons tous refusés ses «cadeaux.»

Un samedi, alors que je rangeais la chambre de mes parents, j’ai découvert quelque chose d’atroce. Le secret dont mes parents gardaient a été confié sur une lettre. J’ai dû lire la lettre au moins dix fois, et je n’en croyait toujours pas de mes yeux. Je ne pouvais pas croire qu’une personne peut contenir un secret aussi horrible. J’étais pétrifié sur place, je ne pouvais bouger aucune partie de mon corps. Je refusais de croire le contenu de la lettre. Ma petite soeur était  soudainement à coté de moi, mais je n’ai pas sentis sa présence parce que j’étais tellement surpris de cette révélation. Elle m’a demandé ce que je tenais dans la main et elle s’est avancée pour voir ce que je lisais. J’ai brusquement enlevé la lettre pour qu’elle soit hors de son champ de vision. Je voulais simplement la protéger. J’étais certain que si mon oncle saurait que nous avons découvert son secret, notre sort serait la même que nos parents. J’ai donc détourné son attention et je lui ai annoncé que nous allions quitter notre foyer et rejoindre notre frère cadet à la grande ville. Elle a refusé cette proposition et elle me demandait sans cesse la raison pour laquelle nous devions quitter. Évidemment, je ne voulais pas lui annoncer la raison de notre départ.

À la station de train, tout juste avant notre départ, j’entends le sifflet qui presse les gens à débarquer du train. Soudainement, je me réveille en sursaut avec ma soeur et nous rassemblons tous nos biens personnels pour ne pas manquer notre train. Quelques heures plus tard, nous arrivons à notre destination qu’il est à Paris.

Au moment de notre arrivé en sortant du train, je suis éblouis par le nombre de personnes marchant dans toutes les directions. J’avais auparavant entendu beaucoup de rumeurs atroces à propos de Paris, mais je n’y aivais jamais cru. Dans mon village, il y avait une vieille madame que personne n’aimait. Elle vivait dans un secteur abandonné que personne ne fréquentait. J’allais souvent la visiter car je trouvais qu’elle était une personne sympathique. Elle me racontait souvent des histoires qu’elle avait vécue dans son passé  lors de son séjour à Paris. Il y avait toute sorte d’histoires, des effrayantes, des dramatiques, des amusantes ainsi que des passionnantes. Chaque récits sont resté gravé dans ma mémoire. Je ne les oublierais jamais. L’histoire qui m’a marqué le plus était celle où elle avait rencontré son premier bandit. Je me rappelle chaque mots qu’elle dit lorsqu’elle ma rencontré cette histoire. << C’était lorsque je venais juste d’arriver a Paris. Une soirée, je prenais le chemin habituel pour retourner chez moi de mon travail. J’avais sentit la présence d’un homme qui me regardait de loin. J’espérais de tout mon cœur que j’étais paranoïaque. Mais lorsque j’étais presque arriver chez moi, un homme bondit de l’ombre. Il me menaça de lui donner tous mes bijoux précieux et que si je ne le faisais pas il allait me trancher la gorge. Je portais le collier que ma mère m’avait laissé avant son décès. Lorsque j’était prête à l’abandonner, par chance , il y avait des polices qui étaient aux alentour. Je cria le plus fort que je pouvais, les policiers se précipita enfin  vers notre direction. Le bandit fuyait aussitôt. Les policiers l’ont finalement attrapé après une série de course. C’était l’expérience la plus affreuse que j’ai vécu dans ma vie entière.>> Paris, une ville dangereuse, plein de secret et excitante. Un endroit qui semble beaucoup plus amusant que la campagne.

À la campagne, RIEN n’arrivait là-bas. Pour quelques décennies, un seul événement a véritablement choqué l’âme sensible des habitants de ce village. C’était l’arrivée d’une jeune femme enceinte.Le moment qu’elle a mis pied dans le village, elle s’était précipitée vers le logement du chef du village. Elle lui supplia de lui laisser habiter dans son village. Le chef, sans hésitation, refusa sa demande. Il n’aimait pas l’idée d’une femme enceinte, sans homme dans sa vie, de vivre dans son village. Il l’aurait laissée vivre dans sa cité s’il connaissait l’identité du père. Il lui a sans cesse demandé la même question, mais la réponse fut la même a chaque fois. Elle lui avait dit que si elle relève l’identité, le chef du village, le village, elle et ainsi que son bébé seraient tous en danger. Elle décrivait le père comme un démon sous l’apparence d’un humain. Elle lui raconta tous les actes monstrueux que cet homme à fait. Il avait dans le passé assassiné un village au complet pour retrouver son fils, il a déjà kidnappé tous les femmes d’un village pour son plaisir, etc. Elle a donc décidé de prendre à son avantage la peur du chef. Elle lui menace que si le chef ne lui accepte pas, l’homme en question allait tout ravager, qu’il allait détruire son précieux trésor. Par peur, il n’avait pas le choix d’accepter. Il prépara une petite maison dans laquelle elle vivra. Il l’a donc conduite vers sa nouvelle maison. Elle était particulièrement laide, mais la jeune femme savait qu’il sagirait d’une nouvelle aventure. On lui a fournie un nouveau commencement. Elle savait que Dieu ne lui donnerait plus d’opportunité de recommencer sa vie à nouveau. C’était sa dernière chance et elle allait la profité au maximum. Tout d’abord, la maison n’était pas la plus laide, mais elle était minuscule, sale, poussiéreuse et répugnante. Il n’y avait rien de positif à propos de cette maison. Elle tenta de trouver un aspect positif, mais échoua. Le chef dit:
-C’est le meilleur logement que je pouvais vous trouvez en si peu de temps.
-Ah! Ce n’est pas grave. Elle semble un peu vieille, dit-elle.
Ils rentrèrent donc dans la maison et se dirigèrent vers la chambre principale.
– Ici, c’est la chambre principale, l’endroit où vous allez dormir. Le lit semble un peu vieux, mais il est confortable.
–  J’y suis habituée, j’ai déjà vécu dans la misère, mais ce n’est certainement pas la chambre la plus propre dans le monde, répliqua-t-elle.
Cette remarque lui a mis dans un état gênant. Ils se déplacèrent vers le salon. La pièce était presque vide, elle avait seulement un divan noir taché ,une table minuscule et une petite lampe dans un coin. Les murs étaient taché , une odeur répugnante y dégageait. Elle savait qu’elle allait devoir travailler fort pour remettre cette maison dans un bon état pour son bébé. Elle voulait être certaine que son bébé ne vive pas dans la misère. Suite à la petite visite du salon, la jeune femme se dirigea vers la cuisine. La pièce était dans un état piteux. Le plancher était fait de roche. La couleur du four était difficile à déterminer. La rouille l’avait quasiment dévoré. Le lavabo était remplit de vieux chaudrons sales .
-Ça, c’est les chaudrons que les personnes ont utilisé lorsqu’ils vivaient ici. Maintenant qu’en parle, ces gens là étaient un peu étranges. Ils étaient étranges, ils étaient partis pendant la nuit. Ils sont venus cogner à ma porte une soirée et désiraient quitter le village. Lorsque je les ai questionné, ils ont refusé de répondre. Un peu comme vous si vous me le demandez, dit-il.
-Tout le monde ont leur propres raisons et leurs secrets. Je suis certaine que vous avez des choses qu’on ne peut dire au publique, répliqua-t-elle.
Bon, j’ai fait le tour de la maison, le reste est à vous, dit-il
Lorsqu’il quitta, elle commença par nettoyer la maison, elle attaqua la chambre principale en premier, ensuite le salon, la toilette et finalement la cuisine. Elle devait travailler comme une bonne. Elle travailla fort jour et nuit. Après chaque soir, elle prenait tout le temps un verre pour se détendre. Après deux semaines, la femme accoucha, il y avait seulement une madame dans le village au complet qui savait comment délivrer un bébé. Lorsqu’elle a sentit que le bébé arriva, elle l’appela aussitôt. Ce bébé, c’est moi. Cette femme étrange était ma mère.

Est-ce la finÉ

Quel est ce bruit infernal? Mon air climatisé? Non! Cela ne se peut pas, car je suis encore au frais. Cela fait quatre mois que je suis enterré et que je n’ai pas  vu le soleil. J’entends le bruit des vents dévastateurs. Ma femme a toujours trouver l’idée de creuser un refuge souterrain en plein centre de Dallas absurde, une chance que je l’ai construit. J’ai toujours détesté ma femme, elle était inadéquatement préparée pour l’éclatement d’une  guerre. Mon nom est Vincent et on pourrait dire que je suis maintenant célibataire. J’ai peu de chance de trouver une femme vu que je suis seul dans mon trou et je refuse de sortir sachant que le monde à la surface brûle comme des guêpes sous une mousse insecticide. Je vous écris ce texte pour expliquer la vie du dernier homme de la terre. Malheureusement, personne ne pourra lire ce texte, mais c’est agréable pour combler mon temps libre.

Je m’appelle Vincent Claritch et je suis, ou plutôt j’étais un soldat Américain. J’ai 31 ans et l’armé était ma vie, j’ai vu des atrocités. Je me suis demandé à un certain point comment l’être humain peu être tellement sauvage presque animal, c’est même une insulte pour les animaux de qualifier les humains ainsi. Je suis un petit homme mesurant 5 pieds 6 pouce et je pèse 181 livres, j’aimais les animaux, mais être fermier ce n’est pas suffisamment patriotique. J’ai donc intégré l’armé où j’ai été tiré 4 fois dans le bras et  jamais je n’ai refusé une mission. Je suis née en Gaspésie le 21 juin 1979, mon père avait des problèmes d’alcoolisme et de toxicomanie. Je n’ai jamais pu rencontre ma mère, elle avait quitté les mains abusif de mon père quatre semaine après ma naissance. Mon père m’a élevé d’être inhumain et de n’avoir aucune peur et de ne jamais l’adresser sous le nom de papa. Maintenant que nous nous connaissons un peu je peu commencer mon… histoire, journal, le  texte sur la fin de ma vie et celle de la fin du monde.

Le quatre juillet 2010 c’était le début de la fin, ma femme avait décédé d’un cancer trois semaine avant. Comme j’ai déjà expliquer j’ai toujours déteste ma femme. Depuis sa mort, je dormais dans ma cachette souterraine et se soir la, je regardais  mon émissions préfère < César Milan the dog whisperer > et j’ai commencer a entendre des bruits étranges. Pour ne pas quitter ma cachette, je me tourne vers mes écrans de camera de sécurité et j’ai vue quelque chose sans précédant, tout les plantes était morte instantanément. Les paroles <va te coucher> on traverser mes pensée alors je me suis coucher pour la soirée.

Le cinq Juillet 2010, je me suis levée pour sortir et aller a la maison pour chercher des provisions. Lorsque j’ai approché l’échelle pour sortir de ma cachette, mon ordinateur m’a indiqué que l’air dehors n’est pas respirable. C’est la que je me suis aperçu que c’était le début de la fin du monde comme je le connaissaient. Cela m’a frappé comme une tonne de brique, pour quelques secondes je croyais que je rêvais mais ce n’était pas le cas. J’ai passé la journée à pleurer et à boire la seule bouteille de Jack Daniels que j’avais dans ma tanière. Je ne sais pas si la planète au complet est ainsi mais Dallas est mort.  Je crois être le seul homme qui est encore en vie, je ne crois pas que beaucoup de personne se sont construit une telle cachette après avoir écouter Lost.

Le six juillet 2010, c’est confirmer: je suis le seul et dernier homme sur la planète. Ma femme déteste commence a me manqué et la solitude m’embête. J’étais un homme social, je n’avais jamais manqué une fête chez mes amis j’étais le premier arrive et le dernier a partir.

Le sept juillet 2010, j’ai décidé de regarder le lever du soleil ce matin. Alors je me suis installé devant la fenêtre de mon trou. Le lever du soleil n’est jamais arriver il fait toujours noir.

Le huit juillet 2010, j’ai décider que se soir j’allait me suicider et terminer ma vie. Je manger mon dernier repas et ensuite je vais m’endormir pour toujours. J’ai commencé à réfléchir sur ma vie et j’ai tellement de regrets.

Je me souviens de mon enfance, a l’âge de neuf ans, j’ai volé de l’argent a mon père et depuis ce temps la je voulait me faire pardonner. Mon père était le pire homme que j’ai connu mais après tout c’était mon père et je lui dois tout. J’ai de la misère à croire qu’il est mort et que je ne l’ai pas vue depuis 11 ans. J’ai tellement de regrets, j’ai rien a montrer pour une vie de travaille, pas d’enfants, pas une grosse maison et le pire je ne suis pas beau. Je me souviens pour l’Halloween ma voisine déguisait ces enfants en MOI et le cartier au complet sursautais face a ce déguisements. Encore pire, mes neveux jouait a roche papiers ciseaux allumette pour décider qui devait me donner un câlin avant de se coucher. Le plus que j’y pense, je n’ai vraiment rien accomplit de ma vie et je suis surprit que je me suis pas encore suicider. A l’âge de 16 ans je me suis joint aux forces armées américaine, Oncle Sam m’a accepté dans sa coalition. J’était un des meilleurs soldats, je faisait parti de l’équipe des opérations haute priorité. J’ai vue des atrocités et peut être c’est la raison pour laquelle je suis si … diffèrent. Mon père a essayer de me donner du Ritalin, je ne l’ai jamais prit c’était des véritables menottes pour mon amé. Je vais me suicider par pendaison, dans mon trou sans regrets. Je suis tout équipé pour sa j’ai une chaise et une corde. Maintenant que j’ai fini de parler de ma vie j’ai une crainte, le nœud pour me pendre. C’est très sérieux il faut que cela soit solide, j’ai regarder dans mon manuel des Scouts et le meilleur nœud pour la situation est le < Arrow light > il semble solide. C’est dommage terminer sa vie, j’ai jamais eu le moindre respect pour les suicidaires mais de toute Facon mon estime de soie est déjà très bas, bref j’ai rien a perdre. Ma chanson d’espoir est la chanson < A new Day has come > par la fameuse Céline, pour moi il n’y aura pas un autre jour.

Maintenant, il est cinq heure et il me reste sept heure a ma vie. C’est l’heure de mon dernier repas et j’aimerais une portion complète de côte levée ou des calamars légèrement frit dans l’huile de cacahouète. Toute la nourriture présente dans ma tanière est entreposée sous forme de poudre peu appétissant dans des sachets militaires. Ma sélection comporte de patates pillées froid ou une barre énergisante. Je crois mourir au ventre vide, de toute façon sa va moins salir mes pantalons.

C’est l’heure, il ne reste que trente-quatre minutes à ma vie. Alors je sors ma liste des étapes à suivre pour avoir un suicide réussi. Elle va comme suit:

Il me faudra:

Une corde d’environ 4 pieds

Une chaise capable de supporter mon poids pour quelques secondes

Un point d’ancrage au plafond pour la corde

Je ne me souviens pas de tout les étapes pour une pendaison mais les cinq étapes que j’ai trouvé devrait être suffisante.

Étapes

1, créé un anneau avec la corde en utilisant le nœud choisit

2, fixer la corde après le point d’ancrage choisit

3, placer la chaise en dessous de la corde

4, se lever debout sur la chaise et placer l’anneau autour du cou

5, tomber en bas de la chaise et …

J’ai réussi les quatre premières étapes et maintenant il est onze heures cinquante deux alors j’ai le temps pour une prière. Dans ma jeunesse, je faisais la prière de Dieu. Je ne suis pas chrétien mais sa passait le temps de mon enfance.

A voix haute je dirais:

Je m’excuse papa je t’ai toujours aimé et j’espère qu’on va se revoir en enfer car nous deux, nous ne méritions pas d’être admis au paradis. Ce n’était pas de ta faute que maman t’a laissé tu était malade et dans ton cœur je sais que tu est une bonne personne.

Notre Père, qui es aux cieux, que ton nom soit sanctifie, que ton règne vienne, que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel.

Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour. Pardonne-nous nos offences
comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offenses. Et ne nous soumets pas à la tentation, mais délivre-nous du mal,

car c’est à toi qu’appartiennent le règne, la puissance et la gloire, aux siècles des siècles. Amen

C’est maintenant le temps, La fin. Une larme se verse de mon œil droit j’espère que ce n’est pas la véritable fin. Bonne nuit et j’espère que je verrais a de nouveaux mes amis.

 

to není v pořádku

Perdu dans une immense pièce ouverte. C’est l’impression que me donne la vie depuis plusieurs années de semi-bonheur. Je m’appel Maximiliano et je suis italien d’origine depuis 32 années. J’ai commencé à fréquenter ma conjointe il y à de cela 17 ans, 11 mois et 21 jours. La vie que j’ai avec ma copine était au début très bien par la suite pas si mal et finalement très ordinaire. Ce que je veux dire c’est qu’avec elle je n’obtiens pas ce que je voudrais toujours obtenir avec la femme qui partage mon lit et une fréquente partie de ma vie. Il arrive parfois qu’elle me dit :  »tu pense toujours avec ta queue  », en rajoutant quelques insultes à la suite. Je sais que la plupart du temps elle a raison, mais ma pensée va plus loin que cela.

Ma vie était, depuis trop longtemps, comme une sorte de syndrome. Ce syndrome était celui du tableau noir, de la page blanche. Le fait est que je me sentais de la même façon qu’un auteur après avoir écrit une centaine de livres. J’avais souvent l’impression que ma chambre à couché devenait le désert, un endroit ou il n’y a rien appart de la vie, un endroit où il n’a rien pour s’alimenter. La comparaison est que je ne sentais plus le vouloir d’alimenter mon couple pour une foule de raisons. J’avais de moins en moins de relations sexuelles avec elle, nous faisions plus d’activités et n’allions plus manger au restaurant comme au commencement de notre relation. Il y avait, assurément par ma faute, un relâchement. Je savais malgré tout cela que j’étais bien dans mon foyer avec ma conjointe qui ne me criait pas dessus pour rien, qui ne critiquait pas mes gestes et actions et qui était là si par malencontreux hasard j’aurais besoin d’elle. J’étais très conscient que je ne savais pas ce dont je voulais dans ma vie, être bien installé dans un foyer douillet ou aller d’un côté à l’autre à la recherche d’un monde ou d’une situation meilleure.  Ce qui était évident c’est que je m’ennuyais régulièrement.

Mes journées commençaient par une douche bien chaude qui me tenait endormie le plus longtemps que possible. Par la suite, je glissais quatre rôties dans le grille-pain dont deux pour ma conjointe qui les mangeaient avec de la confiture aux pêches de ma mère. Ensuite, je prenais tranquillement la route afin de me rendre au bureau des finances de la compagnie Quebecor médias, l’endroit où je travaillais. J’étais comptable depuis maintenant cinq ans pour la firme de Videotron et j’adorais le poste. Je commençais ma journée de travail à neuf heures et trente minutes et finissais à quinze heures. Ma femme elle commençait à travailler à dix heures et finissait à vingt heures. Cette différence d’horaire me donnait beaucoup de temps libre après le travail et les commissions qu’elle me demandait régulièrement de faire. Les commissions que ma conjointe me demandait de faire consistaient à aller chercher quelques aliments utiles pour le souper du soir, du savon, des soins de cosmétique et autres. Je ne désobligeais jamais à ce qu’elle me demandait de faire seulement pour qu’elle me laisse tranquille et parce qu’elle ne se douterait jamais de rien.

Le fait de se poser des questions à tous les jours à propos d’elle et moi bref, à propos de notre relation de couple faisait seulement en sorte que la vision que j’avais face à son importance dans ma vie différait. Depuis la deuxième année de notre relation j’ai commencé à tromper ma conjointe à tour de bras. À tous les jours je parlais à une fille que j’avais rencontrée sur un site de messagerie ou de rencontre. Je <<rencontrais>> en moyenne quatre filles différentes chaque semaine. Il m’arrivait souvent d’appeler ces filles pour leurs raconter des histoires montées de toute pièces et même de faire évoluer certaines relations que j’entreprenais à l’issu de ma conjointe. Après le travail j’allais régulièrement rencontrer celles dont j’avais développé les plus grandes et les plus intimes relations pour ensuite aller chez elles. Les relations sexuelles que j’avais avec ces filles étaient bourrées de nouvelles choses, de surprises et de contentement pour ma personne. Je retrouvais en elles ce que ma copine, depuis dix-sept ans, était incapable ou non intéressée à me donner, à me faire découvrir. J’avais besoin de découvrir ce qui avait de l’autre côté de ce mur qui était entre moi et le bonheur ultime.

Ma blonde ne se doutais jamais de rien et elle me disait toujours, << ahh, je suis chanceuse de t’avoir, de savoir que tu es si honnête. >>  À chaque fois, j’étais mort de rire car même certaines de ces amies que je détestais lui disait que j’étais l’homme idéal, le mari parfait et un foule d’autres compliments qui représentaient mon extrême contraire. J’ai lu énormément sur des blogs de femmes qui se sont font tromper à maintes reprises qui racontaient comment elles vivaient cela et si elles devaient pardonner ou non leur conjoint. J’ai été tout à fait ravi de voir que la plupart de ces innocentes pardonnaient leur homme. Je savais donc que si il m’arriverait un malheur ou encore, une malchance, je pourrai m’en tiré. Moi mon point fort était que j’avais pour conjointe de fait, une femme naïve. De plus, ce qui augmentait ma confiance en moi-même dans cette situation c’était qu’elle détestait les autres hommes, elle parlait toujours en mal des quelques amis que j’avais. Cela me rassurait beaucoup d’autant plus que je n’avais pas beaucoup confiance en elle car je savais que si j’étais capable de la tromper elle le serait aussi. Je passais certains moments à regarder son profil Facebook ainsi que sa messagerie par curiosité, pour être bien sur qu’elle ne ferait jamais une l’erreur de me tromper.

Je me trouvais très hypocrite de douter de ce que ma copine pourrait peut-être faire dans mon dos puisque j’étais le meilleur dans le domaine des cachettes, des menteries et des tromperies. Psychologiquement j’étais incapable de savoir pourquoi je cherchais à en avoir plus quand je pouvais retrouver un équilibre à la maison. Je ne savais pas ce que je voulais réellement. Ce que je savais c’est que je devais lui offrir un cadeau puisque ca fête était dimanche.

Moi, Maximiliano décida d’aller à la bijouterie du centre d’achat qui était tout près du cartier résidentielle où j’habitais. Ma conjointe allait avoir 30 ans, je devais donc lui acheter quelque chose de beau, de romantique et qui la satisferais. Qui sait, peut-être que cela lui redonnerait le goût de moi ou le goût de nouvelles aventures. Je me dirigeai donc vers le centre commercial en voiture. Le samedi était à l’habitude la journée parfaite pour rencontrer les filles que je fréquentais pour le sexe puisque ma copine travaillait le jusqu’à vingt-deux heures. Ce jour là, je devais faire un effort, il me fallait faire des concessions pour la rendre heureuse le jour de son anniversaire de trente ans.

Rendu à la bijouterie je demandai de l’aide à une très grande femme. Elle me semblait si sensuelle et attentionnée qu’elle me tapa dans l’œil immédiatement. Elle était élégante comme une princesse argentine qui fait apparition dans un souper chic. Évidement je ne lui dis pas que le cadeau était pour ma conjointe. Je lui fis croire que le bijou était pour ma mère qui fêtait ses cinquante ans de mariage. Elle semblait ravie de m’avoir vendu ce magnifique collier d’une valeur de deux cents dollars pour cette cause. Nous avons discuté un peu pour finalement nous échanger nos numéros de cellulaire. Je lui dis que j’allais lui écrire à l’aide d’un message texte en premier et qu’elle ne devait pas me parler tant que je ne l’avais pas fait pour ne pas être surpris par ma copine bien évidement.

En sortant de la bijouterie j’eu une envi flagrante d’uriner, je me dirigeai donc vers la toilette la plus près. Avant d’arriver à mes fins je vis ma conjointe. J’étais tellement pressé d’aller à la toilette qu’elle se demandait ce qui me prenait et pourquoi étais-je au centre commercial. Pour ne pas lui révéler mon secret je l’embrassai et parti à la course. << Je t’aime chéri>>, lui dis-je en courant à toute vitesse.

Évidemment, je fus bombardé de questions quand elle arriva à la maison après son travail. Je lui avais concocté un mensonge digne d’un film pour échapper à mon envi de lui dire la vérité qui était, d’ailleurs très banale.

Les Avatars

Chapitre 1

Vous savez combien de fois qu’ils m’ont attaqué cette semaine, environ 73 fois. Ce qui me rend fou c’est quand qu’ils viennent m’interrompre durant mes journées d’écoles. Vous, les personnes normales, vous n’avez plus rien à craindre, il n’y a pas de créatures invisibles qui ont comme mission de vous déchiqueter en 6342 morceaux parce que c’est plus facile que de travailler à «La Belle Province». Depuis que vous avez fait la paix avec ces bêtes aux corps de lion, vous vivez tranquillement. Je m’amuse en m’imaginant d’avoir le même niveau de sécurité que vous, mes seules craintes étant que je n’aie pas assez de d’argent pour payer le loyer, pitoyable. Mais non, pas moi, moi j’ai des Rakshasas, qui me poursuivent. Il y a 2 décennies que je croyais qu’on les avait exterminés, au complet.

Les génocides prennent beaucoup de temps vous le savez. Ceci commence par la guerre ouverte, mais on avait besoin de mettre un peu de chaos dans le monde, je crois que vous vous en souvenez de ce que nous avons fait, je crois que c’était 1939. On a parlé avec Adolf de notre existence et il croyait que nous étions la race pure ainsi que ces Allemands, il a viré fou, mais c’était extrêmement profitable. Malheureusement il s’est suicidé avant que nous allions fini avec nos opérations donc, on est allé parler avec les 2 pays les plus puissants pour diviser le monde et remettre le chaos pour nous faciliter notre travail. Malheureusement, cette diversion ne dura pas assez longtemps mais on a cru avoir fini.

Mais quand on a su que vous nous avez trahis, c’était trop tard. La guerre froide ne s’était finie pour une seule et unique raison, parce que vous vouliez la paix. La paix, vous nous avez mis de dos pour avoir «la paix mondiale»? Vous êtes de petites bandes de vermines qui décident de changer d’opinion parce que vous voulez la paix. La paix mondiale n’existe pas avec des espèces intelligentes et surtout s’il y a plus d’un sur une même planète, le génocide, les traitées et les exportations sont les seules options. Quelques personnes nous blâment pour les centaines de milliers de mort causé par les nombreuses guerres. Vous n’avez pas besoin de nous pour vous faire exterminer, tuer, déchiqueter et tirer les autres. Nous n’avons pas inventé de dieux qui à lui seul a créé l’univers et, qu’en son honneur, tué tous ceux qui ne croyait pas en lui, vous êtes une espèce de nature super sympathique. La paix mondiale n’est qu’une illusion que l’adversaire met dans votre petit cerveau insignifiant pour vous faire arrêter leurs massacres inévitables.

Mais, nous on a fini d’attendre que l’homme devient conscient que le génocide, c’est l’extermination d’une espèce entière et que seulement 1 autre espèce peut coexister sur cette planète. Hitler ne tentait pas de faire le génocide, il voulait être le meilleur de tout en tuant les personnes qui se montrait comme étant des obstacles, ce n’était qu’un simple attentat pour devenir le nouvel empereur du monde.

Vous ne le savez peut-être pas mais vous êtes loin d’être la seule espèce qui existe sur cette planète, loin de ça. La seule raison que vous ne le savez pas c’est que nous ne voulons pas mettre un impacte trop important sur votre «paix» qui rendrait notre vie plus difficile d’environ 8375%.

Je hais l’admettre que NOUS avons un PEU PEUR de VOUS mais c’est vrai, c’est la raison que nous ne sortons pas en public sans déguisement.

Comme je l’ai dit avant je suis un étudiant du secondaire. Oui, je comprends que c’est un peu bizarre pour une personne âgée de au moins 17 millénaires de demeuré à l’école mais c’est une place unique l’école secondaire et de voir l’évolution des jeunes, il n’y a pas d’autres endroits si facile à rester et observer. De toutes les années, je préfère la cinquième pour le bal des finissants. Mais c’est plate que tu ne peux rester pour seulement 6 ans après ils te demandent de t’en aller parce que tu es trop vieux. C’est tellement drôle quand ils me disent ça, ils croient que j’ai 17 ou 18 mais ils ne savent pas que j’ai répété au moins quelques trentaines de fois. C’est tellement facile de m’intégrer au étudiants normaux je peux avoir des 75% dans les examens pour que le professeur ne me dérange pas et qu’il ne porte pas trop d’attention sur moi. Pour les travaux ou qu’on doit écrire une histoire fictive je peux juste raconter des évènements vécu mais ils ne me croient pas.

Faire semblant que la vie est normale après m’avoir fait lancer par la fenêtre de la classe du troisième étage, pas très simple. C’est plate quand tu ne peux pas évader les questions constantes de <qu’est-ce qui t’es arrivée>, <pourquoi as-tu des blessures> et mon préféré <Comment as-tu survie après ce qui t’es arrivée>  Je me demande toujours est-ce que ces bêtes d’au moins huit pieds de grand se rendent au troisième étage d’une école remplis de surveillants. Je vais tenter de vous faire visualiser ce qui m’est arrivé dans l’autobus aujourd’hui.

Donc c’est un vendredi, après la dernière cour de la journée, vous venez de sortir de votre cour préféré, vous avez commencé à connaître une fille qui fait partie du groupe populaire,  tu as le pressentiment qu’elle t’aime et ton ami t’invite à un party ou tu pourras t’amuser jusqu’à trois heure du matin. La journée c’est très bien passé et tu viens de savoir que tu auras un remplaçant pour la prochaine cour de ou religion. Donc tu t’assois dans l’autobus, en avant, tous seul et tu réfléchis à ce que tu vas faire ce soir.

En regardant dehors vous entendez une sorte de déchirement venant de directement au dessus de l’autobus, en y regardant, il y a un morceau du toit qui s’est fait enlevé. Les étudiants dans l’autobus commence à crier, le conducteur enfonça les freins et vous ne vous en occupez pas trop parce que c’est normal, c’est la troisième fois cet après midi et ça commence à vous ennuyer. Vous décidez d’au moins voir la prochaine qui veut t’abattre. Vous voyez une sorte de tigre avec des ailes chacune de la taille d’un pickup, et des vêtements cérémoniels comme s’il vient de sortir de ses cours de prêtre bouddhiste et il a une épée sur son hanche droit. Vous riez un peu parce que les autres personnes dans l’autobus sont en train de crier en terreur parce que le toit vient de s’envoler, mais vous êtes le seul qui est vraiment en danger. Donc le gentil petit tigre, qui est debout sur ces pattes arrière, arrache le morceau de toit qui vous couvrait avec un petit mouvement de sa main droite.

·            Salut, lui dis-je.

·            Salut à vous aussi Rama, comment ça va?

·            Pas mal, toi?

·            Ça va bien. On m’a envoyé pour te ramener en miettes.

·            Ah, donc on a fini avec les plaisanteries? Quelle dommage, vous êtes le premier à me parler, j’ai du m’occuper de tes frères assez rapidement parce qu’ils m’ont interrompu durant une de mes classes, donc commençons les affaires sérieuses.

·            Commençons.

Je ne m’attendais pas qu’il soit si facile à éliminer, je pense qu’il était un des bibliothécaires de leurs races. Maintenant, je réalise qu’il n’avait pas le choix de me chasser mais je me sens mal pour leur existence tellement inutile. Mais envoyer même les personnes les plus inutiles pour éliminer une ennemie assez puissante, c’est un acte un peu désespéré.

J’aime le moment ou je reviens chez moi, je regarde mes deux voisins, ils ont des maisons trois fois plus petite que la mienne et je n’ai que 17 ans. La face qu’ils ont fait quand je leur ai montré l’intérieur de ma maison était tellement drôle que j’ai gardé le film de ma caméra de sécurité.

Ah ma maison, quelle merveille! J’ai une vue merveilleuse de la  »Villano Beach », Floride. C’est d’une beauté céleste de ces temps-ci. J’ai un mur d’environ 8 pieds de haut et 30 pieds de large avec des images de tous les maisons que j’ai habité, la plupart son des desseins que j’ai fait moi même. J’ai préféré l’Égypte, c’est peut-etre un des endroits le plus intéressants dans laquelle j’ai vécu, les pharaons sont des personnes extrêmement sage et ils ont des goûts très développé, en deuxième je dirais le Japon.

Je crois que l’avantage d’être extrêmement vieux c’est que j’ai vu presque tous ce que je voulais et que grâce à ma mémoire photographique et parfaite, je n’oublie rien, c’est un avantage mais en plus qu’une façon une malédiction. Si je fait une action, dont j’ai des regrets, il me hante pendant des journées entières me rendant facilement irritable mais j’ai commencé à m’habituer après un siècle de mémoire de regret et de mémoire hantant je commence à connaître mes erreurs, mais je sais que je peux les éviter.

Les batailles sont des évènements complètement différents, je les fait rejouer dans ma tête, à plusieurs reprises pour apprendre des nouveaux techniques. C’est comme m’être un collage de film d’arts martiaux sans fin et que tu les étudiais.

Chapitre 2

J’ai finalement eu des renseignements de Sugriva et il semble que les mouvements des Rakshasas n’est pas juste désespéré mais planifié…

Léa

Dès sa naissance, 21 juin 1960, Léa fût rejeté par sa mère dû au fait qu’elle était très différente de celle ci .Comment peut-on l’être à la naissance puisque qu’on est si innocent. Une seul réponse: la différence physique était tellement claire que sa mère la immédiatement rejetée. Elle n’avait pas d’autre choix que d’offrir son nouveau née à sa propre mère qui, sous le choc, accueillie sa petite fille Léa avec son amour inconditionnel si évident .Quant à son père lui il n’avait pas le choix .Le couple avait tellement de difficultés, qu’il se résigna à donner son nouveau née en échange de son mariage. Elle grandit toujours avec un sentiment de rejet que personne n’était vraiment la pour elle, sauf sa grand mère Marthe. Elle lui apprit à marcher. Marthe était présente, lorsqu’elle prononça ses premiers mots. Plus elles vieillissaient plus leur amour grandit et Marthe commença à considérer Léa comme sa propre fille. Son père la visita régulièrement et l’amena souvent a ces défilés de mode .Par la suite il la ramena cher sa grand mère. Il faisait sa une fois par semaine.
Après un certain temps, sa mère, Hélène, devint tellement jalouse que sa fille menait une vie remplie d’amour, qu’elle l’obligea de quitter sa grand mère et décida de l’envoyer dans un couvent. Léa n’avait pas le droit de sortir qu’une seule fois à chaque deux semaines . Elle se sentait misérable dans se couvent, entouré de sévères religieuse, et si loin de sa grand mère qu’elle croyait jamais revoir. À chaque Lundi, elle avait des cours de piano. Elle devait faire très attention ou elle plaçait ses doigts, car sinon elle se faisait taper les mains, jusqu’à se qu’elle su comment jouer la chanson sans faire une erreur. Les soirées étaient pires: couché dans son lit, elle respirait la cigarette que la gardienne fumait. À chaque matin, l’alarme sonna à 5 heures pile. Fatiguées ou pas, il fallait se lever pour se diriger vers la cuisine et prendre son repas. Que le repas soi bon ou pas, elles n’avaient pas le choix de le terminer et de faire une prière pour remercier Dieu de se qu’elles avaient à manger .Souvent, Léa pensait à sa grand-mère,elle pleurait,mais elle se dit que peut importe où elle était,elle s’avait que sa grand-mère l’aimait toujours. Juste cette pensée lui donna assez de courage pour rester forte. Les années passèrent très vite. Quand Léa eu 18 ans elle avait déjà un bac en français et elle étudiait pour devenir esthéticienne. Le 21 juin
juin 1978, elle sortie du couvent avec une seule idée en tête: revoir sa grand-mère.
Léa marcha les trente kilomètres qui séparai le couvent de la maison de sa grand mère. Quand elle arriva devant la maison de sa grand mère, elle s’arrêta quelques minutes pour prendre le temps de regarder cette maison qu’elle n’avait pas vu depuis si longtemps. Puis, elle cogna à la porte et recula, un peut stresse quand elle entendis les pas de sa grand mère s’approcher de plus en plus prêt de la porte.
-LÉA?!
-Oh grand- mère! Sa fait si longtemps qu’on ne sait pas vu, j’ ai pensé à toi à chaque jour. Tu m’as tellement manqué!
-Ma belle petite fille, quelle merveilleuse surprise!
-Que tu as grandi!
-Je suis tellement contente d’être ici, grand mère.
-Moi aussi, je suis contente que tu sois ici, ma fille.
– Viens, rentre, j’ai tellement de chose à te raconter.
Le temps passé avec sa grand mère était aussi précieux qu’auparavant. Elles parlaient de tout et de n’importe quoi. Léa et Marthe jardinaient ensemble , car c’était le passe temps préférer de sa grand mère. Léa l’adorait et fessait tout pour lui faire plaisir cependant, Marthe n’était pas riche. L’amour que Léa ressentait envers celle ci l’obligea à trouver un travail le plus vite possible . Elle voulait éliminer les inquiétudes que sa grand mère subissait. Rapidement, elle trouva un emplois au restaurant du coin où elle se fût plusieurs amis. Une de ses meilleur amie, Patricia, aimait beaucoup s’entraîner au gym et préposa à Léa de l’accompagner.
Le gym était un très bon environnement pour rencontrer des gens de toutes sortes de personnalités. Il y avait même une cantine dans le sous sol du gym. Sam, était un très bon entraîneur qui à attiré l’attention de Léa instantanément. Ses bras musclés, son sourire, ses yeux d’un brun profond, son visage d’ange étaient inoubliable. Elle continuait à aller au gym avec Patricia en essayant de se concentrer plus sur son entraînement que sur le physique incroyable de Sam. Par contre, après plusieurs semaines, elle prit son courage entre ses mains et alla lui parler.
-euh désole de vous déranger, mais j’aurais aimer vous demander de l’aide si ça ne vous dérange pas trop.
-Bien sur que non, sa me ferais un très grand plaisir!
-Je vais commencer par vous donner un conseil d’entraîneur essayer de ne jamais soulever des altères plus que votre capacité. Ça va éviter les blessures de dos.
Merci pour le conseil, je ferais très attention, c’est promis.
– Un, deux, trois, bravo, vous faite ça très bien!
-Merci beaucoup pour votre aide.
-cela m’a faite un grand plaisir.
Sam était aussi gêné que Léa. Il ne s’avait pas comment l’expliquer. Lui aussi éprouvait des sentiments envers elle. Pourtant, il savait bien que c’était à lui de faire les premiers pas. Alors, il l’invita à aller souper au restaurant grec,Agapè. Après plusieurs soirées passé ensemble, ils réalisèrent qu’ils étaient faite l’un pour l’autre et que rien ne pourrais jamais les séparer. Ils savaient aussi que si ils voulaient commencer une famille, ils devaient s’éloigner de la et de la pauvreté du Liban. Une soirée dans un café….
-Sam? qu’est ce qui ne va pas? Tu n’agis pas comme d’habitude.
-Léa tu sais que je t’aime ?
– bien sur, moi aussi je t’aime chéris.
-Avec toi je suis au anges ,mais j’aimerais avancer dans notre relation. Je veut avoir une maison avec toi. Je veut avoir des enfants avec toi.
– Oh SAM! moi aussi j’aimerais sa ,mais comment le dire à ma grand-mère?!
-C’est à sa que je pensais . C’est pour ça que j’avais un malaise. Je sais à quelle point tu es proches de ta grand-mère et je ne veut pas vous séparer.
-Non ne t’inquiète pas à propos de ça je vais lui en parler ce soir.
Léa envisageait un dilemme . Sam était l’homme de sa vie mais sa grand-mère représentait beaucoup plus qu’ une simple grand-mère pour elle. Elle devait faire un choix. ce soir la quand elle arriva chez elle Léa n’agissait pas comme d’habitude et sa ne pris pas beaucoup d’effort de la part de sa grand-mère pour qu’elle remarqua se malaise
-Qu’est ce qui ne va pas, ma fille?
-Ah ,ce n’est rien grand-mère, fait toi en pas pour moi.
-Léa, tu es ma fille et je sais que tu vas mal . Qu’est ce qui te tracasse, chéri?
-Je ne sais pas comment te l’expliquer, grand- mère.
-Pourtant, tu as toujours été capable de me dire tout. Pourquoi est ce que aujourd’hui sa serait différent?
-Ok ! J’ai rencontrer un homme au gym , sa fait a peu près 2 mois qu’on se connais et je sais que c’est le bon gars que je cherchais.
-Chérie, c’est une très bonne nouvelle. Je ne sais pas pourquoi tu ne voulais pas m’en parler.
-Grand-mère attend j’ai pas terminé. On pense de déménager au Canada pour commencer une vie.
Marthe la regarda quelques instants . Elle ne s’avait plus quoi dire . Elle savait, que ce jour aller venir ou elle aurait a se séparer encore de sa petite fille , mais elle ne savait pas que sa allait se produire aussi vite que sa . Par contre elle ne voulais pas gâcher la vie de Léa alors elle essaya le plus possible de cacher ses sentiments de tristesses.
-Je suis contente pour toi ma belle. Je savais que ce jour allait venir bientôt et tu n’as aucune raison de te sentir mal.
Léa remarqua les yeux soudainement triste de sa grand mère. Elle ne voulait pas lui faire de la peine . Elle voulait partir en voyant sa grand mère la sourire et lui souhaiter bonne chance alors elle lui demanda:
-Es tu sur que sa ne te dérange pas grand mère?
-Pour te dire la vérité, j’aurais aimé être présente lors de ton mariage et si tu vas au Canada sans être marié je ne pourrais pas être présente quand vous décider que c’est le bon temps
Léa pris un moment de silence, pour considérer le dernier souhait de sa grand-mère. Elle se disait que c’était le minimum qu’elle pouvait faire pour Marthe, avant de la quitter .Léa savait très bien que Sam n’hésiterait pas à accepter son offre .Même si elle trouvais que c’était un peu bizarre : c’était elle qui devait faire la demande de mariage, elle était prête à le faire pour sa grand-mère.
-Bien sur, grand-mère sa me ferait plus que plaisir !
Sa grand-mère la pris dans ces bras et murmura merci dans son oreille. Elle savait qu’elle pouvait faire confiance à sa fille. Le lendemain Léa se rendit au gym .À l’heure du dîner elle amena Sam à la place de leur première rencontre:au restaurant Agapè. Elle était très gêné ,mais elle était sur d’elle même. Cette fois si c’est Sam qui remarqua le malaise de Léa et il lui demanda ce qui n’allait pas .Léa répondit:
-Hier j’ai parlé à ma grand-mère à propos de déménager au Canada et elle m’a demandé une dernière faveur que je ne voulais pas refuser. Je sais que habituellement c’est à l’homme de faire ça et je me sens un peut stupide ,mais….Sam veux- tu me marier?
-Ah Léa, trésor je suis tellement désolé que je n’ai pas pensé de demander ta main avant de déménager au Canada . Je t’aime comme la lune et je serais l’homme le plus content sur la terre de te marier! Sam pris congé pour le reste de sa journée. Léa alla avec Sam pour annoncer la nouvelle à sa grand-mère qui fût ravis de l’entendre
Le mariage fût organisé, pendant plusieurs semaines. Le 22 septembre 1978, Léa et Sam était marié au bord de la mer. Après deux mois de planification et de travailles pour enregistrer les papiers d’immigrations, le couple étaient finalement assis dans l’avion(air Canada) en vol vers destination.
 
 

Léon

On peut donner plusieurs sens à une histoire. La mienne a changé autant de fois qu’une femme change de souliers. J’ai été un cambrioleur, un concierge, un super héros, un homme d’affaires et même un mannequin. Aujourd’hui à l’âge de quatorze ans, pesant deux cent dix livres, boutonné de la tête aux pieds, avec une coupe champignon et des lunettes d’Harry Potter, je vois mal comment je pourrais être mannequin. En fait, je me décrirais plus comme une banane. Au début de ma vie j’étais bien mûr et je souriais à la vie. Puis, le temps passait et les taches commencèrent à apparaître sur mon corps. Les gens étaient de moins en moins attirés vers moi et finissaient par m’oublier et me rejeter. Vous avez de la chance de ne pas être une banane vous savez. Ce n’est pas toujours facile. J’ai vécu une vie de banane durant une grande partie de mon enfance. À partir de 14 ans ce fut le surnom que mes camarades de classe prenaient plaisir à répéter. Pire encore, les filles qui valaient un sur dix sur mon échelle de la beauté et de la popularité riaient de moi. Imaginez un peu, quand c’est rendu que les filles les plus moches du monde rient de toi, alors c’est la preuve que tu es tombé bas. Tout ça avait pris naissance un vendredi 2 octobre 1998. C’était mon cinquième jour à l’école privée du Grand-Lac quand un certain Bobby apparu devant moi. Il était en sixième année, donc il avait trois ans de plus que moi. C’était un de ces garçons qui jouaient au rugby sur le terrain de soccer pendant les récréations. Il était aussi grand qu’une girafe et fort comme un taureau. Toutes les filles de l’école étaient à ses pieds. Jusqu’ici j’avais réussi à lui échapper, mais ce jour-là j’étais pressé et je n’avais pas porté attention. Il était devant moi. Je pouvais voir son nombril en face de mon nez. Il était tout poilu et la saleté s’était accumulée à l’intérieur. Je failli vomir sur ses Adidas tout neuf, mais j’ai heureusement pu me retenir et tout ravaler, car sinon ça en était fini pour moi.

– Bobby, lui dis-je avec une voix tremblante et incertaine.

– Comment connais-tu mon nom vermine, me répondit-il avec une si grande gentillesse.

– Hé bien, j’ai entendu parler de toi tu sais. Tout le monde ici te connaît et t’apprécie, tu es une légende mon vieux, lui répondis-je en espérant qu’il apprécie mon commentaire et m’épargne un peu.

– Tu es nouveau dans le coin n’est-ce pas ?

Je pris une pause avant de lui répondre pour regarder autour de moi. Stupéfait, je vis que tout le monde nous regardait. En fait, toute l’école avait peur de lui et c’est ainsi que je compris que personne ne viendrait à ma rescousse. Il fallait donc prier pour un tremblement de terre soudain qui me donnerait le temps de m’enfuir.

– Tu m’écoutes, dit-il avec une voix autoritaire.

– Oui oui, en effet je suis nouveau dans le quartier, j’arrive de Montréal.

Parfait, c’est ce que je voulais savoir. Tu veux que je te fasse visiter ?

Comment pouvais-je refuser cette offre ? Si je voulais revenir en vie chez moi ce soir pour déguster le gâteau au chocolat que ma mère faisait tous les premiers vendredis du mois, je devais accepter. Malheureusement je ne savais pas ce qui m’attendait et avoir su, je serais parti à courir jusqu’au Texas.

– Mais bien sûr Bobby que je veux, bien sûr.

– Bonne décision, me dit-il en m’empoignant par le fond de culotte et en me soulevant du sol comme si je pesais une plume. Tout le monde pouvait voir ma culotte de Bob l’Éponge qui dépassait d’au moins un mètre au-dessus de ma tête. C’est ainsi, en parcourant la cour d’école sans mes jambes, que j’ai visité une après l’autre, les huit poubelles de la cour de récréation pour la première fois. Le reste de la journée s’était passé dans le calme, car Bobby avait été renvoyé pour le restant de la journée. Cependant, cette punition n’empêcha en rien les autres élèves de rire de moi. Ce fut une dure journée, dieu merci c’était vendredi. J’étais en train de faire mon sac en le remplissant de mes devoirs quand, du coin de l’œil, je m’aperçu qu’il pleuvait des cordes à l’extérieur. À cette époque, je ne prenais pas encore l’autobus, car j’habitais à moins de deux kilomètres. Je pris un instant pour me donner le courage d’affronter cette tempête et je commençai à marcher pas à pas en direction de chez moi. Soudain je m’arrêtai net. J’avais aperçu quelque chose de très jolie. J’essuyais mes lunettes avec ma manche pour me permettre de mieux regarder. C’était tout simplement trop beau. Il y avait une fille à environ une quinzaine de mètres de moi. Une beauté hors du commun aux yeux d’un vert pâle et aux cheveux blonds bouclés me faisait rêver. Je m’imaginais bien assis un à côté de l’autre, mon bras autour de ses épaules à m’enivrer de son parfum frais. C’était tout simplement un ange tombé du ciel. Elle me regarda en souriant et me fit un petit signe de la main. Au moment où j’allais lui répondre en lui envoyant la main, surgit de nulle part un garçon qui me plaqua violemment au sol. Je fus projeté  sur le plancher des vaches dans une flaque d’eau et de boue. J’étais recouvert de la tête aux pieds. Par terre, à quatre pattes, pataugeant dans l’eau, je cherchais mes lunettes qui étaient tombées lors de l’impact. Après deux minutes de fouille archéologique intense, je les avais finalement retrouvées. Assis par terre, je les mis sur mon nez et regardai dans tous les sens à sa recherche, mais il était trop tard, elle était déjà partie. Complètement humilié, je me remis sur mes pieds et marchai en pleurant toutes les larmes de mon corps. J’étais triste, sale, puant, mouillé et j’avais le cœur brisé. En arrivant chez moi je me débarrassai de mon sac, j’enlevai mes souliers et j’allai à la salle de bain pour prendre une bonne douche à l’eau très chaude. C’était l’heure du souper et j’étais aussi propre qu’une auto qui sort du lave-auto. Je dévorais mon assiette et en moins de deux minutes pour qu’on apporte le dessert. Enfin le moment tant attendu était arrivé. J’allais finalement pouvoir manger le délicieux gâteau au chocolat. Je m’étais coupé une énorme pointe et je m’étais régalé jusqu’à la dernière miette visible. En sortant de table, j’avais l’impression de peser une tonne supplémentaire. Mon habitude était de jouer du piano après souper. Cela me permettait de me relaxer et de digérer tranquillement en faisant ce qui me passionnait le plus au monde. Je jouais des chansons tristes et lentes ce soir là car j’avais eu une longue et pénible journée. Par contre un sentiment que je n’arrivais pas à décrire persistait. Au fond de moi, l’image de cette fille était gravée sur mon cœur et cela à jamais. Malgré mon humiliation en plein milieu de la cour de récréation, mais surtout devant elle, je persistais à croire et à espérer qu’elle me trouvait un petit je ne sais quoi et qu’elle ne m’oublierait pas. C’est sur ces magnifiques pensées d’amour que j’allais me coucher. Demain promettait d’être une journée déprimante, car j’avais une bordée de devoirs à faire et ils étaient tous pour lundi en plus. Malgré tout, c’est en un temps record que je me suis endormi. J’étais dans un rêve que j’adorais et que j’allais garder en mémoire longtemps. Dans ce rêve, je jouais le Roméo pour impressionner Molly. C’est comme cela que je l’avais surnommée. J’aimais beaucoup ce prénom et je trouvais qu’il lui allait bien. Elle était assise à côté de moi et nous nous amusions à jouer du piano. Je lui chantais des chansons d’amour improvisées. Nous allions nous promener et nous nous arrêtions sous un grand chêne pour passer le temps d’un après-midi ensemble en discutant de tout et de rien. Nous nous étions achetés une petite maison proche d’un champ. Un coin bien tranquille où nous pouvions refaire le plein d’énergie. En me réveillant le samedi matin, ce fut difficile de revenir à la réalité. Dommage qu’on ne puisse pas reculer le temps, je serais bien retourner dans mon rêve. Les jours passaient et je rêvais encore de Molly. Cette fille était présente dans mon esprit 24 heures sur 24. C’était bien agréable les rêves, mais je désirais plus. Il me fallait absolument connaître son nom. Deux jours plus tard, soit lundi, je m’étais donné comme mission de découvrir son nom. Il y avait cependant des obstacles dont il fallait que je me méfie. En particulier Bobby qui serait de retour. Mes préparatifs étaient faits. J’avais fait un plan d’action, préparé un plan B en cas d’échec. Dans les autres histoires j’étais un cambrioleur, un concierge, un super héros, un homme d’affaires et même un mannequin, mais selon moi la vérité était que j’étais un super agent secret.

 

Tireur d’élite

Bonjour chers lecteurs et lectrices,       

Voici mon début d’histoire.

Tireur d’élite

 

Mon œuil droit dans la mire, mon doigt sur la gâchette, je reteins mon souffle et fis feu.

 Première détonation. Le soldat allemand était mort. Il tomba mort telle une feuille quitte son arbre en automne pour mourir étendue sur le sol.

 La détonation d’un fusil de précision, à l’époque, se faisait entendre des kilomètres à la ronde. L’avantage: il était alors difficile de savoir d’où venait la balle. Le désavantage était que tous les soldats ennemis savaient qu’un tireur d’élite était dans les environs. Après la première victime, l’adrénaline en moi prenait complètement le dessus: Elle devenait maître de mes réflexes, maître de ma pensée, maître de mes mouvements.

 Ce solda, c’était le premier que je tuais en ce début d’automne 1940. J’étais près de la frontière franco-allemande, caché dans les débris du troisième étage de ce qui semblait être un appartement, récemment victime de bombardement. 

 Cela faisait trois jours que je les observais. Ils étaient cinq… Mais plus maintenant. Je savais que le jeune combattant que je venais d’abattre sortait le premier de sa tente tout les matins. Pauvre lui… Forcé à mourir si jeune, tout cela à cause d’un endoctrinement allemand forcé. C’était inhumain, mais il le fallait, sinon…

Deux militaires sortirent avec leurs fusils, les embouchures de leurs armes pointaient dans tout les sens. Ils avaient peur. Ils ne voulaient pas l’admettre, mais ils savaient que leurs destins étaient entre mes mains dès qu’ils virent leur compatriote avec une balle dans le crâne. Ils s’étaient précipités vers lui.

 Deuxième Détonation.

 La balle se logea entre ces deux yeux, comme mon indexe la lui avait indiqué. L’autre se retourna vers la récente victime.

 Troisième détonation.

 Cette fois-ci, ce ne fut pas le silence qui accueillit cette détonation, mais plutôt un grand cri, suivit de je ne sais combien de jurons allemands.

L’avoir tué sur le coup ne m’aurait rien donné. Les deux autres, toujours cachés, ne se seraient pas montrés. Je comptais sur les plaintes, qui, je l’espérais, deviendraient assez insoutenable pour que les soldats toujours cachés sortent pour lui prêter main forte. Il ne restait plus qu’à attendre.

J’en étais à… Ah! J’en étais au fait que cette guerre était inhumaine, basée sur les idées et la dictature d’un homme sénile, qui, malheureusement, était au pouvoir. Quel gâchis! Dans un autre contexte, j’aurais pu être assis autour de la même table qu’eux, une bière à la main, avec…

 « Non mais qu’il est con ce soldat ! » Me dis-je quand je le vis prendre son pistolet, l’approchant dangereusement du seul moyen que j’avais des les exterminer tout les cinq.

 Quatrième détonation.

 La balle traversa le bras de l’homme déjà blessé au foie à la hauteur du biceps. L’homme avait cherché à mettre fin à ses jours. Ce que je venais de faire était cruel. Empêche un homme de mettre fin à ses jours, tout cela pour lui enlever moi-même la vie plus tard.

 L’un des soldats cachés (pas le général) fit l’erreur impardonnable de lever la tête pour essayer de voir où je me situais. J’étais exaspéré. « Qu’ils étaient cons ces Allemands. »

 Cinquième détonation.

 Ce qui restait du mur de pierres sur lequel s’était appuyée ma quatrième victime fut taché de sang. Un bout de cervelle alla même s’aplatir sur un mûr à proximité suite à l’explosion qui a du se produire dans son crâne.

L’estropié, qui devait être traumatisé, se mit à gémir de plus en plus, en diminuant ses respirations entre ses plaintes, jusqu’à ce quelles deviennent quasis inexistantes.   

Je crois que le général n’en put juste plus. Il en avait probablement assez de la guerre, des victimes, des conséquences, être loin de sa femme… Il prit son pistolet, acheva le soldat blessé avec un cri qui exprimait son déchirement, reflet de ce qui se produisait en lui. Il ne se pouvait plus d’entendre les gémissements de celui qui avait déjà été, quelques secondes plus tôt, son ami.

 Il enfonce ensuite le pistolet dans sa bouche, ferma les yeux, et s’enleva la vie. Tout d’abord le sang gicla partout, puis il sortit en flot continu du derrière de sa tête. Il n’était pas rare de voir de telles situations se produire, mais je ne les aimais pas.

 Ce n’était pas comme je l’avais entrepris, mais qu’importe, le boulot était fait. Je ne retournerai que plus vite au taudis qui nous servait de quartier général. Je remballai mes affaires, pris la peine de fouiller le petit camp allemand, question de voir si quelque chose d’intéressant ne s’y trouverait pas. Je trouvai sur le général une lettre. Elle se trouvait dans la poche intérieure de son manteau. Je la pris pour la lire plus tard.

 Dans un dernier hommage, je fermai les yeux de mes victimes. J’aimais les défis et je dois l’avouer, le suicide du général ma tellement plu !

 ***

Notre camp était situé pas plus de dix kilomètres plus loin. C’était un trajet qui se faisait bien à pied. Je devrai faire mon rapport en arrivant là. Au fond, je savais déjà que je n’allais pas remettre seulement mon rapport. J’allais aussi remettre ma démission à Nicholas, notre leader.

En y réfléchissant bien, j’en avais assez de travailler pour eux. En plus, depuis quelques temps, un homme d’Hitler, soi-disant notre allié, venait nous rendre visite une fois par semaine environ. Il nous apportait les derniers mouvements ennemis, leurs intentions et leur nombre. Je ne lui ai jamais fais confiance.

 Le problème, c’est qu’il y a de cela trois semaines, mon ami, aussi tireur d’élite, s’est fait prendre en embuscade. La mission qu’il s’était fait confié était en lien avec des informations que cet homme avait donné. Y a-t’il coïncidence ? Je n’en sais rien. Tout ce que je sais, c’est que j’étais sur les lieux lors de cet évènement et je n’étais pas le seul. L’homme d’Hitler, qui avait des gants rouges, était lui aussi sur les lieux. Peut-être ne faisait-il que son rôle de commandant.

 Avec ceci en tête, partir de la ville bombardée jusqu’au camp me parut comme n’étant que quelques secondes de ma vie. Le trajet fut court, mais combien stressant. Jamais à ma connaissance un homme n’avait quitté son groupe de cette façon.

 J’entrai dans le taudis. Seulement quelques hommes s’y trouvaient. Il se déroulait en ce moment une bataille plus au nord, ce qui expliquait le nombre assez restreint de gens dans le camp. Le général par contre m’attendait depuis un moment déjà. J’adorais mon chef de mission. J’ai du traîné ou ralentit le pas en chemin. À peine le temps de retirer mes affaires que Nicholas vint me voir : <> Il attendait ma réponse avec impatience. J’étais son meilleur homme, il me respectait plus que quiconque. Il aimait ce que je faisais, il appréciait ce que j’étais.

  <> Que dire de plus ? Après tout, c’est bien cela. Ils étaient tous morts. Il y eut un long silence. Je restai assis sur mon lit, sans dire un mot. Nicholas rompit le silence : <>Je ne lui laissai pas le temps de finir sa phrase : <>

 Même si j’étais extrêmement stressé, je parlai d’un ton calme et posé. Nicholas ne put qu’accepter ce que je venais de lui dire. Alors le sac sur le dos, le fusil en bandoulière, un pistolet à la ceinture et un couteau accroché à mon manteau, je fis mes derniers adieux aux gens présents, et partis.

 En sortant de mon nid, je vis l’homme d’Hitler. Celui-ci tenait un bout de papier dans sa main. Il le remit à un de ces hommes, puis entra dans le camp. Ces hommes eux prirent une voiture et partirent. Ils allaient probablement exécuter l’ordre que l’homme aux gants rouges leur avait donné sur papier. 

Sur la route, longeant la frontière, je me sentis enfin moi. Je marchai, jusqu’à ce que le soleil atteigne la cime des arbres. À ce point, il fallait m’arrêter pour la nuit. Tout en cherchant un endroit sûr, je remarquai que le véhicule pris par la main d’œuvre de l’homme d’Hitler n’était pas parvenu jusqu’ici. Il avait sûrement bifurqué plus tôt sur le chemin.

 Tout en préparant le petit feu, je me m’aperçus que je n’avais aucun plan. Je me suis dis qu’avoir un plan me serait inutile. La seule chose que je voulais, c’était de retrouver mon ami. Il n’était pas mort, je le savais. Tout ce que je sais, c’est qu’après l’avoir abandonner, pour ne pas être pris moi-même à mon tour, les allemands ne l’ont pas tué. Ils l’ont apporté avec eux. J’éliminerai tout les allemands qui se mettraient en travers de mon chemin quand j’essaierai de récupérer mon ami, mon collègue, mon frère.

 Tous ces allemands n’étaient que des salauds. Ils en paieront le prix fort.

 Mon camp installé, le feu éteint, je m’endormis tranquillement dos à un arbre, le pistolet à ma main, et me détendit. Je m’endormis tout en restant éveillé, paré à toute éventualité.

 J’avais fais la promesse de sauver François. Cette promesse, j’étais sur le point de la débuter.

Merci d’avoir lu mon histoire.
Patriote Ignivome

Une dernière journée normale

Soudainement, le réveil –matin a sonné puis a forcé George à se lever. << Une autre journée commence>> a-t-il pensé un peu déçu. Il s’était donc levé, et ensuite s’est dirigé pour prendre une douche sans même avoir besoin de penser à ce qu’il faisait.

À vrai dire, sa vie était plutôt mécanique; C’était déjà à peu près six ans qu’il vivait dans le même appartement, avait le même emploi, fréquentait les mêmes endroits différents lorsqu’il sortait, ce qui était assez rare, et rentrait à chaque soir chez-lui, seul, pour s’endormir et ensuite se réveiller de nouveau, juste pour être où il est à ce moment. C’était avec ces pensées que cet homme a terminé sa douche.

Rapidement, il s’était habillé dans son uniforme de travail, qu’il portait avec honte, puis ensuite il avait soigneusement enfilé son manteau en cuir. En sortant de sa chambre, il s’était dirigé pour se rendre à son travail où il passerait les prochaines dix heures de la journée, mais il a resté figé devant sa porte avant de pouvoir sortir de son appartement.

Un appartement qui était en fait d’une grandeur idéale pour ses goûts. Il était composé de quatre pièces, dont la cuisine/salle à manger, le salon (qui était la plus grande pièce dans cet appartement et celle où il passait la plupart de ses nuits et même de ses fins de semaines), la chambre à coucher qui était de la même grandeur que la cuisine, et la salle de bain. En vérité, cette demeure était petite, elle était ridicule, pitoyable même! Mais il n’y manquait rien pour qu’il puisse rentrer chez-lui à chaque soir, écouter un court film ou peut-être deux, et enfin s’endormir.

Mais, ce qui l’avait cloué au plancher était sa propre image qu’il avait vu dans le miroir situé juste à côté de la porte. À ses yeux, il avait l’air comme s’il avait âgé d’au moins une dizaine d’années depuis la dernière fois qu’il s’est vraiment observé. Il a passé au plus quinze secondes à se regarder pour ensuite soupirer et se dire <>. Après cette constatation, il a ouvert la porte et, vite comme l’éclair, il a descendu dix-huit étages d’escaliers. Il faisait cet exercice à chaque matin parce que c’était le seul exercice qu’il faisait, puis il s’est rendu au restaurant le plus connu de notre époque : Mc Donalds.

En rentrant, il a été accueilli par les sourires chaleureux, mais vides, de ses compagnons de travail. Il s’était dirigé vers l’arrière pour passer les dix minutes qui lui restaient à parler à n’importe qui qui se trouvait en pause ou qui, comme lui, attendait encore quelque temps pour débuter.

«Salut Mr. Leduc! Félicitation sur ta promotion, je n’ai pas eu le temps de te parler hier. » Lui avait dit Jessica en l’apercevant.

«Ouais, Bravo!» Lui a crié quelqu’un d’autre.

«Merci Jess, je ne m’y attendais vraiment pas, mais appelle moi George, s’il-vous-plaît. »

«Je suis vraiment contente pour toi. »

«Merci, je suis sûr que toi aussi t’auras une promotion dans pas longtemps mais je dois y aller là, je commence dans deux minutes, bye»

C’est vrai qu’il a eu une promotion la journée d’avant mais ça ne changeait pas grand-chose, il était déjà en une des plus hautes positions qu’il pouvait atteindre à cet établissement. Donc, il a commencé sa dernière journée de travail, sans même le savoir.

Sa journée s’était passée assez normalement, le seul moment particulier était lorsqu’une madame avait rentrée autour de 3 heures de l’après-midi pour s’acheter 12 boites de 10 chicken nuggets. Lorsque George avait enfin terminé sa journée de travail, il ne saurait jamais pu imaginé que dans les prochaines journées de sa vie, tout allait changer. Il s’était acheté quelque chose à manger et avait parti pour retourner chez-lui à une telle vitesse, que c’était comme si sa vie en dépendait.

Lorsqu’il était presque rendu chez lui il s’était rendu compte qu’il avait vraiment faim, ce qui était bizarre parce que ça ne faisait pas plus d’une quinzaine de minutes qu’il avait mangé un repas qui ne s’était jamais prouvé insuffisant auparavant, mais son estomac a eu le meilleur de lui, donc, sans même avoir besoin d’y penser, il avait décidé d’aller à un restaurant qu’il connaissait bien et qui était littéralement 2 minutes d’où il se situait à cet instant. Le restaurant était un St-Hubert, c’était un des restaurants qu’il avait fréquenté assez régulièrement lors de sa jeunesse, et adoré.

Ce petit restaurant, ce même bâtiment pour lequel il se dirigeait, était un des endroits où il avait passé la majorité des plus beaux moments de son enfance. C’était là, au St-Hubert, qu’il avait passé le plus de temps avec son père, Will Leduc. Les mets qui y étaient offerts n’avaient peut-être rien de remarquable pour la majorité des individus qui fréquentaient cet établissement, mais pour George, chaque repas était un petit miracle qui contenaient quelque chose que n’importe quel autre restaurant ne pourrait jamais posséder.

Chaque fois qu’il allait manger à cet endroit, soit pour son dîner, soit son souper, c’était comme s’il se faisait envelopper d’un bonheur inexplicable, c’était une sensation si intense parce qu’il était rappelé d’innombrables souvenirs de temps passé avec son père dans ce restaurant, de temps passé avec son héros. Regrettablement, il y avait un peu plus de cinq années qui s’étaient déjà écroulés depuis la dernière fois qu’il avait osé mettre pied dans cet établissement.

Lorsqu’il s’était rendu là-bas, au lieu d’avoir passé par le service au volant comme il le faisait depuis les dernières quelques années de sa vie, il s’était surpris lui-même en décidant de rentrer dans le restaurant pour manger son souper.

Lorsqu’il avait entré, il avait été accueilli par une serveuse presque immédiatement.

« Bonjour monsieur, une table juste pour vous ce soir? » Lui avait-elle demandée.

« Oui s’il-vous-plaît, cela serait parfait. » A-t-il répondu.

« D’accord, suivez-moi. »

Il avait été assigné une place près d’une famille de 6 personnes qui allaient sûrement être très bruyants. Cela avait eu l’effet de lui déjà faire regretter sa décision d’être rentré, mais il s’était dit qu’il y avait fort longtemps qu’il aurait dû faire cela. Donc, il avait enduré cette soirée qui était comme un moment sorti de l’enfer.

Il s’était acheté le repas qui lui avait été suggéré et une vingtaine de minutes plus tard, lorsqu’il avait terminé son deuxième repas du soir, il avait tout simplement payé et s’était en allé.

Lorsqu’il était rendu dehors, il s’était dirigé vers son automobile, une Honda Civic en assez bon état, et avait parti en direction de chez lui. En prenant en considération qu’il était le propriétaire de celle-ci depuis un peu plus de cinq années, après l’avoir hérité de son père, à la suite de son décès, l’auto n’aurait même pas pu être en meilleure condition.

Son père avait été un homme que George a admiré toute sa vie. Il n’avait été rien de moins qu’une idole pour George lors de son enfance, au même niveau que Superman l’est pour un grand nombre de garçons. La vérité était que le père à George l’avait élevé seul, depuis que George avait eu deux ans, et que sa mère avait décidée de les abandonner.

Son père avait eu la capacité d’être parmi les guitaristes les plus reconnus et même les plus admirés de son époque, tout le monde qui l’avaient connus le savaient. Mais malheureusement, il n’aurait jamais pu réaliser ce rêve particulier en même temps de s’occuper et d’élever son fils de deux ans.

Le fait que sa mère avait laissé son père de cette façon était si injuste et terrible que George ne pouvait que haïr sa mère. Le pire était qu’elle avait fait ceci sans aucun avertissement, elle n’avait donnée aucune explication à personne. Un matin elle avait juste quittée, pour ne jamais revenir. Cet acte de lâcheté de sa part avait détruit, complètement démoli la vie de son père parce que celui-ci reconnaissait qu’il avait des responsabilités envers son fils.

Il avait tout abandonné pour pouvoir s’occuper de lui. Lui, il savait qu’il avait le devoir d’élever son enfant et que dans la vie, il était possible d’avoir besoin de mettre ses propres intérêts, ses propres désirs, même son propre bonheur de côté pour le bonheur de quelqu’un d’autre, surtout si cette autre personne était son propre fils! Du moins, s’était de cette façon que George voyait la situation et il avait tout le respect au monde pour son père.

George avait toujours su que son père avait sacrifié tout pour l’élever et il avait vécu sa vie complète en essayant de ne pas le décevoir. Mais, il savait qu’il l’avait déçu et il n’y avait plus rien qu’il pouvait faire pour changer cela.

Il était presque rendu chez-soi lorsqu’il avait décidé de rendre visite à un ami qu’il avait connu durant toute sa vie. Celui-ci habitait à quelques minutes d’où vivait George, qui avait quand même décidé de l’appeler avant, juste au cas où il était peut-être pas chez lui. Mais il s’était dit que s’il était chez lui, il devait aller lui rendre visite, sans aucune exception. Son ami avait répondu presque instantanément au téléphone:

<<Oui bonjour?>>

<<Allo, David?>>

<<Ouais, comment puis-je vous aider?>>

<C’est George.>>

L’autre bout de la ligne avait été raccroché. George avait regardé son cellulaire si intensément pendant un instant, que ce cellulaire avait eu peur pour sa vie.

 

Le voyage à ne jamais oublier

Le voyage à ne jamais oublier

 

19 mai 2010

Cédric, un garçon d’une bonne stature, grand, cheveux frisés, yeux bruns, un élève typique.  Cédric était à l’école et il allait à l’école pour passer le temps car Cédric avait une intelligence supérieur aux  autres, Il était brillant comme le soleil, d’après lui bien-sûr.  Il était en cours e français et pour une raison ou une autre, il n’était pas capable de se concentrer.  Cédric venait de réaliser qu’e cette fille qu’il avait vue dans le corridor était d’une beauté fatale!  Son nom?  Roxanne Beaudin.  Cette jolie fille était native de Melocheville, une grande ville dans le milieu de l’action!  Tout le monde passait pas Melocheville….Cédric lui, était en pensionnat.  Il avait fait sa place sur une équipe de hockey comme dixième avant, sur la dernière ligne.  L’Équipe de hockey se retrouvait à Beauharnois.  Le niveau?  Midget  Espoir.  Ceci de côté, Cédric se retrouvait très proche de la maison de Roxanne.  Il était en amour!!

Le Lendemain à l’école, Cédric entra et voit la toute merveilleuse Roxanne à son casier.  Ses livres avaient tombés par terre et Cédric était trop gêné pour les ramasser alors il passa sans même la regarder.  Une autre longue journée passa!  Cédric, après sa pratique de hockey embarque sur son ordinateur et s’aperçoit que Roxanne allait fait la demande d’être ami e avec lui!  Cédric, encore sous le choc accepta!  Il décida d’aller lui parler le lendemain à l’école.  Il n’était plus capable, elle occupa sa tête!  Cédric n’était plus Cédric!  Le stress total !  Cédric exécuta sa routine habituelle, mais cette fois-ci, se dirigea vers Roxanne…et lui parla….pendant dix longues minutes…Elle lui donna une caresse et il devenait tout rouge de gène.  Ceci continua pendant au moins 2 semaines et finalement Cédric et Roxanne étaient un couple!

Après au moins un mois, ils planifient une petite activité ensemble.  Ils allaient faire du camping quelque part dans le nord.  Les parents de Roxanne les conduisaient  et ils passaient quelques jours dans une tente.  Vous pouvez vous imaginer ce qu’un nouveau couple adolescent pense à faire dans une tente pendant trois journées tout seuls…..et oui, c’est bien cela !  Tout c’est passait comme Cédric le voulait.  De retour à l’école, Cédric avait un examen en mathématique.  Il n’était pas inquiet, d’après lui, il était le meilleur….Cédric reçoit son examen…un gros, mais quand je dis gros, je veux dire qui fait tout le haut de la page, se trouvait un 40% encerclé de rouge.  Cédric était en dépression totale.  La fin de l’école approchait, les examens finaux et la fille de ses rêves!

Cédric étudia partout!  À l’école, les midis dans les bibliothèques, le soir chez eux, à sa pension, chez Roxanne quand il y allait.  Mais Roxanne elle n’étudia pas car elle n’aimait pas ça, ce n’était pas de son genre.  Elle était tanné que Cédric était plus préoccuper par ses devoir que par elle.  Cédric était d’accord, il s’excusa….Les examens étaient facile, un bon 80%!  Tous les examens étaient comme ça!  Facile à cause que Cédric, est très intelligent…..grâce à son étude.  Mais tout ce blabla de côté, les parents à Cédric ont décidé que grâce à ses bonnes notes ils pouvaient partir en voyage et la destination?  Cédric en était le décideur.  Cédric part en voyage sur les Îles Fidjiens.  Il avait trois billets et sa mère ne venait pas.  Donc, oui…Roxanne était invitée.  Le départ? Le 1e juillet 2010.  Cédric était très anxieux et Roxanne, n’était plus capable d’attendre.  Il reste trois jours…trois longs jours…avant e départ.  Cédric, son père et Roxanne étaient prêts à partir pour Fiji.

C’était la première fois que Roxanne embarquait dans un avion et c’était aussi la première fois qu’elle partait en avion à l’autre bout du monde!!  Elle était excitée !!  Le jour finalement arrivé, le trio était en direction pour l’aéroport à 5 :30 du matin.  C’était très tôt le matin, et la durée du vol était de six heures.  C’était quand même loin et long pour une toute première fois dans l’avion.  Tout se passait bien.  Cédric et son père étaient grand ouverts et jouaient aux cartes tandis que Roxanne, elle, se contentait d’un sommeil profond.  Elle avait la bouche grande ouverte et la tête reposée sur l’épaule musclée à Cédric.  Pas très joli à voir disons.  Cédric se demandait bien à quoi elle doit rêver…..

La Madame passait avec le manger pour le vol.  C’était un genre de déjeuner qui était quand même bon.  Cédric commandait une assiette pour quand Roxanne se réveille.  L’avion West Jet passa dans une zone de turbulence en même temps que l’avion tournait.  Ceci à fait sauter Roxanne.  Elle avait les yeux grands ouverts sur l’adrénaline totale.  Sûrement que son rêve était à propos de l’avion et de la turbulence.  Quand elle réalisa que tout était correct elle se calma et se tourna vers Cédric qui avait du jus d’orange et du ‘ketchup’, partout sur le torse et le visage.  Elle s’excusa comme elle ne savait jamais excuser auparavant.  Cédric avait honte et se cacha le visage en direction des toilettes.  Les toilettes étaient vraiment minuscule et avaient Cédric avait de la misère à entrer dans le cadre de porte, dû à son immense gabarit.  Cédric s’exclama dans les toilettes ‘’mon dieu que j’ai hâte à la fin du vol!’’, et même sans s’en apercevoir le vol termina déjà plus de 18 heures qu’il était dans l’avion.  De 5 :30 10 :30 le lendemain.  ‘’Afin arrivée aux Îles’’, s’écria son père en s’étirant les bras grand dans les airs.  Roxanne posa un petit bec sur la joue barbue à Cédric.

Roxanne, Cédric  et son père se font bien accueillis à l’hôtel.  ‘’Un homme avec un habit bizarre nous suit’’, s’exclama Stéphane, l e père à Cédric.  Roxanne lui répondu ‘’on est aux Îles Fiji n’est-ce pas?  Que peut-il nous arriver?’’  Elle reparti en courant vers la plage en laissant ses bagages lourds avec Cédric.  Stéphane répond, ‘’Elle a raison, je devrais me calmer on est en VACANCES! Vas la rejoindre et je vais m’arranger avec tes affaires’’.  Cédric lui donna une caresse et parti visiter la plage avec Roxanne.  Tout se passe comme prévu.  Les enfants à la plage, les gros sourires, la bonne compagnie la belle température et l’océan.  Mais ce qui dérangeait Stéphane le plus c’était ce maudit homme qu’il a rencontré à l’entrée de l’hôtel.  Il n’était pas capable de ne pas penser à cet homme habillé bizarrement.  Ce dernier occupait sa tête, il ne s’amusait même pas en vacances.  Mai après la première journée il s’est pris en main et a finalement commencer à s’amuser.  Un matin, Cédric et Roxanne partaient pour chercher le déjeuner dans le hall principal de l’hôtel, ou que se trouvait ‘’l’homme’’.  Stéphane s’inquiéta, près de deux heures après leur départ ils n’étaient toujours pas de retour, il s’habilla en costume de bain avec une camisole et il enfila ses sandales et parti en course vers le ‘’lobby’’.  Il avait l’adrénaline qui pompait dans le fond il arriva dans le hall ou que se trouvait le restaurant, et poussa les portes ouvertes en glissant dans le restaurant.  Il s’apercevait que Roxanne était assise sur la terrasse avec une aire vacante comme un appartement pas loué.  Stéphane s’approcha lentement en regardant autour pour des dangers.  ‘’Ou est Cédric?’’, se demandait-il.  Il regarda Roxanne droit dans les yeux, et dans ces yeux se trouvait un regard profond comme l’océan et Stéphane lui demanda ‘’ou est-il?’’  Elle lui réponde, ‘’il….il l’…..ont…..pris’’.  Stéphane lui demanda ‘’qui ça??’’  Elle réponde ‘’il’’.  Stéphane, rouge de colère, parti en courant main dans la main avec Roxanne.

Ils partaient pour le bureau de police aussitôt qu’il reçu la nouvelle de Roxanne.  La Police ne pouvait rien faire à part de chercher pour des indices qui pouvaient mener à la découverte du disparu.

Déjà cinq jours depuis la disparition de Cédric, Stéphane était encore sous le choc.  Il n’a pas eu de nouvelle du Service de police et il ne croit pas en recevoir d’ici tôt.  Une idée lui germe à l’esprit.  Il croit qu’il devra mener l’enquête lui-même s’il veut revoir son fils…..il devra retrouver les talents qu’il croyait avoir supprimé depuis si longtemps…

le soir de 22 juin 2011.

Soudain, un bateau arrive à vive allure. Tout le monde est tétanisé et ne bouge plus dans le lac. Le bateau continue sa trajectoire et heurte un premier finissant. Sa tête frappe la coque du bateau. Du sang gicle de partout. Après cette mort atroce, le monde réalise qu’ils doivent sortir de l’eau s’ils tiennent à la vie. Des cris se font entendre d’un peu partout. Julien et Aurélie sont surpris de ces cris et regardent à travers la fenêtre de la chambre et Julien dit d’un ton terrifié:

 

-Merde Au! Appel le 911. Moi, j’vais dehors!

 

Dans le lac, Matthew est à cinq mètres du quai. Son intention est de grimper et aider le plus de monde possible à sortir de l’eau. Juste avant de toucher le quai, il entend le bruit du moteur de plus en plus fort. Il se retourne et sa jambe gauche, ce fait déchiqueter dans les hélices. Il est sans connaissance. Juste avant que ce dernier ce retrouve dans le fond le l’eau, Julien prend sa main et le ramène sur le quai.

 

Le bateau finit par sortir de l’eau, glisse sur le sable et termine sa trajectoire dans un arbre près du chalet. On entend des cris de souffrances et des pleurent. Aurélie sort du chalet et s’écroule à genoux juste à voir la scène.

 

 

 

Plus tôt ce matin

 

Nous sommes le 22 juin 2011, c’est la fin du secondaire pour plusieurs. L’école est remplie de jeunes adultes qui meurent d’envie de commencer leur vie. Certains d’entre eux se retrouvent entre amis et d’autres jettent, avec joie, leurs cartables, leurs notes et leurs livres d’exercices. Naturellement, certains finissants pleurent et ne veulent pas quitter leur milieu de confort, de peur d’affronter les difficultés de la vie.

 

Dans un corridor, il y a un groupe d’amis, qui depuis quelques semaines, n’arrêtent pas de parler de leur gros party qu’ils ont organisé pour souligner la fin de leur secondaire. La fête aura lieu au chalet de Julien Desrochers. Un gars qui ne passe pas inaperçu au près des filles et à vrai dire, ni au près des professeurs. Il est tellement faiseur de troubles, mais si attachant que quelques enseignants ont le cœur gros juste à penser qu’ils n’auront peut-être pas un élève comme Julien l’année prochaine. Dans le groupe, il y a aussi Aurélie Michaud, Katy Richard, Magalie Simard et Matthew Pharand. Il est environ 16h30 et le groupe d’amis part chacun de leur côté, pour aller se préparer pour le party de ce soir.

 

Julien et Aurélie sont comme deux tourtereaux. Ils marchent et se tiennent par la main pour de rendre à la maison de cette dernière. Rendu sur un petit ponceau, Julien s’arrête tout en tirant la main de son amoureuse pour qu’elle s’arrête à son tour. Il la prend dans ses bras et dans le creux de son oreille, il lui dit:

 

J’vais m’arranger pour qu’on soit tout seul à l’étage. Depuis le temps que j’ai envie…

Mais comment tu vas te débarrasser d’eux, à dit Aurélie avant même que Julien est fini sa phrase. On ne pourra pas passer deux minutes seul. Les autres vont nous chercher, ils sont tellement dépendent. Ils ne savent pas avoir du fun sans toi.

T’inquiète, j’ai prévu le coup. J’ai donné soixante piastres à mon frère pour qu’il me sorte trois caisses de vingt-quatre et je vais leur donner. Ils vont tellement être saouls qu’ils ne vont  même pas s’rendre compte que nous ne sommes pas là. Au pire, j’vais leur donné les clés du bateau à mon père pis ils iront faire d’la tripe.

Parfait mon amour, j’vais me mettre belle pour ce soir. Mais je se n’ai pas prudent de leur donner les clés si ils sont saouls. Ils vont pogner un accident.

J’vais pas leur donné si ils sont saouls. S’ils sont trop saouls, ils iront nager dans le lac.

 

Les deux amoureux s’embrassent et continuent leur chemin, jusqu’à la maison d’Aurélie.

 

Pendant ce temps, Katy, de son côté, aussi ce prépare et amène tout ce qui pourrait faire en sorte que son party de fin d’année soit réussi et inoubliable. Donc, dans son sac, elle met son linge de rechange, un 40oz de Vodka et une certaine quantité de cocaïne et de cannabis. Après, s’être préparée, Katy prend ses clés, embarque dans sa voiture, met la musique à fond pour se mettre dans l’ambiance de fêter et aussi de célébrer le début de l’été, parce qu’après tout, les vacances commencent. Après avoir commencé à chanter, elle part en direction de chez Matthew.

 

Après exactement dix-neuf minutes, les quatre roues de sa voiture sont dans allée de stationnement de Matt. Katy klaxonne pour indiquer à son ami de sortir. Deux minutes plus tard, le grand blond sort de sa maison avec une caisse de vingt-quatre à la main, son sac de couchage et surement autres choses dans son sac à dos. Cependant, on peut apercevoir quelques bâtons qui dépassent de son sac. Dès que son ami entre dans  la voiture, la jeune lui demande:

Aille, c’est quoi que tu as amené?

Bien, d’la bière pourquoi?

Non, non, je sais, mais les bâtons qui dépassent de ton sac, c’est quoi?

Ça? C’est des feux d’artifices que mon père m’a donné.

Super! J’sens que ça va être vraiment malade comme party.

 

Les deux amis partent en direction du chalet en question avec un sentiment de joie, de gaité, de fébrilité, d’excitation pour ensuite finir avec le sentiment d’impatience. Katy et Mattew sont impatients de vivre leur plus gros party de leur vie.

 

19h46

 

Au chalet, les finissants sont autour de la table à manger et finissent de souper. Magalie n’arrête pas de regarde l’heure à tous les cinq minutes qui fatigue vraiment Katy. Julien espère juste qu’elle n’a pas invité d’autres personnes au party. Car premièrement, il n’a pas assez de place pour beaucoup de personnes et deuxièmement, c’est la première fois que ses parents lui autorisent d’aller au chalet avec des amis sans personne responsable. Ce qui veut dire, pour eux, une personne majeur et faisant partie de la famille.

 

19h53

 

On sonne à la porte. Julien se lève pour aller répondre. En ouvrant la porte, une vague d’individus le projette sur le sol comme un troupeau de vache assoiffé avec leurs caisses de bières à la main prêt à fêter. Julien se relève et se demande qu’est-ce qu’il ce passe. Un grand gars aux cheveux brun lui dit:

– Aille ! Super l’idée d’un party dans l’font des bois. On va pouvoir fêter sans parent et la police ne va pas venir nous voir pour nous dire de faire moins de bruits ou pour faire des arrestations.

 

Julien se demande vraiment qu’est-ce qu’il se passe. Il se doute bien que quelqu’un c’est ouvert la trappe et que la personne a passé le mot, mais la question est de savoir qui aurait pu bien faire ça. Il soupçonne Magalie, car se ne serait pas la première fois qu’elle ferait cela. Il se retourne vers la fenêtre du salon, qui donne sur la cours arrière et c’est à ce moment là qu’il se rend compte que son party d’amis est devenu une open house.

 

Le groupe d’amis est encore autour de la table à manger et regardent leur ami qui est bouche bée. Personne n’ose parler. Par compte, il manque Magalie, elle est partie rejoindre les autres à l’extérieur. Katy fait un signe de tête à Aurélie, pour dire qu’elle n’a rien avoir dans cela. Elle se lève, prend une bière dans une caisse qui traine par terre, pour suite allez se joindre à la foule dehors. Car selon elle, elle ne peut rien faire pour que cette vague de gens reparte.

 

Mattew ne sait pas comment réagir face la situation. Donc à son tour, il quitte la piève pour ne plus vivre la tension qu’il y a dans l’air et selon lui, son party de finissant va être encore plus inoubliable s’il y a encore plus de gens. Plus de gens signifie qu’il y a plus de possibilités de vivre une anecdote qui va rester gravée à vie dans leur mémoire. De plus, c’est l’une des dernières soirées qu’ils pourront faire leurs folies de jeunesse avant de commencer leur vie.

 

Aurélie se lève pour aller rejoindre son amoureux. Elle essaye de lui changer les idées. Elle lui fait voir le côté positif de la situation. Elle lui rappelle qu’ils avaient prévu de se débarrasser des autres pour être seuls dans le chalet. C’est à ce moment que Julien réalise qu’il est seul avec sa blonde. Ils commencent à s’embrasser et ils montent à l’étage.

 

21 h43

 

 La musique est dans le tapis, certains des jeunes finissants se déhanchent sur la terrasse, qui est devenue un vrai plancher de danse. D’autres sont plus loin sur le terrain et jouent aux poches, au fer à cheval ou à des jeux de cartes, dont le «fuck you» et «le trou d’cul». Pour le reste des personnes, ils sont dans le lac et nagent comme des poissons dans l’eau.

 

[…]

 

L’histoire d’un Cowboy…

Il était une fois, un jeune garçon au nom de Lane Frost. Ce jeune homme était né sur une ferme dans l’Ouest Canadiens. Il y vivait avec ses parents et ses deux grandes sœurs. Lane, était grand, mince et charmant avec de beaux yeux bleus. Il était né dans le milieu des chevaux, car ses parents et ses sœurs parcouraient l’Amérique chaque fin de semaine en but de participer à des rodéos professionnels. Il suivra donc les traces de sa famille. Premièrement, il commença par les disciplines dédiées au cowboy débutant, soit la monte des moutons sauvages, suivit des veaux sauvages, des bouvillons sauvages et pour conclure avec la plus dangereuse discipline du rodéo, la monte des taureaux sauvages. Cette discipline, est qualifiée pour les personnes ayant le plus d’expérience dans ce métier. Chaque fin de semaine, Lane Frost parcourait les rodéos pour devenir le meilleur mais surtout pour se rendre loin dans ce métier de cowboy.

***

Le 24 juillet 1994, lors d’une compétition importante, il remarqua une jeune fille à dos d’un cheval. Elle avait l’air d’avoir son âge, et ce qui est étrange c’est qu’il ne l’avait jamais vu auparavant. Elle était grande, mince, aux yeux bleus, avec les cheveux bouclés d’une couleur châtain. La fille parfaite, selon Lane. Après le rodéo, il hésita longtemps avant d’aller lui adresser la parole par crainte de se faire retourner. Heureusement, il se convaincu d’aller lui parler, mais sans chance la seule réponse qu’il obtenu c’était son prénom. Elle s’appelait Layla. Lane déterminé à vouloir lui reparler, il ne perdit aucun espoir, car il se disait qu’au prochain rodéo, soit la fin de semaine prochaine, il retentera sa démarche.

 Par chance, ses vœux furent réalisés, car Layla y était. Lane attendit la fin du rodéo pour tenter à nouveau de lui parler. Finalement, il obtenu un rendez vous le soir même au snack bar cher ben. 

 Lors de ce rendez vous, ils discutèrent longtemps de leurs intérêts communs. Bien sur, ils avaient la même passion,  soit celle des chevaux, mais ils parlèrent aussi de leurs ambitions dans la vie. Tout les deux, avaient le même rêve en commun qui était de voyager en Europe, plus précisément en Allemagne. Lane et Layla, pensèrent longuement à interrompe leur carrière pour se lancer à l’aventure dans un pays étranger. Pendant plusieurs semaines, ils pensèrent au voyage et ils se décidèrent enfin à partir à l’aventure. Donc sur un coup de tête, ils conclurent la discussion et prient enfin une décision de partir en voyage.

***

Deux mois passèrent et s’était déjà le moment pour Lane et Layla de s’envoler vers l’Allemagne. Lane, était très fébrile à l’idée de passer du temps avec sa nouvelle copine. Une fois à bord de l’avion, les deux tourtereaux étaient au paradis et surtout d’attaque pour se diriger vers un pays tout à fait inconnu pour eux.

 À bord de l’avion, l’ambiance était calme. Les gens étaient enthousiasmes à l’idée de se rendre en Allemagne. Le voyage fût très long et deux films passèrent. C’était un vol de nuit donc beaucoup de gens commencèrent à s’endormir. Lane et Layla, était loin d’être endormie car ils avaient très hâte d’arriver. Malgré tout, ils leurs restaient encore plusieurs heures avant d’arriver à destination. L’avion était composé de plusieurs rangés et comportait beaucoup de gens abord. Les passagers sautaient tous de joies à l’idée de se rendre en Allemagne. Dans l’avion, on comptait six agents de bord, deux cuisiniers et un pilote accompagné de son assistant. 

Deux heures après que l’avion s’aille envoler, les agents de bord commencèrent leur travail en apportant des oreillers et des couvertures aux passagers. Lane et Layla, avaient choisie de s’installer à côté d’un hublot qui se situait proche de la salle de bain et qui était assez loin de l’avant de l’avion. Lane, s’amusait à regarder les nuages. Il s’imaginait comme un ange sur son nuage moelleux.

Layla décida d’aller à la salle de bain. À son retour, elle se sentait très soulagée d’y avoir été sans qu’il aille trop de turbulence. Elle remarqua aussi que parmi tous les voyageurs, un couple dans la soixantaine qui semblait fort sympathique. Ce couple était assis dans la rangée à côté d’eux. Curieux d’en savoir d’avantage, Lane décida de leur adresser la parole. Il fût donc les premiers pas.

-Bonsoir, désolé de vous déranger, je m’appelle Lane, je vous ai entendu parler avec votre femme et vous avez l’air très familier avec l’Allemagne. Es ce que je me trompe? Posa Lane d’un ton interrogateur.

-Non vous avez parfaitement raison, moi et ma femme nous y allons régulièrement pour relaxer et admirer les magnifiques paysages et vous es ce que c’est votre premier voyage en Europe ? Et en passant mon nom est Roger et ma femme c’est Line, conclu Roger.

-Enchanté, et oui vous avez raison, je ne connais absolument rien par rapport à l’Allemagne. Moi et ma copine Layla avont été élevé sur une ferme donc pour nous c’est une très belle expérience qui se présente à nous, affirma Lane. 

– Et bien mes chers, je crois que vous avez pris la bonne   décision disait Roger d’un ton déterminé.  

 – Je crois aussi, réclama Lane en regardant Layla.

 La discussion entre Lane et Roger prit fin pour un moment. Cela donna le temps aux deux tourtereaux de se retrouver et de jaser un peu. Ils étaient assis l’un à côté de l’autre et ils se contemplaient. Vu la noirceur et l’heure qu’il était, Lane regarda Layla et affirma,

– J’aime ton brin de lumière dans la noirceur.

 Layla répliqua, – J’aime que tu me dises comme je suis belle.

 Après cette courte discussion, ils restèrent un bon moment à se regarder sans dire un mot. On pouvait lire dans leur pensée l’amour qu’ils avaient l’un pour l’autre. On aurait même pu constater à quel point ils avaient hâte d’arriver et de se retrouver sur la plage pour simplement relaxer et surtout en profiter. Sans aucun doute, le but de se voyage était de laisser de côté leurs carrières de futur champion de rodéo pour se consacrer sur leur avenir pour simplement pouvoir en profiter sans avoir aucun stress sur les épaules. Deux secondes passèrent et Lane chuchota dans l’oreille de Layla, 

  Je t’aime, je te chéris, je t’adore et je le ferai pour toute ma vie.

 Après les paroles de Lane, Layla était devenu toute rouge et ne savait plus quoi dire. Sans dire un mot elle embrassa Lane. Elle se sentit comme dans un livre de princesse. Elle répliqua dans le creux de son oreille,

 –  Moi j’aime ton allure de prince.

 Après ces beaux moments, l’amour était dans l’atmosphère. Lane et Layla fermit les yeux et ils s’endormirent.

 Une trentaine de minute plus tard, Lane et Layla se réveillèrent d’un coup. Ils se demandèrent aussitôt s’ils étaient bel et bien dans un rêve mais lorsqu’ils virent tous les autres passagers prient de panique ils comprirent immédiatement que c’était en temps réel. Layla, qui était assis sur le bord du hublot, lâcha un cri lorsqu’elle se tourna et aperçu un des moteurs de l’avion en feu. 

A suivre…

Ange Gardien

 Je le détestais. Je détestais mon propre père. Pourquoi? C’était simple : il nous avait quitté. Ma sœur jumelle, Élizabeth, ma mère, Noémie, et moi-même l’attendions depuis…trop longtemps. Je n’avais que trois ans lorsqu’il était parti sans nous dire où il allait ni pourquoi. Il n’était tout simplement plus revenu. Chaque soir, je me disais que l’odeur des crêpes aux pépites de chocolat que mon père faisait me réveilleraient. J’avais attendu trop longtemps, l’odeur n’était jamais venue me chatouiller le nez. Pourquoi gardais-je l’espoir qu’il reviendrait? Peut-être que les berceuses qu’il me chantait ou les histoires dans lesquelles j’étais la princesse me manquaient.

Chaque nuit, je voyais des larmes couler des yeux de ma mère. Les même yeux qui étaient si vivant était maintenant morts, vides, comme ceux d’un cadavre. Si je revoyais mon père, je lui ferrais payer chaque larmes que ma mère avait versé pour lui, chaque larme. Elle avait tellement pleuré…

Je ne voulais plus d’homme dans ma vie. Aucun. Ils étaient tous pareils. Ils ne s’étaient que des menteurs. Ils gagneront le cœur d’une femme avec des beaux mots, puis ils briseront tous les rêves…tout. Ils briseront tout. Ils partiront sans remords. De plus, ils ne regarderont même pas en arrière. Ils nous utiliseront, puis partiront. Malheureusement, j’étais toute seule à penser de même.

Ma mère avait décidé de se remarier quand j’avais sept ans. Élizabeth avait accepté Charles, mais pas moi. Une erreur que je regretterais. Maman ne sembla pas voir le côté sombre de Charles. Un côté que je voyais à chaque matin. Un côté que j’avais peur de voir. Un côté qui me faisait tant mal. Un côté…diabolique.

Je regardai le cadran. Il m’indiqua qu’il était trois heures et demie du matin. Ce n’était pas la peine de fermer les yeux, Charles devait arriver dans dix minutes. Dans dix minutes je devais revoir son côté sombre comme à chaque matin…Je repensai à mon vrai père. C’était de sa faute. Tout était de sa faute. S’il était resté, Charles ne serait jamais venu dans ma vie. Une autre aurait vu son côté sombre et moi j’aurais eu une meilleure vie. Je regardai ma sœur ce matin. Je l’aimais beaucoup . Elle était toujours là pour moi, mais elle ne pouvait rien faire contre notre beau-père, sinon elle aussi subira… Non. Je ne voudrais pas qu’elle ressente ce que je ressentais dans ces moments. Si je pourrais la protégée, je ferais tout. Si la seule façon serait de voir le côté sombre de Charles, je le ferais. J’accepterais sans remords. Le lien qui nous uni était très puissant. On ferait n’importe quoi pour l’une et l’autre. Si je ne l’avais pas persuadé que ca serait inutile, elle aussi verrait le côté sombre de notre beau-père. Je regardai le cadran qui m’indiqua qu’il me restait deux minutes avant que Charles entre dans cette chambre pour me chercher. Le temps passa trop vite…J’entendis la porte s’ouvrir et assumai que la silhouette que je voyais était celle de Charles. Je sortis de mon lit avant même qu’il me demanda de le faire et sortis de cette pièce en faisant le moins de bruit possible. Je rentrai dans La pièce et Charles rentra à son tour, puis ferma la porte, mais avant de l’avoir fermer, j’avais vu son maudit sourire. C’était noir pour un moment, mais il ouvra une lumière qui était faible. Elle ne me permettait pas de voir les détails, juste une silhouette…celle de Charles.

«Tu es conne et très faible, dit Charles en riant de moi.»

Je ne répondis pas. Ça ne servait à rien.

« Dit quelque chose, dit-il en s’énervant.

      – Comme tu ne veux pas me parler, je vais te dire pourquoi tu es ici aujourd’hui, dit-il avec une joie dans sa voix.

      – Non merci, murmurais-je

      – Mais comment vas tu apprendre ta leçon d’abord?»

J’entendis un bruit de ceinture. Bientôt tout mon corps me fit mal, mais c’est la haine qui me garda debout. Dans cette pièce horrible, ma vie devint une mort lente.

Une fois satisfait, Charles partit, me laissant seule. Je me laissai envahir par la noirceur: mes yeux fermèrent. La douleur me réveilla, la douleur que je ressentais sur mes bras, la douleur que je ressentais sur mes jambes, la douleur causé par la ceinture se faisait ressentir partout sur mon corps. Je me levai avec la peu de force qu’il me restait et commença à marcher vers ma chambre, j’avançai telle une tortue. Je rentrai dans ma chambre pour voir ma sœur réveillée avec la boite de premier soin. Elle m’aida à me rendre sur mon lit, puis donna tout son attention à mes blessures. C’était une routine que nous voulions bien oublier. Elle nettoya tout ce qu’elle pouvait, mais ma blessure au dos était trop sensible pour le moment. Élisabeth m’aida à me changer, puis je m’endormis sur mon ventre. Mon sommeil était sans rêve comme si je n’avais plus le droit de vivre ma jeunesse.

Vers midi ma sœur vint me réveilla. Je pris ma douche et changea les bandages. Bien sûr l’eau était froide, Charles voulait que nous utilisons moins d’eau chaude. C’était drôle que j’étais la seule a pratiquer le rituel d’eau froide. Une autre sorte de punition de la part de Charles j’imaginai. Je descendis et vis ma mère a la table avec le déjeuner à la table. Il y avait du jus d’orange, des croissants et des œufs. Tout avait l’air délicieux et mon ventre avait hâte de recevoir de la force, mais Charles gâchât tout mon appétit. Je ne pris qu’une pomme et dit à maman que je sortais faire un tour. Les yeux de ma sœur était remplis de culpabilité. Si je savais que j’avais tort de ne pas la mêler à cette histoire, je ne lui aurai jamais interdit des millions de fois de se mettre entre Charles et moi. Je sortis dehors pour un peu d’air frais. Je ne voulais pas rester dans la même bâtisse que Charles et son sourire.

L’astre du jour me frappa les yeux. Cette sensation était désagréable pour un moment, mais mes yeux s’habituèrent assez vite.

Dans ma rue, je vis les oiseaux.

 Dans ma rue, je vis les joyeuses famille.

Dans ma rue, je vis les arbres.

Dans ma rue, je vis la liberté.

Je marchai tout droit un moment, mais décidai de prendre la direction du parc. Je voulais voir les enfants jouer. Je voulais voir ce que je n’ai jamais eu :une enfance. Ils étaient tous innocent avec leur sourire et leurs yeux qui n’ont pas vu le mal. Je cherchais une fille au parc. Elle avait ce sourire qui était contagieux. Je voulais sourire aujourd’hui, seulement je ne savais pas comment. Pathétique, non? Bref, cette fille était mon rayon de soleil après une journée pluvieuse. Je m’arrêtai devant un banc vide et m’assis dessus. Je regardai un peu partout, puis, soudainement, j’entendis son rire. Je souris presque immédiatement. Elle essayait, avec son ours dans ses bras, déchaper à ce garçon qui lui courait après. Les autres enfants qui jouaient riaient aussi et criait un nom. Anna je pense. Ils encourageait la fille…J’imagine que je n’étais pas la seule qui avait tomber sous son charme.

Je décidai de ne rentrer qu’après que le soleil se soit coucher, mais lorsque je vis Charles à la porte avec ma mère, je fis demi-tour. Comment ne pouvait-elle pas voir le mal que cet homme me faisait? Son bonheur était-il plus important que le mien? L’amour l’avait-il rendu aveugle? N’étais-je plus sa fille?

Je décidai de retourner au parc. La claire obscurité de la nuit me troubla pour un moment. Je ne voyais rien, seuls les bruits me guidait dans mon voyage à fuir ce qui m’attendait à la maison. La maison, pouvais-je même appeler ce bâtiment ma maison? Une maison n’est-ce pas un endroit on vit en harmonie avec les uns et autres? Un endroit où tout le monde s’aide? Si ce n’était pas pour ma sœur, je ne retournerais plus à cet endroit horrible. Je serais aussi aller rejoindre la lumière au fond du tunnel que j’avais tant vu. Une conversation qui me démontra son amour pour moi fit surface :

«Rien ne changera si tu intervient. Au contraire, tu ne ferras que aggraver la situation.

       – La situation? Es-tu folle ? Ne vois-tu pas que ce n’est pas une situation, mais un crime, explosa Élisabeth.

       – Que veux-tu que je fasses? demandais-je sans espoirs.

       – Je veux que tu en parles avec maman!

       – Tu penses qu’elle ne voit pas ma douleur? Tu penses qu’elle ne sait rien? Je sais comment lire dans ses yeux et ces temps-ci il n’y a même plus de remords, pleurais-je.

       – C’est vrai, maman à changer, murmure-t-elle.»

Elle avait changer et ce pour un bout de temps.

Quelqu’un me poussa à terre. Je cris. La terreur me vint à la vitesse de la lumière. Je pensai à Charles et ses poussées. Était-ce lui? Il ne sortait jamais pour me retrouver, il m’avait dit que c’était une perte de temps, que je ne valais pas la peine. Si je ne reviendrais pas, il serait même content, une bouche de moins à faire manger. Il n’aurait plus besoin de gaspiller de l’argent sur moi.

«Je suis désolé, dit une voix masculine inconnue.»

Il me tendit sa main. Je la pris par réflexe. Personne ne s’était montrée aussi poli envers moi. Il me remonta sur mes pied sans effort.

«Je ne t’avais pas vu, continua-t-il sur la défensive.»  

Demandait-il pardon? Je ne comprenais pas pourquoi il s’expliqua. Ne savait-il pas que je n’étais que Jasmine? Je ne valais pas son effort. Je ne valais rien.

«Il n’y a pas de mal fait, bégayais-je.        

       – Je m’appelle Jared en passant, dit-il en offrant sa main.

       – Jasmine, dis-je en murmurant.

       – Plaisir, dit Jared, avec un sourire, lorsque je pris sa main.»

Qui aurait su que ce garçon changerait ma vie?

La justice est telle que l’on peut la percevoir.

Chris est un jeune père de famille de 28 ans et un père comme tous les autres. Il travaille fort pour subvenir aux besoins de sa famille. Cela fait déjà six ans qu’il vit avec sa blonde. Ils ont eu un petit garçon qui se nomme Michael. Il a quatre ans. Sa femme se nomme Laura. Elle a les cheveux noirs et longs jusqu’aux épaules, des yeux bleus, et elle mesure 5 pieds 5 pouces. Elle est vraiment jolie.
Chris a les yeux bruns et les cheveux châtains, c’est un homme de taille moyenne et il mesure 5 pieds 6 pouces. Il n’est pas bâti comme un frigidaire, mais il n’est pas frêle comme un petit chat non plus. Il est juste parfait. Son fils Michael lui ressemble comme deux gouttes d’eau. Il a les même yeux et leur couleur de cheveux est identique.
Mais, Chris va malheureusement comprendre que la justice n’est pas toujours juste. Depuis quelques mois il travaille plus pour amasser une somme supplémentaire. Cet argent servira à financer son mariage et la robe de cérémonie de sa femme.
Une journée, en revenant de son boulot, Chris avait reçu la lettre qui lui donnait l’accord de la banque pour un prêt d’argent. Cette somme allait l’aider à financer son mariage. Il avait hâte d’annoncer la bonne nouvelle à Laura .
Quelques heures plus tard il avait mis le petit Michael au lit. Lui et sa femme allèrent se coucher. Ils sont restés étendus pour discuter de leur mariage qui approchait et du travail. Ils s’endormirent en rêvant à leur future cérémonie.
Vers deux heures du matin, un bruit étrange les réveilla. Chris et Laura se sont levés d’un coup.
— Chris il y a quelqu’un dans la maison!
Chris bondit du lit, puis, il empoigna un bâton de baseball.
— Reste près de moi! Nous allons rejoindre Michael dans sa chambre sans faire de bruits.
Lorsqu’ils furent arrivés dans la chambre de Michael, la fenêtre était ouverte. Chris jeta un coup d’œil à l’extérieur pour voir s’il y avait quelqu’un tandis que sa femme rejoignit Michael dans son lit, pour le rassurer. Chris s’adressa à elle d’un ton autoritaire.
— Ne bouge pas! Reste dans la chambre avec Michael! Je vais aller voir ce qui se passe dans la maison.
Il quitta la pièce et se retrouva dans le couloir. C’est à ce moment que le voleur bouscula Chris qui tomba par terre et il prit ses jambes à son cou. Chris se releva aussitôt, puis, il le poursuivit jusqu’à l’extérieur de la maison.
— Hé! Arrête-toi! Arrête-toi. Je t’ai dit de t’arrêter! STOP!
— NON! Ne t’approche pas! Laisse-moi!
Ensuite, un bruit redoutable retenti, suivi immédiatement par un le silence morbide. Ce son était celui d’un bâton de baseball qui avait atteint sans erreur, l’arrière de la tête du voleur. Celui-ci était mort sur le coup.
— Chris, qu’est-ce qui se passe!
— Reste à l’intérieur, reste à l’intérieur! Et appelle la police!
Il retourna le corps afin de voir son visage. C’est à ce moment qu’il réalisa que celui-ci était mort subitement.
À l’arrivée des policiers, il entra dans la maison afin d’expliquer ce qui s’était passé. Ceux-ci n’ont eu d’autres choix que de l’inculper pour homicide.
Lorsque Chris essaya d’expliquer ce qui s’est passé il se fit répondre par l’agent de police responsable de la prise de notes que le voleur n’avait aucune arme. Lorsque celui-ci était sortit de la maison, il n’était plus une menace pour la famille. Le policier expliqua également à Chris qu’il aurait dû rester à l’intérieur et appeler la police au lieu de poursuivre l’intrus à l’extérieur avec un bâton de baseball.
À la suite de ces explication Chris fut emmené au poste de police…
Lorsqu’il arriva au poste de police, il a passé pas toutes les procédures judiciaires pour meurtre.
Dès qu’il arrive, Chris se fait prendre une copie de ses empreintes digitales puis il subit un interrogatoire. Après ces routines d’arrivée, il se fait mettre dans une cellule provisoire pour attendre l’arrivée de son avocate. Par la suite il pourrait être transféré dans une autre prison suivant la décision du juge.
Son avocate est venu le voir à la porte de sa cellule pour lui dire que la procureure à fixé la caution à un million de dollards.
Malheureusement, Christ n’a pas les moyens de payer cette somme. Son avocate lui dit que dans ce cas, elle va travailler sur son dossier pour le faire avancer. Puis elle reviendra pour en discuter.
Quelques semaines plus tard, elle revient lui faire part de son rapport. Elle lui annonce que le procureur a compati avec sa situation. Il lui suggère fortement de plaider coupable à un homicide involontaire. Ceci induirait la réfutation des charges et l’amènerait, ainsi, à purger une peine de trois ans, incluant les jours déjà faits.
Chris s’attendant à pouvoir sortir sans charges n’est vraiment pas ravi de cette nouvelle. L’avocate lui affirme que c’est dans son intérêt de plaider coupable d’homicide involontaire. La seconde option est d’aller dans un tribunal. Cela prendra un an d’attente et Chris sera inculpé pour meurtre au second degré. La peine courue est alors de quinze ans à perpétuité. Elle lui suggère d’accepter. Elle lui dit :
– C’est dans votre intérêt, vous n’aurez pas mieux.

Le jour du procès, Chris plaida coupable pour meurtre involontaire. Il fut inculpé pour trois ans de prison en requalification des charges et en incluant les quatre-vingt-dix-sept jours déjà faits.
Lors de son transfert dans une prison d’État, un individu s’adresse à lui.
– Eh, tu sais quoi? Ils vont nous laisser ces putains de chaines jusqu’à la prison. Là bas, les matons, c’est des vrais enculés. Moi, je m’appelle Jack mais on me surnomme SnowMan. Toi c’est quoi?
– Moi, c’est Chris.
– Tu sais quoi? Tu sais c’est qui le mec là-bas? Celui avec la moustache? C’est Dany Samsong. Il fait partie du brande. Rendus en tôle, ils vont le mettre au QHS. Je te dis pas de conneries. Il est indétectable, pas de croix gammée, pas de tatous. Les flics peuvent rien contre lui. Rusé comme un renard c’est un vrai génie.
– C’est quoi le brande?
– Tu connais pas les frères À Rien? Mec, tu ferais bien de te renseigner vite, mon pote. Tu sais que ces putains de négros t’ont à l’œil, mec?
– Attend là, je me suis battu qu’une seule fois à la prison du comté. Ça me parait pas si important.
– Ah, déconne pas mec! Tout est important en tôle. Tu regardes un mec de travers et ça chie. Tu le regardes pas, ça chie quand même. Si tu veut sauver ton cul quand tu vas à la promenade, tu vas te mettre avec les mecs de ta race. Tu te frittes avec le premier singe qui ouvre sa gueule et après, tu peux être sûr qu’ils vont te respecter.
Quelques minutes plus tard SnowMan s’adresse à nouveau à Chris.
– Ça va saigner.
– Quoi?
Puis tout d’un coup, Dany Samsong empoigne un objet métallique puis il poignarde la personne assise à côté de lui, à plusieurs reprises, dans la gorge. Par la suite, il se dirige vers l’arrière du bus, regarde la barre métallique et la remercie, puis il donne l’objet immaculé, maculé de sang à SnowMan.
– Je vois que tu as aimé la scène. Voici un petit souvenir.
Puis il s’assied plus loin.

Rendu à la prison, SnowMan panique puis refile l’objet à Chris en lui disant de le cacher sous son siège.
– Tu diras au gardien que tu l’as trouvé sous ton siège. Si tu balances, tu te fais buter!
Plus tard, dans la prison, Chris se fait interroger par les gardes pour savoir se qu’il s’était passé. Chris niait tout pour pas se faire tuer. Il est alors transféré dans la prison Delta parce qu’il ne veut rien dire.
Une fois rendu dans son logement de luxe, Chris se fait expliquer qu’il a droit à une récré par jour, à deux douches par semaine, et qu’il sera dans sa cellule, vingt-trois heures par jour.
Chris se fait jumeler avec un gars dénommé John. Celui-ci est un tueur en série. Il lui explique les règles à suivre dès son entrée dans la cellule, règles qu’il a bien entendu décidé lui-même. Si Chris les respecte, il n’aura pas d’ennuis.
Lors de sa première promenade, SnowMan accueille Chris en le félicitant. Il lui annonça qu’il faisait maintenant partie de la famille. Il affirma encore :
– Les gardiens sont des pourritures!
Lors de cette promenade, les gardiens gagent de l’argent sur les combats entre prisonniers. Lorsqu’ils voient qui a le dessus, ils arrêtent la bagarre en tirant sur les deux détenus avec des balles en caoutchouc afin de les séparer. Les bagarreurs sont ensuite reconduits dans leurs cellules.
Après plusieurs semaines, John et Chris commencent à faire connaissance. John lui explique les principes de la prison.
– La prison te désensibilise. La première fois que tu vois un mec avec la gueule démontée, tu vomis. La deuxième fois, tu le plains. Après tu enjambes le corps du pauvre mec et t’en a plus rien à foutre. On est tous en prison…..

Le mystère de l’Halloween…

                                 «Enfin il s’est réveillé» dit le docteur.

Il était une fois l’histoire d’un jeune garçon qui venait d’emménager dans le quartier qui se nommait St-Thomas à cause du décès de son père qui fut mort à la guerre. Il s’appelait Rémi et il venait de l’Inde. Il avait les cheveux noirs et il était très petit pour son âge. Rémi âgé de 12 ans  était plus brillant qu’Einstein en personne. Il adorait bien les animaux, mais il n’en possédait aucun, cela le rendait malheureux. Une fois arrivée à sa nouvelle demeure, il alla voir sa nouvelle chambre ainsi il semblait satisfait de chaque pièce de la maison. Il était 9 heures du soir, alors sa mère lui dit d’aller se coucher. Il se coucha épuisé à cause du décalage horaire entre l’Inde et le Canada. Le lendemain matin, il alla à l’école et pour la première fois de sa vie il prit l’autobus puisqu’avant il habitait à proximité de l’école .Arrivée à destination il trouva l’école vraiment grande de l’extérieur et il se perdit à l’intérieur. Puis il rencontra le directeur Monsieur. Séguin qui lui dit qu’est ce que tu fais là petit?                                         

                                    «Je me suis égaré Monsieur.».

                                         «Ah tu es nouveau!»

                                          «Oui.»

Il se trouvait dans le gymnase. Alors vient avec moi je vais te faire visiter l’école. Il lui fit visiter l’école qui était jaune à l’extérieur ce qui était bizarre pour une école .Dans l’école, il y avait 8 gymnases, une trentaine de classes ainsi qu’une grande piscine creusée. À l’extérieur c’était beaucoup plus magnifique qu’à son ancienne école. Il y avait de tout pour faire plaisir à un enfant comme des balançoires, des glissades, des tourniquets et des barreaux qu’il fallait franchir sans tomber par terre. Le directeur lui montra sa nouvelle classe où il rencontra ses nouveaux amis qui se nommaient Simon, Jean et Audrey. Simon était plutôt grand et il aimait les jeux vidéo. C’était là où il y trouvait le plus de tranquillité et de bonheur qu’ailleurs. Il avait les cheveux roux, les yeux verts et il était moyennement grand. Jean était une personne de type paresseux et qui avait une tête de cochon, il savait très bien défendre ses idées et ses opinions. Il avait les cheveux bruns et il était un peu enveloppé à cause qu’il faisait peu d’exercice. Audrey était une jolie fille gênée qui aimait la nature et se questionnait  sur son avenir dont elle ignorait ce qu’elle ferait plus tard. Elle était grande avec de longs cheveux châtains et ses yeux devenaient bleus comme la clarté de l’eau d’un océan en plein jour. Rémi passa une semaine dans cette école ainsi il finit par avoir des ennemis .Ce fut un groupe composés de trois garçons qui adoraient écœurer les nouveaux. Olivier âgé de 12 ans qui pouvait lever une personne malgré sa petite taille.

Il avait de longs cheveux noirs et ses yeux étaient noirs. Nicolas âgé de 11 ans ne faisait peur à personne puisqu’il paraissait vraiment moche. Juste pour vous donnez une idée à quoi il ressemblait: il a les cheveux frisés noirs comme un mouton, un nez de cochon, des fentes entre chaque dent et pour conclure il possède de petites oreilles sans lobe. Cédric lui avait 13 ans il avait redoublé sa sixième année de telle manière que sa grandeur fut supérieure aux autres élèves. Il possédait une cervelle d’oiseau.il avait les cheveux châtains et courts avec des yeux bruns. Lorsque se fut l’heure de la récréation je faisais ce qui me plaisait le plus c’était de jouer au ballon chasseur. Le 29 octobre arriva à grand pas donc bientôt se serait l’Halloween, mais malheureusement Rémi ne savait pas ce que c’était l’Halloween .Alors ses amis lui expliquèrent ce que c’était l’Halloween, puis ils allèrent tous ensemble au magasin. Lorsqu’ils furent devant le fameux magasin, ils passèrent les gigantesques portes et cherchèrent tous un costume. Rémi c’était trouvé un costume de pirate, Simon lui avait un costume de vampire et Audrey avait un costume de sorcière. Ensuite ils repartirent tous à la maison de Rémi. Lorsque les 7 heures frappèrent à l’horloge de la cuisine c’était l’heure de partir à la quête aux bonbons .Ils firent le tour des maisons pour amasser une certaine quantité de bonbons,  mais lorsqu’ils virent la bande de voyous arriver leur bonheur avait disparu. Olivier lui dit qu’est ce que tu fais là  petit morveux t’es pas encore couché! Il prit les bonbons de Rémi et les lança sur une propriété privée où la noirceur y était énormément présente. Alors Rémi prit son courage à deux mains et décida d’aller les chercher .Pourtant ses amis lui dirent de ne pas y aller, mais il fut bien décider alors il continua son chemin vers la maison. Soudain il aperçut son sac remplit de bonbons : chocolats, suçons gommes, chips et réglisses. Ce sac émettait une sorte de lumière juste au moment où il allait le saisir avec sa main droite, il disparut dans la pénombre de la nuit. Tous furent étonnés et avaient très peur donc ils allèrent prévenir la police. Elle alla voir, puis il ne se produisit rien tout était normal. Il était tombé dans un trou qui s’était refermé. Puis tout à coup se fut la fin. Je me réveillai dans un chalet et j’avais très peur de ce qui pouvait m’arriver puisque j’étais seul dans une chambre extrêmement sombre. J’ouvris la porte qui grinçait comme si j’avais écrasé la queue d’un chat .Je me doutais bien que s’il y avait quelqu’un dans la maison il m’aurait bien entendu. Je me collai sur le long du mur et commença à le longer. J’avais le dos plein de sueur qui imbibait le mur, on aurait dit qu’il y avait de la graisse sur le mur tellement j’étais nerveux de ce qu’il y aurait l’autre coté de ce mur. J’aperçu une silhouette plutôt grande assise à la table de la cuisine. C’était un vieil homme avec un ordinateur datant de cette année.

                   «Petit enfin tu t’es réveillé»   

                     «Oui, mais qu’est ce que je fais chez vous»

                        «Hier soir je marchais avec mon chien et on t’a aperçu»

                      «Alors vous m’avez recueilli dans votre maison»

                          «Exactement mon garçon»

                       «Mais ou sommes-nous?»

                          «Nous sommes au Nouveau-Brunswick»

                          «Quoi, je viens de Québec!»

                        «Avec qui es- tu venu jusqu’ ici»

                            «Mais avec personne Monsieur»

                            «Alors ca c’est bizarre»

Puis le garçon se souvient qu’il avait dû faire une chute d’au moins 2 mètres et que la terre avait commencé à s’écrouler à vue d’œil. Puis le trou s’était refermé. Il était pris au piège dans ce trou, mais il avait vu de la lueur  alors il sauta dans le passage puis il marcha pendant au moins une semaine puis il aperçu une grande échelle. Il n’hésita pas une seconde de plus n’ayant pas d’autre solution. Alors il commença à grimper dans l’échelle. Une fois arrivée là haut il y avait une plaque d’égout. Il essaya de la retirer, mais il eut beaucoup de difficultés au bout de 30 minutes il l’enleva pour voir une ville qu’il ne connaissait pas.il n’y avait personne et la neige commença à tomber plein le ciel. Il marcha dans la neige qui avait recouvert le sol en une fraction de seconde c’était une sorte de tempête de neige. Moi qui ne connaissait pas ça je commençais avoir très froid puisque je portais seulement un chandail à manche longue lorsqu’à l’extérieur il devait faire -10.J’étais mort de froid, il fallait que je trouve un endroit pour me réfugier du froid. Mais je ne voyais rien avec toute cette neige. Épuisé, fatigué, endormi et presque mort je tombai dans la neige qui m’ensevelit pour qu’on ne m’aperçoit plus du tout. C’est ce qu’il dit au vieil homme et  le garçon se trouva vraiment chanceux d’avoir trouver un gars qui parle français, car le Nouveau- Brunswick était pratiquement composé d’anglophones. Lui en Inde il avait appris le français et à Québec les gens qui y vivaient parler français. Le monsieur qui s’appelait Georges lui dit je vais te poser une énigme. Si tu trouves la réponse je te ramènerai à Québec autrement si tu ne la trouves pas je ne sais pas ce que je ferai de toi. Bon je vais te la poser une seule fois alors soit attentif : c’est grâce à elle que tu peux vivre et c’est un élément de la nature. Le garçon n’y pensa pas une seconde de plus et donna sa réponse qui fut l’air.

«Je te félicite mon garçon c’est belle et bien la bonne réponse comme promis mon jeune homme nous partirons demain matin à la première heure tu peux dormir chez moi »dit le vieux.

Le garçon avait accepté la proposition du Monsieur n’ayant nulle part où passer la nuit. Lorsque le levé du soleil et le couché de la lune se prononcèrent ils commencèrent à manger et se préparer pour un long périple. L’avion prit son envol à 10 heures le matin……………….

Les yeux de la peur

Une histoire ordinaire commence toujours par une histoire extraordinaire et une histoire extraordinaire commence toujours par une histoire ordinaire c’est ce qui fait que notre lecteur reste captivé.

Cette histoire débuta pendant une nuit et celle-ci eut beaucoup de conséquences pour une si simple action.

C’est pendant une nuit où le ciel pleurait de tout son être qu’un père d’une jeune vieillesse s’apprêtait à aller se reposer, mais avant se repos bien mérité, il avait une dernière mission, celle à laquelle il s’avait engagé pour les 4 prochaines années de sa vie ou du moins c’est ce qu’on lui faisait comprendre. Il devait aller coucher son jeune homme âgé de 12 ans.

Il faisait un noir d’ébène en cette première heure de la journée. Il était presque impossible de distinguer la moindre silhouette en dehors de la lumière artificielle. La télévision défilait toujours son flot continu d’image et soudain un fracas résonna dans les oreilles du père.  L’orage s’était rapproché. Comme à l’habitude la petite famille jouait à un jeu en famille, mais ce soir avait été différent, il avait agencé leur jeu avec la température ambiante pour ainsi en venir à la conclusion que ce soir la petite famille se raconterait des histoires d’horreurs. Après quelques heures le père annonça qu’il était fatigué et qu’il faudrait aller dormir.

Ce qui nous ramène à sa mission. Aller coucher son enfant.

Il était dans sa chambre, sa progéniture dans son lit déjà bordé. Le père croyant à une victoire facile s’apprêta à quitter la chambre.

Tentative vaine, car le fils s’écria :

            – Papa raconte moi s’en une dernière, juste une

En faisant ce regard que tout enfant apprend à sa naissance pour faire plier ses parents. Le père ne savant comment battre un ennemi aussi rusé se plia et s’approcha du lit.

Sachant que la nuit serrait longue s’il n’usait pas de ses pouvoirs paternel il lui dit doucement :

–         Je t’en raconte une et une seule et après tu dors.

Le fils lui répondit qu’il acceptait les termes de ce contrat.

Il enchaîna ensuite, sans même que son père lui propose une histoire :

–         Papa raconte moi l’histoire de ton village, celle qui fait vraiment peur.

Le père prit quelques secondes avant de répondre à son garçon. Il évaluait l’état d’esprit de son enfant afin de s’avoir si le fait de lui raconter l’histoire ne rallongerait pas la nuit et raccourcira de ce fait sa nuit de sommeil. Suite à cette petite réflexion et il en déduisit que lors de leur soirée ils avaient narré des histoires bien plus traumatisantes.

Il s’élança alors d’une voix plein d’entrain en débit de sa fatigue croissante :

            – «Il était une fois dans un village lointain, où les habitants vivaient de la terre et où les seigneurs régnaient en maître et où la terre était plus capricieuse qu’ailleurs, car elle semblait ne pas être fertile. On disait souvent que ce village était maudit par les dieux et que ses habitants condamnés à vivre dans la pauvreté et la faim. De plus, ils vivaient dans de mauvaises conditions, les ruelles étaient très sale et ça ne sentait pas la rose. On ne savait pas pourquoi on avait puni ces villageois, certains se risquaient en établissant des théories farfelues qui mettaient en scène des monstres mythiques et des dieux monstrueux tous essayant de trouver une explication à cette malédiction. Jamais personne avait entrevue l’idée que cela pourrait être dû au climat et l’environnement sauf un qui paya cher cet affront. C’était un jeune homme de 12 ans.  

[Le père vit que son fils s’enfonçait dans son lit, le père se dit alors que son enfant était vraiment dans son histoire]

Cet enfant était détesté de tous, car on disait qu’il était la malédiction de se village. Puisque cet enfant n’était pas comme tous les autres, on pouvait voir qu’il semblait plus mature, plus évolué que la norme et surtout il ne parlait jamais il était très indépendant et introvertie. Ce qui faisait de lui le rejet du village.

C’est pendant le mois d’octobre que tout changea dans le village. Cette année avait été la pire récolte de tout. Jamais la moisson n’avait été aussi mauvaise beaucoup estimait qu’il ne ferait même pas la moitié de l’hiver avec le peux qu’il avait et c’est pendant ce mois que deux visiteurs vinrent pêcher la bonne parole, l’arrivé d’un nouveau dieu, Meltavis… On disaient qu’il étaient puissant comme Jésus. Ils disaient que seul ce dieu pourrait offrir une chance au villageois de survivre un hiver sans provision, la seule chose qu’il demandait c’était qu’une simple offrande en échange de ce miracle.

Les jours passèrent et beaucoup commencèrent à croire en les deux inconnus, n’étant plus capable du désastre qui perdurait depuis trop longtemps déjà. Après un mois les villageois décidèrent d’agir afin de mettre une fin à leur malédiction. Ils décidèrent qu’ils offriraient en offrande au dieu le jeune Keltas, l’exclus de la société celui que personne ne regretterai la perte. Le pire étant que c’est ses parents qui proposèrent leur fils. C’est pendant un matin froid qu’ils décidèrent d’agir

[Mon fils prit sa couverture dans ses mains, il était pris à se la mettre sur la tête en cas de sursaut, il me regardait avidement voulant connaître absolument la fin de cette histoire]

Lorsque l’astre du jour se réveilla, ils entrèrent dans la demeure du jeune afin de l’attraper. Ils le ligotèrent à un poteau et c’est pendant un long rituel que suivi une période de torture que nul homme ne devrait vivre, mais pourtant ils exécutèrent le rituel sans crainte de faire mal au jeune, ils étaient tellement avide de voir des jours moins sombre qu’ils en oublièrent même leur humanité. Après quelques heures se fut la fin du rituel. Tous retournèrent dans la chaleur de leur foyer laissant le jeune Keltas agoniser, seul dans le bois. Tous étaient parti.

Selon la légende il serait mort par ses blessures. Suite à l’exécution on put noter un nouvel optimisme dans le visage des villageois on voyait qu’ils escomptaient des jours meilleurs. D’ailleurs ce fut ce qu’ils reçurent. L’été fut très agréable. Jamais on n’avait vue d’été aussi doux. Personnes ne manquèrent de provision d’ailleurs ils eurent droit à un automne magnifique. C’est là que les villageois commencèrent vraiment à croire au pouvoir divin du nouveau dieu Meltavis. Ils commencèrent à ériger des statues en son honneur et lui offrir différents présents. Les deux prêtres qui avaient annoncé la venue du tout puissant furent nommé grand prophète et devinrent les grands dirigeants du village. Dès lors ils purent.

[Mon enfant me regardait étrangement cherchant l’horreur dans mes propos, essayant de trouver une faille afin de voir s’il n’y aurait pas d’attrape rien]

Noter une nette amélioration des conditions de vie. Se fut d’ailleurs la meilleure récolte jamais vue depuis des siècles.

Par contre, comme on dit toute bonne chose à une fin. Le bonheur de beaucoup fut éteint pendant l’hiver qui fut si rude que beaucoup périrent durant cette saison diabolique. Les récoltes furent balayées par les vents glacials et les maisons écrasées sous la jolie mousse blanche en apparence mais qui broyait toute forme de résistance l’empêchant de se rendre au sol.

On put aussi noter quelques disparitions durant cette saison, les villageois l’attribuèrent au grand froid et que durant l’été ils retrouveraient les perdus, mort congelé. Mais les disparitions commencèrent à se faire de plus en plus souvent et plus le temps avançait et plus le temps se réchauffait. Les villageois commencèrent à avoir peur qu’une sorte de monstre les traquaient, c’est alors qu’ils se retournèrent vers leur dieu si puissant. Ils offrirent en offrande des milliers de babioles inutiles, des vaches, poulets toutes sortent de choses afin que leur dieu leur viennent en aide. Mais pourtant le phénomène s’intensifia encore et encore jusqu’à ce qu’il ne reste que les deux prêtres. Tous deux avaient vu disparaître tous les villageois un par un.

Ne sachant pas quoi faire ils s’avaient enfermé dans leur maison qui étaient la plus grosse et la plus solide.

C’est pendant une nuit froide qu’ils entendirent un rire. Un rire diabolique qui venait de dehors. Les prêtres commencèrent par croire que c’était un tour de leur imagination, mais après quelques minutes ils commencèrent à avoir peur. Ne sachant quoi faire ils s’armèrent de bâton. N’étant pas de grands stratèges et encore moins de grands escrimeurs ils se contentèrent comme plan:  Frappe le plus fort et court.

Ils entendirent alors un énorme bruit, une voix, une voix familière, la voix de Keltas Dnazar.

[ Après ces mots un bruit de tonnerre inonda la chambre, l’enfant se réfugia sous sa couverture, le père avait réussi par hasard à faire peur à son fils. Il lui dit en riant – tu es un véritable  poltron. ]

Et c’est là qu’ils le virent.

Ils ne virent pas un corps, une forme, mais seulement deux yeux jaunes qui les regardaient.»

Le père se sentait fier de son histoire il avait réussi à faire peur à son fils, même s’il savait qu’il allait devoir le réconforter ce qui lui coûterait encore quelques précieuses minutes de repos, mais cela en valait la peine.  Par contre, ce la question que son fils lui pose le mit en déroute.

Le jeune lui demanda :

            – Papa c’est quoi qu’ils ont faite au jeune Keltas Dnazar?

Après qu’il est dit le nom un énorme tonnerre tonna juste à côté de la maison, on aurait dit qu’un orchestre se tenait dans la chambre.

Le père prit au dépourvu répondit sans même réfléchir si son fils était capable d’endurer les images d’un homme torturer à mort.

            – Ils lui ont brûlé les yeux avec des tisonniers.

L’enfant eux un hoquet de surprise et s’enfonça dans son lit.

Il murmura lentement «ce sont des méchants(…), des monstres(…), des diables(…)»

Le père lui dit afin de changer de sujet et que son fils arrête de parler de cette histoire horrible.

Il lui dit :

            – Maintenant il est temps d’aller se coucher, tu m’as promis que tu te coucheras après l’histoire.

Le fils ne voulant pas déplaire à son père et voulant garder ces chances de le questionner demain se fit silencieux et acquiesça à la demande de son père.

Le père le borda une seconde fois, lui donna un bec sur le front et lui souhaita bonne nuit pour enfin sortir de la chambre en fermant doucement la porte.

Le fils se retrouvant seul dans sa chambre prit quelques secondes afin de s’assurer que son père était entré dans sa chambre et se leva de son lit. Il prit lui-même quelques secondes avant de se diriger vers la fenêtre afin de regarder dehors. La pluie martelait le toit de la maison. C’était d’ailleurs le seul son distinct dans la pièce.

Le jeune ne savait pas quoi penser de cette histoire.

Il se demandait si celle-ci était vraie, si elle avait vraiment eu lieu et si c’était arrivé, qu’était-il arrivé au jeune Keltas.

L’enfant ne comprenait pas comment des êtres humains pouvaient être aussi cruels envers des êtres vivants. Il imaginait les animaux qu’on tuait, même eux, on faisait attention pour ne pas trop les faire souffrir, mais le jeune Keltas, on avait fait en sorte pour le torturer jusqu’à ce que la vie quitte son corps.

Le père avait eu tord de raconter cette histoire et il s’en voulait encore d’avoir eu l’audace de le faire pareil. Il était très conscient que bien que ce compte était extraordinaire elle dépassait les compréhensions qu’un jeune enfant pouvait avoir. Celui-ci était encore dans les croyances que toutes choses étaient merveilleuses et que les gentils triomphent toujours sur les méchants, etc.

Mais aujourd’hui il avait vu ses croyances mourir sous quelques paroles. Il allait voir le monde d’un nouvel œil, d’une manière plus avertie sans la naïveté de la jeunesse.  Pour enfin venir à la conclusion que le monde ne recelait pas juste d’être de bon cœur, mais qu’il y avait aussi des personnes qui faisaient de notre monde un enfer et une abomination.

Le père était entrain de ce préparer à dormir lorsqu’il prit comme résolution qu’il avait fait une erreur en racontant son histoire, puisqu’il estimait que son fils était trop jeune pour entendre se genre de compte et surtout qu’il était trop jeune pour en comprendre toutes les subtilités et qu’il irait demain réparer son erreur en parlant avec son garçon afin de lui faire comprendre que c’était une horrible légende et que rien de ce qu’il avait dit n’était vrai. Il se coucha auprès de sa femme l’esprit comblé par cette solution.

Mais il aurait du savoir que ce ne serait pas aussi aisé que de faire comprendre à un enfant que ce que l’on venait de lui dire n’était que pure folie.

Toujours devant sa fenêtre le garçon était bouche bée. Il se demandait toujours qu’était-il arrivé au jeune Keltas Dnazar, qui est l’homme aux yeux jaunes? Pourquoi ces sorciers sont si méchant avec lui… Un autre tonnerre fit trembler la maison. Décidément l’orage se rapprochait pensa celui-ci.

C’est alors qu’un éclair frappa juste en avant de lui, pendant quelques secondes il vit tout blanc. Celui-ci sursauta en voyant l’éclair. Après quelques secondes sa vue commença à revenir. Il pouvait distinguer sa fenêtre.

C’est là qu’il aperçue un reflet dans la fenêtre en arrière de lui et ce reflet était un homme qui le regardait. Il avait un chapeau noir, mais ce qui le frappa le plus se fut ses yeux…

Ils étaient jaunes.

Le jeune se retourna aussitôt afin de voir si ce n’était pas le fruit de son imagination. En se retournant il fit face au vide.

Rien, la noirceur avait empli son champ de vision laissant son imagination comme seule source de réconfort à son incompréhension.

Au tournant de ma vie

L’été de 1997. Cette année là, j’ai perdu mes parents et mon frère. Je dis « frère », mais le terme approprié serait demi-frère. Jacob et moi avons la même mère, mais le père de Jacob est décédé lorsqu’il avait deux ans. C’est à ses funérailles que ma mère et mon père ce sont rencontrés. Aussi étrange que cela puisse paraître, elle est tombée amoureuse du meilleur ami de son mari décédé. L’année suivante, je suis née. Alors Jacob a toujours fait partie de ma vie et le considère comme mon frère.

 

Ce jour là, nous étions tous les quatre en voiture ayant comme destination le supermarché. Il faisait très chaud et il y avait beaucoup de tension dans l’air. La chaleur se faisait difficile à supporter. À cet instant précis, j’eus été envahis d’une sorte de mauvais pressentiment. Comme si un malheur allait se produire. Comme de fait, il y avait un lièvre au beau milieu de la route.  Il s’immobilisait telle une statue de marbre. Nous étions sur le point de le frapper. J’étais maintenant persuadée que je possédais des pouvoirs de devin. Par contre, mon père a fait dévier la voiture d’un coup de volant sec et nous avions évité la bête. J’étais déçue. Pas parce que je voulais absolument tuer ce lièvre, mais plutôt parce que je ne possédais pas réellement des pouvoirs de voyante. Nous avions évité un accident, mais ce ne serait pas le cas pour ce qui allait suivre…

Le silence se brisa lorsque ma mère se mit à commenter la conduite dangereuse de mon père.

-«  Tu vois bien que c’est ce qui arrive quand t’enlèves tes yeux de la route ! »

-«  Mais qu’est-ce que t’as à me faire la morale comme ça ? Je l’ai évité le lapin, non ?»

-« D’abord, c’était un lièvre et puis t’aurais pu tous nous tué en conduisant comme ça! »

-«  Tu veux bien me laisser conduire merde ! Il fait chaud et j’ai pas besoin que tu me tombes sur les nerfs comme ça ! »

Mes parents ne cessaient de se disputer. Mon père, emporté par la rage, n’avait pas remarqué que la voiture se glissait dans l’autre voie. Nous avions fait un « face à face ».

Le bruit des sirènes de l’ambulance criait dans mes oreilles. Il s’atténua, devint de plus en plus sourd, puis disparu dans le silence. Après cela, je n’avais aucun souvenir de ce qui s’était passé.

Quatre jours plus tard, je me suis réveillée dans un lit d’hôpital. Les draps étaient plus blancs que blanc et la lumière des néons, totalement aveuglante. Peu à peu, je reprenais conscience et je constatai toutes les blessures que j’avais. Mon front était enroulé dans des bandages de coton blanc et mon cou était sécurisé dans un genre de plâtre. Les quelques souvenirs que j’avais de l’accident m’inquiétaient, parce que je ne voyais pas mon frère nulle part. Alors avec un effort suprême, je réussi à me lever du lit. Mais aussitôt debout, je vomis et m’écroula par terre. L’infirmière qui passait dans le corridor est tout de suite arrivée pour m’aider à me replacer dans mon lit. Ses gestes maternels, mais efficaces, me rassuraient davantage. Cependant, lorsque je lui ai demandé à voir mes parents et mon frère, je crus apercevoir des larmes dans le coin de ses yeux. Sans me répondre, elle m’apporta une chaise roulante et m’aida à m’y installer. Une fois dans le corridor, je ne pu m’empêcher de constater à quel point l’odeur de l’hôpital était répugnante. Elle sentait le malade. Puis, je me demandai comment une si jolie dame pouvait, de son propre gré, travailler dans un endroit pareil…

Nous avions changé d’étage et la petite enseigne indiquait « soins intensifs », ce qui n’était pas particulièrement rassurant. La porte s’ouvrit et j’aperçu mon frère couvert de blessures et d’ecchymoses. Malheureusement, c’était bien plus grave que ce que je m’étais imaginé. La belle infirmière se mit à m’expliquer que mon frère, Jacob, n’était plus vraiment lui-même. En d’autres termes, il était « légume ». Il avait besoin d’une machine pour l’aider à accomplir ses besoins vitaux. Le pire, c’était qu’il ne pouvait jamais guérir. À  neuf ans, c’était difficile de comprendre. Je n’avais pas le choix, il fallait accepter ce fait. Par contre, lorsque j’ai demandé à l’infirmière si mes parents étaient dans le même état, j’eus vite compris la réalité de la chose.

 

 

La semaine qui suivit, Jacob décéda. Je me suis donc retrouvée sans famille. Je me sentais seule au monde. Ma mère et mon père avaient été tués sur le coup et mon frère n’était resté légume qu’une semaine. Ma mère était enfant unique, alors je n’avais aucun oncle ni aucune tante de son côté. Mon père avait deux sœurs. La première se nommait Brigitte. Malheureusement, elle était retardée mentale, alors elle vivait dans un centre où l’on pouvait prendre soins d’elle. Elle n’était évidemment dans aucun état de veiller sur moi. Ensuite, il y avait sa sœur Carole. Dans mes souvenirs, elle n’était pas particulièrement gentille. Puis de toute façon, elle avait déjà six enfants et était veuve. Elle jugeait mieux de me placer dans un orphelinat.

 

La semaine qui suivit, l’homme du département de la protection de la jeunesse était passé me chercher. C’était un homme bien étrange. Il n’était pas vraiment grand, il n’était ni mince ni gros, c’était le genre de personne qu’on ne remarquait pas dans une foule. Il se nommait Albert. Je trouvais ce nom inapproprié pour une personne qui se charge de placer un enfant sans famille dans un orphelinat. Puis, il n’était pas vraiment vieux, mais son nom ne le rajeunissait pas du tout.

Lorsque nous avons débarqué de la voiture, l’enseigne à l’entrée de la bâtisse indiquait «  Orphelinat Saint-Sacré-Cœur ». C’était plutôt long à dire, mais Albert m’avait dit que les gens d’ici le nommaient par abréviation. La bâtisse en soie me faisait penser à une chapelle. Son architecture était sombre et la fenêtre au dessus de la porte d’entrée était faite de vitrail coloré qui représentait l’enfant Jésus. La lueur du soleil faisait danser des ombres sur le mur derrière le vitrail.

Tout à coup, j’ai été parcouru d’un frisson terrible. Je me suis souvenu de toutes les histoires d’épouvantes que Jacob m’avait contées au sujet des religieux. À l’époque, ces gens croyaient qu’une personne qui faisait une crise d’épilepsie était possédée par le diable. On faisait alors venir un exorciste. Jacob ne m’avait jamais expliqué ce qu’était précisément un exorciste, mais le mot m’effrayait. Et puis il m’avait déjà dit qu’auparavant, on battait les enfants gauchés pour qu’ils écrivent de la main droite, parce qu’ paraît qu’écrire de la main gauche est un signe du diable. Les religieux étaient vraiment obsédés par la possession du diable. À mon avis, c’était eux les fous et jamais je ne voulais entrer dans cet orphelinat. Après tout, l’endroit était géré par des sœurs et Dieu seul sait quelles horreurs se produisaient à l’intérieur…

 

Albert ne comprenait pas ce qui m’effrayait autant. J’ai bien tenté de lui expliqué tout à propos des épileptiques et des gauchés, mais il n’a pas voulu m’écouter. Je n’avais pas le choix et il avait raison. Je n’avais nulle part où aller. Je n’allais quand même pas vivre dans la rue. Avec un effort surhumain, j’ai prit mon courage à deux mains et avec peine, nous avons grimpé les douze escaliers de l’orphelinat.

 

Une fois à l’intérieur, il  eut comme un soulagement extrême. De ce point de vue, la bâtisse ne ressemblait pas vraiment à une église. Le plancher était fait de terraseau bourgogne et les murs étaient d’un beige sable. L’entrée plutôt sombre était éclairée par un magnifique chandelier antique.

 

J’ai sursauté lorsqu’une dame vêtue d’une longue robe noire m’a tapé l’épaule. Elle se nommait sœur Josée. Lorsqu’elle s’est présentée, j’étais envoutée par sa voix quasi-féérique. Elle m’a ensuite accompagné à ma chambre pour que je puisse y laisser mes bagages. À ma grande surprise, il y avait déjà quelqu’un dans la pièce. Lorsque nous sommes entrées, la fille avait à peine levé les yeux. Celle-ci paraissait avoir environ neuf ans elle aussi. Ses cheveux étaient blonds ternes comme une vieille chaîne d’argent. Et ses yeux étaient aussi obscurs qu’un trou noir. Sœur Josée pensait que ce serait une bonne idée que j’apprenne à connaître ma colocataire. Lorsque mon accompagnatrice est parti,  j’ai commencé à défaire ma valise. Quand j’ai posé un portrait de ma famille sur le bureau, l’autre fille l’a prit dans ses mains et l’a examiné. Elle m’a ensuite demandé ce qui était arrivé à ma famille. En voyant mon visage troublé, elle s’est excusée de son indiscrétion. Puis, elle se présenta.

-«  Je m’appelle Amélie. »

-« Ravis. Moi c’est Léa. »

-«  Désolé d’avoir été un peu vite. Moi j’y suis habituée. Ma mère m’a abandonné ici quand j’avais un mois et demi. »

-«  Pauvre toi ! »

-«  Non, non. T’en fais pas. Écoutes, j’vais être honnête avec toi. »

-«  Pardon ? »

-«  Tu peux pas rester ici. Cet orphelinat cache un terrible secret. Le plus vite que tu partiras d’ici, le mieux ça sera pour toi. »

-«  Mais de quoi est-ce que tu parles ?! »

-«  Chut ! J’entends des pas. »

-«  Quoi ? »

-«  Chut ! Elle arrive ! »

Une attaque surprise

En 2007, il a existé un monde qui avait été constitué de quatre grands pays. Ces derniers ont été habités essentiellement par des ninjas, dans différents territoires. Les pays ont été catégorisés comme suit : le pays du feu, le pays de l’eau, le pays de la foudre et le pays de la terre. Jean, un personnage de ce monde vient d’une famille qui s’appelle Lillo, un des clans les plus puissants dans le monde des ninjas. Ce personnage s’identifie par sa force, sa grandeur, ces longs cheveux noirs et porte toujours un chandail rouge. Pour indiquer son appartenance et marquer sa différence par rapport à d’autres clans, il est vêtu d’un chandail qui porte un signe qui représente sa famille. C’est un grand nuage noir avec plusieurs cercles qui sont dispersés un peu partout. Notre champion a étudié à l’académie Perce-Neige où il a appris qu’il existait plusieurs types des cristaux qui permettaient d’activer un pouvoir en particulier et que tous les ninjas de chaque village ont un grade différent. Tous les débutants s’appellent les Nullos, car ceux-ci aspirent à devenir des ninjas. Ensuite, il y a les Protos qui sont des ninjas qui ont eu un bon résultat à l’examen théorique préparé par le Firegos. Puis, il y a les Athos qui sont des ninjas Protos qui ont démontré une capacité extraordinaire. Enfin, il y a le Firegos qui est le ninja ultime du village et il est chargé de défendre son village à tout prix. Flakes Lillo est le père de Jean et il est aussi le Firegos. Un jour, en marchant sur la rue Manoir, dans son village Jean aperçut un Protos. Ce denier était impressionné par son costume. C’est ainsi qu’il s’approcha vers lui pour lui parler.

 

–          Bonjour monsieur, pouviez-vous m’expliquer comment on active le pouvoir des cristaux ?

 

–          Quel est ton nom ?

 

–          Jean et vous ?

 

–          Kelly Manoir.

 

–          Mais votre nom de famille est semblable au nom de la rue.

 

–          Oui, Flakes a donné le nom de notre clan à cette rue, parce que mon père est mort en protégea ce village au péril de sa vie, durant la guerre des ninjas.

 

–          Je suis vraiment désolé pour toi, mais pour la dernière fois, pourrais-tu me dire comment on active le pouvoir des cristaux ?

 

–          OK.

 

–          Merci d’avance.

 

–           Les cristaux qu’on appelle aussi les diamos sont des morceaux de pierre précieuse qui sont très spéciaux. Mais pour les activer, nous devons prononcer des mots magiques. Malgré mon niveau, je connais juste quelques-uns, mais la majorité des gos savent tous les mots magiques. Comme tu le sais déjà, ton père est un des quatre gos, il y a le Lightninggos du pays de la foudre, le Earthgos du pays de la terre, le Watergos du pays de l’eau et finalement le Firegos du pays du feu. Ceux-ci sont les ninjas les plus puissants du monde.

 

–          Qu’est-ce que veut dire le mot gos ?

 

–          Le mot gos est un titre prestigieux qui signifie le chef du village. Ton père est le plus important du pays, car il maintient une bonne relation avec les autres pays. Mais dorénavant, ne m’interromps plus.

 

–          OK.

 

–          Ses pierres précieuses sont très dangereuses pour de jeunes garçons comme toi. Jean, moi je dois partir, j’ai une mission très importante à accomplir.

 

–          Mais…

 

Soudain, le ninja disparut sans laisser de trace. Jean était vraiment content d’apprendre qu’il pouvait devenir plus fort juste en récoltant quelques diamos. Mais le problème était qu’il ne savait pas comment en trouver et ne connaissait même pas les mots magiques. Bouleversé par cette situation, il décida d’aller rejoindre un de ces amis qui est aussi un de ces plus grands rivaux. Il s’appelle Binko Ushara et son clan est depuis des générations les rivaux du clan Lillo. À l’époque, il y avait plusieurs guerres entre deux pays. Quand l’un des pays engagés le clan Ushara, le pays adverse engagé immédiatement le clan Lillo, car ils étaient des  groupes puissants. Binko était un jeune garçon séduisant et grand. Malgré ces défauts, toutes les jeunes filles du village étaient attirées par lui. Il est grand, a des cheveux courts, une belle face ronde et porte toujours des souliers bleus, une chemise bleue avec un bandeau noir qui est situé autour de sa tête. Arrivé sur les lieux, Jean aperçut Binko. Celui-ci qui était en train de parler à une jeune fille et décida de se cacher derrière un mur qui se trouve juste à approximativement de lui.

 

–          Beauté, veux-tu attendre le poème que j’ai préparé pour toi ?

 

–          Oui.

 

–          Ma belle princesse

Oh ma déesse enchanteresse.

Avec tes belles tresses,

Tu as conquis mon cœur

Comme une belle chasseresse.

Les jours sans ta présence n’ont pas de fin.

Ce n’est pas comme mon voisin

Qui voit le jour comme un raisin.

Mon enfance sans toi,

Ne c’est aucunement déroulé dans un nuage.

 

Le doux son de ta voix

Ne ressemble pas à un casse-noix.

C’est pour cela qui résonne toujours dans mes oreilles

Comme une abeille battant des ailes.

Même Venise se vêtit

En voyant ta beauté

Et cela, avec simplicité.

Tout ce que j’ai te dit

C’est ne pas moi qui l’a dit,

Mais ce l’amour qui me l’a dit.

Un jour, mon âme quittera ce corps actuel,

Mais attendra ton âme jumelle.

J’ai ne puis rêver douce souffrance,

Car c’était cela mon espérance.

 

–          Quel beau poème Binko !

 

–          Merci chéri, on se reverra plus tard.

 

–          OK, à la prochaine.

 

Après que la petite amie de Binko soit partie, on entendit Jean qui commençait à rire en rejoignant son ami.

 

–          Salut Binko.

 

–          Jean, qu’est-ce que tu veux ?

 

–          J’ai besoin de ton aide.

 

–          Tu veux parler de cela.

 

Le petit Ushara fit sortir de sa poche plusieurs cristaux.

 

–          Wow, comment as-tu eu des diamos?

 

–          C’est mon père qui me l’a donné. Je peux te donner quelques un si tu veux.

 

–          Bien sûr que je le veux.

 

–          Mais avant que je te le donne, tu dois savoir qu’il existe cinq sortes de diamos. Il y a les cristaux de l’eau, du feu, de la terre, de la foudre et du vent. Pour chacun, tu dois utiliser un mot magique qui va te permettre d’activer la puissance de l’élément. De plus, tu peux créer des nouveaux éléments en combinant les pierres précieuses.

 

–          Incroyable.

 

–          Pour activer la puissance de l’eau tu dois dire waterstock style, pour la terre tu dois dire earthstock style, pour la foudre tu dois dire lightningstock style, pour le vent tu dois dire windstock style et finalement pour le feu tu dois dire firestock style.

 

–          Mais comment activer la puissance de la combinaison ?

 

–          Tu dois juste combiner les mots. Par exemple, si tu veux combiner le cristal du vent et celle de la terre, tu dois dire windearthstock style.

 

–          Donne-moi les pierres, j’ai envie d’essayer.

 

–          Aujourd’hui, c’est ton jour de chance, car je te donne les cinq éléments de la pierre.

 

–          Merci beaucoup.

 

–          De rien. Mais je te le donne pour mon propre intérêt.

 

 

Soudain, on entendit le bruit d’une bombe et de plusieurs maisons qui commencèrent à s’effondrer.

 

–          Jean.

 

–          Oui.

 

–          On attaque notre village.

 

De loin, Jean voyait des hommes qui portaient des vêtements de couleur bleu et noir semblables au clan Ushara. Ceux-ci avaient infiltré le village sans problème. Après quelques secondes, le petit fils du Firegos vit apparaitre un Athos qui se tenait devant lui.

 

–          Jean, je m’appelle Prince et le Firegos veut te voir.

 

–          Mon père ?

 

–          Oui Jean. Nous n’avons pas le temps de parler, parce que des ninjas attaquent le village.

 

–          Nous te suivons Prince.

 

–          Nous ? Tu es seul Jean.

 

Effectivement, notre jeune garçon du clan de Lillo était bien seul. Son compagnon avait soudainement disparu.

 

–          Petit tient ma ceinture.

 

–          OK.

 

Quand l’enfant de Flakes tenu la main de Prince, l’Athos exécuta plusieurs signes avec ses mains et d’un coup ils se sont retrouvés directement devant le chef du village du feu.

 

–          Mais comment as-tu fait cela ?

 

–          C’est une technique très avancée que seulement les Athos, quelques Protos et la famille Ushara connaissent. Cette technique permet à l’adversaire de disparaitre sans que personne ne soit au courant, mais moi je l’utilise pour me déplacer.

 

–          Prince, tu peux partir.

 

–          Oui patron.

 

Prince avait disparu et Jean se retrouva face à face avec son père. Tout allait mal pour Jean, car il avait perdu son ami du moins c’est ce qu’il croyait.

 

–          Fiston, nous avons un grand problème.

 

–          …

 

–          Les ninjas qui attaquent notre village viennent de la famille Ushara. Ils essayent de détruire le village. Je t’ai appelé, car Binko fait partie du clan Ushara et cela se pourrait qu’il soit mêlé à tout cela.

 

–          OK papa.

 

–          Nullos, est-ce que tu as vu la bombe ?

 

–          Oui, il était gros, énorme, gigantesque !

 

–          Prépare-toi, car tu devras défendre notre village au péril de ta vie.

 

–          Je suis prêt. À la fin de ce combat, tu seras fier de moi.

 

–          Fiston, je suis déjà fier de toi.

 

Introduction;
 
1344 rue Jolicoeur, septembre 1994. C’était une journée d’automne glaciale. Les fenêtres de la voiture de papa étaient toutes gelées et le gazon craquait lorsque je posais les pieds dessus. Les feuilles n’avaient même pas finies de tomber que le sol gelait. L’hiver approchait de plus en plus et personne ne l’avait vu venir si vite. Maman disait que l’hiver apportait encore plus de travail à tout le monde puisqu’il fallait se préparer en conséquence de l’hiver. 

Il était 8 :45 AM  précisément, quand je sortis de la maison pour me rendre à un endroit que je détestais énormément. Un endroit où il y avait extrêmement d’humidité, de bactéries et de règlements. C’était très strict chez moi, mais ma mère disait que c’était bien de nous remettre à notre place des fois. J’haïssais l’école! Pour moi, c’était une punition de me lever tous les matins et de me rendre à pied  à l’école. Je n’étais pas encore sortie de l’entrée de la maison que ma mère m’ordonnait d’entrée immédiatement pour me mettre un manteau, mais moi j’étais plus vite qu’elle. Lorsque j’avais tourné le coin de la rue Marnier, je rangeais mon manteau dans mon sac d’école. Le soir, je reprenais la même tactique et ainsi de suite pour tout l’hiver. Le matin, lorsque j’arrivais à l’école le corps glacé, je me rendais à ma case pour ranger mon sac à dos, puis, j’allais rejoindre mes amies. Les journées étaient longues et pénibles surtout lorsque j’avais un cours d’histoire. La professeur, Mme. Fredette, était vieille et grincheuse. Elle n’aimait pas les élèves, en particulier moi. Je n’avais aucune idée pourquoi, mais sans doute qu’elle savait qu’Hélène était ma sœur aînée. Mme.Fredette ressemblait à une sorcière et même que je me demandais parfois si elle en était pas une. L’autre jour, je l’ai surprise en train de réciter une sorte de prière étrange. Elle m’énervait! Par chance, nous avions seulement quatre cours sur neuf avec cette chipie.

Lorsque les journées se terminaient enfin, je me rendais chez moi, mais pas par le même trajet que le matin. Le soir, je prenais un raccourci pour éviter de marcher encore plus. Je passais par un petit boisé qui me conduisait à un champ non loin de la maison. Je n’avais aucune envie de rentrer chez moi et de voir mes parents s’acharner encore sur moi. J’avais l’impression qu’ils étaient toujours sur mon dos et cela me rendais très agressive. Hélène faisait tout pour m’écœurer et moi je mordais toujours à l’hameçon. En plus c’était moi qui écopais de toutes les punitions possibles puisque madame disait qu’elle n’avait rien à voir là dedans. Chez moi la routine était très présente. Tous les jours, le dîner était servi à exactement 18 :15, puis l’heure des devoirs, la douche et finalement le dodo. J’étais en secondaire 3 et je me couchais encore à 9 heures tandis que mes amies eux n’avaient pas de limite d’heure. Mes parents étaient très disciplinés et selon eux le nombres d’heures que l’on dormait influençaient beaucoup nos résultats scolaires. L’autre jour, je me suis fais surprendre à jouer à l’ordinateur à minuit et j’ai été privée de sortie pendant une semaine. J’étais une personne têtue, très têtue alors pour confronter mes parents je sortais par la fenêtre de ma chambre et j’allais rejoindre mes amies dans le parc à quelques pâtés de maisons de chez moi. Malgré toutes mes petites rebellions d’adolescence, j’étais une personne qui avait des ambitions dans la vie. J’aimais beaucoup avoir des objectifs et les atteindrent. Pour moi, ma vie était déjà toute tracée .Enfin je m’étais prit en main puisque après le lycée, je voulais aller au cégep en architecture et pousser mes études encore plus loin à l’université.

Noël arrivait à grands pas et je ne savais toujours pas quoi demander à mes oncles, mes tantes et surtout ma famille.

Mon voisin M.Harisson était très présent dans notre famille. Chaque année, j’avais droit à deux cadeaux, un à Noël et un à mon anniversaire. Cette année, je comptais bien lui en demander un mais encore une fois j’hésitais. Noël était l’occasion la plus précieuse pour nous de voir nos cousins. Ils étaient tous très gentils et je les aimaient bien. La personne avec qui je m’entendais le mieux s’était Alexis. En plus d’être très gentil, il était beau, très beau. Toutes les filles de son lycée étaient complètement folles de lui. Ce qu’elles ignoraient, par contre, c’est qu’il était gay. J’étais la seule personne à qui il s’était confié et nous avions juré de jamais en parlé à qui que ce soit. Il m’avait bien averti que si j’avais le malheur d’en parler à quelqu’un il ne me pardonnerait jamais.

Aujourd’hui nous étions le 27 Décembre et c’était mon anniversaire. Mon signe astrologique ‘‘Capricorne’’. Comme à chaque anniversaire, ma mère me faisait la lecture de mon signe astrologique dans le journal. Je me souviendrai toujours du nom du journal ‘‘Le Devoir’’. Cette année il était inscrit Le Capricorne est ambitieux, travailleur et ne perd jamais de vue son objectif. Mon élément était la terre et j’étais compatible avec le taureau et la vierge. Quelle perte de temps, selon moi, de lire des mensonges de la sorte. Encore une fois, ma mère m’avait organisé une petite fête en famille mais rien de trop gros ou de trop compliquée.

Pas plus de 13 jours après que j’ai eu 15 ans l’école reprenait avec la merveilleuse Mme.Fredette ! L’école nous bombardait d’examens puisque la fin de l’étape arrivait. Le directeur monsieur Larrivée tentait de nous motiver à aimer l’école en organisant un voyage pour 15 personnes à Québec. Wach ! Pour moi rien me motivais à étudier ou, encore pire, faire mes devoirs. Il faut croire que les démarches que j’avais entreprit pour réussir mon année scolaire n’avaient pas durée très très longtemps. Lorsque la journée termina enfin, je me rendis, comme à l’habitude, par le petit boisé qui me conduisait au champ non loin de chez moi. Je fredonnais tranquillement une chanson de Céline Dion au passage Et je t’aime encore, comme dans les chansons banales, et ça me dévore,
et tout le reste m’est égal
lorsque j’entendis un bruit près de moi. Ce n’était pas un bruit de branches qui craquaient ou de feuilles qui tombaient. Cela me semblait être un bruit de personne qui me suit. En effet, c’était M, Harrison! Il semblait vouloir me dire quelque chose puisqu’il se dirigeait vers moi. Mon instinct était bon. M, Harrison me demanda d’aller voir son tout nouveau projet. Il avait construit une cabane dans un arbre. Je trouvais ça un peu étrange qu’il construise une cabane en plein hiver mais il m’expliqua que s’était parce qu’il voulait que l’on puisse jouer avec le plus tôt que possible. J’étais déjà en retard pour le souper puisque j’avais eu du rattrapage scolaire alors je me suis dit que quelques minutes de plus ne changeraient pas grand-chose à la situation.

En entrant dans la petite cabane de bois froide et humide, on pouvait entendre le bois craquer. Il avait un silence total. J’étais épanouie par tout le travail et le temps qu’avait pu mettre Monsieur .Harrison dans cette maison miniature. La première chose que j’aperçu en entrant était un cadre blanc qui contenait une photo de moi et de ma sœur Hélène. Monsieur Harrison m’expliqua que les photos manquantes de toutes mes autres amies s’ajouteraient sous peu. Tout au fond de la cabane, il avait placé une étagère sur laquelle il y avait des jeux. Il y en avait de tout les genres, monopoly, cranium, scrabble, serpent échelle, battlefield et finalement le grand classique, le bon vieux jeu de cartes. Monsieur. Harrison me proposa de jouer a un des jeux en question afin de faire l’ouverture officielle de notre nouvelle cabane. Il commençait à faire noir et je devais me faisais à l’idée de rentrer bientôt à la maison. Mes parents me cherchaient s’en doute mais je me disais que les faires larguer un peu ne leurs feraient pas de tord puisque je trouvais qu’ils n’étaient pas toujours juste avec moi.

Je ne prenais pas toujours conscience de se que je faisais. J’étais innocente. Jamais je n’aurais cru que le temps qu’il me restait à vivre était compté…

L’enfermé

 Je vis l’enfer depuis déjà 5 jours. Les barreaux qui me séparent de la réalité m’étourdissent, je ne sais plus quoi faire. Si cela continue, je crois que je vais craquer. Je sens un grand vide en dedans de moi, puisque j’ai tout perdu. J’ai perdu ma mère, mon petit frère et ma sœur, dans un accident de voiture l’année passé. Je n’ai jamais connu mon père, alors c’est peut-être tout cela qui m’a fait perdre la tête. En se moment, je me sens encore plus perdu, à cause de cet endroit petit et dégoutant. Je partage ma cellule avec un homme de la mafia italienne qui a déjà commis plusieurs meurtres. Ce qui me rassure encore moins, c’est que j’ai 20 ans à purger dans cette prison. Trois ans de terreur et de tristesse. Je ne pourrai jamais survivre ici, pour moi c’est la mort qui vient de plus en plus vite me chercher pour m’amener surement dans un monde meilleur, ou peut-être pas. Peut-être pas, car il pourrait ne rien y avoir de l’autre côté, c’est peut-être juste un grand vide, comme un trou noir. Un trou noir qui n’a pas de fin, qui ne mène nulle part. Mais je me trompe peut-être, il pourrait y avoir un autre univers de l’autre côté, un monde moins cruel que celui-ci, un monde pas de guerre, un monde ou la souffrance n’existe pas. Personnellement, je ne crois pas qu’il y a un grand vide de l’autre côté, mais dans le fond personne ne sait vraiment ce qui se passe après la mort. Un jour je vais le découvrir, mais j’espère que ça ne sera pas bientôt, car même si j’ai tout perdu, j’ai quand même le goût de vivre. J’ai le goût de sentir l’air frais du matin, d’entendre les carillons le soir, de me faire griller au soleil, de marcher sur le long de la plage et de tomber en amour avec un personne formidable. Quand je pense à tout cela, ça me fait sourire, mais dès que j’ouvre les yeux, je retrouve ma tristesse et le désespoir d’être enfermer. Si seulement, j’avais quelqu’un pour venir me rendre visite, quelqu’un à qui je pourrais me confier et qui m’écouterait, mais cela est impossible. C’est l’heure du souper, mais je n’ai pas faim, car l’odeur répugnante qui m’entoure me lève le cœur. J’ai juste le goût de rester coucher dans mon lit, même si il n’est pas du tout confortable. Je sens les ressorts dans mon dos et mon oreiller est dur comme de la pierre, même que le plancher plein de poussières est plus confortable. Finalement, les gardiens m’ont obligé à aller manger quelque chose, puisque j’étais trop faible, mes jambes n’étaient presque plus capables de soutenir le reste de mon corps. Rendu à la cafétéria, tout le monde me regarde de travers, c’est comme si je serais le gars rejeter dans une école secondaire, à qui personne ne veut lui adresser la parole. Je m’assis tout seul dans mon coin sans regarder autour de moi, comme si je serais seul au monde. Environ 20 minutes plus tard, je retourne dans ma pitoyable cellule. Puis, quelque chose de surprenant se produit, l’homme avec qui je partage cet enfer m’adresse pour la toute première fois la parole.
Quel crime as-tu commis pour être  en prison?
-Je ne peux pas vraiment en parler…
-Si tu me le dis, je ne vais pas en parler, c’est promis!
-D’accord..! C’était un vendredi soir, il pleuvait, j’étais dans un bar et j’avais trop bu. J’avais décidé de rentrer à pied chez moi. Rendu proche de chez moi, j’avais vu deux belles filles se promener et j’avais donc décidé d’aller leur parler. Tout de suite lorsque je m’avais approché d’elles, elles m’avaient dit de partir, mais cela m’avais frustré, alors j’étais devenu agressif. À partir de se moment là, la seule chose dont je me souviens, est que je me suis réveillé avec la police autour de moi et les deux filles étaient étendues part terre  plein de sang. Je regrette tellement ce que j’ai fais. Je ne prendrai plus jamais  d’alcool de ma vie.
-Je ne pensais pas que c’était si grave que ça. En passant, je m’appelle Normand.
-Enchanté Normand, moi c’est Éric.

Après cette discussion, j’ai décidé de me coucher, car je suis fatiguer, épuisé, mort. Quelques heures de sommeil ne me fera pas de tord après toute les émotions
que j’ai vécu aujourd’hui. Cela fait seulement 10 minutes que je me suis endormi et je commence déjà à faire des cauchemars. Je rêve au crime que j’ai fais, mais au lieu que sa soit les filles qui sont mortes, c’est moi qui est étendu par terre plein de sang. Je me réveille donc en sursaut, en pleurant et en criant. Heureusement je n’ai pas réveillé personne. Je ne suis pas capable de me rendormir, car j’ai  trop peur de refaire le même cauchemar horrible. Alors je décide d’écrire tout ce que j’ai sur le cœur, peut-être que cela va m’aider a mieux dormir après. Je commence par écrire comment je me sens, la douleur et la solitude que j’éprouve, pourquoi j’ai commis un tel acte. En écrivant tout cela, plusieurs questions me viennent à l’esprit, comme par exemple : Est-ce que je vais passer le reste de ma vie en prison? Que vais-je faire si jamais je sors?…. etc. Finalement je n’ai pas dormis de la nuit et je suis très fatigué, car la lettre que j’ai écrit ne m’a pas du tout aider, au contraire, elle m’a encore plus mélangé dans mes idées. Il est 10h00 et je n’ai rien à faire et Normand non plus, alors on décide de jouer aux cartes. Pendant que l’on joue, je décide de lui parler un peu.

-Cela fait combien de temps que tu es enfermé ici?
-Cela fait 6 ans.
-Vous n’êtes pas tanner de vivre dans cet endroit?
-Oui, mais je suis obligé.
-Combien de temps il te reste encore à faire avant de sortir?
-Il me reste 10 ans à faire avant de pouvoir être en liberté conditionnel.
-As-tu des enfants?
-Oui, j’ai un garçon de 7 ans et une fille de 8 ans.
-Je suis désolé pour toi. Ils doivent te manquer.
-Ils me manquent énormément.
-Moi, j’aimerais tellement sortir d’ici.
-La seule façon que tu pourrais sortir d’ici, serait de t’évader, mais presque personne ne réussi et si tu te fais prendre, tu auras de grave conséquences.
-Je sais, mais je ne réussirais à rester dans cette prison toutes ses années.
-Moi aussi je voudrais sortir, mais il faut être vraiment intelligent pour pouvoir réussir et moi je ne le suis pas.
-Je pourrais peut-être essayer de faire un plan et s’il est parfait, serais-tu prêt à t’évader avec moi?
-Je ne sais pas, il faudrait que je trouve ton plan vraiment parfait et peut-être que je le ferais.
-D’accord, alors ce soir après le souper je vais commencer à travailler dessus.
-Ok.

Nous avons continué à jouer au carte pendant au moins une heure, mais aucun de nous n’a parler. Le silence règne dans la cellule. L’heure du souper se termine et je commence à faire un plan. Le plan me prend quatre jours au complet à faire. Je n’ai pas pris aucune pause, sauf durant les repas. J’ai l’air d’un mort tellement la fatigue m’a envahie, tout le monde se demande si je suis malade. C’est le matin, il est 5h00 et je décide de réveiller Normand, pour lui présenter mon plan, puisque à cette heure là personne ne pourrait entendre de quoi l’on parle, car tout le monde dort.

-J’ai fini le plan!
-déjà! Explique-le-moi
-Premièrement, on va attendre la tomber de la nuit, puis je vais appeler le gardien de nuit pour dire que je suis malade. Lorsque le gardien arrivera devant la cellule, je le prendrais par la gorge, pendant que toi tu lui prendras les clés dans sa poche. Ensuite, je laisserais le gardien inconscient par terre, puis on ouvrera la cellule. Discrètement, on se rendra à la cafétéria, puisqu’il y a les conduits d’aérations. On va devoir ramper dans les conduits jusqu’au sous-sol de la prison, car il serait trop risqué de prendre les escaliers. Rendu en-bas il va falloir que l’on sorte par la porte qui mène à la cours de récréation et lorsqu’on sera dehors, nous devrons nous coller contre le mur pour se rendre jusqu’aux bacs de poubelles. Nous empilerons les bacs pour pouvoir monter sur le toit. Quand nous serons sur le toit, on devra ramper jusqu’à ce que l’on soit à côté de la clôture, car il ne faudrait que l’on se fasse voir par les lumières. Rendu à côté de la clôture, nous allons sauter par-dessus et on va atterrir dans le gazon. Ensuite, nous ramperons dans le gazon, jusqu’à temps que l’on soit arrivé dans la forêt. Après cela, nous serons libres.
-Ton plan est parfait! Je ne savais pas que tu étais aussi intelligent.
-Alors vas-tu t’évadé avec moi?
-Oui, car je crois que cela va fonctionner.
-D’accord, alors tu as toute la journée pour te préparer, mais n’oubli pas qu’il ne faut pas avoir plus d’un sac chacun comme bagage.
-C’est correct.

La nuit tomba et moi et Normand…

La vallée de Ragnarok

Je vécu la plupart de mon enfance dans la vallée de Ragnarok au beau milieu du vaste pays dénommé Thavoshlak. Cette vallée est tout simplement une des merveilles de la nature. La végétation y était magnifique, la faune tout simplement divine, du surprenant dindochon à l’éblouissant griffon. La partie la plus surprenante de cette vallée des milles bonheurs était la ville, Arceus. Dans cette ville tout était rayonnant, les elfes, les animorphs et bien sûr les humains. Tous y cohabitaient en paix même s’il y avait des quartiers distincts où on y trouvait des objets et de la nourriture ethnique propre à leur besoin et leur culture. Le palais avait une aire d’une autre époque. Pour y entrer, il fallait passer par le pont Ascalash, le plus vieux pont de l’histoire construit par les pères fondateurs. Le pont d’Ascalash était construit de cubes de rubis et de saphirs. Lorsqu’on le traverse, on parvient à une porte principale constituée de bois et de fer, rien d’extraordinaire. Ce qui faisait vraiment le charme du château était ses deux tours à chaque extrémité. Elles avaient toutes deux des portes d’entrées magnifiques étaient composées de marbre et étaient ornées de pierres précieuses. Ces pierres s’illuminaient, le soir venu, telle une constellation étincelante .
À l’intérieur de ce palais il y avait trois trônes : le plus grand avec des pattes de lion en guise d’accotoir était celui du roi, celui à sa gauche était celui de la reine et celui de droite, le mien. Effectivement, je suis le fils de roi et de la reine, ce qui fait de moi le prince. Je suis donc le futur hériter de cette terre magique. Le seul problème était que je ne voulais pas de cette vie, je voulais simplement être une personne comme les autres pas le « prince Trevor, fils du puissant et juste Gustave et de la généreuse et honnête Amanda ». Ce titre me tapait sur les nerfs au plus haut point même si presque cent pourcent des gens enviaient ma vie. Je ne pouvais accepter ma confortable et ennuyante existence de noble. Je ne suis qu’un jeune prince et déjà j’écroule sous la pression et mes obligations. Je ne peux même pas m’imaginer lorsque je serais roi, je vais littéralement mourir de stress. Au moins, il y a mon assistant, conseiller et meilleure ami Xaya. Il est un animorph d’une taille incroyable, il devait faire au moins trois mètres de haut et deux mètres de large. Malgré son incomparable carrure il était doux comme un agneau. Son visage lui était tout comme celui d’un ours un large nez avec de grands yeux ronds d’une couleur noisette et une énorme barbe qu’on pourrait même qualifier de fourrure, lui couvrait le visage. En effet Xaya était la description même d’un animorph moitié homme moitié ours. En ce qui le concerne, les deux seules choses qu’on pouvait reprocher à cet énorme nounours est sa maladresse due à sa force surhumaine. Xaya a brisé d’innombrables pièces d’argenteries et biens précieux. L’ autre chose qu’on lui reprochait était aussi ce que j’aimais le plus, son innocence. L’innocence de ce mastodonte était comme celle d’un enfant ignare qui ne connait que l’univers dans le quelle il est née, cette ignorance était selon moi sa plus grande qualité car puisqu’il avait la mentalité d’un enfant, il ne voyait aucun mal dans l’âme des gens. Il ne pouvait comprendre pourquoi quelqu’un ferait du mal même serait être immoral.

Pour moi, ce compagnon faisait de lui un être pur sans aucun malice ou mauvaise intention.
Mon histoire commence donc ici dans le palais d’Arceus ou mon ami Xaya et moi jouions tranquillement au olag, un jeu ancien seulement joué par les fortunés, ce jeu consiste à n’utiliser que ces pieds pour ensuite botter le ballon dans une espace restreint et couvert d’un filet. Un soir nous jouions au olag et un être que je qualifierai d’aussi sombre que les catacombes lors d’une éclipse et aussi méchant que Lucifer arriva. Je vous explique pourquoi cette être me déplait autant. Cette entité machiavélique était la fille du conseiller de mon père et nomme Nira. Elle était une femme elfique d’une beauté inconnue de tous les hommes, elle était si belle du haut de ces cinq pieds et dix pouces avec sa longue chevelure blonde soyeuse comme de la soie qui finissait au bas de son dos. Son visage était un mélange de toutes les fantaisies des hommes réunis dans un seul visage parfait, ces yeux d’un bleu étincelant pouvait rendre faible même le plus fort des guerriers et ces paroles étaient plus fortes auprès des hommes que celles de mon père. Cette déesse d’une beauté incroyable, nous manipulait et elle l’exerçait son pouvoir autant que possible pour obtenir ce qu’elle désir. Pour arriver à ces fins, cette vipère commençait par un simple coup d’œil en votre direction puis un regard et finalement elle vous fixait. Lorsqu’elle vous adressait la parole vous saviez ce qu’elle veut et il vous est simplement impossible de parler ou même de bouger. Voilà pourquoi je déteste Nira au plus haut point. Lorsque cette enchanteresse arriva, pendant le jeu d’olag, elle ne dit rien.
Elle resta là, nonchalante, à brosser ces cheveux comme si elle attendait que je la complimente sur son incroyablement sublime chevelure ou encore que je me propose pour lui brosser les cheveux. Il n’y avait aucune chance que je cède même si la tentation était forte. J’ai dû résister car j’allais lui offrir mon aide tel un servant, je lui donnerais ce qu’elle voulait et je ne pouvais laisser cela arriver. Après mon but final, j’allais donc jusqu’à elle en regardant mes pied et lui dit’’ Nira va donc ailleurs, Xaya et moi essayons de jouer tranquille’’ elle me répondit, en moins d’une demie seconde, comme si elle avait prédit mes moindres paroles et dit ‘’ Mais pourtant je ne fais rien de mal, je ne suis qu’assis au soleil de se merveilleux jour d’été à profiter du soleil, est-ce un crime? » . Alors, que je m’efforçais de ne pas regarder son corps divin. Xaya s’exclama de sa voie rauque et plutôt sotte « Non, ce n’est pas un crime en fait je crois. Est-ce un crime ??’ », je dis alors « non ce n’est pas un crime mais pourrais- tu aller brosser tes cheveux ailleurs tu me déconcentres. » Nira dit de sa voit d’ange « je te quoi?? » « Tu me déconcentres bon avec tes beau cheveux, tes traits parfaits et tes yeux perçant » elle sourit et laissa entrevoir ses magnifiques dents blanches et s’en alla d’un aire satisfait. Définitivement cette fille est le démon, à chaque fois que je la vois, elle me rend faible et je ne contrôle même plus mes pensées. Elles sont tous dirigées vers cette sorcière, cette enchanteresse… cette déesse. Après ma rencontre avec l’antéchrist, je n’avais plus le cœur à jouer, j’ai donc dit à Xaya d’un ton maladif que je ne me sentais pas bien et que j’allais aller faire un petit somme. Xaya continua donc à jouer alors que je me dirigeais vers les portes du palais.

Lors de mon entrée au palais, je me suis fait bombarder de « Bonjour monseigneur. Salué vos chers parents pour moi. » Ou encore venant des gens plus proches « Ca n’a pas l’air d’aller. Voulez-vous que j’appelle l’infirmière? » J’arrivais finalement en terre promise soit mon lit douillet et soyeux où personne ne pouvait venir me déranger. Enfin, j’étais libre, plus aucune fonction, obligation ou devoir et encore plus important, j’étais à l’abri de cette femme. Je pouvais enfin échapper de ce monde dans le quelle je me sentais différent pour me diriger vers un monde meilleure, je dirais même parfait soit celui des rêves. En quelques secondes j’étais dans les bras si accueillant de Morphée. Malheureusement, on m’a enlevé de cet était puisqu’on m’a réveillé en panique par mon pire cauchemar. Nira était dans ma chambre et me secouait pour que je me réveille. Je lui dis donc d’une voie encore endormie « Mais que ce passe-t-il? » elle ne me disait rien mais son visage autrement parfait avait un aire paniqué et je dirais même affolé. Elle me fit signe de la suivre, ce que je fis sans hésitation et ce que je vis en sortant de ma chambre me donna la chère de poule de la tête au pied…

Vous est-il déjà arrivé de perdre quelqu’un? Ne me dites pas, oui je comprends dans quel état tu peux être ne serait-ce que pour soulager ce petit inconfort que vous éprouvez en ma présence puisque vous ignorez totalement quoi dire ou bien quoi faire pour me remonter le moral. Je m’adresse maintenant à ceux et celles qui comprennent vraiment ce que j’ai vécu, à travers quel enfer j’ai bien pu vivre, combien de temps je suis resté cloîtré dans le confort de ma petite chambrée. Bref, je m’adresse à ceux et celles qui ont perdu, comme moi, quelqu’un à qui il tenait beaucoup. Vivre le premier Noël sans cette personne, la première Saint-Valentin. Ressentir un vide persistant qui ne veut s’en aller de jour en jour. J’ai lu un jour dans un article que cela a été prouvé scientifiquement que ceux ayant vécu une énorme perte ou une grosse peine d’amour ont vraiment des dommages physiques au coeur. Si c’est le cas, je me demande encore comment je fais pour me lever chaque jour, respirer chaque seconde, ouvrir les yeux le matin, puisque dans l’état où mon coeur est, je devrais déjà être morte de fatigue à force d’exercer des battements de coeur qui me font souffrir atrocement à chaque fois. J’ai également lu un jour, dans un roman de ma romancière favorite  » Danielle Steel » , que la création est un élixir magique qui vous guérit de tous vos maux, de tous vos tourments. C’est pourquoi j’ai entrepris de vous écrire mon histoire, notre histoire, car un nous a bel et bien existé dans ma vie. En vérité, ce nous a été toute ma vie. J’espère de la sorte rendre un peu hommage à cet homme à qui je dois tout. Lui qui m’a sauvé lorsque j’étais en détresse et que je voulais le moins être sauvé puisque je ne voyais plus de raisons de me relever. Cet homme m’a en fait donner la meilleure raison de me relever, celle qui ne m’aurait jamais plus donné envie de tomber, jusqu’à son absence. Il ma montré l’amour. Vous allez dire, c’est la même chanson partout, c’est ce qu’on entend tout le temps, j’ai trouvé l’homme de ma vie, j’ai rencontré l’amour. Bien bravo pour ceux et celles qui l’ont vraiment rencontré. Je n’ai par contre qu’un conseil à vous donner, faites attention à cet amour, nourrissez le chaque jour, vivez le à fond, car on ne sait jamais lorsque cet amour s’éteindra. On pourra dire tout ce qu’on veut, mais le vrai amour ne se rencontre qu’une fois, de petites amourettes peuvent exister, mais lorsque vous l’aurez rencontré, le vrai, vous le saurez dès l’instant même. J’aurais bien pu agir comme la pire sotte, me foutre éperdument de lui qu’il serait resté. C’était réciproque et les deux étions au courant. Nous ne pouvions vivre sans l’autre et nous aurions supporté n’importe quoi pour être ensemble.  Même lorsque nous nous chicanions nos voies sonnaient harmonieusement puisqu’elles étaient faites pour aller ensemble. Aucune voix ne m’était plus douce, plus réconfortante, plus sensuel, plus affectueuse que la sienne. Je donnerais n’importe quoi pour l’entendre à nouveau.

C’était le 15 décembre 1992, j’étais alors âgé de 22 ans et je me dirigeais vers mon appartement après avoir fait mes courses. Il ventait très fort dehors et les choristes près des magasins qui chantaient leurs chants de Noel avaient de la difficulté à retrouver leur souffle. L’ambiance de Noël me faisait toujours le même effet, c’est-à-dire une impression de profond dégoût envers tous ceux qui achetaient leurs milles cadeaux de Noëls, qui avaient milles fêtes où aller fêter et qui devaient en choisir une. Toute la population avait l’air stressée et amusée à la fois ce qui me frustrait encore plus puisque j’aurais à passer Noël encore accompagné de mon chien. Seule au monde, aucun parent, aucun frère et soeur. J’avais été mise en foyer d’accueil à l’âge de 3 ans lorsque mes parents avaient péris dans l’incendie de leur entreprise. Heureusement, j’avais hérité de beaucoup d’argent. Toute ma vie j’avais été seule et le fait d’être seule maintenant ne m’atristait plus autant, je ne ressentais plus que cette profonde amertume. C’est donc la tête remplie de ces idées lugubres que je l’ai vu. Il m’observait, ou bien du moins regardait dans ma direction très attentivement. Il me regardait comme si j’étais la mère de ses enfants. C’était en fait très troublant, mais tout de même rassurant. Je me disais qu’au moins quelqu’un sur cette planète avait remarqué mon existence en ce jour de fêtes. Je continuais alors mon chemin, invisible aux yeux de tous comme je l’avais toujours été. Cet mystérieux homme avait maintenant disparu de mon chemin. C’est triste de remarquer à quel point lorsqu’on est en manque d’attention on se raccroche à de tous petits détails peut-être même sans importance. Cet homme ne me regardait peut-être même pas, qui sait. Une semaine passa, les vieilles mêmes routines platoniques de tous les jours. Puis je revis cet homme. L’homme mystérieux était au même endroit et me regardait de la même façon. Je me dis que ce ne devait être qu’une coincidence. Par contre, cette deuxième rencontre différa de la première puisqu’il s’aventura plus près de moi.

<< Bonjour>> avait-il dit. Un mot si simple et anodin, mais pourtant lourd de sens sortant de la bouche de cet étranger. On aurait presque dit qu’avec ce simple mot, il venait de nous lier pour la vie.

<< Bonjour >> lui ais-je répondu. Puis c’est comme si j’avais répondu oui pour toujours jusqu’à ce que la mort ne nous sépare. Il m’a alors sourit. J’ai tout de suite su qu’il avait raison. Cet homme et moi étions lié pour la vie. Nous avons ensuite été prendre un café et avons parlé pendant des heures. Après la deuxième heure, il m’a demandé quel était mon nom. Je lui ai répondu Sophia Goiu et lui ai retourné la question à mon tour.

<< Je m’appelle Rick Taylor ». Ce n’est que plus tard dans la soirée, le temps venu des au revoir qu’il m’a dit :

 »Passez une belle nuit Mme Taylor ».

Ces mots paraissaient des plus naturels sortant de sa bouche. À partir de cet instant Rick et moi étions inséparables. Après seulement un mois, nous étions déjà comme ces vieux couples qui terminent les phrases de l’autre, qui savent combien de lait et de sucre mettre dans le café de leur amant. Cet homme est alors devenu toute ma vie et je l’aimais comme je n’avais jamais aimé personne. Ce n’est que deux mois après notre rencontre que Rick a fait le grand saut. Il m’a demandé d’aller le rejoindre au même point de rencontre où nous avions fait connaissance pour la première fois. Lorsque je suis arrivé, il était déjà là en m’attendant avec ce petit sourire espiègle qui signifit que je ne suis pas au bout de mes peines. Il s’est alors avancé très lentement vers moi et s’est mis à genou.

 » Sophia, ma belle Sophia, j’aimerais aujourd’hui et pour toujours te prouver à quel point je suis fou de toi.  À quel point je t’aime et à quel point tu illumines mon existence. J’aime tout de toi, même tes défauts ou tes manies un peu agaçantes comme celle que lorsque tu ouvres un sac de lait et que tu laisses toujours le petit bout du sac que tu as coupé dans le tiroir où les ciseaux se trouvent. Je sais qu’on ne s’est rencontré qu’il n’y a que deux mois, mais je me sens comme si cela faisait des siècles qu’on se connaissait, comme si à notre naissance on nous avait lié. Tout le monde cherche toute leur vie à s’accomplir et à devenir quelqu’un. Je sais par contre que je ne réussirais cela qu’en étant avec toi, car si tu es absente de ma vie je ne suis personne. Mon amour pour toi grandit de jour en jour et j’ai bien l’impression qu’il a atteint la limite, mais non, je me surprends toujours à t’aimer plus et à te vouloir plus. Je veux me retrouver plus tard, vieux et tous ridés, en train de raconter à nos petits enfants notre rencontre et notre heureuse vie, car je sais avec conviction que si nous sommes ensemble, nous serons heureux. Je veux mourir dans tes bras et rendre mon dernier souffle en ta présence. Je te veux, toi et personne d’autre. Je te veux à jamais, je veux pouvoir te prendre par la taille devant mes amis et me vanter que tu es ma femme. Donc, Sophia Goiu, me ferais-tu l’honneur de t’appeller désormais Mme. Taylor ?  »

Je n’ai même pas dit oui que je l’ai embrassé avec toute la force que j’ai pu rassembler. Je n’en revenais pas. Moi qui deux mois auparavant ne trouvait rien de bon à la vie. Comment avais-je pu être si chanceuse ? Je n’aurais pu souhaiter une fin plus heureuse que de terminer ma vie en présence de Rick.  C’est quelque mois plus tard, le 14 septembre, que j’ai perdu mon meilleur ami, mon frère, mon père, mon mari, Rick.

Amour Défiguré

Il était une fois Isabella. Un bon matin, après avoir pris son petit déjeuner, l’adulte était allée s’assoir dans la grande balançoire qui se trouvait dans son jardin. Elle admirait la belle boule de feu qui était déjà dans le magnifique ciel bleu claire. La femme de 19 ans se sentait tellement bien en cette belle matinée qu’elle aurait répondue OUI à toutes les choses qu’on lui demanderait. Elle habitait seule dans une maison si immense qu’il faudrait quasiment deux jours pour visiter toutes les pièces. Elle possédait cinq personnes qui travaillaient pour elle. En cette température estivale, Isabella se sentit bien dans sa peau. Elle marcha partout dans son jardin. Elle cueillait les fleurs que son jardinier lui montrait.

Après deux heures de marche dans le jardin, elle repartit s’asseoir dans la balançoire. Elle ignorait que dans quelques instants, elle serait tombée amoureuse avec l’homme de sa vie. En se balançant, un bruit énorme se fit entendre et cette dernière se leva brusquement pour aller voir qui était-ce. Mais elle ne vit personne, alors elle ne continua pas à chercher. Elle se rassit. Soudain, elle entendit quelqu’un frapper à la porte. Un des travailleurs y ouvrit et il dit:

« Chère dame, quelqu’un vous demande à la porte. »

Elle s’approcha de la porte. Devant elle, apparut un grand homme.
Un magnifique sourire apparut sur ses lèvres laissant voir une belle dentition lorsqu’elle s’approcha de lui. Elle put remarquer que son allure était décontractée et simple. Sa grande taille athlétique montrait un torse protecteur sur lequel on aimerait voulu se reposer. Bref, l’homme de ses rêves. Elle resta bouche-bée pendant quelques minutes et là, elle redescendit sur Terre. En attendant qu’Isabella soit à son écoute, le jeune homme continua à la regarder.

« Bonjour! », Commença-t-il.

«Oh… Bonjour. », Répondit la fille riche après quelques temps.

«Je m’appelle Alejandro et je suis le neveu de tes voisins ». Isabella avait la peine de suivre Alejandro tant elle l’admirait, mais elle essaya de le suivre quand même.

«Bien, enchantée de te connaître Alejandro. Moi, c’est Isabella. »

Ils se serrèrent la main de façon officielle.

«Ma tante m’a demandé de t’inviter pour la fête ce soir, car on fête l’anniversaire de mon cousin. Ça t’intéresse? »

«Oui, ça me fera plaisir de venir. Dis à ta tante merci pour l’invitation. »

«À ce soir. J’ai été ravie de faire ta connaissance Alejandro ».

Ce dernier répondit lui aussi et il s’en alla. En retournant chez lui, il s’est dit qu’Isabella est belle et il continua en souriant et en pensant à elle. La fille commença à se préparer dès qu’elle monta dans sa chambre pour être belle. Arrivé le soir, après avoir rencontré le fêté et ses invités, elle se dirigea vers la piscine creusée en forme circulaire. Elle s’assit, les pieds dans l’eau tiède et elle regarda les étoiles dans le ciel. Alejandro la vit et il partit en direction de la piscine.

« Puis-je m’asseoir? », le gars demanda.

«Bien sûr », lui répondit-elle, avec un sourire jusqu’aux oreilles.

Isabella sentit son cœur se tordre et battre de plus en plus vite. Il lui offrit un verre et elle le prit. Les deux parlèrent de tout et de rien. A un moment donné, ils parlèrent de profession et Alejandro précisa qu’il veut être médecin et qu’il attendait l’affirmation de l’université. Les deux passèrent un très bon moment ensemble. Ils échangèrent leur numéro de téléphone. Vers deux heures du matin, Alejandro accompagna Isabella chez elle et juste avant de fermer la porte, l’homme de vingt et un ans lui donna un baiser sur la joue. La fille fit le plus beau sourire avant de dire bonne nuit. Elle alla se coucher en pensant à Alejandro et ce dernier fit la même chose.

Le lendemain, le futur médecin vint rencontrer Isabella chez elle et ils passèrent toute la journée en se  promenant dans le grand jardin. Dans l’après-midi, la jeune fille se reposa sur ses épaules. De plus, sa grande taille athlétique montrait un torse protecteur. Une fois encore, ils parlèrent de tout et de rien. Quand arriva l’heure de souper, le père d’Isabella, d’un âge avancé, mais d’une grande bonté rentra à la maison de son travail. Malgré ses cheveux grisonnants et son dos légèrement recourbé, il gardait toujours ses traits de jeunesse, sa taille assez battit et ses yeux bleus de loups. Par contre, ceux-ci semblaient épuisés depuis la mort de sa tendre épouse, la mère de sa très chère enfant unique. Cette jeune femme fut décédée à la suite d’une longue maladie, et depuis, seul son père s’occupa de cette jeune fille. Quand il entra dans la maison, il fut dit par ses travailleurs qu’Isabella avait passé toute la journée dans le jardin accompagné d’un jeune gars. En ayant entendu ça, le père fut surpris, car il n’y avait pas de secrets entre le père et la fille tant leur relation était forte. Donc, sans perdre une minute, il se dirigea vers la fenêtre en face du jardin. Et là, à sa grande et agréable surprise, il vit sa fille très joyeuse. Pour lui, c’était le plus beau cadeau devant ses yeux, car c’était la première fois après le décès de sa femme qu’il vit sa fille joyeuse comme ça. Pour lui, sa fillette avait retrouvé le bonheur et le père était satisfait. Quand les jeunes adultes rentrèrent dans la maison, Christo, le père fit la connaissance de ‘l’ami’ à Isabella et quand vint le moment de rentrer, la dernière alla accompagner Alejandro jusqu’à la porte. La personne de 19 ans se retourna et avec un sourire taquin, gambada de joie. En voyant le bonheur dans ses yeux, le père alla directement au but en demandant :

« Sortez-vous ensemble? »

Cette dernière ne se permit pas de mentir tant elle était heureuse. Alors, elle affirma et elle dit à son papa que c’était la plus belle journée de toute sa vie. Elle fit un câlin à son papa et prit le souper avec tout le monde et la discussion de jour fut complètement sur Alejandro. Isabella expliqua à son père comment elle ressentait quand elle était avec lui. Quand vint le moment de se coucher, elle monta dans sa chambre et elle appela le jeune et ils se parlèrent pendant des heures et des heures. De son côté, dès qu’il fut rentré à la maison, une surprise qui changerait sa vie l’attendait. Alejandro reçut une lettre et quand il la lit, il fut agréablement surpris. Mais en même temps, il était triste, car c’était une lettre de l’Université de Medecine, ‘Johnson Medical School de Robert Wood’ affirmant que ce dernier fut accepté dans cette université, aux États-Unis. Ça voulait dire que peut-être il ne pourrait plus fréquenter Isabella. En se sachant pas quoi faire, après quinze minutes de réflexion extrême, il décida finalement de ne rien dire à Isabella. Il attendait le bon moment pour lui dire. Il fit du mieux qu’il pouvait pour être normal avec sa copine. Malgré ce fut difficile, il essaya quant même. Quelques jours passèrent et le couple se réjouissaient comme si de ne rien était. Il restait maintenant un mois avant qu’Alejandro devrait quitter son amante et cette dernière ne savait toujours rien. Un  beau jour, le futur médecin décida de révéler le message à Isabella.

Alors, pour ce faire, il lui donna un rendez-vous à une très belle place romantique, au Lac aux Castors. Elle arriva là-bas et attendit son amant. Lorsque celui-ci arriva, il fit un léger sourire et demanda à Isabella une balade à ses côtés. La fille porta volontiers. Isabella put remarquer qu’Alejandro n’était pas à l’aise, car il ne parlait pas. Il ne fit que marcher à côté de sa copine. Avec le vent estival et la verdure qui les entouraient, le paysage fut si romantique. En ne sachant pas par où commencer, elle demanda après un moment si ça allait. Il ne répondit rien, mais il fut nerveux. Arrivé au belvédère où on voit Montréal au complet, il commença à parler en disant :

« Bella, ça fait longtemps que je voulais te dire quelque chose. »

« Vas-y, je t’écoute » était le mieux qu’elle pouvait dire. »

Et elle lui montra son plus beau sourire irrésistible. En la regardant dans les yeux, il ne pouvait pas lui dire la vérité, car il voyait plein d’amour dans les yeux de sa copine. Donc, il avoua quelque chose d’autre.

« Je devais te le dire autrefois, mais mieux vaut tard que jamais….. Je t’aime. »

En entendant ça, elle se mit à rougir et elle rougir et déclara son amour de retour à Alejandro. Sans perdre de temps, il la prit par la main et il se pencha doucement pour poser ses lèvres sur les minces lèvres d’Isabella, un doux baiser. Elle fur surprise, car elle savait maintenant qui étaient les papillons mystérieux qui virevoltaient dans son ventre depuis le début. C’était les papillons de l’amour. Tandis qu’Isabella était au septième nuage, Alejandro fut fâché contre lui-même de ne pas pouvoir dire à Isabella la vraie raison d’être là. Par contre, il fut extrêmement satisfait du baiser.

Il ne restait maintenant que quelques jours avant le départ de New Jersey. De l’autre côté, l’amour d’Alejandro fut de plus en plus fort chez Isabella et le même se produisait chez le garçon. Il devint de plus en plus stressé, car il commença ça à faire ses bagages sans que son amante le sut. Isabella vit la vie en rose jusqu’au jour où elle apprit la nouvelle toute seule, soit le lendemain. Elle partit rendre visite à ses voisins et en ayant eu la permission d’aller voir Alejandro dans sa chambre, elle y était montée. Là, elle vit les bagages d’Alejandro et elle ne comprenait plus rien. En cherchant plus loin, elle vit une photo d’elle et sous la photo, elle fut attirée par une lettre qui s’adressa à elle. La lettre a été écrite par Alejandro décrivant la peine qu’il ressentait pour annoncer la mauvaise nouvelle à sa copine et sur le lit, elle vit la lettre d’admission. En ayant tout lu et compris, elle se sentit faible comme une personne sans force et sans qu’elle le voulait, des larmes immenses coulaient sur ses joues chaudes. Chaque seconde sembla une éternité, car elle attendit Alejandro, pour une explication plus claire. Ce dernier entre dans la pièce quelques minutes plus tard et il comprit toute la situation.

«Pourquoi ne me l’as-tu pas dit avant? », lui demanda-t-elle sans y tourner pour que Alejandro ne la vit pas pleurer.

« Parce que je ne voulais pas te faire de la peine, car moi, en l’ayant lu, j’ai tout de suite pensé à notre relation. »

« Et qu’est-ce que tu penses que je ressens maintenant? »

Sans lui répondre, le gars musclé s’avança et alla vers elle. En la voyant pleurer, il essaya de la consoler en la donnant un câlin. Après quelques minutes, elle se calma et ils eurent une conversation qui avait durée une bonne deux heures et ils arrivèrent à une conclusion. Ils allaient passer les deux derniers jours ensemble pour que ça resterait mémorable. Ils dépensèrent toute leur énergie durant ces deux jours et quand arriva le moment de vérité, avec le cœur serré, les amants s’embrassèrent longuement, car peut-être ils ne se verraient plus jamais. Isabella ne put empêcher ses larmes de couler. Ça rendit Alejandro plus triste. La jeune femme regarda Alejandro partir doucement. Elle fixa son amant jusqu’à ce qu’elle ne le vit plus. Elle retourna à la maison avec un cœur lourd, parce qu’elle était retournée juste avec la moitié de son âme. Son autre moitié fut restée avec son amant, qui était dans l’avion à ce moment précis.

 

Prisonnier

Il y avait quelque chose de déprimant dans la solitude. Certains aimaient ce temps réservé à passer avec eux-mêmes, à pouvoir penser clairement sans interférences des pensées d’un autre individu. Tandis que pour Lith, un jeune garçon d’à peine douze ans, c’était une période douloureuse.

À un si jeune âge était-il possible d’avoir perdu sa raison de vivre? Il en était bien convaincu ayant le cœur brisé après une séparation avec une personne qui lui était chère. Ce n’était pas une séparation banale en plus. Non. C’était la pire des pires, celle dont on ne revenait pas et dont il n’y avait aucun espoir de cela. Outre son meilleur ami, Faelan avait été la personne la plus importante à ses yeux. La personne avec qui il avait voulu vivre, mais maintenant cet être avait été effacé du monde. Pas du sien, mais des vivants. Le plus important des deux pour une relation tangible.

Ce qui était encore plus terrible dans toute cette histoire c’était qu’il était responsable de sa mort. Certes, on lui avait assuré le contraire, mais il n’y croyait pas. Cette impression que c’était de sa faute était plus que réelle, c’était la vérité. Le garçon réalisait à chaque instant passé seul qu’il était le meurtrier. Celui qui avait tué son être le plus cher. La seule personne qui avait été là pour lui. La seule personne qui l’avait aimé.

Voyez-vous, Lith était un garçon qui avait perdu ses parents à l’âge de cinq ans. Cela n’avait pas été une grande perte puisqu’il avait été maltraité jusqu’à cet âge. Il avait été une nuisance, un indésirable, un accident (gradation). Il n’avait jamais été aimé, on l’avait négligé et ce, même à l’orphelinat dans lequel il avait été placé. Un endroit terrible où les enfants avaient cette illusion de bonheur. Le maître des lieux trouvait ses plaisirs dans les soucis de ses orphelins (antithèse).

Ce dernier utilisait aussi les petits qu’il accueillait pour s’enrichir. Leur disparition n’était aperçue puisqu’ils étaient sans famille, c’était donc parfait pour lui. Un laboratoire utilisait des enfants pour réaliser des expérimentations et l’orphelinat leur fournissait. Toutefois, il y avait une règle qui épargnait quelques des jeunes. Si un orphelin venait à nouer un lien avec l’extérieur, il ne pouvait être envoyé là-bas. Évidemment, cela ne passerait pas inaperçu.

Lith avait eu Faelan, un médecin qui passait souvent devant la cour de l’orphelinat et qui avait aussitôt éprouvé de l’affection pour le blondinet. Ils s’étaient donc vus, ils avaient passé du temps ensemble, tout comme s’ils eurent été père et fils (comparaison). Néanmoins, l’homme était mort par sa faute et il ne reviendrait plus. Il ne le sauverait pas de son éventuel destin. Peut-être était-ce le prix à payer pour ce qu’il avait fait. Qu’avait-il fait, même ? Simplement un caprice de gamin. Il avait à peine quelques jours de cela que Lith avait perdu son meilleur ami et qu’il avait désiré voir son « père » ou plutôt ce qu’il considérait comme si. Un orage violent secouait la ville et il était imprudent de sortir. Faelan avait quand même voulu le consoler, mais évidemment, il avait eu un accident.

Bref, le garçon s’en tenait pour seul responsable et avec les remords, il n’avait pu protester tant lorsqu’on l’envoya au laboratoire. Ce fut ainsi qu’il se retrouva dans la cave pour subir les pires des tortures.

Les rayons du soleil sur sa peau, caressant de leur douce chaleur, lui manquaient terriblement à présent. Son état présent avait tout de la mort, n’ayant quasiment aucun contact avec l’extérieur si ce n’était pas aucun. Il avait l’impression d’être six pieds sous terre, ce qui n’était pas loin de la vérité. Il était confiné dans une cave, éloigné de l’humanité. D’ailleurs, cela lui faisait perdre la tête chaque jour. Aucune lumière ne traversait la fenêtre, donné qu’il n’y en avait pas une seule. Que des barreaux sur la porte et même cela ne donnait que sur un couloir de pierre humide et sombre. Son corps avait peine à le supporter avec des membres qui le faisait souffrir à chaque mouvement. La nourriture qu’on lui apportait, rarement, ne consistait pas à grand chose. Des restants maigres à peine assez pour le garder en vie et insuffisants pour lui redonner des forces.

Brisé par la solitude et les coups qu’on lui portait, son âme voulait quitter ce réceptacle inutile. Mais alors que l’idée de s’enlever la vie pesait agréablement dans son esprit, il repassait en mémoire le passé. Un passé qui lui semblait si lointain, si vieux, inatteignable… pourtant si près et récent. Comment pouvait-il le savoir? Les minutes se confondaient aux heures et les heures aux journées, puis les journées aux semaines et ensuite aux mois. Combien de temps se faisait-il qu’il pourrissait dans cet abysse? Qu’avait-il fait pour mériter ce traitement? Il ne se rappelait pas avoir été particulièrement mauvais…

Des coups de feu dans le couloir, des cris déchirant le silence. L’odeur de la mort, les cadavres qui s’empilent sur le tapis qui se teint de rouge…

Le réveil fut brusque et secoua sa frêle personne. Ses yeux s’ouvrirent et il se redressa sur le tas de foin séché. En effet, il ne dormait même pas sur un matelas, cela était un luxe qui ne lui était pas accordé. Le même cauchemar venait hanter ses nuits sans qu’il puisse le chasser ou l’affronter. Son cœur frappait furieusement contre sa cage thoracique et il respirait fort. Le néant l’enveloppait et pas même la faible lueur des chandeliers du couloir ne pouvait apaiser sa terreur. Il n’y avait rien à faire dans son cas. Depuis trop longtemps avait-il souffert ces images qu’il ne pouvait ni oublier, ni modifier. C’était impossible, c’était sa seule réalité dans cet enfer.

Des pas commencèrent à se rapprocher de la porte de sa cellule et le sang monta à sa figure pour battre contre ses tempes. Le meurtrier? Venait-il le tuer comme il avait tué tous ces gens dans le manoir? La crainte continua de ramper le long de ses membres et avant d’être entièrement figé, le jeune homme allât se tapisser dans un coin de la pièce. Sachez que l’esprit décousu de Lith avait produit des illusions et des souvenirs vains. La folie avait doucement fait sa place à l’arrière de son crâne et en avait fait son logement. Il était probable que des années sans contact amical ou affectif avec des humains pouvaient affecter quelqu’un. Le garçon avait grandi malgré ce que le laboratoire expérimentait sur lui. La plupart du temps, ses réactions étaient testées. Il était placé dans des situations cauchemardesques simplement pour savoir ce qui se passait dans le cerveau ou ce que cela faisait à l’individu. Vérité était, ces séances étaient aberrantes, transformant le pauvre petit en une créature d’émotions sombres. Il aurait pu devenir un adolescent comme les autres, il aurait pu devenir quelqu’un, mais on lui avait ravi cette possibilité. Peut-être que cette possibilité lui avait été enlevée depuis longtemps, depuis la naissance.

Enfin, les yeux à peine mieux que ceux d’un aveugle parcoururent le mur qui contenait la porte. Il vit une ombre se glisser devant les barreaux de la porte. Le cliquetis d’un trousseau de clé se fit entendre par la suite. Alors que l’enfant allait rendre l’âme et sombrer dans les cauchemars pour toujours, n’ayant plus d’énergie pour ce type d’angoisse, une lumière éclaira le visage de l’inconnu pour rassurer sa petite nature. Il supposa que c’était un des gardiens, mais il n’arrivait pas à replacer son visage. Il lui semblait les avoir tous vus, il lui semblait connaître tous leurs vices. Mais lui, qui était-il?

« Inutile de réagir de la sorte mon enfant, je suis venu t’aider… »

L’aider, lui? Mais pourquoi? Et qui c’était d’abord? L’homme s’approcha de Lith et lui prit la main sans trop établir un contact agréable. Ce fut assez étrange pour le blondinet qui s’abstint de peu de retirer sa main brusquement. Après tout, cette personne ne faisait que l’aider, ce qu’il ressentait ne pouvait être ses vraies intentions. Si cela devait être le cas, il n’aurait qu’à éprouver les regrets plus tard. De toute façon, autant souffrir ailleurs si cela voulait dire qu’il reverrait la lumière du jour.

« Mon nom est Kafflice… je serai là pour toi dorénavant, » murmura le gardien tout en entraînant le prisonnier à l’extérieur de sa cellule.

Les pleurs d’enfants mêlés à leurs lamentations et prières emplissent les oreilles. Ils étaient malheureux, mécontents ainsi que terriblement exigeants. Il faut les punir, les faire taire… Faire quelque chose! S’ensuit incapacité à se contrôler et la rage déferle toute seule, s’attaquant aux pauvres petites créatures. La rage le déforme et calme ces enfants misérables, oh si misérables.

Lith ne pouvait se trouver à être rassuré par la présence de l’adulte, ni par la façon dont il lui assurait sa présence. Cela n’empêcha pas que ce soir-là il quitterait l’enfer. Il retrouverait un semblant de vie, un nouveau départ. Pourquoi ne pouvait-il chasser cette impression de suivre sa mort? Un trouble infime qui était une goutte d’eau dans l’océan (métaphore) de son esprit.

La dernière mission (la suite).

Le 17 décembre 1995,

Steven se réveilla dans son petit sac de couchage ,contemplant la nuit froide que la région du Nord de Petrozavodsk  lui offrait. Accompagné de son coéquipier Bertrand Godin, ils étaient à quelques minutes d’affronter l’ennemi . Perdu dans les fins fonds de la Russie, une base secrète soviétique fut détecté quelques mois auparavant. Des communistes avaient préservé leur anonymat ,depuis la chute du régime, il y a près de quatre ans. Par la suite, ils avaient entrepris la construction d’une base. Leur principal objectif, selon les espions de la CIA, était de produire des armes à destructions massives pour aider l’organisation d’Al-Quaïda à se défendre contre l’armé américaine. Face à cette grave situation, l’armé américaine a confié une mission « top secrète » à ses deux meilleurs hommes pour prendre contrôle de cette base. Les deux Lieutenants-Colonels Steven Walker et Bertrand Godin étaient les candidats idéals pour l’armée, car tous les deux combinaient plus de quarante ans dans les services secrets et ils étaient les plus talentueux de la flotte en terme d’ingéniosité et de courage. En plus d’être de bons soldats, ils entretenaient déjà une grande amitié depuis leur tendre enfance.

Aussitôt que Steven enfila son gilet pare-balles, Bertrand fut déjà posté dans lehaut des arbres où son rôle dans la mission était de défendre à distance son partenaire jusqu’à la neutralisation de la base. Bertrand était un tireur d’élite hors pair, il possédait la meilleure fiche en terme de précision et d’exécuiton et son physique d’athlète surpassait tout le monde. Père de deux enfants, il souhaitait revenir au pays, car il s’agissait de sa dernière mission avant la retraite. Steven était ,au contraire, un homme célibataire qui attendait déjà sa prochaine mission ,même si son âge de quadragénaire le forçait à se retirer des champs de bataille. Les deux amis étaient maintenant prêts à embarquer sur le terrain. Steven géra les derniers préparatifs avec son ordinateur et partit maintenant vers l’est de la base. Pendant ce temps, Bertrand était toujours dans la lentille de son “sniper” en vu de détecter et d’éliminer les ennemis postés sur les phares de la base. Un par un, Bertrand élimina les quatre gardes en moins de quarante secondes pour maintenant laisser la place à son partenaire qui devait maintenant sécuriser l’intérieur de l’infrastructure. Après avoir reçu le signal par radio, Steven entra aussitôt par la clôture et conclut immédiatement qu’il fallait faire vite avant que les gardes ne se soucient de sa présence. Suivant les instructions sur son portable, il devait maintenant se diriger vers le centre de commande pour initialiser l’explosion de l’infrastructure. Sans hésitation, le soldat se dirigea vers une porte qui menait à l’intérieur de la bâtisse. En entrant dans le couloir, deux gardes étaient déjà postés près d’un ascenseur avec leur Ak-47. Il était mort de rire, lorsqu’il aperçu les deux militaires dans leurs petits uniformes bidons datant de la deuxième guerre mondiale, mais il reprit son sérieux et exécuta les deux hommes avec aucune difficulté. Ensuite, le fanfaron enfila la combinaison de l’un des deux hommes et jeta les deux corps dehors dans un petit conteneur qui bordait la porte. Maintenant vêtu de l’uniforme ennemi, l’agent secret se dirigea vers l’ascenseur pour ensuite se diriger dans la sale des commandes. Contemplant la simplicité de son introduction dans la base, Steven comprit que l’ennemi n’était pas prêt à le recevoir alors la chance était peut-être de son côté.

Sorti de l’ascenseur, le militaire observa attentivement les lieux, deux couloirs menaient à la salle de commande, mais tous les deux n’étaient pas occupés par des gardes. Rendu à ce stade, il se posa beaucoup de questions, car c’est impossible qu’une base de cette superficie pouvait ressembler à un grand entrepôt abandonné. Il se souvenu aussitôt de cette belle citation de son ami Bertrand, “C’est trop beau pour être vrai”, ça l’embêtait au point qu’il remettait en doute l’utilité de cette mission. Sans signal radio possible avec Bertrand, Steven devait maintenant agir vite et non de se poser des questions.Le Lieutenant emprunta le couloir de gauche tranquillement en pensant que celui de droite menait à un piège. Lorsqu’il mit sa main sur la poignée, selon lui, tout pouvait arriver.

Tout à coup, Steven reçut un grand coup de bâton de baseball en plein visage comme si l’agresseur avait utilisé tous les muscles de son corps pour détruire son visage. Le soldat se releva péniblement qu’il en reçut un autre au point qu’il avait déjà la figure ensanglantée. Lorsque qu’il réouvrit ses yeux, un visage pâle apparut dans son champ de vision. Cette image encore embrouillée traversa longuement la mémoire de Steven, mais il n’arrivait pas à identifier son agresseur. Finalement, un des hommes masqués amena le soldat américain sur une chaise qui n’avait pas l’air d’une chaise que l’on voyait dans des magasins. Cette chaise terrifiait notre agent secret, car la torture était son cauchemar le plus horrible qu’il pouvait vivre et imaginer. Sa peau, une texture granuleuse, ne cessait d’obtenir des frissons. À ce moment précis, Walker n’était plus le petit fanfaron qui riait des uniformes de l’armée étrangère, mais bien un homme qui souffrait de tortures physiques et psychologiques, dû au fait que l’interrogatoire qui durait déjà depuis quelques minutes et qu’il ne servait qu’à l’achever, à l’aide de décharges électriques. Finalement, l’homme que Steven n’arrivait pas reconnaître réapparu.

– Bonjour Monsieur Walker, s’exclama-t-il.

– Mais qui êtes-vous espèce de malade !

– Eh bien, figurez-vous que je suis l’ancien bras droit de l’un des hommes les plus important de la grande URSS et qui a eu grandement de l’influence sur les services secrets où vous travailliez auparavant. Ça ne te rappelle pas des souvenirs ?

Sur le coup de l’émotion, Steven réussit à détecter le personnage en question. Un sentiment de haine diabolique était maintenant encré dans sa cervelle.

– Federov ! Espèce d’indigène !

Quel homme poli mon cher Steven ! Je voudrais pas que ta famille souffre de tes paroles impolies.

– Qu’as-tu fait à ma famille avant que je t’étrangle jusqu’à temps que tes veines explosent !

– Eh bien, j’ai su par hasard que ta belle petite nièce est en vacance dans les Caraïbes pour fêter son anniversaire de naissance, n’est-ce-pas ? Un accident est si vite arrivé à une belle fille comme Stéphanie.

– Je vais te tuer!

Le militaire n’avait plus qu’une seule pensé dans sa mémoire et c’était sa nièce. Les termes qui décrivaient l’importance de sa nièce défilaient dans sa tête : c’était un ange née, c’était une beauté qui grandissait, c’était une femme qui avait un grand avenir devant elle. Steven ne pouvait pas vivre sans cette petite fille, car c’était la seule famille qu’il lui restait dû à sa petite enfance séparée de son frère.

Au loin, dans ces arbres sibériens remplis de beauté, Bertrand débutait à s’inquièter de son partenaire, car la mission devait se terminer avant le levé du soleil. Si Steven n’était pas revenu avant le levé du soleil, l’ordre pour Bertrand était de quitter les lieux en laissant son compagnon se débrouiller tout seul. Les rayons de la grande boule de chaleur apparurent dans le haut des montagnes du paysage glacial du pays de la Vodka. Rendu à ce stade, le québécois réalisa que sa vie familiale allait peut-être être sauvée, si il abandonnait son partenaire, mais la culpabilité d’abandonner son ami d’enfance serait présente pour le restant de sa vie. Le tireur d’élite était maintenant devant l’un des choix les plus déchirants de sa vie. Il n’était plus le père de ce matin, il était maintenant un homme déchiré entre l’amitié et la famille. Tout d’un coup, Bertrand entendit un cri infernal provenant de la base. Ce son vocal avait tout simplement forcé Bertrand à se diriger vers la base pour sauver son ami ,même si le risque de ne plus revoir sa famille était là.

Pendant ce temps, dans la salle de torture, Federov raconta peu à peu son périple après la chute récente de son régime politique.

–  Tu sais Steven, en détruisant l’une des deux grandes puissances mondiales, votre gouvernement et ses agences secrètes se sont foutus dans le gros pétrin. Tous les liens politiques et économiques que l’on a créé après tant d’années de travail se sont dissipés à cause des petites vermines comme toi qui ont infiltré notre système politique. Vous pouvez être sûr que je vais prendre ma revanche.

– Ça m’a fait un grand plaisir de faire souffrir ta petite clique politique mon cher Federov, j’attendais cela depuis tellement longtemps. Je préfère rendre l’âme que de dire quoi que ce soit sur ce qui pourrait t’aider à exterminer ma nièce et la planète entière!

Un premier choc électrique de 185 volts pénétra son organisme causant une souffrance infernale au soldat. La tendre douleur électrique qui circulait dans son corps ne l’empêchait pas de se défendre contre son adversaire qui essayait désespérément à trouver de l’information. Les deux hommes ne se lâchèrent pas de vue, ils étaient déterminés tous les deux à rester sur leur position pour ne pas donner un petit centimètre d’avance à l’autre. Federov n’était pas gêné d’utilser la violence barbare, car c’était dans sa nature de faire souffrir les gens, il aimait voir la misère, la famine, la guerre, les cruautés humaines, il adorait voir l’humanité s’entretuer. Auparavant, il était un important membre de l’URSS, mais son supérieur n’aimait pas la grande place qu’il prennait de jour en jour au pouvoir, alors il a décidé de le congédié de ses fonctions politiques. C’était depuis ce jour, que ce communisme a viré au fascisme en se disant qu’il allait peut-être le mettre en oeuvre en Russie. Steven avait maintenant l’avenir de l’humanité entre ses mains, car une attaque de Federov était imminente.

balaimagique

Ennuyant et palpitant à la fois, est-ce possible ?

Je suis une résidente d’un petit village situé à proximité d’une ferme sur la rue Des Érables à St-Martin. C’est un petit coin à l’autre bout du monde et ce, loin de ce qui m’est essentiel. Je ne vois plus les membres de la famille, il n’y a aucun centre d’achats, aucun restaurant, plus rien et ce, même pas la lueur du jour. Je reste encabanée dans mon petit appartement à moitié démoli. Il n’y a absolument rien de positif à raconter sur la vie que je mène présentement. J’aimerais bien retourner dans le passé afin de corriger plusieurs de mes erreurs. Ma vie d’avant n’était pas si intolérable, mais comme tout être humain on veut toujours avoir plus que ce qu’on possède. Quelques fois, je me dis que j’aurais préféré ne pas être née, mais d’un autre côté je suis contente de vivre les expériences de la vie. (Antithèse) J’ai de la misère à porter toute cette pression sur mes épaules.

Vous vous demandez sûrement le pourquoi de la chose. Bien, pour tout vous dire je n’ai jamais pu vivre une existence normale et jamais je n’ai eu le droit d’avoir celle que je voulais. À vrai dire, tout a commencé lorsque j’ai eu une épaisseur de cheveux convenant à une fillette de mon âge. Mon entourage a commencé à se questionner sur mon sexe. D’après eux, je ressemblais davantage à un petit gars que d’autre chose. (Comparaison) J’avais toutes les caractéristiques du genre masculin. Ce que j’essaie de dire c’est que j’avais une coupe   »champignon », un style de vêtements masculins et de couleurs foncées, j’étais agressive et je sacrais dès l’âge de 9 ans. Tout pour aider à ma cause. Tout le monde me rejetait (hyperbole), car j’étais de nature bizarre. Mes parents me faisaient fréquenter l’école, mais il n’y avait aucun des élèves qui voulaient apprendre à me connaître. Ils portaient toujours des jugements à mon égard. Lors des projets d’équipe, on me choisissait très rarement et je me retrouvais donc toujours à faire tout le travail de par moi-même. Dans un sens, cela ne me dérangeait pas, car je ne me forçais quasiment pas dans tout ce que j’entreprenais. J’allais à l’école simplement pour faire des heures et pouvoir m’évader, en quelques sortes, de l’enfer que je vivais à la maison. Ce que je tente de dire c’est que j’essayais de trouver un moyen efficace de fuir tous mes problèmes. J’étais incapable de voir les bons côtés de la vie. De plus, je ne me sentais pas aimée de par quelqu’un. Ma mère prenait beaucoup de plaisir à crier à tue-tête lorsque je faisais quelque chose qui, selon elle était mal. Elle me hurlait souvent :’’ VALÉRY, FAIS QUELQUE CHOSE DE TA VIE ET CESSE D’ÉNERVER LE PEUPLE EN BON QUÉBÉCOIS. TU N’IRAS PAS BIEN LOIN AVEC TON CARACTÈRE DE COCHON !!!’’ Bref, tout pour essayer de me rabaisser. Puis, en ce qui concerne mon père je ne le voyais presque jamais, car il était souvent parti en voyage d’affaires. Oh, je dois aussi vous dire que j’ai été capable de me faire une amie qui s’appelait Carine et je suis fière de le dire. C’est avec elle que je faisais tous les mauvais coups qui pouvaient exister sur cette planète. Par exemple, on prenait un malin plaisir à anéantir les décorations de mes voisins, composer un numéro de téléphone et faire poireauter la personne au bout du fil, lancer les journaux du village partout dans les rues, bombarder les portes du voisinage avec de la nourriture, échanger des panneaux d’adresse, bref on avait l’embarras du choix. Cette fille était donc une bonne amie simplement, car elle pouvait comprendre ce que je vivais puisqu’elle aussi était dans le même bateau que moi. Puis, un beau jour je m’étais levée de mon lit pour aller déjeuner et j’entendis aux nouvelles qu’une certaine Carine avait mis fin à ses jours. (Ellipse) (Euphémisme)J’écoutai le reste du reportage pour en savoir davantage sur cette personne en question. J’appris qu’en fait celle-ci était bel et bien mon amie. Je ne comprenais plus rien. J’étais sous le choc. Pour moi, c’était la fin du monde. (Hyperbole) Je n’avais donc plus aucune raison de rester sur la Terre, je n’avais plus le goût de vivre. Quelle vie de dieu je vivais ! Je me suis dit que cela n’avait pas d’allure si je faisais la même chose que Carine, ce qui veut dire que je n’allais pas me suicidée à mon tour. Je décidai donc de partir vivre très loin de cette vie minable et ennuyeuse. Je voulais fuir tous mes problèmes et cesser de souffrir. Ce sont pour ces raisons que j’habite maintenant à St-Martin. Le seul hic c’est que je me pose toujours la question si j’ai fait le bon choix en quittant tout. Oh, j’oubliais quelque chose…  j’ai oublié de mentionner que j’ai un rendez-vous avec un admirateur secret demain. Que j’ai hâte !

[SUSPENSE]

 [. . .]

En fait, mon histoire est un peu compliquée à suivre. Trop de choses ont chamboulé ma vie et c’est pour cette raison que je ne sais pas par où commencer.

Récapitulons!

Je suis une fillette qui passe ses journées à St-Martin. Je ressemble à un petit gars manqué. De mon côté, il n’y a rien qui va bien. À l’école, je n’avais qu’une seule amie et elle s’appelait Carine. Celle-ci s’est suicidée sans même que j’aie pu remarquer la moindre détresse chez elle. Puis, il n’y a pas longtemps j’ai fait la connaissance d’un gars qui me paraissait bien. Le seul hic c’est que je ne connais pas son identité. C’est pour cette raison qu’il m’a donné un rendez-vous dans quelques heures afin de pouvoir se rencontrer. Les seules informations que je connais de lui sont son nom qui est Robert Dumitras et son âge qui est de 23 ans. Il a donc 5 ans de plus que moi. Puis, de toute manière ce n’est pas l’âge qui compte, mais plutôt la personnalité. Mon dieu (!), je suis en amour fou avec lui et j’espère que ce sera réciproque même si j’ose à peine croire que quelqu’un sur la Terre pourrait m’aimer.

[L’heure arriva de le rencontrer]

Bang.Bang.Bang. (Bruits de pas) (onomatopée et répitition)

-Bonjour toi. Est-ce toi Robert ?

-Allo. Comment vas-tu,  »man » ? Tout va comme sur des roulettes de ton bord? Mais…hugh ouais qu’est-ce que tu penses, c’est sûr que je m’appelle Robert,  »man ». 

-D’accord. Moi, je m’appelle Valéry. Je suis contente de pouvoir te rencontrer en vrai. Comment dire… en fait je crois que je suis en amour avec toi. C’est assez direct je m’en excuse, mais fallait que ça sorte.

-Hey  »man »! Est-ce que par hasard tu me prendrais pour un épais? Qu’est-ce que tu penses que je suis venu faire ici ? Je ne suis quand même pas ici pour placoter avec une jeune qui ne sait même pas ce que fait 2+2. Bon, c’est le temps de passer à l’action,  »man ». Je veux que tu me suives jusqu’au char et ce, sans discuter,  »man ».

Pendant un moment, la frayeur m’envahit. Je ne savais pas ce que je devais faire. Il ne ressemblait aucunement à la personne que j’avais connue via internet. Je décidai tout de même de m’aventurer.

-Ok. Je veux bien te suivre. Pendant que j’y pense, qu’est-ce que nous allons faire là-bas ?

– »Man », est-ce que tu serais entraîne de me niaiser? On va chez nous dans mon luxe à moi, » man ». Puis, je ne veux pas que tu mettes tes sales pattes sur mes affaires compris,  »man » ?

L’automobile se situait à quelques pas de nous. Je trouvais Robert un peu bizarre. Je l’ai trouvé  encore plus étrange lorsqu’il me prit le bras et m’amena de force jusqu’à la voiture. Je savais marcher tout de même. Puis, il me projeta par la porte. Il faisait sombre et j’étais effrayée. Je ne trouvais pas ça normal de sa part. Il barra toutes les portes et m’attacha au siège avec une corde résistante. Il recouvrit les fenêtres de draps noirs. Pourquoi ? Je n’en ai pas la moindre idée. J’ai pu aussi remarquer que dans sa poche il y avait un couteau. La panique m’envahit.

-Tu es mieux de rester tranquille ma petite chouette sinon tu sais ce qu’il pourrait t’arriver. Je ne suis pas du genre à plaisanter avec ce genre de chose. Est-ce clair parce je ne répèterai pas deux fois,  »man »?

J’ hochai de la tête.

Il enfonça brusquement le pied sur la pédale à gaz. L’automobile allait à une vitesse inexplicable. On se retrouva sur l’autoroute en roulant à une vitesse de 210 km/h. Il n’avait pas l’air à se soucier des autres automobilistes, mais n’empêche que moi je tenais à ma vie. Puis, par malheur, on entendit les sirènes des policiers. Ils nous demandèrent de s’arrêter sur le bord de la route, mais au lieu de ça Robert accélérait. J’avais l’impression de vivre un cauchemar. (métaphore) Je me dis de rester calme, je commençai à avoir peur, je devenais effrayée puis, je me mis à hurler (gradation): ‘’ Robert arrête immédiatement cette voiture! ‘’ Comme de fait, je n’aurais pas dû parler, car il me frappa violemment à la figure.

-Hey petite chipie, veux-tu bien rester tranquille et me laisser faire mes affaires,  »man »? Je n’ai pas rien que des petits enfantillages à gérer,  »man ».

Il me mit du ruban adhésif sur la bouche et me mentionna qu’on allait arriver bientôt à destination. Quelle destination ? Sûrement son luxe comme il dit si bien.

Puis, les policiers se multipliaient. Ils sortaient de partout. Ils s’étaient tous passés le mot pour réussir à nous piéger. Le problème c’est que je ne pouvais pas savoir les intentions de Robert. Je le connaissais à peine.

Peu de temps après, on se retrouva dans une forêt. Les sirènes avaient cessé. Je crois bien qu’on les avait semés. Robert s’arrêta et sortit de sa voiture. Je ne savais pas du tout à quel endroit on se trouvait. Puis, ma porte s’ouvrit et le garçon me prit et me sortit brusquement. Il me demanda si j’aimais le beau paysage romantique qu’il m’offrait. Je ne répondis point. On s’avança très loin jusqu’à temps d’arriver en haut d’une grande falaise. J’avais peur pour ma vie.

-Puis, est-ce qu’on est assez haut pour toi,  »man »? Le paysage est magnifique, n’est-ce pas ? Peut-être voudrais-tu voir le sol de plus près ?

[…]

Les Ailes du Destin (1500)

La journée commençait à peine que l’agitation dans le village bâtait de son plein, car les informations parcours très rapidement entre les anges. Oui le village dont je me dirigeais vers, savait que je reviendrais aujourd’hui.

Pardon, je ne me suis point présentée, je me nomme Eliann, la bonne majorité des anges me connaissent sous mon titre d’ange des ténèbres, un titre dont j’ai reçue en tant que combattante dans l’arène. Malgré ce fameux titre, n’imaginez pas que je suis une ombre, non j’ai reçu ce titre, car je maîtrise les ombres par préférence. Je peux aussi utiliser la lumière, mais mon éducation ma montrée l’art des ténèbres en premier. Physiquement j’ai des ailes comme mes cousines, elles sont plus jeunes, mais je suis la seule à les avoir en noir comme celle d’un corbeau. Malgré mon titre j’ai de longs cheveux blancs comme la neige, les yeux blancs et la peau blanche. J’aime porter une jupe noir, une veste noir et malgré le fait que les anges aime être nue pied quand je dois être chaussé je porte des botes noir.

Je reviens d’une mission temporelle … j’imagine que ceci ne vous dit rien alors pour dire simplement une mission temporelle se déroule dans la vie avant la mort ce type de mission consiste à accomplir une tâche dans le monde des vivants. Il existe aussi d’autre type de mission comme les dimensionnelles ou les légendes. Pour y conclure j’ai été dans l’avant mort.

Un dernier détail je n’ai jamais vécue, je suis née dans l’après vie mes ailes sont un signe qui démontre que j’ai des pouvoirs des origines, car il existe seulement trois anges qui ont des ailes.

-Eliann!

Oui mes cousines, celle-ci est la plus jeune elle aime porter des petites robes noir, elle a aussi de long cheveux noir orné d’un ruban blanc et les yeux noir, mais elle a une peau blanche. Ses ailes sont d’une couleur variant par son humeur et ont la forme de des ailes de papillon. En me m’appuyant sur la couleur rouge vif de ses ailes je peux déterminer qu’elle est très contente … trop contente!

-Attention! (Lui dis-je avant quelle me saute dans les bras pour que nous nous retrouvions allongé sur le sol.) Eleme, as-tu encore assez d’énergie pour te relever après avoir couru à travers tout le village et jusqu’ici?

-Non (Répondit-elle avec un sourire moqueur.) Je suis épuisé, je crois que je vais dormir dans tes bras.

-Rien de surprenant

Voici l’autre ne vous fier pas à son aire de savoir tout, elle se croit être un ange de lumière pure avec les longs cheveux blancs, sa belle peau blanche, sa robe blanche et ses ailes blanches comme celle d’une colombe, mais elle a des yeux dont la couleur varie avec l’humeur.

-Sunny, je crois que tu pourrais m’aider? (Lui dis-je.)

-Non, je ne connais aucun sort qui pourrait t’aider. (Mentit-elle avec un sourire.)

-Dommage, je déteste lui jouer se tour. (Lui dis-je pendant que je disparaissais à travers le sol pour réapparaître debout à coté.)

-Injuste c’était confortable. (Dit Eleme puis son expression changea)

Le combat dans l’arène permet de découvrir plusieurs type de sort, certain sont plus discret permettant de donner un coup sans que l’ennemi puisse le découvrir et d’autre sont plus évident, comme une grande incantation qui nécessitent des écritures magiques. La téléportation est le sort le plus utilisé dans l’arène, il permet de transporter les concurrents dans la zone de combat sans devoir recrée un dôme de protection. Pour conclure lorsque je vis les écritures magiques alentour de nous je sus que nous allions être téléportés.

L’arène, quel souvenir, si mes cousines peu expérimenté ne serais pas avec moi, j’aurais pu tuer la concurrence et gagner le titre de championne pour la millième fois.

-Vous avez étés choisie pour votre surprenante puissance. (Dit un hologramme d’une boule sphérique) De vous trois seulement deux seront choisie pour former un duo et participer dans l’un des plus grands tournois de l’univers. La troisième personne se verra mit dans une cellule avec tout les autres combattants solitaire et devra choisir un partenaire pour pouvoir continuer et participé au tournois.

-Si nous ne voulons pas participer, allez-vous nous renvoyer d’où nous venons? (Dit Eliann)

-Si nous vous laissions tous partir aussi facilement, nous n’aurions aucun réel divertissement, pour partir vous devrez devenir les championnes. Testons votre force avec quelques monstres.

L’hologramme disparu et trois créatures apparurent de façon à nous encercler. Ces choses étaient des créatures plutôt simples, ils avaient des crocs et des griffes, des armes primitives et simple, mesuraient approximativement trois mètres et ils avaient une queue, probablement pour garder le ballant quand ils courent à quatre pattes et finalement était recouvert de fourrure grise, preuve d’un prédateur nocturne.

Être seule je les aurais vaincue sur le champ, mais si je faisais partie du duo je laisserais une de mes cousines seule. Alors elles devaient être ensemble.

Eleme fut la première à agir puisque je ne devais pas participer. Elle fit apparaître deux bracelet que je savais lui permettait de multiplié sa force et alla frapper la tête du monstre en face d’elle. La créature tomba inconsciente et Eleme pivota et commença à courir vers celui qui venait vers moi. Celui-ci tenta de me frapper, mais je le laissai à Eleme qui le vaincrait sans problème.

Je jetai un regard vers Sunny qui prenait son temps pour lancer un sort sans être troubler par le monstre qui essayait sans succès de détruire son bouclier magique. Quelque seconde après la créature fut transpercée par plusieurs épées lumineuses tombées du ciel comme de la pluie.

Malgré la brutalité d’Eleme et la tendance de Sunny à se vanter, ensemble elles pourront se surveiller l’une l’autre.

Le corps des trois créatures disparurent et L’hologramme réapparu ayant une couleur verte pour des raisons que le seul le public semblait comprendre.

-Après avoir compilé les votes des spectateurs, le duo choisi sera composé de L’ange de lumière et de la fille papion!

Dès que sa phrase fut finie mes deux cousines disparurent comme les créatures avec le public qui allait sûrement voir le prochain combat.

-Toi par ton manque de participation sera envoyer vers la cellule et sortira seulement lorsque tu seras prête à te battre.

L’instant d’après j’apparus dans une large cellule rempli de combattant. Cette pièce était rempli de gens qui allait de personne en personne cherchant le meilleur partenaire comme des rats cherche la nourriture, lorsque un duo était formé, les deux combattants allait vers le gardien et était téléporté sûrement dans l’arène. Rapidement je fus capable de remarquer une personne dont personne n’osait approcher. Cette cellule était mal éclairée alors je ne fus pas capable de l’identifier, elle devait sûrement porter des vêtements noirs comme moi.

-Qui est-elle? (Demandais-je à quelqu’un)

La déesse du combat. (Dit un guerrier expérimenté.)

-Alors pourquoi personne ne l’approche?

-Elle a tué tous ses partenaires sur la raison qu’ils étaient faibles, de la vermine humaine, des insectes. (Dit un autre) Même si elle était la dernière personne dans cette pièce je ne me battrai jamais à ces cotés.

Pour moi tout cela était la lâcheté incarné. Alors je me dirigeai vers cette personne et rendu assez près je fini par la reconnaître.

-Yuki?!

Oui, c’était elle, mon clone. Pendant l’une de mes missions j’ai découvert un groupe qui utilisait une de mes plumes pour crée des copies de moi, mais Yuki fut la seule à développer sa propre personnalité. Je la reconnu grâce au ruban noir que je lui avais donné il y a longtemps. Ces cheveux blancs comme la neige étaient attachés en queue de cheval avec le ruban noir, mais laissant encore quelque cheveux encerclé son visage. Le haut de son corps était couvert d’une armure de métal noir construite pour sa silhouette, on aurait pu la croire torse nue, en regardant ses épaules, deux lignes noires ressortaient sur sa belle peau blanche. Comme moi, elle avait des ailes noires de corbeau et attaché à sa ceinture il y avait une épée qui avait un manche laissant son utilisateur la manier à deux mains. Elle portait une longue jupe noire avec une ouverture pour pouvoir laisser de l’espace pour ses jambes et finalement elle chaussait des bottes de cuire noir.

Lorsqu’elle me reconnue, elle se dirigea vers moi et me fit un câlin.

-Eliann! Ça fait si longtemps, comment es-tu arrivé ici? (Dit-elle)

-Par la téléportation, mes cousines sont prises ensemble dans ce tournois, voudrais-tu devenir ma partenaire et m’aider à les sauvés? (Lui répondis-je)

-Bien Sûre, viens avec moi.

Elle me prit la main et me traîna vers le gardien de la cellule quelque seconde après nous étions apparu dans l’arène.

Devant nous se tenaient nos deux adversaires. Celui face à moi mesurait un mètre et demi portait une armure de bronze de la tête au pied et maniait un cure-dent, un clou, un javelot avec une lame arrondi sur les cotés pour être plus facile à retirer. Sa partenaire qui faisait face à Yuki, était légèrement plus petite que l’autre et portait un casque qui laissait ces cheveux tomber en arrière, mais ne recouvrait point son visage. Autrement, seulement ces gants et ces bottes étaient en métal. Elle portait une tunique grise pour faciliter son déplacement. Finalement, elle était armée d’un bouclier et d’une épée.

 

Lab Rat

J’avais peur. Peur qu’ils m’attrapent. Ils étaient derrière moi, criaient des ordres que je ne comprenais pas mais je m’en foutais, je voulais sortir de là. Nous étions sortis d’un couloir blanc par une fenêtre assez grande pour faire passer un enfant. Pendant que je courrais, j’entendais des coups de feu.

« Cours, une voix me disait, cours et ne regarde pas derrière. »

Je courrai, ils étaient tellement proches que je pouvais sentir leurs souffle dans mon cou.

Des aboiements retentirent dans mes oreilles. Ils avaient relâché les chiens. Je courrai tel un cheval chevauchant le vent jusqu’à ce que je croie que mes poumons allaient exploser. Puis, quelque chose me percuta par derrière et je tombai dans le vide…

Je me réveillai en sursaut. La sueur coulait le long de ma peau et mes cheveux étaient collés contre ma figure. Un rêve, ce n’était qu’un rêve, mais pourtant c’était toujours le même cauchemar à chaque fois que je fermais les yeux.

Un mouvement attira mon attention à côté de moi. Je regardai le lit sur lequel j’étais assis et vis une tête brune adossée sur l’oreiller. Bien, je ne l’ai pas réveillée.

 J’enlevai les draps qui me couvraient et me levai. La chambre d’hôtel que nous avions prise pour la nuit avait les murs d’un vert sombre et le tapis était d’un brun pâle. La chambre était munie d’une petite télévision, d’un lit double et d’une salle de bain.

Pendant que je cherchais mes fringues, j’allumai la télé pour écouter les nouvelles. Il n’y avait rien de nouveau :

« … les manifestations sont de plus en plus dangereuses, la Rébellion se montre de moins en moins tolérant envers le gouvernement. Quatre écoles sont maintenant fermées. Les rues de Montréal sont devenues des zones de guerre. Nous nous croirions dans une guerre civile… »

J’éteignais la télé. Rien n’a changé depuis hier. En fait, rien n’a changé depuis longtemps.

Tout a commencé il y a quatre ans dans un laboratoire spécialisé en toxicologie. Un des scientifiques a eu une crise cardiaque pendant qu’il faisait une expérience quelconque.

 La toxine s’est répandue dans l’atmosphère et a affectée une majeure partie d’une région du Québec. Heureusement, les scientifiques se sont tout de suite attaqués au problème. En quelques  jours, la toxine s’était volatilisée de l’atmosphère. Malheureusement, c’était quelques jours trop tard.

Le virus a affecté les enfants entre sept et quinze ans. Il a tué des milliers d’enfants.

Durant les mois qui suivirent, les scientifiques ont trouvés un anti-virus. Cependant, comme dit le sage, « Toute bonne chose a ses conséquences. » Le remède avait un effet secondaire. Il a affecté le cerveau des jeunes. Il a réussi à modifier des cellules du cerveau pour créer des « pouvoirs magiques ». Les enfants qui ont pris le remède ont développé des dons surnaturels. Chaque enfant a un don différent entre deux catégories classé Physique et Psychologique. Tout ce qui concerne les cinq sens tel que jouer avec le feu, se transformer en n’importe quoi ou voir infrarouge est classé Physique. Pour ce qui touche la mentalité des gens comme lire dans les pensés, l’hypnose et la clairvoyance, ont classe comme Psychologique. Suite à ces effets secondaires, les jeunes ont développé des déficiences bizarres soit physiques ou mentales (trois yeux, six doigts, l’autisme, comportement sociopathes, etc.).

Moi, je fais parti des Psy. J’ai seize ans.

Aujourd’hui, le gouvernement a donné l’approbation aux scientifiques qui, eux, veulent étudier le comportement de ces enfants doués. Au début, leurs études portaient sur des enfants volontairement offerts par leurs parents. Puis, ils ont commencé à payer les adultes et à kidnapper les enfants. Un bon nombre d’adultes ont refusé de coopérer avec le gouvernement et voulaient que les expériences sur les enfants soient arrêtées. Ils prétendaient que c’était inhumain.

À la suite de cette catastrophe, le gouvernement fédéral a décidé de fermer la frontière du Québec pour que personne ne puisse sortir ni entrer. Le Premier Ministre Canadien a parlé avec son homologue américain ainsi que les gouverneurs des états de Maine, Vermont, New Hampshire et New York pour s’assurer qu’ils fassent la même chose. De cette façon, le Québec a pu avoir sa souveraineté.    

Je m’enfermai dans la chambre de bain et ouvrit la petite douche. Un frisson me parcouru le corps tant que l’eau était brûlante.

Cela fait maintenant deux ans que nous voyageons partout au Québec pour nous cacher. Nous cacher de qui? Je n’ai pas la moindre idée. En fait je ne me souviens de rien de ce qui c’est passée de mon enfance jusqu’à il y a deux ans. Amnésie.

Tout ce que j’ai comme souvenir est le même cauchemar que je fais presque toutes les nuits. Cela fait deux ans que nous nous sommes isolées du monde.

Quand je suis sortie de la douche, je me suis regardée dans le miroir. Mes cheveux courts presque noirs étaient collés contre mon visage. Mon visage rond était d’une blancheur cadavérique et cela faisait ressortir mes yeux noirs. Je mesurais environ un mètre soixante-cinq. Si je n’avais pas été si musclée de nature, je ressemblerais à une anorexique. Je crois que la dernière fois que j’ai mangé était hier matin.

Nous avons de la difficulté à trouver quoi que se soit de digérable depuis que nous voyageons. Avec notre budget d’environ trente six dollars par jour en quêtant ou en volant, c’est difficile de manger et dormir sous un toit.   

–    Léa?

La porte de la chambre de bain s’ouvrit et la tête d’une petite brunette apparue dans le cadre de la porte.

–    Léa, ça va? Me demanda-t-elle.

–         Ouais, ça va.

Mais le ton de ma voix était faux et nous le savions tous les deux. Rien ne va ces temps-ci.

–         T’a fini avec la douche? S’empressait-elle de dire.

Je hochai la tête.

Elle ouvrit la porte un peu plus et je dus me déplacer pour y laisser ma place.

Elle s’appelait Kit. C’est un surnom latin qui signifie « chaton ».

Kit mesure un mètre cinquante-six. Ces cheveux longs et ondulés descendent dans le bas de son dos. Elle a l’air tellement fragile que j’ai peur de la briser lorsque que je la touche. Kit et moi sommes amies depuis le début des temps. Nous avons toujours été là l’une pour l’autre lorsque nous sommes dans des difficultés. En fait, nous nous sommes jamais laissée une semelle aussi longtemps que je me souvienne. D’ailleurs, Kit est la seule personne à qui je fais confiance.

– Alors, où on va aujourd’hui? dit Kit pendant qu’elle était dans la douche.

– On va prendre le train en direction de Québec.

– C’est pas un peu cher? Me demanda-t-elle avec inquiétude.

–  Oui, mais je pourrais convaincre l’homme aux billets de nous les offrir gratuitement, dis-je tranquillement.

 Soudain, le rideau de la douche s’ouvrit si brusquement que j’ai sursauté.

–         Tu pourras quoi?

Seulement la tête de Kit sortait de la douche, mais c’était assez pour montrer ce qu’elle ressentait.

–         Non mais t’es folle? me demanda-t-elle, furieuse. Ça fait deux ans qu’on se cache parce que des scientifiques veulent ton don. Ils ont des objets spécialement fait pour trouver tout ce qui est anormal. Et s’ils te trouvent, ils vont voler ta mémoire.

–         Tu pense que ne sais pas? La questionnai-je calmement.

Puis, je sortis de la chambre de bain.

–         Attend, tu n’es pas furieuse hein Léa? Je veux dire que nous en avons déjà parlé qu’on ne peut plus utiliser nos dons, surtout pas en publique.

Toute colère était partie de sa voix. Je la regardai droit dans les yeux et souris. C’est très rare qu’elle se fâche comme ça car d’habitude elle est toujours positive avec une belle joie de vivre. Moi, je m’en fou royalement, mais je ferais tout pour que Kit garde son sourire. C’est à peu près la seule chose qui me motive à demeurer positive envers la vie même si elle me fait chier.

–         Habille-toi, lui di-je simplement.

*

–         Tu es sûre que ça va marcher? Kit me chuchote à l’oreille pour la millième fois.

–         Si tu colles au plan, c’est sur que ça va marcher, lui répondis-je avec un sourire aux lèvres.

Ça, c’était Kit tout craché. Elle devient incertaine aussitôt qu’il y a une possibilité d’un danger. Un jour, cela va lui coûter la vie.

Nous étions dans la gare du train en file pour recevoir nos billets. Kit et moi étions séparées entre deux vielles dames. J’étais devant ces dames et Kit derrière.

Soudain, Kit fit semblant de trébucher et accrocha les deux grand-mères qui, elles, me bousculèrent par la suite.

–         Oh mon Dieu! Mais que c’est-il passé?, demanda l’une des dames.

J’étais accroupie à côté de la plus jeune des vielles dames qui étaient tombées.

–         Laissez-moi vous aider madame, dis-je poliment.

–         Merci jeune enfant.

Elle me prit la main et me regarda dans les yeux et tout d’un coup… j’étais en elle. Je voyais ce qu’elle voyait, sentais ce qu’elle sentait. Ses mémoires d’enfance me traversèrent l’esprit comme un film. Elle s’appelait Britane Monseigneur  et je connaissais tous ses secrets, du moins important au mieux gardé. J’ai senti ses moments joyeux, ses moments de détresse et son amour. Alors,  je lui rajoutai un souvenir. Un souvenir qui décrit que moi, Léa, lui avais sauvé la vie auparavant.

C’est alors que je détournai les yeux et je lui vis. C’était un homme habillé en noir de la tête aux pieds. Il avait un chapeau des années 50s noir, un manteau noir qui lui descendait jusqu’aux genoux, des gants en cuir noirs et des bottes d’armée noires.  Il se tenait debout au milieu du couloir en me regardant. Ses yeux étaient des puits noirs qui me figèrent sur place.

 Il avança vers moi avec une démarche déterminé, le toc-toc de ses bottes résonnait à travers mon corps. J’avais la chair de poule! C’est alors qu’il s’arrêta à deux mètres de moi et chuchota :

–         Trouvé.

L’appele du devoir.

Chapitre1 : La jungle

Je me réveille plutôt lentement comme si je suis tombé dans les pommes. Après  environ dix secondes je réalise que je suis dans l’armée dans mes mains un Famas avec une mire holographique. Mon fusil d’assaut était camouflé d’une apparence tigrée rouge et noir. Sur mes cotés j’aperçois des couteaux Balistiques surement ma deuxième arme. Et a ma taille une grenade explosive, une grenade a diversion et sur mon dos j’ai un petit sac contenant une sorte de mine explosive.  D’après les autres hommes j’ai trois atouts qui m’est particulier: je suis un charognard puisque je vais toujours ramasser des grenades et des balles de fusil que je trouve au sol ou sur les corps des soldats morts , j’ai des balles extra puissantes pouvant passer au travers de matériaux mince donc ils m’appellent un dur et finalement mon troisième atout est celui de pouvoir courir sur de longues distances le marathonien.

Il était temps de commencer à détruire les ennemis, je commence donc à courir dans un passage a ma gauche. Environ trente secondes après mon réveil je me suis mis à entendre des sons de fusil et je reçois un message radio m’indiquant qu’on a eu le premier sang donc on a tué un ennemi. Plus loin dans mon passage j’ai vu un petit rocher facile a grimper avec une échelle en bois par-dessus qui nous permet de se hisser sur un sorte de colline donc je m’y rend en haut et j’aperçois une troupe adverse couché  avec  une carabine WA2000 dans les mains. Il avait l’œil fixé dans sa mire donc j’ai sorti mes couteaux et je lui lance dans le derrière de la tète, mort instantané. Je me retourne vers l’échelle et je pose la mine explosive au cas où quelqu’un tente de venir me poignarder par derrière. Ensuite je m’installe au bout de la colline en me couchant au sol. J’aperçois un pont a environ trois-cent mètres en avant de moi en  dessous c’étais un gros cercle ouvert avec quelques rochers.

En regardant mon entourage j’ai tout de suite vu deux troupes armées de couleurs ennemies qui traverseraient le pont donc je mets ma mire vis-à-vis mon œil, pour faciliter ma vise, il y a un petit point rouge dans la mire qui montre exactement ou vont se dirigé les balles. Quand le point est aligné sur les ennemis je déclenche mon fusil et les deux troupes tombent comme des mouches. Tout de suite après  que le deuxième tombe au sol j’ai eu un message radio sur mon walkie-talkie  qu’a mon signal la base centrale vas libérer un avion espion qui va  repérer les troupes ennemies sur notre GPS. A ce moment, je vois trois troupes ennemies qui passent dans le passage derrière moi, donc je me tourne de bord et lance ma grenade dans les environs des points indiqués sur le GPS et après quelques secondes une explosion suivie d’un bruit atroce et des débris de terre et de soldats volait dans les aires. J’en étais à ma sixième victime. Encore, je reçois un message sur mon walkie-talkie qu’un paquet de support qui peut m’emporter un objet utile donc j’ai lancé une grenade fumigène pour montrer ma position a l’hélicoptère. Une fois l’hélicoptère arrivé il relâche le paquet. Ces un RC-XD! Une petite voiture téléguidé qui transporte du C4. Le RC-XD est muni d’une petite camera et sur la manette une petite télévision alors tu peux voir ou vas la petite bagnole. Je mets en marche l’explosif sur roues et après environ trois pistes plus loin j’aperçois au large un ennemi dans une sorte de tente, un homme avec un WA2000 en train de détruire nos troupes donc sans hésitations je me mets en sa direction. Arrivé a environ dix centimètres de lui j’ai vu quelque chose de troublant, il ressemble étrangement a ma première victime. Il avait les mêmes caractéristiques et en plus le même fusil, coïncidence? Je ne le pense pas! Malgré ceci il fallait faire ce qui devrait être fait donc j’ai déclenché le C4. Après la mort de cet homme on m’a indiqué sur le walkie-talkie qu’un hélicoptère d’attaque étais prêt, tout ce que j’avais à faire était d’indiquer le coordonnant ou les ennemis se situaient en envoyant une image qui ressemble a une carte géographique qui indique la superficie du champ de bataille avec une indication d’ou je veux l’hélicoptère. J’en étais pas sur ou étaient les ennemis donc j’ai mis l’hélicoptère au centre de la carte, en faite je ne savais même pas ou j’étais. Il y a une chose que je ne comprends pas c’est que j’ai un sentiment d’être contrôlé par quelqu’un d’autre puisque si j’étais en contrôle total de mon esprit je serais sûrement entrain de me creuser un trou sous la terre pour ne pas risquer de mourir.

En me retournant de bord j’ai vu une troupe opposante qui était sur le point de commencer à me tirer et j’ai réagit assez vite pour le tuer en premier, mais quelque chose de bizarre est arrivé il a comme sautillé. C’était décidé j’avais peur. La guerre est une chose atroce. Tout a ce que je pensais c’était de retourner chez nous sain et sauf pour retrouver ma famille.  Malgré qu’en ce moment je m’en rappelle même pas de ma famille mais je dois en avoir une, non? En tout cas  je suis ici donc; pourquoi ne pas en profiter pour aider mon pays et détruire les autres troupes. Je me mis à courir de toute vitesse quand je vois un AK-47 au sol donc je l’ai ramassé. Il avait aussi une mire holographique et le camouflage sur ceci était tout brun avec des traits de poussière. Je continu ma course pour éventuellement arriver a un coin, de l’autre bord du coin j’ai fait face a ma mort, cinq troupes venaient vers moi. Quand je pensai que ma vie sur terre était fini j’ai pris mon fusil d’assaut et je tire le plus de ses soldats possibles, miracle le AK-47 était tellement puissant et tirait ses balles tellement vite que les soldats opposant n’avaient aucune chance. Rempli d’adrénaline je pars à courir jusqu’a je tombe dans un gros lac sale avec une texture de boue mais de couleur vert, malgré l’inconvenance de cette situation j’en ai profité pour me cacher. Ceci tombe bien cars non seulement une, deux ou trois c’était huit troupes qui ont passées droit devant moi, celles-ci ont fait de bons petits cobayes. Après le huitième il y en avait aucuns qui passaient par ma cachette donc je n’avais aucun choix de sortir de l’eau et parcourir le périmètre de la zone de combat.

Après environ dix minutes de course j’étais revenu a la base centrale mais ce que j’ai vu étais atroce, il ne restait plus rien, les tentes étaient rendues minces comme des crêpes, toutes les armes avaient disparues et les corps étaient dispersés partout sur un périmètre d’au moins deux kilomètres carrés. Il y a rien à faire je crois que tout le monde est mort, c’était la fin, ils avaient gagnés. Un seul problème, j’étais encore en vie et il est certain que je ne vais pas juste laisser les ennemis prendront la victoire tant que je serais vivant.

En finissant ma petite réflexion j’ai regardé de chacun de mes cotés pour voir s’il y avait quelque chose qui pourrait être utile. Peut après, je remarque une grenade fumigène qui est indiqué que ceci est activé je peux appeler un hélicoptère dans lequel je pourrais utiliser un gros fusil attaché sur un des cotés de l’hélicoptère. Donc en tout désespoir je tire la tige de la grenade et je la pose au sol. J’ai remarqué que la fumée était d’une couleur rouge et semblait ne jamais arrêtée de grossir je crois qu’il fallait que je me trouve un abri en attendant l’arrivé de l’hélicoptère puisque j’étais certains qu’un ennemi avait découvert ma position puisque la fumée avait envahi l’air elle avait au moins atteint une altitude de vingt pieds et couvrait une superficie de trois cent mètres carrés. Ma situation étais difficile il fallait se cacher mais il fallait rester visible pour l’hélicoptère. Je crois que dieu m’aime, j’ai tous de suite remarqué une sorte de rocher, il semble difficile a grimper mais la fumée grandiose pourra me camoufler durant mon petit voyage vers le haut de cette surface rigide. Rendu en haut j’ai remarqué l’hélicoptère de loin dans le ciel, il me restait que une a deux minutes avant son arrivé donc je me suis étendu au sol et j’attendais qu’il se rapproche. On aura cru que chaque seconde était comparable à des heures et tous les bruits d’explosions et de fusils qui tire donnaient la peur que j’essayais de contenir à l’intérieur de moi. Toutes ses choses mélangées dans un bol, appeler la guerre, me force pratiquement à me mettre en boulle et pleurer. L’hélicoptère avait réussi a ce rendre au dessus de moi et commença à baisser son échèle.

Ce n’est qu’un rêve!

« C’en est fait ; je n’en peut plus ; je me meurs ; je suis morte ; je suis enterrée.»

Prologue

Si j’étais pour demandée c’est quoi l’amour, toutes personnes, ou presque tout le monde aurait une réponse différente.

Quand je rencontre mon histoire, la plupart des gens vont dire que se n’est pas de l’amour… Mais ils ne comprendraient jamais.

Chapitre 1

Shannel est quelqu’un tout à fait unique. Je l’adore et je ne voudrais pas qu’elle change. Elle a une attitude incroyable mais tout les gars sont après elle. Je dois admettre que je suis jalouse d’elle parfois.

« Viens se soir, pour moi s’il vous plaît! »

«Je connait rien du sport! Pourquoi j’irais regarder une balle qui se fait jeter d’in aires, sans savoir se qu’il se passe? »

« Ch’te dit la première fois qu’une fille vais regarder une joute de volley, sa porte de la bonne chance. Julie, Cynthia, Chloé et moi, on c’est tous trouvé un chum la première fois que nous sommes allées regarder les gars. Ch’pense que c’est ton tour. »

Comme si ça me tentais vraiment de me trouver un chum en ce moment. J’avais  tellement de devoirs, des projets et de préparation à faire pour m’assurer que je me fais accepter au Cégep.

«S’il vous plaît Karissa! Si tu ne veux pas aller pour toi-même, vas-y pour moi. Sébastien joue aujourd’hui et je veux  aller l’encourager. Je ne veux pas être tout seul. »

Elle avait l’aire d’avoir une désespérée dans sa voix.

«S’y j’y vais, je vais pour toi et non pour me trouver un chum compris?»

«C’est une affaire!»

Cinq minutes dans la joute, je m’ennuyais déjà. Donc  je me suis excusée à Shannel et  je lui ai dit que je reviendrai et que j’allais juste m’acheter qu’elle que chose à boire. Je me dirigeais vers le coté du gradin pour descendre et mon lacet a été resté coincé dans une des marches et puisque j’étais pressée, j’ai totalement tombé en bas des escaliers en frappant le plancher très fort. Un bruit que je ne croyais jamais entendre. Tout engourdi j’entendais une voix qui me parlait.

«Le plancher est pas mal dure en la belle?»

Quand j’ai essayé d’ouvrir mes yeux, tout était flou, mais tout ce que je voyais étais deux yeux verts perçants et un magnifique sourire qui m’empêcha de ressentir de la douleur.

« Que diriez-vous si je t’apporte au bureau des infirmières?»

J’étais hypnotisé et je restais muet. Il  me ramassa du plancher et me porta. Rendu au bureau je ne savais pas quoi dire.

« Tu sais que vous pouviez partir s’y vous voulez… ton nom?»

« Daniel… »

«Merci, Daniel …»

« Et pour répondre a ta question, je sais que je pourrais partir s’y je voudrais, mais ch’te dit, une lèvre gonflée, c’est dangereux! Donc je pense que je devrais rester pour s’assurer que tu ne meures pas ou rien.»

J’ai rigolé mais j’avais quand même honte. Il avait restée avec moi pendent deux heures, et juste pour en rajouter, c’étais sa dernière joute de la saison.

Chapitre 2

Une fille normale n’a jamais été quelque chose que je me suis fait appelé. J’ai fais peur à mes parents quand j’avais quatorze ans, c’est la raison pourquoi j’ai déménagé avec ma sœur. Elle travaille des longues heures et en conséquence je suis souvent seul à la maison. C’est tellement tranquille que j’entends le cœur battre. Le silence crie la vérité et je le crains donc je passe toute mon temps au parc chassieux où la brume danse autour d’une immense colline. C’est l’endroit le plus connue en Ontario, la région où il y a apparemment eu plusieurs légendes qui ont été réalisés. Tout au bout, au lieu le plus haut de la colline, passé les nuages noirs, le soleil brille plus fort à se point là que d’ailleurs à Ottawa. C’est la première place où je vais m’isoler au moment difficile dans ma vie. Mon endroit où je peux m’assouplir. Un jour je commençai à écrire dans mon journal, comme je le fait à chaque jour…

Le 1er août, 2008

Chère conscience,

J’ai toujours crue que les relations sont pour les femmes perdues et dépendantes  au gars pour leurs rendre heureuse. Mais j’ai peut-être toujours pensée de cette manière car le plus de gars qui essaye de m’impressionner, le plus que j’aime mon chien. Je suis pas mal sur que vous me compreniez! Mais aujourd’hui, la seule journée où le ciel est orange,  j’ai rencontré Daniel. Une vraie personne. Un gars que sa vie ne circule pas autour des sport mais une personne qui est vraiment…


Mais tout à coup, au moment où je cligne mes yeux en moins de la demi-seconde, un puits aux souhaits est apparu. Je suis ici presque tous les jours depuis les 4 dernières années de mon adolescence et je n`est jamais vu cela. Il avait l’aire rampé, et dans un regard dans sa direction, ça me donnait la chair de poule. Je me suis approché, c’était comme rien que j’ai jamais vu avant.  Les petits poils dans le dos de mon cou s’haussaient comme un chat noir à Halloween. Le plus bel objet mystérieux que j’ai déjà examiné. Il avait l’aire comme il a été la depuis des milliards d’années. Les plantes grimpantes toute accrochée dessous qui descendait dans un trou creusée tellement loin dans la terre que vous pouviez vous rendre en Chine. Je prends un soupir car se que je vois ne peu pas être réel ! Je me pince le plus fort possible et…

« OUCHH ! »

Bon, ce n’est pas un rêve! Il y a une petite fille au fond du puits qui ressembla beaucoup à moi-même quand j’avais cinq ans. Elle me fixe les yeux et un sentiment d’intensité me frappe. Elle resta neutre. Je cligne mes yeux pour la première fois depuis que je vois se puits et elle disparaît. Le temps se fige dans l’espace.

Donc je décide de sortir la reine Elizabeth II sur ma pièce noire, et je la lance en pensant d’un souhait que je puisse vraiment connaître Daniel a un niveau inexplicable. Soudainement je ressenti une main sur mon épaule qui m’a fait sursauter de 20 mètre dans les aires.

« Shannel ! Ne fait plus jamais ça ! Tu ma donner une crise cardiaque ! »

« Je m’excuse mais sa fais 10 minute que je t’appelle et vous me répondiez pas. T’est tu correcte?»

« Ouais ! C’est beau eh ? »

« Oui, Oui ! Vous m’en parler chaque jour de cet esti de puits ! »

« Pardon ? Tu m’dit que tu as déjà vu cette merveille? »

« Karissa, arrête don ! Je n’ai pas le temps pour sa! Tu garde avec moi se soir ou non? »

«  Ouais ? »

Je n’ai jamais été si confus de ma vie !
Shannel me parle comme si  c’étais toujours là, comme si j’étais folle.

Chapitre 3

Enfin j’arrive à maison,  je prends ma douche après cette journée étrange et finalement je m’installe confortablement dans mon lit. Je commençais à m’endormir et tout a coup quel qu’un cogne à ma porte. Pour l’amour de Dieu, il est 2 heures du matin!  Frustrer je me lève et j’ouvre la porte.  Avant que j’avais même la chance de voir c’était qui, il y avait des lèvres pressées contre les miennes qui a fait mon cœur fondre et cela avait coupé mon souffle. Quand j’ai pu reprendre ma respiration, Daniel se tenait debout devant moi.

« Uhh bonjour? »

« Tu m’avait dit que tu étais malade ?  Mais se n’est pas possible car vous n’avez jamais paru mieux! Donc la raison pourquoi t’a annulé notre souper se soir est parce que..? »

Je croyait que c’est bizarrerie étais fini. J’étais tellement confus!

« Uhhh… Je m’excuse? Je gardait avec Shannel. Je suppose que j’ai oubliée. »

« Eh bien la prochaine fois ça ne va pas aller si bien!»

J’ai rigolé mais il resta sérieux et neutre. J’ai soudainement sentis  très mal à l’aise, j’ai ressentis un étrange vibre négative de lui. Un long moment de silence c’est passé.

« Ah k? Bon je vais retourner me coucher, c’était un plaisir de te voir.»

Il a rien dit, il c’est tourné et c’est dirigé vers son auto et dans moins d’un seconde il était parti. Mais quand je lais vu, je me sentais comme si on été un couple depuis longtemps, et j’étais complètement amoureuse. J’avais des mémoires avec lui. Mais spécifiquement une mémoire comme si s’était arrivé hier! On était sur la colline au parc chassieux. On riait, parlait , on s’embrasait, on regardait les nuages autour de nous et il me regardait comme c’était seulement nous ici et le reste du monde n’existait pas. Il est comme le soleil dans la noiceur de la nuit dans ma vie. Et pour la première fois il m’a dit;

« Je t’aime bébé! »

Je luis regardait avec un regard d’insécurité. Et il m’a dit:

«Pourquoi à tu de la peur dans tes yeux?»

« J’ai peur que je vais me faire mal, J’ai peur que vous me laisserez. »

Une larme est tombée sur ma joue, mais avant qu’elle puisse tombée part terre, il l’a essuyé avec sa main et il à auté mes cheveux de mon visage et me tenait fort et dit:

« Je ne quittera jamais de ta vie  , et je ne te laisserais jamais partir de la mienne! »

C’était la journée que j’ai tombée en amour avec Daniel. Je n’avais plus peur.

Chapitre 4

C’était comme si je souffrais de l’alzeimer et tout à coup je me souvenais de tous ces mémoires. Il y avait effectivement beaucoup de souvenirs. Comme la fois où nous avons marché le long de la plage main en main. Il me disait que j’étais la fille la plus incroyable qu’il a jamais rencontré. Je me rappelai aussi du temps ou il avait volé la voiture de ses parents pour venir me voir à l’hôpital, même si il y avait une grosse tempête de neige à l’extérieur. L’amour que moi et Daniel partage… C’est l’amour que plusieurs gens vont jamais connaîtront dans leur vie.

 

L’Arbre d’Onyx

Bonjour chers lecteurs, lectrices.

Voici mon début de roman de 1500 mots:

Le soleil brillait sur la plaine des gnomes velus. L’herbe était recouverte d’un léger givre et les tournesols pointaient leurs têtes vers  l’est. C’était le calme avant la tempête,car après le chant du coq il y aurait bien du monde sur la plaine. En effet, aujourd’hui c’était jour de marché et des centaines de gnomes allaient commercer des étoffes, des vivres et des brocantes. Déjà on pouvait sentir l’odeur des boulangeries et des pâtisseries qui s’affairaient à leurs tâches pour être fin prêt pour le marché. Le petit village qui vivait sur la plaine s’appelait  Grombalki. Il était dirigé par Remultal, chef depuis bientôt trois cent ans. Depuis le début de son règne, le village avait toujours vécu dans la prospérité et l’abondance. Le village avait commencé à faire des alliances commerciales avec les autres villages et à exploiter leurs terres agricoles au maximum. Les gnomes de Grombalki ne vivaient que de leurs agricultures,car la plaine qu’ils habitaient était très fertile et avait des vertus presque magiques. Il y avait au beau milieu du village un arbre gigantesque aux feuilles noires comme l’ébène et c’est lui qui donnait à la terre sa très grande fertilité. Les anciens du village racontaient que cet arbre, appelé l’Arbre d’Onyx, transférait son énergie vitale dans la végétation de la plaine et la faisait pousser. Non loin de cet arbre, vivait un gnome nommé Molfus. C’était un jeune gnome de cents ans qui habitait une petite hutte, seul. Ces parents étaient morts dans un raid et il vivait seul depuis. Il était le plus rusé des gnomes et surtout le plus intelligent. Son seul problème c’est qu’il était petit, très petit, trop petit.  Cela ne l’avait jamais encouragé à devenir guerrier ou chasseur, car à cause de ses petites jambes, il ne pouvait courir très vite. Il étudiait donc pour devenir un alchimiste. Son maître, Baralt, aimait beaucoup son protégé car il dépassait toujours ses attentes. Molfus adorait les énigmes et il prenait plaisir à les raconter dans les échoppes du village. La plupart des ivrognes de l’échoppe ne pouvait répondre à ses énigmes. Ceux-ci lui disaient souvent que ses énigmes étaient impossibles, illogiques, incompréhensibles, que même un érudit n’aurait pu comprendre. Mais Molfus leur répondait : «Penser avec votre tête et non avec vos muscles! » Généralement, ces soirées finissaient par une bagarre, que Molfus perdait évidemment. Ce matin, Molfus se leva et alla au marché. Il acheta de la viande et des légumes, pour faire son ragoût du souper. Il devait passer chez son maître pour apprendre une nouvelle potion, qui aurait la vertu de faire pousser la barbe instantanément. Il passa son après-midi dans le laboratoire de son maître jusqu’à que la potion soit parfaite. Elle était bleue comme l’océan et était tellement chaude, qu’elle en était froide. Il testa la potion sur un rat qui se transforma aussitôt en une gigantesque boule de poils. « Bravo, Molfus! », lui dit Baralt, « Tu as su mélanger les ingrédients avec une extrême précision. Je te donne congé. » Molfus partit vers sa hutte. En empruntant le chemin qui menait à sa hutte, il vit Agnêsita, la fille de Remultal. Molfus avait toujours eu un faible pour la jeune fille et ce, depuis qu’ils se connaissaient. Ses cheveux étaient blonds comme le blé et flamboyants comme un couché de soleil. Elle avait la délicatesse d’une fée et sa voix était celle d’un ange. Elle était bien différente de son père. Celui-ci avait une très grande carrure et une voix à faire trembler les montagnes. Agnêsita avait une sagesse qui n’arrivait pas à la cheville d’aucun vieux sage du village. Partout elle était traitée avec respect et inspirait la joie. Le cœur de notre pauvre Molfus ne fit qu’un tour. Elle le reconnu de loin et s’approcha de lui. « Bonsoir, Molfus ! » lui dit-elle. « Encore une fatigante journée au laboratoire de Baralt? », l’interrogea-t-elle. Molfus, prît de mutisme à cause de la beauté d’Agnêsita, ne put que faire un signe d’approbation de la tête. Ils marchèrent un peu ensemble jusqu’à arrivé près d’un étang désert, elle, lui posant des questions et lui, l’écoutant ou hochant de la tête pour lui répondre. « Molfus, crois-tu vouloir te marier un jour? » La question lui avait pénétré le cœur comme la lame d’une dague. Il en rêvait. Il rêvait de se marier avec la belle Agnêsita et peut être même avoir des enfants, mais à cause de sa petite taille, il se disait incapable d’épouser la fille du chef. « Oui, j’aimerais » lui répondit-il. Tout à coup, les jours d’Agnêsita se mirent à rougir et elle se mit dos à lui. « Il y a-t-il une femme gnome en particulier? », lui demanda-t-elle. «Oui, elle est la plus jolie et la plus aimable de tous. », lui répondit-il tout en s’approchant de plus près du dos de la belle. « Comment se nomme-t-elle? » l’interrogea-t-elle, en se retournant face à lui. Seulement un mètre séparait les deux jeunes gens. On pouvait entendre le cœur des deux amoureux qui battaient à l’unisson. «Agnêsita.» lui répondit-il timidement. Elle s’écria : « Ahh, Molfus, je t’ai.. » Un sifflement froid et rapide se fit entendre. Agnêsita avait changé de couleur, son teint avait passé du rouge au blanc. Sur sa robe, une tache rouge sombre s’agrandissait au niveau de sa poitrine. Elle tomba inerte dans l’étang, une flèche planté dans le cœur. Molfus, le visage crispé par la peur et la tristesse ne bougeait pas. Des cris barbares commencèrent à fuser de partout, suivis de cris de douleurs de femmes et d’enfants. Molfus reconnut au loin les étendards des guerriers du village gnome de Varekh, un village voisin de Grombalki. Les huttes se faisaient brûlés, les femmes et les enfants tués de sang-froid et Molfus, terrorisé, regardait Agnêsita coulée au fond de l’étang. Tout à coup un grand craquement se fit entendre. L’Arbre d’Onyx tombait. Il s’évanouit.

Il se réveilla à cause de la fumée. Elle lui emplissait le nez et l’empêchait de respirer. Un voile de fumée masquait son visage et il avait de la difficulté à voir. Tout était flou, il ne distinguait que quelques  feux allumés dans la nuit. Il s’assit pour faire de l’ordre dans son cerveau. Il commença à voir clairement ce qu’Il y avait devant lui. Le village était saccagé. Tout n’était que sang et cendres. Des cadavres d’enfants, de femmes et d’hommes jonchaient le sol .Molfus vomit. Il se releva et commença à marcher  dans le village. Il arriva à l’endroit où autrefois, se trouvait sa hutte. Il ne restait qu’un tas de brasiers. Il couru mais s’arrêta soudain. Des feuilles noires comme la nuit couvraient le chemin. Il leva les yeux et vu l’Arbre d’Onyx, complètement déraciné. Tout à coup, il fut prit d’un grand frisson et se mit à genoux. Il réalisa que les plantes qui n’était pas brûlé était mortes. Elles étaient congelées et toutes séchées. Molfus pleura de longues minutes devant les vestiges de ce fameux arbre. Il alla voir le laboratoire de son maître. Le toit de l’édifice était perforé et les vitres avaient été fracassées. Une  odeur de souffre s’en émanait comme le souffle d’un dragon. Il entra dans la maison et fut pris de stupeur. Les têtes de ses voisins étaient empilées et sur une lance était empalée la tête de Remultal le père d’Agnêsita. Agnêsita. Molfus vomît une deuxième fois. Il courut dans la salle du laboratoire et trouva son maître avec un pieu dans le thorax. Mais celui-ci respirait encore. Il accourut au près de son maître. « Maître, qu’est-il arrivé? », demanda Molfus. « Nous avons subi les attaques du village de Varekh. « Ils nous ont attaqués pour prendre possession de nos terres fertiles. », réussit à articuler maître Baralt. « Mais maître, l’Arbre d’Onyx est tombé. », lui dit Molfus. Baralt avait le visage grave. « Si ce que tu me dit est vrai, alors ces terres ne doivent plus avoir aucune vie végétale. Enfouit-toi. Les guerriers de Varekh reviendront bientôt. Tu dois partir, tu es en danger ici. Part avec l’une des branches de l’Arbre d’Onyx, replante cet arbre divin et recréer un paradis terrestre comme nous avions avant. La légende est vraie, Molfus. Cette arbre permet de faire pousser ce que tu veux mais il y a aussi une vertu cachée : Il abrite une déesse. C’est elle qui donne à la terre ce pouvoir de fertilité. Vas replanter la déesse. C’est ta mission. Vas mon élève. » Ce fut les dernières paroles de Baralt, le maître alchimiste. Molfus pleura pendant de longues heures sur le corps inanimé de son maître. Le soleil se levait sur le petit village qui en un jour n’était devenu que poussière. Soudain des cris de victoire sonnèrent dans tout le village. Les guerriers de Varekh revenaient. Molfus sortit du laboratoire et courut aux écuries du village. Il trouva un cheval apeuré. Il le scella et partit au galop. Des flèches fusèrent sur son chemin et des cors de guerres sonnèrent l’alarme. Les guerriers se mirent en selle et partit au galop. Ce que l’armée du village de Varekh ne savait pas, c’est qu’elle était en train de poursuivre le gnome le plus rusé du monde. 

D.I

Rêve meurtrier

Prologue

Mon nom est Rose. Ma vie est loin d’être un conte de fée ou bien celle d’une princesse qui rencontre son prince charmant. Il y a bien des choses que vous ignorez de la vie. La plupart des gens se plaignent, alors qu’ils ont de l’argent plein les poches. Ils croient que je suis folle tandis qu’eux même ne connaissent pas la vraie vérité qui se cache au plus profond de ma tête.

***

Je m’y étais attendue. Ce rêve ne pouvait pas disparaître, cette idée que je m’étais faite à l’esprit pendant un certain temps n’était plus présente. Car ces souffles de vie que j’avais fait cesser de fonctionner me pourchassaient sans que je puisse les en empêcher. Alors, c’est à cet instant qu’il est arrivé, à ce lieu précis, dans cette pièce où tout a commencé et comme toute fin y est terminée.

***

Mon enfance n’a pas été la meilleure et ma mère non plus. Je me faisais violer constamment, à tout bout de champs. Je crois que tout le monde l’ignorait, j’espère en tout cas. Une occasion n’en manquait pas une autre. Ma mère partait au Bingo et je passais au cash. J’avais deux demi-frères et un vrai frère. Un était de mon âge et les deux autres avaient deux ans de plus que moi. Une fois la porte calquée, le vieil homme envoyait les petits gars se coucher tandis que moi, je restais réveillée…

***

 Je suis là, assise au près de ma mère qui ne semble pas intéressée par les larmes qui coulent sur mes joues froides. De toute manière, ces petites gouttes ne sont pas là dans ce but. Elles doivent tout simplement m’aider à enlever cette douleur atroce que je ressens. Je vois de son regard et de son comportement qu’elle n’est pas dans notre monde. Elle n’aidera nul à évaporer la peine que j’éprouve en ce moment. C’est alors que je décide, avec un geste précis de m’éclipser de cette table. La femme qui est pourtant ma mère ne retient même pas mon départ, perdue dans tout ce qui a fait d’elle une femme hystérique.

 

 

Chapitre 1

Un espoir…

 

Le paysage sous l’eau est inimaginable et son reflet l’est autant plus. C’est ici, je regarde le ciel. Cet endroit a connu toutes mes peines et mes plaisirs comme jamais personne n’en sait sur moi.

***

 Je regarde attentivement ce qui se tient devant moi. Cette nature me couple le souffle. Je ne pus continuer de contempler cet univers, c’est alors que j’entends un bruit, ce qui brise l’atmosphère du silence.

-Plouk!

Un caillou est arrivé tout près de moi avant même qu’il atterrit à l’eau. Personne n’avait été ici jusqu’à maintenant.

***

 Un homme très beau d’après moi. Je crois qu’il ne m’a pas encore aperçu. Comme si une barrière lui en empêchait. Il lance ces petites roches dans cette eau claire dont mes yeux ne peuvent ignorer la trajectoire. Il est seulement à quelques pas de moi, si près. Je remarque alors, que les larmes qui coulaient sur mon visage ont cessé et que la présence de cet homme mystérieux m’a déjà fait oublier la tristesse que je ressentais quelque peu avant.

***

Son départ me fit replonger immédiatement dans mes pensées. Mes larmes recommencèrent à couler sur mes cheveux blonds. Ce paysage me permet de m’échapper, de m’évaporer sous le contraire de la réalité. D’oublier toute existence humaine. Mais cet homme a soudainement changé l’idée que j’avais de cet endroit. Maintenant que je l’y ai vu, mes intentions ne seront plus les même…

***

Je m’assois sur un morceau de bois à quelque pied de l’eau parsemée de quenouille. Il n’est pas là. Je ne vais pas attendre là pour un homme que je ne connais même pas. J’aime cet endroit, mais pas au point d’y rester toute la journée.

***

 

Le temps me paraît très long, je me lève alors et je me tourne derrière ce que je croyais peut-être être mon destin. 

-Attends, dit une voit derrière moi.

Je me retourne.

-Vous allez oublier votre foulard mademoiselle, me dit alors le jeune homme avec une voix grave et douce à la fois.

-Mais ce n’est pas le miens, lui dis-je.

-Je suis désolé, hier je vous ai remarqué, je croyais peut-être qu’il vous appartenait, étant donné que peu de gens viennent ici.

-Oui, moi aussi… Je croyais être la seul avant de vous apercevoir.

Il est si beau, je ne peux pas l’oublier. Ses cheveux noirs qui font ressortir ses yeux bleus clair, adjacents très bien avec l’eau de la mer. Je ne suis pas poète, mais il me donne le goût de sourire, de découvrir tout ce que j’ai perdu.

Je reviens alors à moi-même et il se met à rire.

-Je crois que vous êtes parti dans vos pensé pendant un petit moment.

-Oh… Oui, je m’en suis désolé, ça m’arrive souvent, dis-je gênée.

-Puis-je savoir votre nom?

-Moi, c’est Rose.

-Ainsi Rose, que diriez-vous de venir ici demain à l’aube?

Je pris un instant pour répondre, même si ma réponse était d’avance oui.

-Et vous, C’est quoi votre nom?

– Jason.

-Alors, ma réponse est oui, Jason.

Je me retourne et je me mets à sautiller partout. J’ai déjà oublié qu’il était derrière. Je me vire et il se retourne à l’instant même. Mes joues ont alors passées d’un beige clair à un rouge vif. Il m’a vu…

***

J’arrive chez moi. Ma mère Jennifer, est sous le point de perdre tout ce qu’elle a ou plutôt ce qu’elle n’a jamais eu. L’huissier est venu. On habite dans un appartement avec des meubles et rien de plus extraordinaire. Tous vieux d’environ l’âge de ma grand-mère et encrasser par la poussière et l’âge. Alors, qu’ai-je à perde?

-Maman?

-Fiche moi la paix, me dit-elle.

Au contraire, peut-être que je venais d’en égarer une partie. Je venais de nier la personne qui était la plus importante pour moi, ma mère.

***

Je dois partir, lui laisser le temps de réfléchir. Elle ne sait pas qui elle est, comme moi d’ailleurs. Mais, peut-être qu’avec de la distance nous accepterons  le fait que l’on éprouve de l’amour l’une pour l’autre.

 

 Chapitre 2

Le rendez-vous

 

Je ne peux pas te demander de partir si vite, si loin dans ma vie mais, je dois laisser le courant de ce qui c’est passé entre nous deux décider son chemin.

 

***

 

Je ne comprenais pas ce qu’il faisait avec moi. J’avais seulement 4 ou 5 ans. Je ne me rappelle plus vraiment de la première fois, c’est tellement vague, mais je sais qu’il en a une malheureusement. Il me tripotait comme si j’étais sa femme, heureusement que non. J’étais une petite fille innocente. Il me doigtait, il me mangeait, il essayait de toucher au peu de seins que j’avais et il me faisait des caresses aux oreilles. Vous pouvez croire qu’aujourd’hui je me compte chanceuse de ne pas avoir attrapé quelconque maladies transmises sexuellement. Malgré les gestes déplacés que j’ai pu vivre durant  mon enfance, je peux au moins en retirer quelques côtés positifs…

 

***

 

Il n’est pas venu. J’attends depuis des heures et il n’est toujours pas là. La seule règle que je m’étais donné était de ne pas trop espérer. Tout le contraire de ce que j’ai toujours fait. Alors, comme pour la plupart du temps, je me morfonds en me demandant ce que j’ai bien pu penser de ces hommes.

 

***

 

J’appelle mon amie, je dois lui parler. Noémie, une fille attentive aux autres et celles qui m’a toujours aidé dans les situations où je ne trouvais plus d’espoir.

 

***

 

Noémie n’est toujours pas arrivée. Quelques heures après, je reçois un coup de téléphone.

 

***

 

Je ne peux pas le croire. Je refuse de l’accepter. Noémie a eu un accident de voiture, atroce selon ses parents. Elle est entre la vie et la mort à l’hôpital de notre ville de Sherbrooke.

« Elle a fait du pouce, m’expliqua ses parents. Elle voulait aller te voir, le gaz coûte très cher ces temps si et nous n’avions pas les moyens de l’apporter jusqu’à ton domicile. Elle voulait absolument te voir, c’était très important pour elle. »

La mère de Noémie se mit à pleurer, je l’ai pris dans mes bras.

«Elle a claqué la porte et est partie. L’homme qui l’a embraqué était sobre et a essayé de la touché. On l’a retrouvé à moitié nue, sans haut. Elle s’est probablement débattue et l’homme a perdu le contrôle du véhicule. Ils ont percutés une autre voiture et ont foncés ensuite dans un arbre. L’homme est partis à la fuite tandis que Noémie est dans un profond coma».

 

***

 

La vigueur des paroles qui ont pénétrés dans mes oreilles n’étaient sûrement pas les mêmes que celle qu’avaient prononcé Cynthia, la mère de Noémie. Elle avait été calme. Moi pourtant, j’étais loin de l’être.

***

Noémie n’a pas pu voir la terreur dans mes yeux l’orque je l’ai vu. Son visage n’est plus celui d’une jeune femme de 17 ans en pleine forme. Il est celui accompli de douleur. Des cicatrices à perte de vue fait maintenant parti de son corps. J’aurais espérer qu’elle ouvre les yeux, mais malgré tout, je crois quand même qu’il n’y aucun espoir…

Le secret de ma vie …..

                                                                                                              Prologue

                                                                                                            Juin 1997

 À première vue, la vie que je menais était une vie de rêve .Elle était remplie de joie, d’argent et de popularité. J’avais tout pour moi .J’étais mince et grande, blonde aux yeux bleue, d’après plusieurs j’avais un sourire charmeur .De plus j’étais la plus populaire de l’école, j’y étais considéré comme une reine. J’avais donc ce que je voulais, a toute heures et en tout temps de la journée. J’avais une meilleure amie : Nadia .On se connaissait depuis maintenant près de 17 ans, nos mères c’étaient rencontrées lors de leurs cours prénataux .Plusieurs élèves, qui sont à notre école, se demandaient souvent comment on fessait pour s’endurer, étant donné les personnalités très différente que nous avions. Nadia était de nature plus réservé, alors que moi j’étais on peut dire excentrique (parfois trop même…).Nous étions complètement opposée, je cumulais les garçons, elle était avec Alexandre depuis maintenant près de 3 ans. Pourtant un lien puissant nous à lier dès la naissance, parfois nous nous demandions même si nous n’étions pas destinées à nous rencontrer et a bâtir une amitié imbrisable. Quand à ma famille, on pourra dire qu’elle était ce qu’il y a de plus normal : j’avais deux parents qui avaient tout les deux un travail qu’ils aimaient énormément. Nous étions deux enfants, ils y avaient ma sœur et moi, nous avions une relation typique de sœur .Par exemple voici ce à quoi ressemblais une conversation typique avec ma sœur :

<< – (Ma sœur) -Caro !!!

– (Moi) -Quoi?!?

-T’aurais pas pris ma camisole rose avec de petits pois blanc dessus ?

-Ta camisole rose ? Quelle camisole ?

-Caro !!! Je te jure que si d’ici 15 minute je ne l’ai pas, je vais mettre ta chambre toute a l’envers pour la retrouver je suis sure que tu la !!! >>

Vous voyez un peu le genre ? Une famille typique quoi .Oh ! J’allais oublier Bubba. Il est notre chien, c’est un Husky et je dois dire il est A-D-O-R-A-B-L-E .Il a le poil noir et blanc, il a les yeux bleue et brun (Bleu et brun vous dites ?) .Ben pas mélanger la, il y en a un bleu et l’autre est brun comme tout vrai husky. Je viens tout juste de me rendre compte que la personne qui trouvera ce journal ne saura pas qu’elle est mon prénom. Peut -être aurez vous devinez lors de ma conversation typique avec ma sœur. Eh! Oui, je m’appelle Caroline, Caro pour les intimes ce qui veut dire presque tout le monde dans mon cas. Malheureusement, notre famille typique est légèrement brisée par mon beau-frère qui a 23 ans!!! Ma sœur n’en a que 17. Il a les mains légèrement baladeuses mais pas envers sa copine mais plutôt envers les copines de sa copine (vous suivez toujours là ?!?). La dernière chose qui pourra ternir un peu, en fait, qui pourra bouleverser notre vie … Est le secret que j’ai. Heureusement, je ne suis pas la seule à porter ce fardeau : ma meilleure amie Nadia et ma famille sont au courant, mais j’ose pas n’en parler à personne d’autres. Mais malheureusement mon secret n’était pas aussi bien gardé que je le croyais…

Tout débuta lorsqu’à la rentrée scolaire un nouveau arriva dans l’école. J’étais avec Nadia, j’étais en train de lui raconter mon été lorsqu’il me bouscula. Nadia lui dit de regarder où il allait, quant à moi j’étais émerveiller il était si beau ! Je décidais alors de jouer celle qui est gentille et le pris par le bras en lui demandant son nom et d’où venait-il. Il s’appelait Alex il venait d’arriver en ville et trouvais cela bien différent puisqu’il arrivait tous juste de Californie. Ce qui expliqua selon moi son beau teint… je vous jure il était beau comme un geai bleu, petit mais rempli de charme.614.Il passa beaucoup de temps avec nous, où plutôt avec moi, et chaque fois qu’il m’apercevait, il avait des millions d’étoile dans ses yeux qui brillaient comme des diamants. Il avait l’air d’un ange, mais parfois il se transformait en petit diable. Un jour je me rendis compte que lorsqu’il était arrivé ici , c’était un garçon timide mais peu à peu il passa de timide à ambitieux ,extravertie .Je l’adorais déjà et depuis quelque temps nous nous fréquentions plus en profondeur, un jour je lui demandais , pourquoi je n’étais jamais encore allé chez lui pour rencontrer ses parents alors qu’il avait déjà rencontré les miens.720.Il me répondit que c’est parent ne savais pas pour nous et qu’il ne devais pas savoir…nous savons qui tu es réellement me dit-il je me figeais alors. Comment pouvait-il savoir? Comment savaient-il qui leurs avaient dit ? J’étais en danger maintenant…. je voulus partir mais il me reteint en me disant que j’en avais rien à craindre qu’il ne me voulait pas de mal mais que ses parent disaient que je ne devrais même pas être vivante tout cela me glaça d’effroi. Je me sauvais en courant pour aller chez moi appeler Nadia, je lui dit paniquée qu’Alex savait, qu’il savait tout!820.Cela ne pris même pas 10 minutes et elle était arrivée chez moi, je me mis à sangloter .Quesque je vais faire si jamais mon secret s’ébruite, je ne suis pas juste un peu dans la merde. 855. Je devrais peut-être commencer par c’était l’été de mes 9 ans mes parent nous amenèrent loin de la maison pour passer sois disant des vacances…. Mais ce ne fut pas du tout ce qui arriva. Nous sommes parties pour la Floride, mes parents croyaient que j’étais folle puisque souvent je rentrais dans une sorte de transe étrange et je me mettais à parler dans toutes sortes de langues qui avaient disparues depuis des millénaires. Ils me firent voir une dame que je trouvais bien sympathiques, elle s’appelait Alexandra …. elle me dit qu’elle pouvait m’aider a contrôler les chose que je voyais et celle que je disais .Je ne compris pas tout de suite où elle voulait en venir , jusqu’à ce que je me rendre compte que je n’étais pas la seule à voir et entendre de chose mais que j’étais peut-être la seule à avoir ce genre de visions … la dernière que j’ai eu c’était réaliser .J’avais vu une ile se détruire en 2 , une semaine plus tard Haïti fut ravager pas les tremblements de terre et les ouragans. Je comprenais maintenant pourquoi mes parents m’avaient amené ici il croyait que je voyais dans l’avenir et il n’avait pas tort, encore mieux je pouvais trouver une façon de le contrôler, elle m’apprit tout cela .Elle me raconta les légendes de mes ancêtres ce qui me donna une idée pourquoi moi j’étais comme sa pourquoi j’avais été désigné pour les vaincre tous .Dans notre monde il existe deux monde le monde du bien et celui du mal. Le mal avait un malin plaisir à provoquer des tempêtes et des catastrophes que les humains croyaient naturelle mais tout cela était faux. La seule façon de les en empêcher étais entre mes mains j’étais la nature même de la bonté. Une prophétie annoncé il y a des centaines et des centaines d’année disait qu’un jour la bonté se réveillera , l’amour règnera et ce n’est que ce jour que le mal disparaitra…Jeune je ne comprenais pas très bien ce que cela voulait dire mais je compris vite une chose .Le mal ne voulais pas disparaitre est faisais tout pour détruire les êtres de bonté j’étais la seule encore vivante c’est pourquoi j’eu peur lorsqu’Alex me dit que c’est parents ne devais pas savoir que j’étais ici sinon je mourrais dans d’atroce souffrance , mais il m’aimait et ne voulais pas qu’on me fasse du mal .Nadia me dit que je ferais peut-être mieux de quitter la ville au plus vite,je refusais catégoriquement je ne voulais pas les quitter ni elle ni Alex je l’ai aimais trop ils étaient toutes ma vie même si je sais que parfois je ne fais pas le travail pour lequel j’ai été désigné .Souvent l’ange en chef descendait pour me réprimander de ne pas faire mon travaille comme il faut je répliquait alors que je n’avais jamais demandé à voir toutes ses responsabilités et que je n’étais qu’une ado qui aimerais être normale et pouvoir avoir un copain tout le temps , ne pas devoir inventé des excuses lorsque je devais manqué les cours pour une mission dans un pays quelque part dans le monde …. Je rêvais d’être normal..Nadia me parla encore un peu et puis elle me quitta pour aller chez elle .J’appelais Alex j’avais besoin de savoir comment ils avaient su et pourquoi me progeais t’il comme sa .Il est venu me rejoindre à la maison .Il commenca par m’expliquer que depuis quelque années ses parents avaient énormement changer et qu’ils avaient commencé a parler de prophéties , du bien et du mal , au début il ne l’est croiyaient pas jusqu’au jour où il me rencontra . Ses parents lui avait expliqués qu’il avait un don et que ce don lui permettais de voir l’aurore que entouraient le être de bonté c’est comme sa que je t’ai reconnue et pour cette raison que je t’ai accrocher mais il y a une chose encore que je n’ai t’ai pas dit ………….

Je suis un loup dans la nuit

Ça fait longtemps que j’y pense mais ce soir je suis vraiment décidé. Demain matin, avec le levé du soleil je pars. Avant que la ville se réveille, je vais me lever sans faire de bruits et je vais me sauver. Je suis tanné de ma vie, je n’ai plus envi d’avoir d’obligations, plus de routine, c’est fini la vie de banlieusard qui ce souci de la couleur de son gazon. Demain, sans le dire à personne, je vais marcher jusqu’à la gare de St-Jérôme pour prendre le train de cinq heures vingt-cinq. À partir de la gare Lucien-L’Allier je vais faire du pouce vers l’Ouest. Ma destination ultime : la Californie.

Je ne sais pas d’où vient ma fascination pour l’exile mais depuis trois ans, j’en rêve. Ce n’est pas la faute de mes parents. Ils me protègent comme tous les parents protègent leurs enfants. Ils s’efforcent de faire de moi une bonne personne. Ces mots m’écœurent. Ça m’étouffe de devenir une bonne personne. Il faut être poli, se tenir droit, bien s’habiller, surveiller son langage et surtout ne jamais détester quoi que ce soit. Je déteste cette manière de penser.

Tout m’écœure ici, des motifs du divan jusqu’à la couleur du salon en passant par la nappe toujours bien placée et la télévision toujours allumée. Mes amis ? Je n’en ai pas vraiment. Je me tiens avec du monde c’est tout. Je ne les aime pas. En réalité ils me tapent sur les nerfs. Ils cherchent toujours à faire mieux que moi. Ça me dégoûte.

J’ai soixante deux dollars et trente deux sous, moins sept et cinquante pour le train, il me reste donc cinquante-quatre et quatre vint-deux. Je compte bien me nourrir de nouilles Ramen pour un bout de temps. Mon sac est déjà prêt. J’ai le nécessaire : mon sac de couchage, une tente, des combines, mon imperméable, des chaudrons, quelques provisions et un paquet de briquets. Mes parents sont des amateurs de plein-air donc je suis bien équipé. J’ai aussi amené des livres. La lecture est un bon passe temps quand on passe nos journées à attendre.

Je vais abandonner tout les appareils électroniques et ça va me faire un grand bien. Plus de cellulaire payer par ma mère pour qu’elle puisse savoir en tout temps qu’est-ce que je fais, où et avec qui. L’heure va devenir une chose abstraite. Je vais manger quand j’aurai faim et je vais dormir quand je serai fatiguée. C’est fini les tic-tac réguliers de la trotteuse.

Je m’appelle Francis mais personnellement je trouve ça épais. Je ne l’ai pas choisi ce nom là. J’aimerais mieux ne pas en avoir. C’est décidé, à partir de maintenant quand on me demandera mon prénom je répondrai : « Je n’en ai pas, appelle-moi comme tu veux. .» Oui je vais tutoyer tout le monde je trouve ça plus amical. Je n’ai pas peur de faire du pouce tout seul. Depuis un certain temps je n’ai plus peur de la mort non plus. C’est surtout dû à un écoeurement de la vie d’après moi.

Il est maintenant trois heures mais je ne dors toujours pas. Je ne me suis jamais senti aussi vivant. L’excitation et la hâte me font du bien. Je me répète sans cesse mon plan pour m’assurer qu’il soit parfait. Il l’est. Dans deux heures la liberté s’offre à  moi, une liberté longtemps désirée et planifiée. Deux heures c’est trop long, je pars maintenant.

Ma chambre est au deuxième. Je dois donc descendre les quatorze marches en faisant bien attention de sauter la huitième parce qu’elle fait un grincement infernal. Je dois être très vigilant surtout que je suis gaffeur et que j’ai un sac de trente livres sur le dos.

Je me lance. Une, deux, trois marches. Jusque là tout vas bien. Avec le temps j’ai développé une certaine habileté pour descendre et me bourrer de chocolat incognito. Quatre, cinq, six, sept. Le moment crucial est arrivé, le grand saut de la septième à la neuvième marche. J’y vais à reculons en m’appuyant sur la rampe. Ma mère ma toujours dit de la ne pas trop m’appuyer car je pourrais la briser. Je n’y ais jamais vraiment cru mais j’ai quand même peur que ça m’arrive. Il ne faut pas oublier que j’ai trente livres en surplus. J’atteins finalement la neuvième marche du bout de mes orteils. Je mets mon poids progressivement et j’y arrive. Je descends habilement les dernières marches et je franchis tranquillement la porte.

Je nage dans une piscine de liberté. C’est le plus beau jour de ma vie. Le noir de mon esprit s’éclairci. Plus mes pieds avancent, plus le soulagement s’agrandit en moi. Je ressens pour la première fois depuis que j’ai appris à lacer mes souliers un sentiment d’accomplissement. Quelque chose d’étrange se produit dans mon visage. Une grimace, une contraction, un ricanement, puis finalement un sourire. Un merveilleux sentiment de légèreté s’empare de moi. Je vole sur l’asphalte de Saint-Jérôme.

En quelques minutes je me rends à la gare. Je m’installe sur un banc et en deux secondes je m’endors. Un sommeil si profond que même un bulldozer ne pourrait pas me réveiller. C’est fatiguant d’avoir tant d’émotions.

En ouvrant mes yeux une délicate lumière emplit mon regard. Il est cinq heures moins quart et un magnifique levé de soleil mauve et orangé décore le ciel. J’aime les levés de soleil. On voit toujours des couchés de soleil mais quand il se lève on se sent vraiment privilégié. J’ai passé de nombreuses nuits à attendre le levé du soleil comme si c’était la solution à tout.

Je vois les rails qui s’éloignent vers l’infini. C’est là que je vais. Je dois aller acheter mon billet. Le bonheur est reparti. Les sentiments c’est bizarre. Ça vient et ça part sans crier garde. On ne la voit pas venir et « boom ! » L’angoisse nous saute en pleine face.

La gare est un endroit paisible. Les abris de plexiglas sont ornés d’œuvres d’arts créés par des jeunes délinquants. À cet endroit des hommes d’affaires sérieux côtoient des jeunes étudiants décoiffés. Mais quand il n’y a pas de train c’est un endroit où aller réfléchir ou faire des mauvais coups. Par contre la police rode parfois près de la gare. Je me suis déjà fait arrêter pour avoir descendu les escaliers à vélo.

Je me suis trouvé une signature. C’est un loup qui hurle à la lune avec l’inscription : « Je suis un loup dans la nuit ». Je sorts mon crayon indélébile et je commence mon œuvre. Mon crayon traverse la fenêtre dans un mouvement agile. Un énorme loup naît du bout de mon crayon. Je prends bien soin de regarder autour de moi mais la ville dort encore. Maintenant le dessin terminé je le signe : Je suis un loup dans la nuit.

Il est maintenant cinq heures et vingt. Les voyageurs commencent à arriver. Majoritairement des hommes et des femmes d’affaires. L’un d’eux m’adresse la parole ce qui n’est pas habituel. « Qu’est-ce-que tu fais ici jeune homme ?

–         J’attends le train comme tout le monde.

–         Et pourquoi tu prends le train ?

–         Pour aller à Montréal monsieur.

–         Je vois que tu ne veux pas me répondre. Mais comment t’appelles-tu alors ?

–         Je n’ai pas de nom appelle mon comme tu veux.

–         Intéressant, excuses-moi mais je dois aller acheter mon billet. »

Et l’homme s’en va l’air enchanté de m’avoir parlé. C’est un homme d’une cinquantaine d’année l’air heureux dans son complet trois pièces. Ce genre d’homme m’inquiète. Ce n’est pas normal d’être heureux sans aucune raison apparentesurtout à cinq heures en s’en allant travailler.

Après avoir acheté son billet l’homme revint s’asseoir à mes cotés. « Je m’appelle Jacques et je suis comptable. » me dit-il. C’est vraiment louche un comptable sympathique. C’est comme un feu rafraîchissant.

Je ne réponds pas. Je me retrouve maintenant dans un long moment de silence malaisé à côté d’un comptable à la joie de vivre inébranlable. C’est une drôle de situation mais j’aime ça. C’est le début de ma nouvelle vie. Je savais que la capitale des Laurentides était remplie de gens amorphes qui ne méritent aucun intérêt mais je n’avais jamais remarqué que certains citoyens sont intéressants.

La présence de Jacques me trouble. Personne ne s’est jamais intéressé à moi autant que lui. Il semble me comprendre totalement alors que moi-même je ne me comprends pas vraiment.

Le temps passe et les questions s’accumulent dans ma tête me je décide de les garder pour moi. Pourquoi toujours avoir des explications à tout. Je crois que le mystère est parfois beaucoup plus agréable que la connaissance. Je ne parle pas des guerres ou de n’importe quel élément d’actualité ou historique. Je parle des gens. Les personnes mystérieuses sont souvent les plus intéressants.

Le temps  à passé et il est maintenant cinq heures vingt-quatre et je vois le train arriver au loin. Au même moment un sentiment d’hésitation m’envahi le corps. Le train s’arrête devant moi et les portes s’ouvrent. Jacques entre en premier. Il se retourne vers moi et me demande : « Alors jeune homme tu viens ou non? »

 

Pomme dorée

Je me retrouve couché dans ces longues herbes vertes mouillées, le nez dans la boue, les pieds sous un mètre d’eau sale. Il semble faire nuit et il pleut. Il pleut très fort et je renfonce dans la boue. Depuis combien de temps suis-je là? Depuis une heure, une journée, une semaine? Je ne sais pas, mais je sais que je suis détrempé, très sale et surtout, complètement nu. J’ai mal aux os, aux muscles et à la tête. Je suis incapable de bouger un simple membre sauf mes yeux pour admirer l’épave que je suis devenu. Pleins d’idées me tourmentent et cela n’aide pas à mon mal de tête. Il n’y a pas un son autour de moi, seulement la pluie battante tombant sur les herbes ruisselantes. Pas un seul son, jusqu’à ce que je vomisse, comme je ne l’avais jamais fait au par avant. Par un effort physique miraculeux, j’ai réussi à incliner ma tête pour libérer les surplus de mon estomac surement en pleine décomposition. Je crains le pire pour ma santé, il me manque surement quelques organes mais l’important c’est d’être en vie. Je ne suis peut-être pas vivant au fond. C’est peut-être un mauvais rêve. J’aimerais me pincer pour le savoir mais je ne peux bouger mes membres. En fait, je ne peux pas affirmer que je suis en vie tant que je n’ai pas bougé de cet endroit inconnu. Rêve ou pas, si je ne bouge pas d’ici, je vais mourir. Peut être pour la deuxième fois, qui sait, je suis peut-être mort et voila à quoi ressemblerait la mort? Si c’est ça, je préférerais retourner à mon ancienne vie. Drôle de situation, mon corps semble mort et ma mémoire est intacte. Il me manque cependant  un événement majeur qui m’a amené jusque dans cet endroit mystérieux. Histoire cliché vous me direz, d’essayer de se rappeler des derniers événements mais c’est important pour moi de tout remettre en place dans mon cerveau.

-On part à la pêche mon ami! Et je sens que la récolte va être excellente !

Avant de partir dans mes pensés, j’entendis cette voix grogneuse et le bruit de branches qui cassent sous le poids de l’homme approchant. Je n’étais pas rassuré, depuis mon réveil je n’avais pas ressenti de peur mais à ce moment je craignais le pire. Quel genre de fou va pêcher sous une telle pluie en pleine nuit? Comme par hasard, il trébucha sur moi. Il se releva en grognant et il tassa les épaisses feuilles qui me recouvrent.

Il m’observa pendant un long moment. Le pêcheur semble obsédé par mon corps nu. Moi, j’essaie de ne pas le regarder pour ne pas risquer de vomir à nouveau. L’homme était d’une répugnance incroyable. Il est laid comme un chameau, même pire. Il est menu d’un énorme nez crochu et boursouflé et d’une longue chevelure crasseuse de couleur grise. Sincèrement, j’aimais mieux le moment de mon réveil quand j’avais mal partout que celui-ci. Un simple regard dans sa direction me donne la nausée et une forte irritation oculaire.

Il déposa sa vieille canne à pêche de bois et il se pencha vers mon visage. Je souffre de myopie et je n’ai encore rien vu de son visage horrifiant. Sa peau était couverte de cicatrices, de boutons et de verrues. C’en est trop pour moi et mes intestins fragiles. Je dois évacuer de nouveau. Je vomis sur la botte du pêcheur. Cela la rendit quasiment plus propre qu’avant. L’homme se leva brusquement et repartit du côté du quel il était arrivé. J’eus une lueur d’espoir lorsque je vis la canne à pêche restée sur le sol. L’homme allait revenir, surement pour venir me porter secours!

Effectivement, le pêcheur revint auprès de moi. Je n’avais pas bougé d’un centimètre. Il me prit rudement par les deux jambes et il me souleva de l’autre bras par la tête. L’odeur désagréable qu’il dégage me dérange plus que jamais, au point où j’ai dû me retenir pour ne pas vomir une troisième fois. Puis, il me déposa dans ce qui semblait être une brouette en métal. Nous commençons à rouler tranquillement. Je me cogne la tête à gauche et à droite, mes bras tombent de mon navire, impuissants. Il m’amène jusque dans une cabane de bois rond. Là dedans, j’ai failli mourir étouffé par la fumée de marijuana ambiante. Heureusement, nous sommes presque aussitôt ressortit et ma turbulente route a finalement prit fin lorsqu’Il a basculé la brouette. Je fus projeté sur un divan moelleux. Il retourna mon corps sur le dos et partit ailleurs.

L’ambiance de cette pièce est agréable. Un feu crépite près de mes pieds douloureux, quelques cadres sont affichés et une douce musique sort du tourne-disque posé sur la table basse. J’arrive maintenant à voir un peu partout autour de moi, mon cou arrive à bouger. Puis, des pas retentirent. Je m’attends à revoir le pêcheur malpropre mais à ma grande surprise, une ravissante femme sortit du cadre de porte avec un plateau. Elle me recouvra d’une douce couverture et s’assit au près de moi. La femme fit couler un liquide jaunâtre dans ma bouche jusque là paralysé. Elle caressa mes cheveux et me fixait de ses grands yeux bleus.

– Comment t’appelles-tu ? Me dit-t-elle.

 

-Kenny.

A ma grande surprise, j’avais réussi à parler pour la première fois depuis mon réveil. C’est surement le liquide qui m’a aidé.

-Bien. Répondit-elle. D’où viens-tu? Depuis combien de temps est tu caché dans la forêt?

– Je viens de San Francisco et je ne sais pas depuis combien de temps je suis là. Je ne sais même pas pourquoi je m’y trouvais.

-Bien. Raconte moi ta vie en générale jusqu’aux derniers événements qui te viennent à l’esprit. Le liquide étrange que je t’ai donné t’aidera à rester concentré.

-Il y avait tout pour plaire la bas. Ma chambre à coucher était majestueusement grande. Elle était d’un confort incroyable! J’y invitais souvent tout mes amis et on s’amusait en groupe comme des fous! Sinon, c’est eux qui s’invitaient entre deux de mes cours privés. Ils étaient toujours très impressionnés par la télévision haute définition 60 pouces en face de mon grand lit triple. J’avais tout l’espace désiré pour faire la fête et faire le fou. Il y avait un minibar, une boule disco, des hauts parleurs d’une centaine de milliers de watts selon moi!  On pouvait même jouer au hockey lorsque papa n’était pas à la maison! Moi et mes amis sortions des bâtons de sous mon lit et on jouait directement dans ma chambre!

 

Ma chambre, c’était là où je passe la plupart de mon temps. Mon père avait donc convenu de la meubler et de la décorer le mieux possible pour le bien-être de son fils unique. J’appelais cette pièce l’aréna car elle était parfaitement décorée ; des vieux trucs par rapport au hockey étaient accrochés sur les murs et on pouvait voir sur le tapis plusieurs logos d’équipes professionnelles. Mon père était un grand fanatique de hockey et il avait prit la liberté de décorer ma chambre à son goût mais cela me convenait parfaitement. En plus de la thématique du hockey, ma télévision était entourée de consoles de jeux vidéo et de piles de jeux. J’aime bien y jouer après quelques heures d’apprentissage! J’avais appris à jouer au hockey avec mon père qui avait beaucoup de temps libre. On allait patiner à l’aréna de San Francisco, sa ville natale. On jouait parfois devant les portes du garage. Ce n’était pas la meilleure région pour jouer au hockey mais j’aimais quand même y jouer. En Californie, les patinoires se faisaient plutôt rares et le nombre de joueurs était minime.

Papa me répétait souvent qu’il n’aurait jamais cru avoir autant de temps libre pour lui en étant le président d’une compagnie internationale ; Apple. Oui, j’étais riche. En fait, seulement mon père l’était mais depuis le départ de ma mère il y a cinq ans, mon père n’hésitait plus à partager sa richesse avec son fils bien aimé. Le moment du départ de ma mère avait paru si rapide telle une seconde, une minute, une heure! Elle est partie sans avertissement, comme un lion attaquant sa proie!

 

Mon père voulait que je puisse devenir comme lui un jour, c’était pour cela que j’avais un professeur privé, à la maison. C’était un vieux barbu. On aurait dit un sage d’une centaine d’année. Je me demandais pourquoi il travaillait encore. Moi, j’aurais déjà été à la retraite à sa place! J’apprenais assez rapidement mais les études ne m’intéressaient pas. Il faut dire que le vieux sage m’aidait énormément et il me motivait à travailler. C’était surement le meilleur professeur au monde. Mon père devait surement le payer avec des lingots d’or! Je me disais que cet homme pouvait faire de petits miracles alors je fournissais toujours un effort moyen pour avoir le temps de m’amuser. C’est ce que je savais le mieux faire après tout! Et ma chambre est là pour m’aider à y parvenir.

-C’est tout ce que tu te souviens?

-Oui, tout à fait, répondis-je, et où suis-je présentement?

-En Louisiane.

Enfermé entre 4 murs

Par une fenêtre, on pouvait voir le soleil se coucher. Un espace intérieur était aménagé pour recevoir une assistance d’environ 100 personnes. Ils étaient assis à leurs places assignées, la famille au premier rang, les journalistes au second et les curieux étaient derrière. Une allée centrale était destinée aux personnelles en services. À l’avant, on voyait la potence qui se dressait comme une forteresse, elle surplombait la salle de façon  menaçante. Sur celle-ci on pouvait voir deux agents de l’ordre, un médecin et ma place à leurs cotés en tant que psychiatre.  Quelques minutes après que je fus à mon poste, les portes de la salle s’ouvrirent laissant sortir deux policiers, deux aides soignants ainsi que l’homme destiné à mourir. Étrangement, il n’avait pas les mains liées et il tenait quelque chose dans ses mains. Je crue distinguer une bible, mais il le tenait contre son cœur  m’obstruant ainsi la vue. Il tenait l’ouvrage tel un alcoolique tiendrait une bouteille qu’il refuse de ce faire prendre. Tranquillement l’escorte arriva à la potence, le mort monta les marches en tenant l’ouvrage sur sa poitrine comme on tiendrait un nouveau-né. Je fus surpris de la quiétude qui régnait dans ses yeux bleus ciel, mais lorsqu’on regardait ses cheveux blancs comme la neige, on comprenait rapidement que la folie régnait en maître dans sa tête. Il me dévisagea longtemps avant de me remettre son trésor, il me demanda de le garder et de le lire. J’acceptai de lire son ouvrage, car bien entendu on ne refuse pas la dernière volonté d’un condamné à mort. Le spectacle dura au plus 30 minutes, on lui lu les derniers sacrements, on lui demanda s’il avait quelque chose à déclarer. Ce qui était complètement stupide, car dans les quinze dernières années il ne s’ouvrit à personne même pas à moi. On lui mit un sac en tissu noir sur la tête, on lui passa la corde autour du coup et deux minutes plus tard, il pendait dans le vide. Le médecin confirma le décès et tout le monde rentra à la maison. Lors de mon départ j’hésitai à jeter l’ouvrage, mais je le conservai par respect pour le défunt.

  Lorsque je fus chez moi, j’entrepris l’observation de l’ouvrage. Dans mon métier, il nous est fortement conseillé de ne pas mélanger notre vie active avec notre vie professionnelle, sinon c’est la folie assurée. Et comme moi la seule union qui a fonctionné dans ma vie c’était celle avec mon travail je décidai d’amorcer  ma lecture en sirotant un verre de whisky :

Entre 4 murs

  Je ne me rappelle pas de mon nom, cela fait trop longtemps que je suis enfermé ici. De toute façon, ici on en a plus de besoin, on nous donne des numéros c’est moins compliqué pour l’administration.  Pour cette bande de malade, je ne suis que le sujet d’étude # 82, et je suis classé dans sujet au comportement violent, sous la garde de mon psychiatre le  docteur Lamb. Pourquoi suis-je ici ? En ce lieu réservé aux fous et aux malades mentaux ? C’est simple, je suis innocent.

  J’étais stupéfait de voir à quel point il était lucide, je me levai et j’allai me chercher un autre verre, car je savais que j’en aurais de besoin.

  Lorsque je reviens m’asseoir dans mon vieux sofa avec mon nouveau verre, en fait c’était le même, mais à nouveau remplis, je ne comprenais pas pourquoi je n’avais rien vue venir. Je me repris ma lecture :

  Ici le fait d’être innocent n’a plus d’importance, car chaque fois qu’on se défend, ils le prennent comme du déni et plus ils nous considèrent atteins. Prenons mon cas comme par exemple: je suis condamné  pour un crime que je n’ai pas commis. On m’a accusé  d’un crime passionnel, mais pourquoi j’aurais assassiné la seule et unique femme qui m’a démontré de l’intérêt?

  Ce que vous tenez entre vos mains est en fait mon esprit, du moins les restes mutilés de mon esprit. Je ne peux plus situer les évènements parce que j’ai perdu la notion du temps les minutes passent comme des heures, les heures comme des journées, les journées comme des semaines, les semaines comme des mois, les mois comme des années. Je connais par contre la date de mon exécution, le 2 novembre 1976. Mon psychiatre est venu me l’annoncer, il y a quelques jours. J’ai toujours pensé que cela m’affecterait au plus haut point, mais c’est tout le contraire, cela m’apaise de savoir que ma souffrance va s’achever dans les mois qui suivent.

  Mon psychiatre pense que j’ai toujours été fou, mais il se trompe quand je suis arrivé, je n’étais pas fou. Depuis le tout début, j’endure ces souffrances sans dire un moindre mot, j’en ai même perdu certain sens. À  force de faire des petites séances avec l’électrode nos nerfs se tendent et se  raidissent jusqu’à ce que les effets deviennent irréversibles. Notre terminaison nerveuse  ne répond plus aux effets tels que la douleur et le froid, ce qui est très pratique en hiver ou lorsqu’on se fait administrer une belle raclée par les aides soignants. Croyez moi, plus nous passons du temps en ces lieux plus notre esprit s’égare dans les limbes du néant.

  Vous ai-je expliqué pourquoi j’ai décidé d’écrire cet ouvrage ? Mon psychiatre a eu la brillante idée de me suggérer de tenir un journal et bien voilà qui est fait! J’espère qu’il est satisfait le docteur Lamb. Il voulait me voir écrire pour des raisons scientifiques… J’écris ma vie pour la science, à chaque fois que j’y pense une hilarité folle me prend. Mais bon tout le monde sait très bien que les expériences menées ici  se rapprochent plus de la torture que de la science. Ils nous bourrent de calmants à en frôler «l’overdose  », on nous attache après  une chaise et on nous bascule dans l’eau glacée. Une fois qu’on c’est fait rafraîchir les neurones, ils nous amènent dans une autre salle où on nous attache après  une autre chaise en bois, vous savez pourquoi en bois? C’est que le bois ne conduit pas l’électricité. Une fois bien fixer: ils nous insèrent du caoutchouc dans la bouche, on nous met une éponge humide sur la tête et on nous met un joli petit casque dans lequel plusieurs files sont relié et on a le droit à un incendie qui traverse de notre corps. Ils observent combien de temps ils peuvent nous faire rôtir avant que les dommages ne soient irréversibles et pour être franc ce n’est jamais concluant. Les vrais dangers ne sont pas les personnes qui sont enfermés, mais les personnes qui sont en liberté de l’autre coté des barreaux.

  Selon mon psychiatre, la raison pourquoi je suis une bombe à retardement est simple, j’ai toujours refoulé la violence que je subissais et toute l’indifférence qu’on me témoignait. Il est vrai que avant d’atterrir ici ma vie n’était pas ce qu’on pourrai appeler une belle vie remplis de bonheur et d’amour, en faite depuis que je suis né ma vie est chaque jours, un enfer perpétuel. Imaginer quelques jours après ma naissance, ma mère a décidé que s’occuper d’un bébé était trop demandant, solution elle c’est suicidé. Si j’aurai été elle c’est exactement sa que j’aurai fait, avec le pourri de marie qu’elle avait épousé je pense que c’était inévitable qu’elle meurt un jour ou l’autre. Pourtant le fait qui me surprend le plus c’est d’avoir survécu à mon père, c’était un homme bon… Quand il n’était pas complètement bourré, cela incluait le dimanche matin de onze heures jusqu’à midi. Mon père était un fervent chrétien, il m’amenait à l’église tout les dimanches pour se faire pardonné les fois où il était trop saoul ou les fois où il me battait pour la simple et unique raison que en me voyant, je lui rappelais sa femme aujourd’hui décédée et cela lui était insupportable. Durant mon enfance, j’ai appris à éviter d’être près de mon père lorsqu’il terminait sa bouteille. Cela m’évitait une raclée, mais bon si ce n’était pas lui qui me la donnait  c’étaient mes camarades de classe. Tout cela a duré jusqu’à mes seize ans, à cette époque j’avais décidé de me prendre en main. J’ai confronté mon père pour la première fois, ce fut un échec total, je décidai donc de m’en prendre à ceux qui m’ont toujours fait souffrir, mes camarades de classe. Tous les uns après les autres je les ai affrontés et ils ont tous mordus la poussière. Une fois cela réglé il ne m’embêtait plus ils me craignaient, ce fut le tour à mon père d’y goutter. Lorsque cela fut terminé, je quittai la maison familiale pour me trouver du travail dans une ferme, dans un village voisin et c’est la que je trouvai l’amour de ma vie. Elle s’appelait Justine, elle était magnifique et le plus beau dans tout cela elle m’aimait. Je ne me souviens pas combien de fois nous nous sommes rencontré en cachette pour nous déclarer notre amour. Cela dura plusieurs mois jusqu’au jours où je  décidai de demander à son père de me laisser épouser sa fille. Les jours qui avaient suivie ont été les plus beaux de toute ma vie, mais cela ne dura pas.

Mars 2010

DRINGGGG! La cloche sonna dans l’école secondaire de Beaconsfield. Elle indiquait la fin des cours, c’était un vendredi avant le long congé de mars et tous étaient aussi heureux l’un que l’autre de partir en vacances. Dès le son de la cloche, les corridors de la petite école étaient remplis d’élèves, chacun parlant de leur plan durant la semaine de relâche. Certains partaient en voyage dans le sud, d’autres en excursions de ski et même quelques-uns en croisière en Europe. Un peu bousculée par le monde si pressé de quitter, je marchais en direction de mon casier accompagnée de mon amie Camille. Nous, aussi, étions heureuses d’enfin pouvoir laisser nos cours de chimie et de mathématiques pendant une semaine complète. L’école semblait être habitée par une sorte d’énergie positive, tout le monde était heureux. J’ai même cru apercevoir le sourire de M.Audette, le professeur d’éducation physique de l’école qui lui, n’était jamais heureux de voir ses élèves. À chacun de ses cours, il nous disait à quel point il détestait son travail et qu’il ne pouvait plus attendre le jour lorsque sa retraite viendrait. Je crois que nous attendions ce jour avec une plus grande impatience que lui. Il était vieux et pas très sympathique, ses cours étaient ennuyants et longs et il n’était même pas capable de faire la moitié des activités qu’il nous proposait. Camille et moi poursuivions notre chemin vers nos casiers qui se retrouvaient, l’un à côté de l’autre en plein centre de la salle principale. On appelait cette salle la salle des 4-5, car
c’était là que les secondaires quatre et cinq passaient leurs pauses et leurs heures de dîner. Moi, je n’avais qu’une chose en tête; trouver mon copain, et partir à son chalet pour faire du ski pendant la semaine complète. Depuis plusieurs semaines déjà, j’attendais ce moment avec une grande impatience. Il m’avait raconté toute sorte d’histoires qu’il avait vécues avec ses amis, tout le monde parlait de son chalet, c’était quasiment un privilège de pouvoir y aller. En plus, il allait m’amener au centre de ski St-Sauveur et m’apprendre à skier, ce serait ma première fois. Il m’a fallu beaucoup d’argumentation auprès de mes parents pour obtenir leur ̎ok̎ mais maintenant, je l’avais et je partais dès dimanche matin.
– ̎ Et toi, Camille, que fais-tu pendant la semaine de relâche? », dis-je
– ̎Je n’en suis pas encore certaine, sûrement quelques randonnées en ski de fond avec ma famille », dit-elle avec un peu de déception.
Je ressentais un peu de pitié pour Camille qui n’avait pas beaucoup d’ami et qui se retrouvait souvent seule. Mais pas question de l’inviter au chalet de Mathieu, notre semaine était déjà parfaitement organisée. La meilleure semaine de relâche de ma vie m’attendait. Arrivée à ma case, je rempli mon sac d’école de tout mes devoirs pour la semaine et souhaita un beau congé à Camille. Je me dirigeai vers le coin de la salle 4-5 où mes amis et moi se rencontrions d’habitude pendant les pauses et à la fin de la journée. Étrangement, Mathieu n’était pas là mais la majorité de mes copines y étaient. Nous échangeâmes nos plans et horaires pour la semaine. Une de mes amies, Laurence, invita tout le monde chez elle mercredi après-midi pour aller patiner et écouter des films en fin de soirée. Je lui expliquai que je ne pouvais pas y aller puisque j’allais à St-Sauveur pour la semaine. J’étais presque heureuse de pouvoir utiliser cette raison comme excuse, je me vantais d’avoir une si belle semaine en perspective. Sans trop m’en faire de l’absence de mon copain, même si celle-ci était un peu suspecte, je me rendis à mon autobus qui m’amènerait chez mon père. Mes parents étaient séparés depuis que j’avais 3 ans et mon petit frère un an. Nous détestions notre belle-mère avec une passion énorme, elle était sévère et nous demandait toujours de nettoyer nos chambres. On lui répliquait souvent que notre chambre était parfaitement correcte; c’était pour nous, un désordre ordonné. J’arrivais à mon autobus et entrais en m’attendant de voir la fille du secondaire quatre avec laquelle je discutais  à toutes les fois que je prenais cet autobus. Bizarrement, elle n’était pas dans l’autobus. J’étais surprise de ne pas la voir, car celle-ci était là, matin et soir, à tous les jours, sans exception. Donc, je m’assis toute seule, écouta ma musique et décida d’envoyer un « message texte » à Mathieu. Je lui demandai pourquoi je ne l’avais pas vu à la fin de la journée et si tout allait toujours bien pour cette semaine. Selon les plans, dont mon chum m’avait fait part, nous étions censés partir de chez lui à sept heure du matin le dimanche et revenir le vendredi. Je n’avais jamais quitté ma famille; ni ma mère, ni mon père pour une période aussi prolongée, c’était le paradis! La chauffeuse d’autobus roulait vite sur l’autoroute, pris la sortie 44, ralentit, ralentit et puis immobilisa l’autobus au bout de ma rue. Mon frère Daniel, la petite voisine Nicole et moi descendions de l’autobus et nous rendirent chacun chez-soi. Mon cellulaire vibra, j’étais contente, car je pensais que c’était sans doute mon copain qui me répondait. En sortant mon téléphone cellulaire de ma poche, j’aperçu le nom ‘Camille’. Déception totale. Maintenant, je me demandais vraiment ce qui se passait avec mon copain. Celui-ci ne m’avait pas attendu après l’école et maintenant il ne répondait pas à mes messages. Ce n’était pas du genre à Mathieu du tout. Tout le monde le connaissait et l’aimait bien, c’était un jeune homme aimable, respectueux et intelligent. Le seul défaut que le monde pouvait lui approprié relevait de son passé. À la fin de son secondaire trois et au début de son secondaire quatre, il avait eu d’énormes problèmes de drogues. D’après moi, c’était dû à la mort soudaine de sa mère atteinte du cancer la même année. Elle avait été diagnostiquée un jeudi, et était décédée le mercredi suivant. Un choc incroyable pour la communauté entière, car comme Mathieu, sa mère était bien aimée de tous. La mort de sa mère avait menée Mathieu vers une période dépressive et il commença à prendre toute sorte de drogues. Son père l’a surpris et tenta de l’aider en l’amenant voir une psychologue. Ce fut un succès et aujourd’hui, mon copain, son père et sa nouvelle belle-mère vont tous très bien. Je rentrai chez moi, et aperçu tout de suite ma belle-mère, Johanne, qui regardait la télévision pendant que mon père faisait à souper. C’était toujours comme cela, mon père faisait le souper, les commissions, le ‘taxi’, bref tout et elle, regardait la télévision et allait sur SON ordinateur. Mon frère et moi nous demandions tout le temps qu’est-ce qu’il pourrait bien y avoir de si important, de si secret, de si sérieux, sur ce fameux ordinateur, puisqu’elle nous empêchait toujours de l’utiliser. Même pour des recherches, n’importe quoi, c’était strictement interdit.

-̎ Bonjour les enfants », dit mon père.

Mon frère et moi répondions sans trop faire de conversation. Avant que Johanne puisse me bombarder d’un million de choses à faire, je me rendis directement à ma chambre, comme à l’habitude. Je pris le vieux portable que mon père m’avait donné l’an dernier en cadeau pour Noël. J’espérais que Mathieu soit sur ̎msn̎ ou ̎facebook̎ pour que je puisse lui parler. Ce n’était plus seulement l’idée de savoir pourquoi je ne l’avais pas vu à la fin de la journée, c’était surtout parce qu’il semblait impossible à rejoindre, et cela m’énervait. Je sortis prendre une marche, car il n’était pas sur l’Internet. Je me rendis au parc à deux coins de rue de chez moi. Lorsque j’étais chez mon père j’y allais souvent pour éviter toutes les discussions entre moi et ma belle-mère. Mon père, lui, semblait se foutre de moi au plus haut point, il m’ignorait quasiment. Ma randonnée au parc était un moment de détente pour moi, un moment ou rien m’importait, je relaxais en écoutant ma musique. Souvent, lorsque j’arrivais au parc, je rencontrais une ou deux amies. L’endroit était toujours occupé par beaucoup de monde, jour et nuit, les enfants glissaient, se balançaient, c’était comme un paradis pour enfants, pas de parents juste plein d’enfants qui font se qu’ils veulent. J’arrivais au coin de la rue où le parc se trouvait. J’avançais lentement et lorsque je suis arrivée au banc dans la petite cabane de bois où mon copain et moi s’asseyions habituellement, j’aperçus justement Mathieu. Mais, il n’était pas seul, la fille de secondaire quatre qui prenait mon autobus était assise avec lui. Je retournai les talons, sans même poser de questions, j’avais tout vu. Je compris de quelle douleur ma mère parlait lorsque mon père l’avait laissée. Les larmes coulaient une à une, lentement sur mes joues et je marchais à toute vitesse. Tout à coup, Mathieu me semblait pareil à un étranger total. Je cru entendre la voix de celui-ci derrière moi, mais elle ne m’importait plus, il m’avait trahi.

Le Prince Olivier.

C’était un hiver typiquement québécois dans Montréal. La neige y régnait comme le dictateur d’un empire fasciste accompagné des ses alliés : le froid bipolaire, la slush hypothermique, la violente grêle et la glace hypocrite. Ensemble, ils formaient une alliance meurtrière capable de détruire le monde à coups de bombes atomiques. On les surnommait : le mois de janvier. Faute de rigueur, les déneigeurs faisaient la gueule. Ils négligeaient leur tâche de correctement libérer de la neige les entrées privées des braves citoyens, ce qui rendait ceux-ci complètement fous. L’incapacité des gens à sortir de chez eux développait un sentiment d’anxiété majeur sur la population montréalaise. Sans faire d’analyse psychologique approfondie, disons juste que le moral général souffrait de dépression. Sur la Rue Principale, les vitrines pleines de jouets méticuleusement disposés avaient été remplacées par de belles grosses pancartes d’un rouge honteux, rappelant notre société de consommation. Tous se foutaient de l’anniversaire de Jésus. C’était vachement triste.En plus de tout ça, il faisait atrocement froid. On ne pouvait parler sans laisser un immense nuage de condensation s’enfuir de notre bouche comme du feu de la gueule d’un dragon. Le frimas au visage, les narines congelées, les expressions faciales devenaient comiques lors de conversations extérieures.
 
 
Sur ce royaume mélancolique régnait un jeune prince. Son habit d’hiver vert fluo faisait trembler le gazon sous la glace par sa sagesse. Ses chaussures de sport dictaient la loi aux boites à lettres rebelles, et sa tuque, quoique plutôt ridicule avec son pompon et ses couleurs féminines était respectée de tous, sans exception. Les mains virant au rouge de nudité, Olivier marchait dans les rues le torse bombé. Il était le plus puissant. De petites tâches de rousseur ornaient son joli nez, tout petit et délicat. De petites boucles blondes s’échappaient de sa capuche, comme la traînée d’un étoile majestueuse. Ses paupières attristaient son doux visage par leur teinte d’un bleu virant au mauve. Ses petits yeux brillaient de la fougue d’un enfant.Dans les fenêtres, des réunions de sociétés secrètes autour de chaudrons ensorcelés. L’estomac du prince criait à s’en arracher les tripes, mais celui-ci l’ignorait. Il continuait à marcher, le regard détourné des demeures enchanteresses. Olivier guettait au loin sa prochaine quête. Un princesse en détresse, un ogre tapageur, n’importe quoi pour améliorer la situation de son fabuleux royaume.
 
 
Le soleil était couché depuis quelques minutes déjà. Le ciel rosé avait laissé place à un grand vide obscur angoissant. Le ventre d’Olivier était un envol de papillons devant cette liberté que lui offrait la nuit. Un monde nouveau, et sans soleil, venait de prendre place sur la rue St-Louis. Bien que semblable au précédant, Olivier le trouvait extraordinairement beau. La neige brillait comme une montagne de poussière d’étoiles .Les bruits étaient lointains, la vitesse du son diminuée par le gel. Le petit coeur d’Olivier battait à tout rompre dans sa maigre poitrine. Il exploitait son imagination au maximum afin de se trouver une quête digne du prince de son grade. C’était comme si chaques instants de cette soirée étaient uniques et ne se représenteraient plus jamais. Ça aurait été du gâchis de ne pas l’exploiter correctement. Aller chasser les trolls de derrières les panneaux publicitaires du bout de la rue à coups de balle de neige était beaucoup trop ordinaire. Jouer au roi de la montagne était risqué, le Roi n’aimait pas qu’on utilise son titre, même si c’était pour de faux. À la seule pensée du Roi, Olivier frissonna. Il se concentra davantage sur les possibilités de jeux imaginaires qui s’offraient à lui. Une idée passa d’une simple étincelle à un réel feu de forêt dans son crâne.
 
 
 
<<La chasse au dragon>>, murmura-t-il en un souffle. Il fronça les sourcils et plissa les yeux à la manière des chasseurs qu’il avait vus à la télé, quelques heures auparavant. Il était dans un état de concentration que seul Indiana Jones pouvait atteindre. Son centre de gravité diminué, il longeait les bancs de neige qu’avait laissé l’abominable charrue rouge quelques minutes plus tôt. Il sentait la présence de l’être magique. Il était tout près. Son souffle puissant raisonnait dans la nuit comme un moteur sur la route. Olivier, complètement fébrile devant le réalisme de son imaginaire se mit à rire d’excitation. Une crise d’hystérie s’empara du jeune enfant. Mille et un plans défilaient dans sa tête sur la façon la plus efficace et intéressante de tuer la bête. Coups de bâton de hockey, lapidation par boules de neiges, empoisonnement pas consommation de neige jaune… Tant de possibilités s’offraient au à lui. Olivier reprit le contrôle sur lui-même en se forçant à confectionner un abri. Logiquement, c’était la première étape qui permettrait la victoire du combat de son altesse, en tenant compte des contes et légendes traitant sur le sujet. Les méchantes bêtes finissaient toujours la tête tranchée lorsque leur adversaire avait accès à un fort, surtout quand celui-ci était de grande taille. Olivier se mit donc au travail. Il traversa de l’autre côté de la rue, guettant les plus gros morceaux de neige glacés. C’était un véritable igloo qu’Olivier se construisait. Chaque bloc avait été méticuleusement choisis en fonction de sa taille et était répartis à la manière d’un briqueteur professionnel. Le temps pressait : le sol tremblait sous les pas du fauve qui approchait. L’enfant voyait au loin les jets de feu sortir de la gueule de l’animal tels de l’eau sale de la fontaine du Parc.
 
 
Un homme sortit de chez lui en robe de chambre. Paniqué, il courut vers son carrosse mécanique, démarra en un temps trois mouvements et recula pile poil dans la forteresse d’Olivier. Malheur. Le sale con alla se stationner de l’autre côté de la rue, avant de sortir de son gros bolide stupide et de rentrer dans sa saleté de maison. Tout ça, sans même remarquer les larmes qui gelaient sur les joues nues de l’enfant. Le dragon avait gagné d’avance… Sans forteresse, Olivier était perdu. Si un valeureux chevalier avait été à proximité, l’enfant l’aurait sur le champ envoyé chatouiller l’homme à la robe de chambre à mort. Olivier se ressaisit et essuya ses larmes, <<Les princes ne pleurent jamais>>, se dit-il. Le processus était donc à recommencer… du début. En bon prince qu’Olivier était, il se consola en se disant que de toute façon, le fort précédant n’était pas assez joli pour l’y accueillir considérant qu’il ne contenait aucun lance-missile ultra puissant capable de brûler une robe de chambre en quelques dixièmes de secondes.
 
 
Il ré-entreprit donc la construction de son abri, gracieuseté de la Ford de M.Lamontagne. Ses gestes devinrent de moins en moins précis, brusqués par le rapprochement de la bête. Une décision s’imposa à Olivier comme une claque dans la face : soit il restait et combattait comme un homme, ou bien, il prenait simplement ses jambes à son cou et retournait sagement à sa mocheté de vie d’enfant. Non. Olivier n’était plus un enfant, et encore moins un enfant moche. Il fit face au dragon, regardant la mort droit dans les yeux comme un capitaine coulant avec son bateau. Quelques secondes suffirent pour que la bête engloutisse le minuscule enfant et mette fin à cette confrontation visuelle. Le royaume perdit son seul et unique héritier d’un seul coup de mâchoire circulaire.
 
Madame la Reine était depuis longtemps assoupie lorsque deux hommes furent annoncés à la porte par Monsieur le Roi-par-alliance. Plusieurs secousses furent nécessaires à sa Majesté pour qu’elle sorte de son lointain état d’esprit. Gênée par l’état négligé de sa garde-robe, elle se leva de son divan royal, prise d’un haut-le-coeur mêlé d’un royal mal de crâne. Plusieurs minutes furent nécessaires pour que son Altesse retrouve son équilibre. Monsieur le roi était depuis longtemps retourné à ses occupations quelque part dans le palais, ne donnant pas le bras à son épouse chancelante. Un bref coup d’oeil dans le miroir suffit pour que Madame se mette un masque. Une mèche de cheveux camouflant un oeil couleur framboise et le collet relevé cachant sa nuque meurtrie.

 

C’est une publicité annonçant les rabais d’après noël du Canadian Tire qui jouait sur la minuscule télévision du logement visiblement négligé lorsqu’on apprit à Mme. Maltais que son garçon avait été déchiqueté en mille morceaux par la charrue municipale. Probablement avait-il simplement échappé à la vigilance de sa mère lorsque celle-ci avait avalé d’un coup sec les 40 onzes de Vodka que lui avait gracieusement offert son cher batteur de femme. La réaction était inattendue : une flaque de vomissures sur l’immense tapis jaunis de l’entrée, sans aucunes larmes. Bobby apparut au bout des escaliers menant au sous-sol, attiré par l’étrangeté des bruits. <<Fuck Lucie, le tapis tabarnac!>>, dit-il, non, sans aucune tristesse dans la voix.

Les deux policiers dévisageaient les deux abrutis complètement imbibés d’alcool qui se tenaient devant eux, l’un tendant une tuque rose à la soûlonne. Dehors, les lumières des véhicules d’urgence brillaient dans le royaume de la rue Saint-Louis comme une lueur d’espoir dans ce triste monde.

14 novembre

Aujourd’hui cela fait déjà 15 ans que ma mère est morte. La vie passe beaucoup trop vite. Il me semble que hier j’étais enfant et que je m’amusais dans le parc a côté de chez moi avec ma maman. Je sens encore son petit parfum doux sous mon nez, ses douces caresses qui me réconfortaient plus que jamais et son joli sourire qui cachait tout les peines qu’elle avait au fond d’elle. Ma mère était quelqu’un de très malheureuse qui ne le montrait jamais et qui me donnait l’impression que nous vivions heureux comme tout les familles de notre entourage, ce qui était loin d’être le cas. Elle avait marié mon père, qui à l’époque, était alcoolique et drogué. À toutes les fois qu’il consommait il n’était pas très gentil avec moi et ma mère. Un soir, je me souviens, nous étions à table pour le souper et mon père était complètement ivre. Un silence inquiétant régnait dans la salle à manger comme quand les deux tours du Walt Street Center s’étaient effondrés. Je savais que quelque chose allait se produire, car à tout les fois que se silence envahissait notre maison c’était pour annoncer une autre terrible crise de papa. Je voyais la peur dans les yeux de ma mère qui se demandait qu’est-ce qu’il allait faire cette fois-ci. Je sentais également les frissons qui montaient tout le long de mon dos et cette sueur froide que je n’arrive même pas à expliquer encore aujourd’hui. C’était l’enfer sur terre. À cette époque, je n’avais que 8 ans, donc je me demandais toujours: pourquoi papa est gentil le matin et le soir lorsque j’arrive de l’école il est en colère après  ma mère et moi? Cette question me traversait toujours l’esprit. Elle était inévitable. Le silence était de plus en plus lourd et de plus en plus insupportable. Tout d’un coups, Papa prit son assiette puis visa maman d’un œil tellement méchant que je me mise à pleurer. Il leva son bras pour lui lancer en pleine gueule puis s’arrêta et me regarda. J’arrêtai immédiatement de pleurer, car quand je pleurais papa prenait sa ceinture et me frapper sur les fesses et les jambes en me disant :

-Il ne faut pas pleurer dans la vie. Les gens qui pleurent ne sont que des faibles!

Mais moi je souffrais quand il me frappait alors je me concentrais et je pensais au bon moment que ma mère et moi vivions quand nous étions seule à seule. Cela me donnait un certain sourire, donc je cessais de pleurer et mon père me lâchait. Je me sentais soulagé, mais je savais que le soir suivant cela allait recommencer de plus belle.

Comme toutes enfants, j’avais un héros. Pour moi, c’était ma mère. Elle me donnait une sorte de courage et de sécurité qui me faisait oublier tout inquiétude et blessure que j’avais sur le corps et surtout dans la tête. J’étais faite comme ma mère, rien ne paraissait. Tout le mal que j’avais était caché dans ma tête pas très loin bien sur, car cela me tracassait toujours, mais je ne laissais surtout rien paraître. J’avais l’aire de la petite fille qui vivait bien comme la plupart des enfants qui m’entouraient. La différence c’est que je n’avais jamais hâte de rentrer à la maison, car je ne savais jamais ce qui m’attendait. 

Je me souviens également le 14 novembre il y a de cela 15 ans jour pour jour aujourd’hui, je revenais de l’école et je n’avais pas passé une très belle journée. J’étais fatigué de la veille, car mon père avait encore trop bu et il était agressif plus que jamais. Ma mère en avait hérité comme à l’habitude et elle c’était faite casser le nez par mon papa qui l’avait frappé contre un mur. J’entendais ma mère crier de douleur et mon père qui riait. Tout ce que je ressentais à cet instant même de mon existence était que de la pitié, de la tristesse, de la colère et de la haine. J’avais simplement envie de prendre mon courage à deux mains et de descendre les escaliers et de venir en aide à ma mère, mais je savais que cela ne ferait qu’empirer les choses et que je me ferais battre à mon tour. Je me rendais toujours à la maison à pied, car j’habitais à deux minutes de l’école. Ce jour-là, il faisait froid et je trouvais que l’ambiance de l’extérieur n’était pas habituelle. Un petit quelque chose me disait qu’il c’était passé une chose d’étrange. Je n’en fis pas un drame, car je n’étais sure de rien. Je continuais à marcher et un petit vent glacial venait caresser mes joues gelées. Je me sentais d’une humeur étrange. C’était une sorte de bonheur et d’anxiété. Je n’arrivais même pas à décrire ce sentiment. C’était comme si j’étais une bernache qui migrait pour l’hiver. J’étais excité de partir, mais anxieuse du long voyage que je devais accomplir au vol sans perdre mes confrères. Je ne comprenais tout simplement pas pourquoi je me sentais ainsi.

Quand j’atteignis le seuil de la porte de ma demeure, mon anxiété monta à son plus fort. Je me mise à trembler de tout les membre de mon corps. J’étais terrifié. Pour ouvrir la porte puis entrer à l’intérieur de chez moi, cela pris toute mon énergie. J’entra, puis je vis mon père assis à la cuisine. Il regardait par terre et tous les membres de son corps semblaient morts. Il leva sa tête puis me regarda d’un air vide. Je ne comprenais tout simplement pas. Je déposa mon sac d’école par terre pis marcha d’un pas faible jusqu’à lui. Il ne bougeait pas et me fixait avec des yeux noirs de haine ou de douceur. Je ne savais pas trop. Quand je franchis la porte de la cuisine mon père me dit :

-Tu sais jeune fille, dans la vie il y a les méchants et les gentils. Moi je n’ai jamais su de quel côté me ranger, car cela me rendait plus fort et plus puissant d’être un homme méchant plutôt que d’être une homme gentil.

Puis il se mit à pleurer. Je n’avais jamais vu mon père pleurer de toute ma vie. Je me demandais pourquoi cela le rendait si émotif. J’étais bouleverser de le voir ainsi, mais j’étais à la fois heureuse, car je me disais que c’était peut-être là qu’il avait compris tout le mal qu’il avait fait subir à ma mère et moi durant toutes ces années lorsqu’il était ivre. Il poursuivit :

-Je suis conscient de tout le mal que je vous ai fait à ta mère et toi et je le regrette rendu à ce stade-ci.

Ce stade-ci ? Mais que veut-il insinuer en disant ce stade-ci. Cela ne me rassurais pas du tout d’entendre ce petit bout de phrase. Quand il prononça ceci je me demanda instantanément où était ma mère.

-Papa, où est maman?

Le stress monta de plus en plus. Mon père qui était assis sur une chaise à pleurer toutes les larmes de son corps, ce n’était pas normal. Quelque chose venait de se produire c’était garantie.

-Papa, où est maman?

Il ne me répondit pas, puis baissa la tête. Il essuya ses larmes en se levant de sa chaise. Je le regardait, mais lui n’avais pas l’aire de me voir. Je répétai ma question :

– Papa, où est maman?

Il pris ma main puis se dirigea vers le salon. Je n’étais vraiment pas rassuré de voir mon père comme cela. Quand j’entra dans le salon je vis ma mère étendue sur le dos, par terre, les yeux fermés. Elle ne bougeait pas. Je me précipitai sur le corps de mon héros qui gisait sur le sol. Elle avait la face en sang, ses bras étaient marqués de coupure et on pouvait voir qu’elle c’était débattue. Je venais de réaliser que les derniers instants passés en sa compagnie étaient la douleur que mon père lui avait fait vivre le soir précédent.

Elle était morte et moi, à partir de cet instant, j’étais devenu seule au monde. J’avais envie d’aller la rejoindre, car la seule famille que j’avais était ma mère et elle ne faisait plus partit de ce monde. J’avais envie de tuer mon père et de le faire souffrir comme il nous avait fait souffrir, mais les émotions prirent le déçu et je me mise à pleurer. J’étais hors de tout les moyens qu’un être humain normal pouvait avoir. J’avais tellement mal que je pensais mourir sur le champ. Mon père était à côté de moi et n’avais aucune émotion. Ces yeux étaient redevenus vide et les membres de son corps moues. Je ne croyais tout simplement pas ce que je vivais. Je ne pouvais pas concevoir que j’avais perdu ma mère et que la seule chose qu’il me restait c’était ce fou, détraqué, psychopathe qui se tenait à côté de moi.

Quand je repris mes esprits, l’envie de tuer mon père était grande. C’était la seule chose qui me trottait dans la tête. Il fallait que j’organise un plan au plus vite…

Quelqu’un la vue ?

 

Aujourd’hui, nous sommes le 8 juin 2014, je me prépare à aller à ma première thérapie avec le psychologue Dr. Robinson. Je n’est pas très hâte mais, c’est pour faire plaisir à ma sœur Isabelle. Elle croit que j’ai besoin de parler, moi je crois plutôt que je vais déjà mieux. Mais elle fut très convainquant alors je ne put résister alors j’y alla. Rendu devant la porte du psychologue,  je cogna à la porte et pensa a laisser tomber et de repartir. Ce fut trop tard, il ouvrit la porte.

–          Ce doit être toi Jack.

–          Oui.

–          Rentre et asseyez-vous, nous allons bientôt commencer.

Je m’assis et attendis qu’il me posse sa première question.

–          Qu’est-ce qui vous pousse à venir me voir ?

–          Pour être franc je suis venu pour ma sœur, c’est elle qui voulait que je vienne. Je ne crois pas que ca va changer quelque chose de venir ici.

–          Nous allons voir sa à la fin de notre rencontre. Mais revenons a vous avez-vous une famille, des enfants ?

–          J’ai une adorable fille Éryka elle à eu six ans il y a quelque semaine. J’avais une femme mais elle est décédée il y a trois ans.

–          Comment votre femme est-elle morte ?

–          Elle était partie faire quelques commissions. Lorsqu’elle traversa l’intersection un chauffeur ivre arriva de nulle par, il passa sur la lumière rouge et percuta ma femme. Ceci fut la pire journée de ma vie. J’aurais aimé attraper se gars qui ma pris mon épouse.

–          Je peux remarquer que vous n’avez pas totalement tourné la page. Est-ce qu’il y a autre chose qui vous rend stressé comme votre travail ? Ou même est-ce qu’il vous empêche de passer plus de temps avec votre fille?

–         En étant avocat sa permis d’avoir bien des choses pour moi et ma fille, je peux lui payer tout ce quel veux et elle ne manque de rien, je pourra aussi lui payer tout les études quel désire faire. J’essaie quand même de ne pas trop consacré de temps a mon bureau et plus avec elle, mais ce n’est pas toujours facile. Ce métier la, on n’a pas le choix ses stressant car, je veux que tout soie parfait et bien défendre mes clients. Il y a aussi tout sortes de personnes qu’on rencontre comme client des gentils et des méchants on pas le choix. Il faut faire notre travail mes si on n’est pas d’accord avec eux. Il faut faire attention car il y a aussi pas si longtemps de cela un homme ma fait des menace, que s’il ne gagnait pas le procès j’allais en payer le prix qu’il se vengerait. Il arrive quelque fois que je ne gagne pas et lui je n’est pas réussi alors j’ai toujours peur qu’il essaye de me faire du mal. 

Nous continuions à parler de toute sorte de chose. Je parlais aussi comment Éryka ressemble a sa mère. Comme ses cheveux bruns avec ses yeux sont bleus comme l’océan et aussi elle a toujours un sourire au visage. C’est l’enfant que tous les parents rêveraient d’avoir. Après la mort de ma femme j’ai pris la décision de faire tout en mon pouvoir pour que ma fille soit la plus heureuse et qu’il n’y arrive jamais quelque chose. Je ne pourrais supporter de perde encore un être chaire. Après avoir longuement discuté ce fit la fin du rendez-vous avec le Dr. Robinson et le temps pour moi de retourner à la maison. Je me sentais mieux isabelle avait peut-être eu raison finalement. Je me senti temps libéré que je me dis que je devais profitai de chaque instant. Je décidai que demain je prendrai congé pour m’occuper d’Éryka j’appellerai mon patron pour prendre congé, après tout ses une journée pédagogique pour elle.

L e lendemain matin, je pris le téléphone et appela mon patron. Je lui demanda si je pouvais prendre congé car ma fille était en journée pédagogique. Mais il n’est pas très compréhensif, il est du genre qui pense seulement a son argent et qui n’aime personne. Il me dit qu’aujourd’hui il y a un client très important que je dois rencontrer. C’est alors le moment que je déteste dire a ma fille  que je ne peut pas prendre congé encore une fois a cause du travail.  Je n’aime pas voire la figure de ma fille toute triste. Je n’y pouvais rien mon supérieur avait été très claire alors j’appela la gardienne pour quel la garde aujourd’hui. J’attendis que la gardienne arrive pour partir, quand il fut le temps de quitter la maison pour le travail Éryka me supplia encore une fois, pour que je l’amène au travail. Je du lui refuser encore une fois en lui réexpliquant qu’il m’était défendu le l’emmener avec moi. La journée étais très longue et je repensais a Éryka qui m’attendait à la maison, j’essayais de me dépêcher à finir tout les papiers que je devais remplir. C’est alors que je fini mes documents  je reçu un appel, c’était la  nounou. Elle me dit :

–                 Je suis vraiment, mais vraiment désolé.

Je me demandais se qui se passais je commençais à devenir nerveux.  Je lui répondis :

–           Mais qu’est-ce qu’il y a ?

–          Je ne comprends pas ce qui c’est passé. Elle était tranquille dans sa chambre, alors je décida de regardé un film qui passais à la télévision et je me suis  endormi. Je n’est pas fait exprès j’étais fatigué et quand je me suis réveiller elle n’était plus dans sa  chambre et nul part d’autre dans la maison. J’ai aussi remarqué que la  vitre de sa chambre était ouverte tout e la  journée  elle me demandait si on pouvait aller te rendre visite. Alors je crois quel ses enfuit pour te retrouver.

–          À tu appeler la police?

–          Non, j’aimais mieux te le dire avant.

–          D’accord j’arrive tout de suite et appel la police et dit leur quel a disparu et qu’il faut la retrouver le plus vite possible.

Je partie a tout vitesse sens même avertir mon patron. En route vers la maison je regardais partout sur mon passage, j’espérais la trouver en chemin mais se ne fut pas le cas. La gardienne Jeannie était dans les marches extérieures de la maison et elle est morte de peur a l’idée qu’il y arrive quelque chose. Elle s’avança vers moi en pleurent et dit :

–          Il on dit qu’il ne pouvait rien faire car sa ne faisait pas au moins 24h et qu’il croit qu’elle doit être partie pas très loin et quel va surement bientôt revenir.

–          Mais ils sont complètement malades ces clair comme de l’eau de roche que je ne  restera pas la a rien faire ma fille est surement à la recherche de mon bureau et qui ses se qui peut lui arriver. Les policiers ne sont vraiment pas géniaux. Elle est toute seule, je dois la  retrouver!

–          Je viens avec toi, c’est de ma faute je ne l’est pas surveiller

–          Non reste ici au cas où elle reviendrait.

Je commença les recherche et puis la nounou finie par me rejoindre et nous cherchions ensemble. Je regarde a droite, elle regarde a gauche ce fut cela pendant tout le trajet. Un souffle, un ombre, un rien tout me donnait un espoir de la retrouvé. Il commença à faire noir alors nous commencions à rebrousser le chemin. Quand nous sommes rendu a la maison je décida de rappelez et de leur dire qu’il devait faire quelque chose car il lui est arriver quelque chose ses sur car sinon elle serai revenu a la maison. Les policiers mon dit que des demain matin il compenserait les recherche. Moi avant le lendemain matin je cherchais les moindres détails comme un inspecteur pour trouver le moindre indice. Il était rendu deux heure du matin je décida d’essayer de me coucher. Comment puige dormir quand Éryka est à quelque part que je ne ses pas. Tout est de ma faute j’aurais du prendre congé même si mon patron n’étais pas d’accord, a cause de ma job que tout cette incident est arrivée. Je continua a pensé a tout cela et tourné de chaque coté du lit jusqu’au levé du soleil. Se fut ensuite le temps de recommencer les recherches et les indices comme l’émission CSI New York. Les policiers sont rapide, j’ai seulement attendue des heures avant qu’ils arrivent. Quand les policiers sont enfin arrivés ils ont commencé par poser plein de question du genre :

-Ou est la dernière place ou vous l’avez vu? Est-ce que il y aurait quelqu’un qui lui en voudrait ou à vous ?

Je me croyais dans un film et que je suis le coupable qui se fait interrogé avec des questions comme avez-vous déjà battu votre enfants? La réponse est bien sur non pourquoi je la chercherais sinon et pourquoi aurais-je voulu lui faire du mal?

Journal de Luce

Avis aux superstitieux, ne pas lire ce roman, refermez-le aussi vite que vous le pouvez, car vous pourriez ouvrir une porte. Cette porte ne pourra se fermer, plus  jamais. Elle sera ouverte vingt-quatre heures sur vingt-quatre, pour le reste des jours qui vous resteront à vivre, qui, par le fait même, vous seront insupportables, une fois cette porte ouverte.

 Pour ceux qui l’osent, voici mes écrits. Ils viennent d’expériences réelles. C’est la première apparition publique, et la dernière aussi. Cela m’a été très pénible de mettre à terme ce roman. Une multitude de choses me sont arrivé durant son achèvement. Nullement inventés. Croyez-moi ou non.  Je n’écrirais pas un journal de ce genre pour le seul prétexte de vous mener en erreur, mais  plutôt de vous informer, de vous apprendre, qu’il y a quelque chose d’invisible qui nous entoure à chaque instant. Qu’un infime voile transparent nous sépare de ce monde.

Je me nomme Luce. Je ne vous révélerai  pas mon deuxième nom.  Pour  notre sécurité, à vous et à moi. Les dates ne sont pas précises, j’ai 62 ans aujourd’hui. Mais tout ce que je peux vous dire, c’est que depuis l’âge de 14 ans, j’ai vécu mes premières expériences.  Voici mon histoire.

 

Chapitre premier

Nous étions en mai. J’avais 14 ans.  Les tensions entre mes parents augmentaient sans cesse. Mon père avait toujours été violant. Il ne se retenait pas pour frapper ma mère, lui faire des bleus, des coupures. Quand j’étais plus petite, il frappait les enfants. Ma mère s’y était gravement opposée, en lui exigeant de  ne pas s’en prendre à nous, qu’il devait s’en prendre  à elle. Et  c’est ce qu’il fit, depuis la proposition de ma mère. Plus jamais il n’osa lever la main sur nous, mais cela ne l’empêcha pas de faire des menaces.

Les dernier temps où il habitait encore notre maison, les seules paroles qui sortaient de sa bouche étaient criées. L’air était lourd chez nous. Mes deux frères, plus jeunes que moi, avaient de la difficulté à passer au travers. J’étais leur deuxième mère. Ils en avaient besoin.

Un jour, ma mère fit ce que jamais je ne l’aurait cru capable de faire. Elle à mise mon père dehors, avec une rage énorme dans ces yeux. Une rage qui a du s’accumuler tout au long de sa relation avec lui. Je n’oublierai jamais son regard. Même cachée dans la  garde-robe, j’ai pu le percevoir, et il avait autant d’impact de loin que de proche. Mon père se redressa, sans un mot, devant ma mère qui le regardait encore fixement. Il se retourna ensuite, après un long silence, puis se dirigera vers la porte, et quitta. Nous habitions une petite ville, en campagne éloignée, dans une vielle maison. Nous ne savons pas encore, où il a pu aller, car nous ne l’avons jamais revu depuis ce jour. Et pour tout vous dire, son absence fut pour un long moment, un soulagement.

Moi et mes frères pûmes sortir de nos coquilles, et dévoiler notre vraie personne. J’ai pu avoir la chance de voir que j’avais deux frères merveilleux, avec des mentalités totalement différentes, mais incroyables. Nous étions souvent en désaccord, mais cela faisait partie de notre personnalité, et maintenant notre père parti, nous pouvions enfin nous exprimer sans peur d’être réprimandé. Je crois que c’est à partir ce moment précis, où nous avions tous su que notre père ne reviendrait jamais, que notre vie allait réellement commencer. Mais c’est aussi le moment où des choses se sont mises à se produire et à faire monter à la surface de nos mémoires, de lointains souvenirs d’une autre vie.

Chapitre deuxième

Été de mes 14 ans. Notre maison était centenaire. Il était donc sûr d’entendre pleins de craquement de part et d’autre de la demeure. Tout  petits déjà, mes frères et moi nous nous y étions habitués.  Trois étages la constituaient. Le premier étage, là où le salon, la cuisine et la chambre de mes frères se trouvaient, le deuxième étage où était située la chambre de mes parents, puis,  il y avait la cave. C’est là où ma chambre se trouvait. Ce sous-sol était divisé en deux parties. Les anciens propriétaires avaient agrandi la maison, qui elle était autrefois plus petite. Alors il y avait deux parties bien délimitées. Ma chambre était dans la partie rénovée, avec un plafond, un plancher et des murs. De l’autre côté de ces murs, il y avait la vraie cave. Le sol était en ciment froid, craquelée de toute part, les murs n’étaient pas finis et il n’y avait pratiquement aucune isolation. Même en été, on y gelait. Le plafond, qui en fait était le plancher du premier, était supporté par d’énormes troncs d’arbres, ayant encore l’écorce et la mousse sur leurs flancs. Des insectes y vivaient mais, étant fille de campagne, les petites bibittes n’étaient pas des choses effrayantes à mes yeux. Dans un coin, il y avait de vieilles chaises, tissées avec des nerfs de bœuf. Des antiquités ci et là, éparpillés d’une façon bizarrement ordonnée. Je n’ai jamais cherché à savoir d’où ils venaient. Cela ne m’était jamais passé par l’esprit. Il y avait aussi un foyer. Noir charbon, en métal forgé. Ce n’était pas une cheminée luxueuse, c’était juste une utilitaire, de quoi se réchauffer durant l’hiver. Un peut partout de ce côté de cave, il y avait des vieux livre poussiéreux, les pages jaunies par le temps et la fumée de vieux cigares, comme fumait mon père à l’époque. On le sentait en feuilletant quelques pages, elles en étaient humectées.

 Cette décrite cave, avait quelque chose d’étrange. On ne s’y aventurait pas souvent. On en avait peur, en d’autres mots. Il y avait quelque chose en bas, mais nous ne savions pas ce que c’était. Pour être franche, je ne dormais même pas dans cette chambre. Je n’y arrivais pas.  J’avais toujours l’impression que quelque chose était là, partout en même temps, mais autour de moi. Ma porte était équipée d’une serrure, et les quelques fois que j’y avais passé la nuit, je la barrais. Vraisemblablement, cela n’empêcha pas la présence de rôder autour de moi. C’est pour cela, qu’après cinq nuits de suite, je décidai d’aller dormir sur le divan du salon, et ce, à partir de ce jour, pour le reste des nuits que j’avais à passer dans cette maison. Mes meubles et mon garde-robe ne changèrent toutefois pas d’emplacement.  Lorsque j’avais du linge à ranger, il fallait que je descende les escaliers et venir les déposés dans mes tiroirs. Un jour, durant cet été, je devais descendre, comme toute les autres fois, ranger mes vêtements dans mes tiroirs. C’est là que je vis ma première apparition.  Lorsqu’on descendait les escaliers, il fallait immédiatement tourner à gauche pour pouvoir aller dans ma chambre. Hors, lorsque je descendis en bas, cette journée là, tout de suite après avoir allumé la lumière, j’ai vu, passant en dessous de ma porte fermée, une ombre noire opaque se diriger dans ma chambre. Ce n’était pas une ombre normal, car elle ne reflétait que sur le plancher, et aucunement sur la porte, ce qui était impossible, cela n’a donc pu être mon  ombre, car, moi j’étais immobile et l’ombre s’introduisait graduellement dans ma chambre. Elle bougeait.  Sur le coup, j’ai ouvert la porte, déposé mes vêtements sur le lit,  puis j’ai ressenti l’irrésistible envie de monter à l’étage et d’aller me réfugier là où il y avait quelqu’un. À ce moment là, j’ai eu peur. Extrêmement peur. En montant l’escalier menant à la cuisine, j’exposais mon dos à un danger, et je ne pouvais même pas le voir. Monter ces quelques douze marches me semblait éternellement long. Ce n’est qu’une fois en haut et face aux escaliers que j’ai pu reprendre mon souffle. Je ne vis rien. Mais je sentais quelque chose, comme si une main invisible qui tenterait de me retenir et de m’entraîner dans le fond de quelque chose dont je n’aivais nullement envie de voir.

Ma mère me cru sur-le-champ. Elle n’avait pas d’autre choix, elle voyait bien que j’étais terrorisée, la peur se lisait dans mes yeux. Elle me croyait. C’est ça qui importait. Après avoir entendu mon récit, ma mère me fit part de choses assez surprenantes. Elle me confia qu’elle aussi avait vécu des choses similaires. Cela me fit réfléchir longuement, j’y passais mes nuits, et j’en vain à y passer mes journées. Quand mon père nous quitta, il a étonnamment laissé un vide. On a cru bon de le remplir en adoptant un chien. Ce chien nous émerveillait. Elle était douce et affectueuse, elle nous offrait en quelque sorte tout l’amour en une seconde alors mon père nous aurait donné  la même quantité pour toute une vie. Elle dormait toujours avec moi. Le soir, elle se blottissait dans mes couvertures et elle se plaçait à mes pieds, c’était une couverture chaude qui respirait. Elle me les réchauffait. Puis on s’endormait toute les deux, autant rêveuse l’une que l’autre. C’est lors d’une nuit comme celle là, qu’un deuxième évènement se produisit.

Dans le salon, où je dormais sur le fauteuil, il y avait un escalier qui permettait d’accéder au deuxième étage. En dessous ce celui-ci, il y avait un placard. On s’en servait généralement pour ranger les décorations de Noël, mais cette année, on avait décidé de les ranger à la cave. Donc, il n’y avait rien, dans cette garde-robe. Vers les trois heures du matin, le chien se leva, alla devant la porte du placard et se mit à grogner de façon à ce que je ne la reconnaisse plus. Son poil était tout hérissé, comme un chat, elle avait le dos rond et les yeux vitreux. Après de longs grognements de peur, elle se mettait à japper sans arrêt. Lorsque j’approchais pour la calmer, elle se retournait contre moi en me montrant ses canines et en remontant sa lèvre supérieure, comme si elle m’interdisait de faire un pas de plus. Cet évènement se produisait, étrangement, toujours à la même heure. Cette crise ne durait cependant qu’une dizaine de minutes. Après ces pénibles instants, elle revenait tout bonnement se réfugier a mes pieds, encore toute tremblante. Elle finissait néanmoins par s’endormir, mais moi, j’en étais incapable.

Mon ange

On ne décide pas de venir au monde. On ne décide pas de mourir. Mon père me disait toujours : « Il y a deux choses que tu ne pourras jamais décider : ton père et ta mère. » Aujourd’hui, j’en comprends la signification… Ma mère vient de mourir. Ma sœur vient de naître. Ce sont les parents qui décident si on vit. Ce qui est dommage, c’est qu’on naît parmi plein de gens pour nous aider. Mais on doit quitter ce monde sans aide, seul, dans le noir. Ce courage là, ma mère l’avait. Elle a accompli milles choses dans sa vie, ma maman. Mais aujourd’hui, elle a accompli la plus merveilleuse, autant que la plus souffrante chose. Elle a décidé de mourir pour laisser ma petite sœur vivre.

***

J’ai 9 ans. Je vois mon père qui ne se ressemble plus. Parmi les vagues souvenirs que j’ai de lui depuis ma naissance, c’est tout comme si mon père avait suivi les traces de ma mère. Il nous a abandonnés, ma sœur et moi, dans les mains d’un cauchemar infini et pénible. Un être puissant, intimidant, qui effraie et meurtri chacun des membres du petit être qui se trouve devant lui : ma sœur. Parce que moi, étant petit garçon au cœur guerrier, j’affronte mes peurs afin de permettre à ma sœur de vivre comme ma mère l’aurait souhaité. J’accepte les coups et les images terribles qui font ramollir mon cœur sous le poids de la colère et de la tristesse. J’accepte, car je sais que ma mère ne m’abandonnera pas. Elle est partie, mais elle revient. Ma maman, c’est notre ange gardien. Elle vient nous visiter chaque nuit. Elle vient me voir, son petit garçon qui voit tout. C’est vrai, parce que maman l’a dit, que je vois tout. Je l’ai vue sourire, pleurer, aimer, haïr, souffrir, vivre…mourir. J’ai vu mon père sourire, pleurer, aimer, haïr, souffrir, vivre…et battre. Je l’ai vu se transformer en monstre. Un démon aux yeux noyés de douleur qui dort au plus profond de lui. Mon père n’avait jamais été un homme perdu. Il avait les pensées d’un écrivain, d’un poète. Il avait les mots d’un combattant, il était toujours honnête. Mon père avait une tête forte, et des bras si puissants qu’il ne laissait jamais rien tomber. Lorsqu’il avait un projet, il fonçait, il y allait jusqu’au bout. Il était l’autre moitié de maman. Ils se complétaient si bien avant qu’il noie son cœur dans toutes ces bouteilles. Ils ne faisaient qu’un, avant qu’il disparaisse derrière ce masque horrible. Un visage déformé comme si on avait arraché les ailes d’un ange. Comme si on avait écrasé le cœur d’un homme. Exactement; c’est exactement cela. Là-bas, plus haut que les nuages, ce pays imaginaire qu’on fait croire à tous les enfants qu’il existe, là-haut où ma mère pleure, des gens ont décidé que notre famille méritait d’être séparée. Qu’elle devait être écrabouillée par le corps d’un monstre. Par l’alcool, ils firent  croire à celui qu’on appel mon père, que tout était la faute de ma sœur. Un petit ange, si minuscule et impuissant qui un jour, sera exactement comme maman. Elle sera aussi forte, elle aura son intelligence, sa beauté qu’elle a déjà, et le même sourire qui fera d’elle tout ce dont mon père, un profiteur, craindra. Il y verra la femme qu’il a le plus aimée dans sa vie. Il verra, comme le reflet d’un miroir dans les yeux de ma sœur, tout le mal qu’il a accompli. Et peut-être qu’à son tour, il ressentira la souffrance que nous vivons, nous, ses enfants, des objets. Ceux qu’on se sert pour vider ses pensées brouillées à coups de poings. Ceux sur qui l’on croit apaiser notre colère. Et pourtant, tout cela est faux. Pourquoi faut-il que ces sentiments affectent les personnes qu’on aime le plus? Pourquoi faut-il que les mensonges soient si mensongers qu’on s’y perd? Pourquoi faut-il être aveuglé sans cesse par ce qui nous entoure? Pourquoi faut-il préférer dormir et rêver à toutes les beautés que la vie pourrait cacher, au lieu d’affronter la sombre vérité, et changer cette réalité qui hante notre univers? Pourquoi faut-il se faire des illusions pour vivre? Ma mère est morte, et mon père est fou. Et moi, j’ai 9 ans, je vis, je vois et je souffre. Je souffre car la seule chose que je peux voir, c’est ma petite sœur. Une beauté dominée par un être qui, à l’opposé d’être son protecteur, est son profiteur. Pourquoi je vis? Pourquoi je vois ces atrocités? Parce que je suis le seul à accepter de les voir, le seul à vouloir le bonheur de ma petite sœur, le seul qui, malgré ma hauteur, soit assez courageux pour combattre mes pires cauchemars. Le seul assez fort, même si je suis faible et apeuré, pour penser à donner de l’amour et de la protection au petit être né de mon ange gardien. Né par la force d’un amour tellement fort qui unissait deux belles âmes. Mais il a fallu qu’une force supérieure à la vie, la mort, enlève ce bonheur. Un jour, elle connaîtra le sort d’un amour encore plus puissant que celui qui fait naître. Un amour qu’une mère transmet à ses enfants. Un amour qui me manque énormément. Il est là, quelque part, sans l’être tout à fait. Il est là, transparent, déchiqueté en morceaux. Il fait surface la nuit. Cet amour était présent avant que mon père s’effondre et s’apitoie sur son sort. Avant que ma mère s’envole. Avant que ma sœur vienne au monde, et qu’il abuse d’elle sexuellement…

***

La seule chose que j’entend est ce cri qui résonne en écho au fond de mon crâne. Il parcours un bout à l’autre sans s’éteindre, sans s’apaiser. Au contraire, il grandit et s’intensifie. Je marche et j’essai de me changer les idées. Mais c’est impossible. Je ne suis bon qu’à réfléchir devant ses affreuses images ineffaçables qui refond surface.

«Tu aurais dû lui faire face au lieu de te sauver. Au fond, tu est exactement comme lui, tu l’abandonne, elle est seule sans défense.»

Les ruisseaux de toute la Terre n’égalent pas la mer qui coule sur mes joues froides. C’est tellement insupportable que de se sentir impuissant et inutile. Je ne pouvais rien faire, il est encore trop fort…

En ce jour de pluie, plutôt froid, mon cauchemar s’est réalisé. Chaque nuit, je rêve à ma petite sœur qui vit un sort terrible. Celui d’être dominé par un corps terrifiant et lourd. Mais dans mon rêve, elle ne criait pas. Dans mon rêve, j’avais des bras aussi gros qu’Hercule. Dans mon rêve, je tenais tête à ce monstre qui nous a mis au monde. Et je sauvais ma petite sœur du noir dans lequel elle était enfermée. Ma mère voulait me préparé à ce jour, me dire quoi faire, mais je n’ai pas réussi. Je l’ai vu se coucher sur son petit corps fragile et nu, et même si ce lit aurait été plus confortable que ce matelas aussi mou que du bois, la scène aurait été identique. Elle a essayé, comme d’habitude et sans succès de s’enfuir, apeurée, criante de douleur, pleurant sa peur, m’appelant… Mais telle une bête, son profiteur lui tira les cheveux, sa grosse main gifla furieusement son visage et un pied s’abattue de toutes ses forces sur sa petite cuisse déjà tachée de bleus. Elle s’évanouie sans cesser de vider l’océan qui remplace son cœur. Sa lèvre était enflée et saignait, et lui trouvait quand même le goût de l’embrasser. Même s’il ferme les yeux, ce n’est pas pour s’empêcher de voir le mal qu’il lui fait, c’est pour prévoir la souffrance qu’il lui fera. Il fuit l’image de sa femme, ma chère maman, qui regarde de haut l’enfer qui brûle plus bas. Tout aussi impuissante et triste que moi. Ce n’est pas ce qu’elle souhaitait, seul lui ne s’en rend pas compte. Alors qu’il croit la venger, il la tue chaque fois qu’il pose une main sur son petit trésor de 3 ans. Et tout ce que j’ai trouvé à faire, manquant de force pour me jeter sur lui comme un enragé, je suis parti. De la même façon que ma mère, en silence. J’ai mis mon manteau et je suis sorti au froid, parce que plus rien ne m’atteint autre que ce petit regard défiguré de ma sœur qui crie à l’aide. Et pendant ce temps, elle est toujours prisonnière et n’a aucune sortie. Des bras aussi solide que des barreaux la retiennent clouée sur un lit d’acier. Je pris mon courage puisque aucunes autres larmes ne cherchaient  à s’échapper, et je repartis après 4 heures d’absence, dans cette maison sans soleil, sans petites lueurs d’un rayon de soleil, situé sur le coin, au bout de la rue, camouflé derrière des arbres mourant de plus en plus à chaque minute qui passe. Parce que comme nous, personne ne s’en occupe. On les laisse mourir seuls, sans lumière.

Je rentrai, et en faisant le moins de bruit possible, j’allai me réfugier dans ma chambre, le moral bas. La maison était si silencieuse qu’on aurait pu la croire abandonnée. D’un côté, elle l’était. Parce qu’il n’y a plus aucune vie ici, il n’y a que mort et cauchemar. Un respire étant comme un miracle. J’attendu que mon père aie se coucher, puis lorsque fut l’heure où le silence se réinstalla confortablement, j’allai sur la pointe des pieds rejoindre ma sœur. Lorsque j’entrai, elle sursauta. Elle se retourna en me voyant pour cacher ses yeux rouges et son visage blanc de peur que j’avais déjà vu. Je m’assit sur son lit, silencieux et confus, et caressai ses longs cheveux d’un brun presque noir. Exactement comme ceux du souvenir de ma mère. Je sentis sa respiration sauter, mais elle se calmait. Tranquillement, prenant mon autre main libre dans la sienne, elle s’endormit. Je la contemplai pendant deux heures, sans arrêter mon geste, pour être sur qu’elle ne se réveille pas en pleurant. Je finis par m’endormir à côté d’elle. Puis vers 4 heure du matin, j’allai dans mon lit pour ne pas l’effrayer à son réveil. Le lendemain, mon père parti je ne sais où, peut-être dans le bras d’une de ses anges noires et maléfiques, j’allai la voir. Je la trouvai dans le même état que la veille. Mais cette fois, elle parla.

–         Merci, dit-elle.

–         Tu sais que moi je t’aime Élisabeth… Je serai toujours là pour toi. Et un jour, il n’osera plus… Il regrettera. Il souffrira…

–         Est-ce qu’il est loin ce jour, Louis? J’ai peur. Je voudrais tant que maman soit là.

–         Je le souhaite autant que toi… Mais maman ne peut revenir…

–         Elle ne veut pas me voir?

–         Non… Elle t’aime Élie. Maman t’adore, plus que tu peux l’imaginer. Seulement, elle est prisonnière elle aussi. Quelque part qui nous est tous inconnus… Pour l’instant.

 ***

Même si on peut parfois prévoir les événements, dans ces cas là, on ne peut savoir quand ils se produiront. Nous gardons un minuscule espoir, car nous voulons croire en quelque chose, une seule chose en laquelle il est possible de rêver.

Même si j’ai honte de laisser seule ma sœur, les plus beaux instants de ma vie se passent dehors, à l’air frais où je peux créer tout un univers entier, comme je le souhaite. Il suffit de le sortir de sa poche, l’évader de son sac en plastique transparent, le rouler et le fumer. Puis, lorsque j’en ai le courage, après deux ou trois, je rentre avec un ego plus gros, plus puissant. Une fois que la scène recommence et que les mêmes bruits se font entendre, Je ferme les yeux, lorsque je les rouvre, je me sers quelques bons verres de tequila, puis jusqu’à l’étourdissement, je m’endors. Pendant quelques temps, je me sens guéri. Quel soulagement de voir que quelque part la vie me sourit. Que quelque part, certains descendent du ciel et se montrent enfin. Je me sens bien car j’oublie, jusqu’à ce que je m’endorme sur mes cauchemars lourdement répétitifs. Une nuit, je n’arrivai pas à m’endormir. J’en avais trop vu, trop entendu. Mes cauchemars se mélangeaient avec la réalité désastreuse et toutes ses images déjà-vu refaisaient surface au-dessus de mes iris verts. La pénombre n’empêchait rien. Je voyais tout, comme toujours. Sur le bord des larmes, le cœur fendu en milles morceaux, ma respiration difficile, j’allai dans la salle de bain, mouillai mon visage, me regardai, ridicule. À travers la vitre, je semblais noyé. Je l’étais, j’avais trop de douleur dans mes veines. J’ouvris l’armoire et me servis plus que nécessaire…

J’ouvris les yeux sur un plafond blanc, puis j’examinai ces murs bleus pâles. Ce n’était pas mon lit. C’était bien trop confortable. Je me levai au même moment qu’une infirmière entra dans ma chambre. Elle appela le médecin. Les somnifères avaient fait effet, j’avais même le front fendu prêt de l’œil, mais j’avais été sauvé à temps…

Je ne rejoindrai pas maman aujourd’hui. Puis entra ma sœur, tenant la main de ce salaud de père. Alors je compris. Je n’avais pas encore accompli ma mission de protecteur. Pourtant, j’étais détruit. Je me sentais rejeté par la femme en qui j’avais le plus confiance. En mon modèle, mon ange gardien. Je me sentais trahi. Heureusement, l’autre parti de moi me disait qu’il fallait rester en vie. Puisqu’elle n’avait jamais pu s’occuper de son amour Élizabeth, ma mère voulait le transmettre en passant par moi. Je suis le messager. Le porteur d’une lumière qui brillera le moment venu. Ma sœur, faible et tremblante, le visage défiguré, s’avança vers moi, glissa dans ma main un petit papier mal plié. De son écriture débutante, elle m’avait écrit des mots qui, au fur et à mesure que je les lurent, se gravèrent pour toujours dans mon cœur de pierre.

Cher protecteur,

Si tu savais à quel point tu m’a manqué. C’était encore plus terrible. Je me sens impuissante face à tout. Surtout face à la vie, mais encore plus face à la mort. J’aimerais pouvoir te donner le sourire en souriant moi-même. J’aimerais enlever le gros poids lourd dans nos cœur. Mais j’en suis incapable. Parfois, j’ai l’impression que c’est la seule chose qui nous relie. Dès ma naissance, mon monde s’est écroulé. Ça arrive à tout le monde de faire des erreurs, non? Pourtant, j’ai le sentiment que toute la terre entière m’en veut. Si tu entendais les paroles qu’il me lance parfois. Mais je ne sais comment les réparer. Je n’ai pas ton courage. Je n’ai pas cette force que maman t’a donné. J’espère qu’un jour, vous pourrez tous me pardonner, car je suis réellement désolé. Tu es mon soleil lorsque les choses vont mal et je ne t’ai jamais assez remercié, ni dit combien tu comptes pour moi dans ma vie. Tu es fort, intelligent et toujours prêt à aider les autres. Mais il faut t’aider toi-même. J’ai enfin vu maman cette nuit. Elle disait qu’à l’habitude elle venait te voir. J’étais contente de la rencontrer. Elle est belle maman. Elle m’a aidé à t’écrire ceci. Elle dit que tu dois rester en vie. Même si on ne se confie pas beaucoup nos pensées, je peux les lire dans tes yeux tristes. J’ai besoin de toi, je ne suis rien sans toi et la vie est difficile. Au plus profond de moi, une voix me dit de ne pas lâcher, qu’il faut continuer car je peux aussi te faire sourire.  Tu fais parti de moi, voilà pourquoi je m’accroche. Je t’aime, Louis. Ne l’oublie jamais.

Ma sœur avait écrit à m’en faire pleurer. Les hommes ne doivent pas montrer cette faiblesse. Nous ne sommes pas autorisé à verser des larmes ridicules, innocentes… J’ai vraiment besoin de ses substances. De ce monde magique où je suis le puissant créateur. Un univers parfait, violent, où ma colère résonne face à celle de la réalité. J’en ai besoin, là, maintenant. Mais je suis cloué sur ce lit de malade à voir la tête de Jean-Claude, mon fameux père sans sourire. Il a les yeux tellement rouges, à croire qu’il a pleuré. Mais c’est la comédie de l’alcool et de la fatigue. C’est le signe d’une personne perdu dans ses reproches et ses idées.

***

Je me suis rapproché de ma sœur. Elle a eu 7 ans hier. La nuit qu’elle a passé, une nuit blanche, n’était pas trop difficile à imaginer. Il ne l’a pas épargner. Au contraire, il a tellement d’amour a lui donner. Il pourra toujours s’inventer cette excuse, il ne sait pas mentir. La seule chose qu’il lui a épargner fut son sommeil. Elle s’efforce de sourire aux travers de ses marques et de ses larmes. Il l’a tellement frappé que j’ai moi-même peur de la serrer dans mes bras pour ne pas la casser. Comme une fleur qu’on aurait oublier d’arroser et qu’on force à rester en vie alors qu’elle voudrait s’effondrer de toutes ses pétales bleues.

«Ce monde sera jamais beau
Le monde est tellement fou
Ce monde, j’en aurais fait cadeau
Heureusement, tu changes tout

La nuit, y fait jamais chaud
La nuit, c’est comme un loup
Le loup voulait ma peau
Heureusement, tu changes tout

Mon ange, il est temps que je change le visage de mon dieu
Veux-tu étendre ta beauté sur mes brûlures?
Mon ange, les anges ont des yeux, des blessures
Si tu savais tout ce que je te jure, du fond de mon armure »

Une voix mélodieuse d’un ange blessé qui résonne sa voix à travers les nuages jusqu’aux étoiles. Puisque là-haut ils ne peuvent plus rien pour nous, il faut qu’elle transmette son message ailleurs, dans un rêve qui s’envole comme la fumée s’évapore d’une fusée qui décolle à la vitesse de l’éclair. Ma sœur chanta encore et encore cette chanson, assez bas le jour pour se réconforter, et assez fort le soir pour le provoquer. Je ne comprends pas pourquoi elle le cherche. Je sais qu’elle est guidée par un instinct puissant qui est en nous depuis le premier jour. Mais ce soir là, tout était de trop. Elle l’a tellement provoqué qu’il l’a presque tué. Il y a déjà 6 ans que cela dure; j’ai 13 ans et je ne me suis jamais habituée à ses cris de douleurs. Mais ce soir, tout était de trop. Elle chantait, et lui, fidèle à son 3e verre de vodka, le cœur au bord des lèvres, il s’avança, zigzagant vers elle. Cette fois, il s’arrêta une minute. Le temps semblait s’arrêter, je croyais me réveiller enfin. Puis il sortit un fusil qu’il cachait sur lui. Il le mit sur sa petite tempe. Elle s’arrêta, et s’en faire de bruit, la mer coula de ses yeux. Celle-ci grandit jusqu’à l’océan, et Élizabeth osa enfin me regarder. J’étais figé. Je devais agir. Mais comment l’empêcher de tirer, même de la blesser plus qu’il le fait déjà? Je pris un élan et m’abattit contre lui. Elle s’enfuit dans sa chambre pour ne pas voir la colère qui circulait entre lui et moi. Je le tenais, mais il réussit a reprendre l’arme dans ses mains. Si je n’aurais pas eu autant le courage de vivre, je l’aurais aidé à mettre fin à ce bordel. Mais je savais que plus loin, caché dans cette maison, une petite âme attendait de moi de l’aide. Je ne l’abandonnerais pas comme lui le faisait chaque jour. Je dû me rendre, il me quitta pour finir le drame répétitif. C’était milles fois pire, j’entendais les meubles cognés sur le mur, les cris, les pleurs, les claques. Tout. Quand il sortit, elle se remit à chanter d’une voix tremblante. Il frappa d’un solide coup de pied sa porte, et y fit un trou. Elle arrêta et il reprit un verre avant de vomir et se coucher. C’est alors que sortant par la fenêtre, je cherchai le meilleur plan qui s’afficherait dans ma tête. J’étais prêt à tout.

J’allai chez un ami qui me servit toutes les sortes de drogues possibles. Mais l’image de Roxanna, mon ange gardien, m’empêchait de ressentir l’effet, de me sentir bien, d’oublier. Je repartis donc à l’extérieur, et elle s’envola telle un fantôme. Au son des vagues de cette eau qui se cognent, cherchant une direction pour couler lentement, je m’approchai. Il fait bon sur ce pont. L’eau fut malgré tout plutôt calme, avec ce petit vent doux mais glacial de la nuit. Peu importe, cette eau me représente parfaitement. Après tout, je suis plus résistant que cette température. J’enlevai mon manteau. Je fus tellement fort, plus aucunes sensations ne m’atteignirent. Je trouvai dans mes poches le petit mot d’Élizabeth. Je commençai à lire le début. Puis l’eau me semblait figée comme de la glace. Un peu d’action et cette eau s’animerait. Je montai, habile comme un funambule, sur cette rampe glissante. Je pris une respiration, la feuille glissa de mes mains et je tombai.

***

Je me réveillai. Un regard blanc comme un drap et des yeux rouges inquiets, fatigués et apeurés me regardèrent, cherchant une raison.

–         Qu’est-ce qui t’as pris…

Je pris un instant pour me rappeler, pour comprendre.

–         Je voulais enfin, une fois dans ma vie, s’avoir ce que ça fait comme sentiment de pouvoir voler aussi haut que les anges, ceux dans leur petit lits bien douillets…  Mais il faut croire que les anges ne sont pas aussi forts que l’on croit. Ils n’ont pas d’ailes, c’est pour ça qu’ils ne viennent jamais nous voir, qu’ils ne sont jamais là quand on a besoin d’eux. Ils sont trop bien dans leur paradis…

–         Quand j’ai vu l’état dans lequel tu m’as quitté, ça m’a inquiété. Tu as sauté mais j’étais derrière toi, j’ai tout vu. Je suis descendu au lac, je t’ai rattrapé dans l’eau et je t’ai sorti de là…

–         Merci. Sincèrement.

–          Tu sais… Ta sœur a vraiment besoin de toi.

Il remit dans mes mains le petit message intact qu’Élizabeth m’avait écrit dans l’hôpital. Lorsque j’arrivai chez moi, ma sœur attendait dehors. Elle n’avait pas dormi. Elle sauta dans mes bras en me voyant. Elle savait tout. Nous rentrâmes et seuls, elle m’amena dans le salon.

–         J’ai eu peur Louis… Ne meurs pas. Je sais, c’est égoïste de ma part, mais ne me laisse pas. J’ai assez de ne pas avoir connu maman. Je ne sais ce que je ferais sans toi.

–         Arrête Élie. Je ne sais pas ce qui m’aie arrivé hier soir, j’étais perdu, j’ai agi sans réfléchir… Je pensais pouvoir rejoindre maman, je pensais être plus proche, je me sentais si près d’elle…

–         Qu’arriverait-il si Jean mourrait…?

–         Je ne sais pas. Je me pose la même question chaque jour. On serait probablement heureux.

–         Tu ne me quittera pas? Je veux dire… Si jamais ça arrive? On restera toujours ensemble, partout, peu importe ce qui ce passera? Tu ne laissera personne nous séparer?

–        Jamais.

l’enfant perdue

Il s’appellait Yvan, il était jeune, à peine une dizaine d’années. Des souliers usés à ses pieds presque percés, du tissu effiloché pendait du col de sa chemise et des genoux de son jean, une égratignure sur la joue, probablement récente, des cheveux noirs, sales et ébouriffés. Il était mignon avec ses grands yeux sombres qui bougeaient constamment car il avait conscience des gens autour de lui, que ce soit les itinérants qui marchaient avec leur sacs remplis, les familles qui promenaient leurs enfants ou les punks tatoués qui se bagarraient. On était lundi et la journée s’annonçait chaude et humide, ce qui était inhabituelle pour un mois de septembre qui avait été plutôt pluvieux que l’on pourrait comparer à un froid de canard. Le soleil était à peine levé que l’on sentait déjà une lourdeur dans l’air chargé d’humidité qui n’allait pas tarder à apparaître.

 

Yvan était là, assis sur un banc, le ciel d’un bleu métallique éblouissant l’étang devant lui où barbotaient quelques canards en quête de nourriture. Un moment, son attention fut attiré par une vielle dame assise sur le banc à côté de lui. La tête penchée vers le bas elle semblait dormir mais, en la regardant plus attentivement on voyait qu’elle bougeait ses jambes et qu’elle avait les yeux ouverts avec le regard fixe, comme si elle était sous l’emprise de l’alcool ou de la drogue. En la regardant, Yvan se mit à penser à sa mère, cette femme qu’il aimait plus que tout mais qui, au fil des ans était devenue une étrangère à cause de sa dépendance pour la drogue. Penser à elle, le rendait triste parce qu’il se rappelait le temps où sa vie était agréable. Aujourd’hui, il ne lui restait plus que le silence et la solitude et il en était conscient malgré son jeune âge, il se sentait désormais délaissé, mis de côté, écarté de son chemin. Seul dans ce parc en cette chaude matinée il se sentait perdu et ne savait que faire. Il se rappelait sa maison d’avant avec ses fenêtres à carreaux, ses volets verts, les pots de fleurs accrochés aux barreaux de la galerie avec ses couleurs multicolores, le jardin entretenu avec amour par sa mère qui donnait tant de vie à la maison. C’était le temps où la vie était bonne et douce, où tout le monde était heureux. Mais tout ça c’était avant, bien avant que le drame ne se produise. Il était vivant et maladif, assis sur son banc de parc à se rappeler le passé, donnait à Yvan des sueurs froides car sa vie maintenant n’était plus qu’un beau souvenir. Sa maison n’était plus ce qu’elle était, sa maison était semblable à un vrai taudis, avec ses fenêtres sales, ses volets fracassés. Le jardin n’était plus autre chose que de la terre et des touffes de mauvaises herbes. A l’intérieur c’était pire avec l’odeur qui régnait dans la cuisine remplie de mégots, de bouteilles vides et de poudre blanche qui trainaient un peu partout. C’était une vision qui lui donnait la chair de poule et c’est pour toutes ces raisons qu’Yvan était seul, assis sur ce banc de parc.

 

Ça faisait déjà quelques jours qu’Ivan verrait à chaque matin s’asseoir tout seul sur ce banc de parc. La route était longue depuis sa maison, mais peut importe la température, qu’il fasse chaud ou qu’il pleuve averse Ivan marchait quelques kilomètres tous les matins pour se rendre dans ce parc. Il quittait la maison avec son sac à dos rempli de choses importantes pour lui comme sa bande dessinée préféré, celle qu’il regardait tous les soirs avant de s’endormir. Il avait aussi son super héro préféré, Batman que son père lui avait offert l’an passé pour son anniversaire. Il se rappelait de cette journée, la plus belle de sa vie comme si c’était hier. Il avait demandé cette figurine de Batman qu’il avait vu un jour dans un magasine et que tous ses amis possédaient déjà. Il rêvait tous les nuits jusqu’à ce que son père lui offre ce premier et unique cadeau. Mais la chose la plus importante que Ivan avait dans son sac était une photo de famille, ses parents, sa petite sœur et lui. Il la gardait précieusement dans un sac en plastique pour la protéger car c’était la chose la plus importante qu’il possédait et à la quelle il tenait.

 

Depuis qu’il venait au parc à tous les matins, Ivan n’allait plus à l’école et il commençait à se demander si quelqu’un n’allait pas venir le chercher et le ramener à l’école. De toute façon, Ivan n’avait pas d’ami ou personne d’autre qui s’inquièterait de ne pas le voir. Il était un petit garçon invisible. Ivan se mit à penser à sa petite sœur qu’il ne verrait jamais. Elle était si belle avec ses cheveux blonds bouclés, ses grands yeux bleus comme l’océan et sa bouche en cœur. Il se souviendrait toujours de ses éclats de rire et comment elle sautait sur place lorsqu’elle était contente. Il ne lui restait que ses souvenirs des balades en famille, des repas où tout le monde riaient ensemble d’une bonne blague qu’Ivan avait laissée à la table. En ce temps là, la famille était réunie et Ivan pouvait dire qu’il était heureux comme un poisson dans l’eau. Maintenant Ivan était seul, isolé, abandonné. Il avait eu une enfance sans un nuage, il avait été très heureux jusqu’à il y a quelques semaines.

Il y avait maintenant quelques heures qu’il était là a réfléchir dans ce parc et son estomac commençait à faire des drôles de bruits ce qui lui fit penser qu’il avait une faim de loup. Tout à coup, Ivan, entendit un bruit juste à côté de lui et en se retournant il a vu un gros chien qui le regardait avec sa langue pendante et ses belles grandes oreilles poilues. Il ne savait si le chien était méchant ou gentil, alors il n’osa pas le toucher. C’est alors qu’une petite fille apparut à côté de lui et lui dit :
-C’est mon chien et il n’est pas méchant, tu peux le caresser il aime ça.
Ivan lui fit une caresse sur le dessus de la tête de lui demanda :
-Comment s’appelle-t-il?
-Il s’appelle  Hugo, lui dit la petite  fille.
-Est-ce que tu veux jouer avec nous?
-Oui, dit Ivan.

Les deux enfants couraient dans le parc en lançant la balle au chien qui courait pour la rattraper, il croyait flotter sur l’horizon, mais non, il était que sur le gazon. Ivan avait beaucoup de plaisir à jouer avec sa nouvelle amie mais il avait toujours faim et il avait envie de manger quelque chose. La petite fille qui s’appelait Sara alla rejoindre sa mère qui .tait assise sous un arbre un peu plus loin et qui préparait un piquenique. Elle invita Ivan à venir les rejoindre, il avait tellement faim qu’il accepta avec plaisir. Ivan mangea tout ce que la mère de Sara lui donna, des sandwichs, des muffins, du fromage, une  pomme, il avalait tout comme s’il n’avait pas mangé depuis des jours. La mère de Sara trouvait étrange qu’un petit garçon de cet âge soit tout seul, sans ses parents. Elle voyait bien qu’Ivan avait des problèmes, elle avait remarqué que ses vêtements étaient  sales et déchirés et son visage étant triste. Avec le ventre bien rempli, Ivan se sentait mieux et il trouvait la mère de Sara tellement belle et gentille. Il aurait aimé avoir une mère comme celle de Sara avec un chien comme Hugo. Sara lui rappelait une autre petite fille qui malheureusement ne pouvait plus jouer avec sa mère ou son chien et ne pouvait plus courir dans le parc en sautant partout. Ivan et Sara continuèrent à lancer la balle à Hugo et à courir partout. Il faisait tellement beau et Ivan était tellement heureux qu’il oublia ses problèmes pendant quelques heures.

Mais comme toute bonne chose à une fin, Sara et sa mère devaient partir. Ivan se mit à marcher dans les rues de la ville en trainant son sac à dos. Il s’arrêta pour regarder la vitrine d’une animalerie où des chiots se bagarraient gentiment. Il y avait quatre petits chiots noirs et bouclés, avec des pattes énormes et une jolie petite queue. Il les regarda jouer quelques minutes et se décida à partir. Au bout de la rue il y avait une voiture de police qui était stationnée. Comme il ne voulait pas se faire remarquer par eux, il décida de courir dans l’autre direction. Malheureusement les policiers l’on remarqué et on décidé de le suivre pour savoir pourquoi un petit garçon de cet âge se sauvait.

L’orchidée papillon

Papa célébrait le décès de mon frère avec une telle tristesse qu’on eut dit qu’il était anéanti. C’est vrai, je l’aimais moi aussi mon frère et je m’ennuyais de lui. Il était parti si vite, dans le souci d’aider notre famille. Il était si gentil, généreux et aimable. Un vrai ange si vous me demandez. Si seulement il était resté un peu plus longtemps, j’aurais pu lui offrir son cadeau de fête.

 

Les dernières semaines de mon été devaient être les plus mémorables de toute ma vie, elles ont passé comme un éclair dans l’œil d’un typhon, ni vu, ni connu. Pourtant, j’adorais m’aventurer là-bas, au loin à la rivière derrière la maison, il faisait toujours beau, le ciel éclatait de mille feux et pourtant, rien ne pouvait gâcher ce splendide spectacle. Bien entendu, mon frère devait être présent dans le paysage que je contemplais, mais si on le regardait de très loin, il apparaissait seulement comme une petite tâche déformée. Ça le représentait bien non?

 

–       Hey petite sœur, cria-t-il.

 

–       Qu’est-ce qu’il y a Dang.

 

–       Il y a un crapaud ici, viens voir.

 

Certes jadis, lorsque j’étais toute petite fille, j’adorais les crapauds, ils étaient si beaux et ils faisaient de drôle de bruits. Ça m’amusait pour une journée complète. Mais bien entendu c’était lorsque j’étais petite, j’avais désormais 12ans! Les crapauds me répugnaient, ils étaient comme mon frère, laid, gros et vert. J’exagère peut-être, mais il est évident qu’un frère ne peut être beau, c’est pourquoi que je voulais une petite sœur, imaginez un instant une petite sœur mignonne, adorable et inoffensive. Enfin, j’y penserais rendu à ce stade. J’étais là, planté devant lui, comme une vraie taupe qui sortait sa tête de son trou pour la toute première fois de sa vie, le soleil ne faisait qu’une bouchée de mes yeux, c’est vrai, ce n’était pas de ma faute si j’étais née à l’autre bout du monde. Plus précisément l’occident, non l’orient plutôt, je me trompe toujours.

 

–       Hey!, me dit-il avec excitement.

 

–       Quoi? repris-je avec un air sournois.

 

–       Est-ce que maman et papa me laisseraient le garder?

 

–       Non, tu ne peux le garder, il y a déjà trop de benêts à la maison.

 

–       Ça veut dire oui ça? Demanda-t-il bêtement.

 

C’était assez, j’eus pris le crapaud et le lança le plus loin possible, heureusement il atterrit dans la rivière, je l’espère.

 

–       Les enfants, venez manger!, crièrent mes parents.

 

En un temps de trois mouvements, nous fûmes assis à nos places respectives. Mes parents me disaient souvent qu’une maison n’était pas un bordel, je me ramassais tout le temps pourtant? Pour une fois à la table, on mangeait en paix, autrement dit mon père ne nous racontait pas ces journées en tant que superbe comptable et ma mère ne nous racontait pas ces périples avec ces jeunes délinquants de première classe, elle était professeur au primaire. Enfin, mon frère brisa le silence pour parler de sa fichue créature et comment je l’avais jeté par-dessus bord. Ça y était, mon père allait me donner la punition, c’est vrai que Dang était plus jeune que moi, mais il était si sot, un vrai chameau au pôle Nord.

 

–       Vous voyez les enfants, c’est la guerre dans notre pays, on ne peut rester ici bien longtemps, dit fermement mon père.

 

–       Il a raison, nous devons partir dans les semaines à venir, les jours mêmes, reprit ma mère.

 

Je n’avais jamais compris  pourquoi qu’il y avait la guerre, est-ce une façon de négocier la paix?

 

–       Vas-tu finir tes haricots, ajouta mon frère.

 

Je secouai la tête pour lui faire signe que non, et puis j’y pensais, si Dang était en réalité un gentil petit garçon, non, j’allais bien trop loin, tous les garçons sont sots, sauf papa bien entendu.

 

–       Bon les enfants, il est l’heure d’aller se coucher, faites votre prière et passer une bonne nuit, dit ma mère d’un ton bas.

 

–       Oui maman, bonne nuit papa, reprit-on.

 

Je priai bouddha tous les soirs, mais cette nuit je lui est demandée une toute petite chose de plus. Non se n’était pas un nouveau vélo, mais bien que notre famille reste intacte. Au fond de moi-même je l’aimais notre petite famille, c’est vrai qu’Hao était parti, mais elle restait dans chacun de nos cœurs, peut-être même dans celui de mon frère qui sait?

 

–       Dang, est-ce que je peux prendre le lit du haut? lui dis-je

 

–       Mais tu sais très bien que j’ai peur dans celui du bas.

 

–       Tu es une vraie fillette, repris-je avec une voix délicate.

 

–       Non ce n’est pas vrai!

 

–       Alors prend celui du bas si c’est ce que tu souhaites.

 

Il était là, planté comme un pieu dans le sol avec d’énormes yeux en larmes prêt à fendre en mille morceaux.

 

–       D’accord…, me répondit-il péniblement.

 

Puis je me suis misse au lit. À la campagne lorsqu’on dort, tout est tranquille, on entend les arbres joués à cache-cache, les animaux se parler entre eux et le vent vient parfois nous chuchoter de la poésie. C’est surement ce qu’on appelle une ataraxie. Pourtant, je sentis quelque chose me bousculer, cela m’arrivait de faire de drôles de rêves qui n’aboutissaient à rien.

 

Tout d’un coup, le soleil est apparu et il éclaira toute la chambre.

 

–       Mais Dang que fais-tu dans mon lit? lui dis-je d’un ton hystérique.

 

–       J’avais peur sœurette, désoler, me dit-il, prêt à me donner les bénédictions du ciel pour se faire pardonner.

 

Après avoir l’assommé, je me dirigeai vers la salle à manger où mon père manigançai un plan. Celui de notre escapade vers un autre pays.  Un autre pays? Je connaissais seulement que le nôtre et j’avais du mal à toujours m’en rappeler. Pour moi, il n’y avait qu’un seul pays, le nôtre, mon monde en d’autres mots. Pourquoi ne pas envoyer notre bien le plus précieux, c’était ce que je voyais dans le plan de mon père.

 

–       Mais papa, pourquoi devons-nous partir? Je veux rester et je vais rester, dis-je.

 

–       Ma chérie, ne vois-tu pas que l’on risque nos vies ici, j’aime mieux vous donnez une nouvelle vie qu’essayer  de risquer celle-ci et n’aboutir à rien, me dit-il avec son ton d’adulte sévère.

 

Je voulais donner mon opinion, mais d’un autre côté il avait raison, en faites il avait toujours raison. Là était son seul défaut. Je pris donc un relai vers la rivière, sanctuaire de la paixje contemplai la nature tel qu’un oiseau scrute l’horizon à la quête de nourriture. Et d’un seul coup, j’aperçus une branche d’orchidée papillon. Elle était magnifique. Tout simplement magique. Je devais la garder, elle était quand même le symbole de moi et mon frère, je l’avais choisi il y a bien des années pour sa fête et il l’adorait depuis. C’est pourquoi que je devais la garder précieusement, comme un trésor perdu. De retour à la maison, j’appris que mon frère était parti, papa l’avait envoyé chercher de l’aide dans notre famille hors du pays, je ne l’ai connaissais pas moi les autres et pourtant ils devaient nous aider. Papa lui avait aussi donné toutes ces économies, argent qui ne valait plus grand-chose. Dang était chargé de revenir pour la famille, c’était la tâche que papa lui avait donné, il était déjà loin en bateau.

 

Chaque jour chez nous, la tension était de plus en plus forte, on eut cru que la pression de l’océan nous pesait dessus. Mon père devenait de plus en plus dingue.

 

–       Papa, calme toi, il reviendra croit moi, dis-je.

 

Il me regardait, confus à l’idée de bien vouloir croire mes sottises, mais il devait s’il ne voulait pas finir fou. Les jours et les semaines passèrent. Rien à faire, mon père se lamentait sur son sort en disant que c’était de sa faute, qu’il n’avait j’avais du envoyer Dang. Il était anéanti. Il ne pouvait, qu’être mort disait-il. Je ne voulais le croire, car je savais qu’il était parmi nous, je le savais.

 

–       Mon Dieu!, s’écria ma mère.

 

–       Il nous a envoyé une lettre!, reprit mon père.

 

–       Ouvre-la, lui dis-je hors de moi-même, ouvre-la!

Normal…

C’était une soirée d’automne comme une autre, ma montre indiquait 19h. Le soleil venait de disparaître derrière les arbres, mais je voyais encore la teinte orangée des nuages qui se dissipait peu à peu. Le noir engloutissait le monde sans qu’il proteste. Dans le petit village où je vivais régnait un silence de mort. Seules certaines personnes circulaient dans les rues, la plupart d’entre eux revenaient d’une dure journée de travail. C’est incroyable tout ce qu’on peut voir en marchant, mais, ce soir là, je ne marchais pas pour le plaisir; je cherchais quelque chose.

Je marchais le long de la rivière. Le flot des eaux coulait à un rythme rapide et constant qui semblait imiter les battements de mon cœur excité. Mes sens analysaient les alentours à la recherche d’un signe de vie. Puis, le son d’une branche que l’on casse retenti comme un coup de révolver à mes oreilles attentives. Mes sens étaient plus alertes que jamais, chaque mouvement était calculé. Je m’approchai tranquillement de l’endroit où j’avais entendu le bruit. Je trouvai ce que je cherchais. Ce qui suivi allait recommencer, encore et encore, je n’avais plus le choix.

 

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Je me suis toujours demandé d’où venait ma maladie. Mes parents étaient normaux et le reste de ma famille aussi. Les causes héréditaires étaient donc éliminées. Les causes environnementales me semblaient fort plus probables, mais encore une fois j’avais, depuis ma naissance en mai 1980, toujours été l’enfant le plus gâté de la ville. Il reste donc la réponse la plus logique, mais aussi celle qui fait le plus peur, j’ai été chanceux. Certes, plusieurs personnes diraient que ma maladie doit être un fardeau incroyable et que c’est une malchance énorme! Ce n’est pas pour rien que je n’en ai jamais parlé.

Je ne crois pas connaître quelqu’un qui comprendrait. Il me prendrait pour un fou et m’enverrait à l’asile. Je ne suis pas fou, voilà une chose certaine; je ne vis pas dans une vieille bâtisse abandonnée en mangeant des rats et en écoutant des voix qui n’existent pas. J’ai un emploi stable, une femme, des enfants et un labrador. Je suis d’une normalité accablante pour l’œil externe, mais c’est une façade.

Mon cerveau ne fonctionne pas comme les autres. Je ne pense pas, ou plutôt, je ne résonne pas normalement. Je me suis rendu compte de cette différence lorsque j’étais en très bas âge. Peu importe le nombre de fois  qu’on me punissait pour mes méfaits, je ne comprenais pas pourquoi ce que je faisais était mal. J’étais tout de même d’un charme inouï, donc je ne me suis jamais fait punir sévèrement. L’incapacité de savoir ce qui est socialement acceptable était un problème. Je décidai donc de documenter les raisons pour lesquelles j’étais puni. En quelques semaines j’avais un code de conduite écrit de ma main qui me donnait l’habileté de déterminer ce qui constituait un comportement acceptable. Je doute que mon idéologie adhère à la norme, mais elle m’a permis de vivre de façon relativement normale… jusqu’à maintenant. 

Vous voyez, peu importe ce qu’ils font, les humains me dégoutent. Ils disent s’aimer, mais seulement à les regarder on voit que c’est faux. Ils mentent, ils tuent et ces idiots ne s’en rendent même pas compte. Se sont les pires hypocrites : je me rappelle d’un homme qui disait donner un quart de son salaire à des charités. Il faisait la morale à un vieillard qui ne donnait que 500$ par année. Le hic était que le vieillard gagnait moins de 20 000$ par année, tandis que le jeune homme avait un salaire qui surpassait 4 millions. L’hypocrisie de notre race n’a aucune limite, j’en suis la preuve. Ma haine de la race humaine m’amena au meurtre. Je commençai par de petits animaux, chat et chien qui étaient perdu dans le village, mais ce ne fut pas bien long avant que se ne soit pas assez. Je décidai alors de m’en prendre à de vrais animaux.

Un jour comme un autre, lorsque je revenais d’une longue journée de travail, un idiot me dépassa violemment avec sa motocyclette. « Hey! Le cave regarde où tu vas! », dit-il en partant. Une rage s’empara de moi, je décidai à cet instant que j’allais lui rendre un service, en le tuant. Bien sûr, je n’allais pas finir sa vie immédiatement, j’avais besoin de préparation. Je le suivis donc discrètement, tel un prédateur affamé, jusqu’à son domicile. Il habitait une jolie petite maison, seul. J’ai immédiatement envié la liberté qu’il avait, j’avais abandonné ce mode de vie en me mariant.

Après avoir noté l’adresse de ma future victime, je rentrai chez moi, dans la tanière du loup. Ma famille était contente de me voir, mon fils avait été accepté dans une équipe de hockey d’un plus haut niveau. Je fis semblant d’être fier de lui, il parti ensuite finir ses devoirs.

La porte de mon garde-robe n’ouvrait plus. C’était une opportunité incroyable pour aller chercher les outils nécessaires à ma tâche future. La quincaillerie était à moins de trois kilomètre de chez moi, c’était tout un immeuble. Les immenses étagères surplombaient les allées ce qui donnaient l’illusion d’être dans une ancienne ruelle de Paris. Les commis étaient pour moi des mendiants ne demandant qu’à être tuer pour ne pas souffrir de la peste ou de la famine, qui s’abattraient sur eux sans question. Je pris un couteau, une hachette, de la corde, j’avais tout ce que j’avais besoin pour en finir avec mon ami. J’étais tellement excité que j’oubliai pratiquement de prendre le tournevis nécessaire à la réparation de ma maison.

Il était tard, ma femme venait de se coucher et mon chien l’avait joint. Les enfants dormaient solidement et je n’aurais pas été capable de les réveiller même si je l’avais voulu. Je me couchai avec ma femme, elle me demanda si j’avais eu une bonne journée, et je fis de même. Je n’ai jamais compris l’utilité de telle conversation, ma femme me racontait ses problèmes comme si j’étais sensé faire quelque chose. Les êtres humains sont vraiment étranges, ils essaient de garder des secrets, mais ils les disent à tout le monde.  J’aimerais voir la face de ma femme si je lui disais comment j’ai tué tous les chats du quartier, comment je les éventre avant de les lancers dans le lac. Dès que ma femme fut endormie, je lui faussai compagnie.

Il était minuit, le soleil était maintenant couché depuis plusieurs heures. La noirceur engloutissait la maison de ma future victime. J’entrai dans sa cour, il y avait une petite piscine hors-terre. Je vis un objet briller sous une roche. Je soulevai la pierre et en voyant une clé je frémis de joie. Voila comment j’allais entrer dans sa maison. En marchant autour de son antre, tel un requin qui encercle sa proie, je vis l’homme que je cherchais,  il dormait seul dans son sous-sol, son ventre dépassait sous sa camisole.

Des croustilles étaient étalées sur son chandail. Quel être immonde, cette personne ne méritait certainement pas de vivre plus qu’un rat. Un filet de bave coulait sur son visage putride, la lune le faisait scintiller. Ce portrait fit naître une sorte de musique, une symphonie d’éléments qui ensembles formaient, les moments parfaits.

Tranquillement, j’ouvris la porte. Je marchai jusqu’à l’homme sans faire de bruit. Il était encore plus laid de près. Je vis, sur sa table de chevet, la photo d’une jeune femme. J’aperçu ensuite, une bague reposant délicatement sur le cadre. Cet homme avait été marié, je me demande bien la raison pour laquelle quelqu’un voudrait vivre avec cet homme. Peu importe, il était maintenant 1h et je devais me dépêcher.

Je commençai par lui ouvrir les artères fémorales. Une rivière de sang commença à coulé de la plaie. Le visage de ma victime se crispa de douleur. En trouant sa trachée, je lui empêchai de crier. La rivière devint un rapide, le rapide devint un torrent puis tout s’arrêta. L’homme cessa de bouger, le flot de sang s’estompa. Un silence effrayant remplit la petite pièce qui était d’un rouge éclatant.

Une euphorie s’empara de moi et je me senti vivant pour la première fois. La dernière fois que j’avais ressentie une émotion semblable était quand j’avais tué, pour la première fois, un petit animal inoffensif. Bien-sûr, ceci était d’un tout autre calibre, l’énergie que je sentais était inhumaine. J’eu du mal à rester debout, mes jambes tremblaient. Je savais maintenant comment je vivrais le reste de mes jours. Ceci allait recommencer, encore et encore, je n’avais plus le choix.

 Asphalte Mouille

La fin de Charlie

C’était le matin du 14 mars 1994, la chaleur étouffante m’englobait le corpsdes bruits aigus me perçaient les oreilles, puis une odeur répugnante me donnait un mal de tête. C’était la première fois dont j’étais entré dans une place si horrible, si atroce que celle-ci. Jamais n’aurais-je pu imaginer cette place comme cela. La chambre dont j’étais entré en premier était remplie de personnes qui semblaient être nerveux, puis d’une dame, en particulier, qui semblait s’être baignée dans sa propre sueur. Ensuite, on m’amena rencontrer un individu plutôt attachant. Cet homme aux cheveux bruns et aux yeux noirs me semblait très familier, comme si je l’avais déjà rencontré auparavant. Sa voix douce me donnait indice du mystère de son identité cachée. J’avais presque décodé son énigme, jusqu’à ce qu’il me le dévoila lui-même. Après notre courte conversation, cet homme m’avait fait rencontrer la femme qui suait, mais qui avait une beauté extravagante. Elle avait des cheveux blonds, des yeux verts, puis les plus belles taches de rousseur enrobant la plus grosse partie de sa figure. Pareille à l’homme précédent, sa voix me semblait plutôt familière. Les 2 personnes m’ont dit une phrase presque identique, mais j’avais un peu de misère à distinguer un mot en particulier. Quelques secondes de réflexions passèrent, puis, enfin, j’ai réussi à décoder le mystère! Ces 2 personnes sont mes parents! Puis les phrases qu’ils mon dit était : « Je suis ton père, mon petit Charlie » et « Je suis ta mère, mon petit Charlie ».
J’étais né!

Le 4 juin 2010, la journée de mon championnat de football. Mes parents m’encouragèrent du haut des gradins. Tout ce que j’entends est le cri de ma mère qui dépassa celui de tous les autres parents. Je pouvais voir mon petit frère Ludovic et ma petite sœur Ariel jouer dans le parc devant le terrain de football qui, celui-ci, mesura au moins 100 mètres de long puis 50 mètres de large. Tout à coup, le sifflet de commencement se déclencha, puis le bottez du botteur de l’équipe adverse alla aussi haut que je puisse le voir. Ça faisait 10 ans que je jouais à ce sport, dont 9 ans que je suis capitaine de mon équipe. Malheureusement, chaque fois qu’il y avait un championnat, je devenais nerveux. Mais pas cette fois-ci, je me sentais assuré. Enfin, après quelques secondes, la balle se déposa brusquement dans mes mains, puis mes petites jambes commencèrent à bouger. Je vu un gars venir de ma gauche, mais j’ai réussis à l’esquiver. Ensuite, un autre garçon essaya de me heurter par la droite, mais je m’en suis échappé à la dernière seconde. Finalement, un des adversaires réussit à me plaquer à la ligne de 50 verges. On m’avait toujours dit que si je dépassais la ligne de 30 verges, j’avais bien fait mon travail. On m’avait également dit que, si je continuais le bon travaille, je serais professionnel plus tard dans ma vie. Ça fait 3 quarts, 4 minutes et 47 secondes, puis nous avons une dernière chance pour gagner notre première partie. Notre petit caucus est terminé et notre poule est placée sur le ballon, les fesses à l’air. Notre quart arrière est également là, derrière lui, prêt à recevoir le ballon. Une fois reçu, le quart arrière prit un élan, puis lança le ballon le plus fort qu’il pouvait, jusque dans le fond du terrain, où j’étais placé seul pour attraper cette superbe passe, qui pourrait gagner notre premier match. Mes mains tremblaient, car je savais si j’échapperais la balle, la partie serait perdue. Je me mettais les bras aussi hauts que je le pouvais, puis j’étais là pour attraper la passe puis lorsque le ballon arriva…

« Bonjour monsieur Saint-lo, comment vous vous sentez? », dis, une vois, anonyme.

« Bien, merci. Où suis-je? »

« Vous vous êtes fait mal durant votre partie de football »

« Avons-nous gagné la partie? »

« Je m’excuse, mais je vous demanderais de ne pas parler à l’instant. »

« Pourquoi? Qu’est-ce que vous me faites? »

« S’il vous plaît, patienter, le docteur devrait être ici dans un instant. »

Je ne savais pas ce qui m’arrivait. J’étais attaché après mon lit, mes mains et mes jambes retenues par des cordes, j’avais peur. Ma sueur tombait de mon front jusqu’à ma bouche. Je pouvais sentir un arôme répugnant des pattes de mon lit, mais je ne m’en préoccupais pas, car j’avais une terreur énorme dedans moi.

« Bonjour monsieur Saint-lo, comment allez-vous aujourd’hui? », me disait l’homme en habit blanc.

« Je veux sortir d’ici! Où suis-je?! Puis qui êtes-vous?! »

« Vous êtes à l’hôpital de Saint-Jérôme, et je suis docteur Tremblay. »

« Pourquoi suis-je ici? »

« Vous vous êtes cassé la jambe lors d’une partie de football. »

« Est-ce que j’ai gagné la partie? »

« Je n’en sais pas, mais lorsque tu étais arrivé à l’hôpital, t’avais quelque chose autour de ton cou. »

« Qu’est-ce que j’avais? »

« Je m’excuse, mais je dois vous endormir pour commencer la procédure. »
« Pourquoi m’endormir? »

« Ah! Une chose avant, vous avez reçu un emballage, vous pouvez l’ouvrir tout à l’heure. Bon, reposez-vous, cela va juste prendre quelques minutes. »

Je ne comprenais rien de ce qui arrivait. Tout ce que je savais était que ma jambe était cassée, mais je ne savais pas comment c’est arrivé. Je me posais des centaines de questions dans ma tête, mais aucunes d’entres-elles ne pouvaient être répondues. La lune tomba, puis le soleil se leva. C’était le matin du lendemain puis la lumière qui passait à travers les rideaux m’aveuglait. Je vu mes parents rentrer dans la chambre d’ont j’avais passé la nuit.

« Ah mon bébé! Comment te sens-tu!? » me demanda ma mère avec une aire nerveuse.

« Je suis correcte maman. Tout va bien. »

« C’est bon mon homme! Je suis fier de toi! », me dit mon père.

« Fier pourquoi? »

« Tu vas le savoir tout à l’heure. »

« Ludo! Ariel! Venez ici et dites bonjour à votre frère. », cria ma mère.

Mon petit frère et ma petite sœur entrèrent dans la chambre avec des fleurs et des cartes.

« Salut Charles! Comment vas-tu? » me dis mon frère et ma sœur.

« Salut mes petits morveux. Je suis bien. Qu’est-ce que vous avez dans vos bras? »

« Ce sont des cartes qu’on a faites pour toi! Regarde, c’est petit, grand, très grand, super grand! », me dit mon frère.

« Ah oui, je vois sa. Euh, maman, c’est quand que je peux sortir d’ici? »

« Le docteur a dit que tu pouvais sortir dès que tu te levais. »

Je me levais le dos, puis tout ce que je voyais était mon équipement de football qui a été enlevé hier avant l’emplacement de mon plâtre. Ma jambe gauche, celle dont j’ai cassé, était lourde comme une brique. Finalement, mon père me rendit mes béquilles puis je réussis à sortir de la chambre. Chaque pas dont je prenais me faisait mal au cœur, car je savais que ma saison de football était finie pour moi. Avec une patte de même, je ne pourrais pas jouer pour au moins une ou deux années.

Ça fait une semaine dont je ne suis pas retourné à l’école, puis je m’ennuyais. Je voulais rencontrer à tous mes amis ce qui m’est arrivé. Je voulais que tout le monde signe mon plâtre. Après tout, c’est le rêve de tous les enfants handicapés temporairement.

Ça fait deux semaines, puis je peux finalement aller à l’école! J’étais super excité de revoir tous mes amis. Mais j’étais plus ou moins exciter de voir mes professeurs, car je savais ce qui m’attendait. Une semaine et demie de devoirs et de tests à reprendre, c’est l’enfer! Ce matin, ma mère m’aida à me préparer pour l’école. Elle avait préparé mon dîner et mon sac d’écoles. Elle ma même servi mon déjeuner, ce qui n’a pas été fait depuis que j’avais 8 ans. L’heure était venue de prendre mon autobus, le conducteur m’aida à monter les marches les escaliers, car seul je ne serais pas capable. Lorsque je suis rentré dans l’autobus, j’étais obligé de m’asseoir dans le premier banc, réservé aux secondaires un, même si je voulais m’asseoir à l’arrière avec les enfants de mon âge. Après trente minutes, le conducteur nous déposa à l’école, où cinq de mes amis m’entendaient pour me saluer.

« Salut Charles! Comment va ta jambe? », me dit mon meilleur ami Julien.

« Il peut aller mieux, mais il ne fait pas mal, donc je devrais être content. »

« CHARLES! Je m’ennuyais tellement de toi! La classe de monsieur Sardi a été tellement plate sans toi. Il essaye toujours de me faire rire. », me disait ma meilleure amie, qui par hasard a tout les mêmes classes que moi.

« Moi aussi! Combien de devoirs nous a-t-il donnés? »

« Beaucoup! Il faut préparer un document pour rédiger une dissertation bientôt. »

« Yark! »

« Charles! Viens vite, il faut que je te montre quelque chose! » me dis mon équipier de football.

La maladie

Nous étions le 31 août 1990. Je commençais l’école ! J’avais très hâte de commencer l’école pour savoir avec qui j’étais dans mes cours, mais surtout pour voir  la merveilleuse, la splendide… Jade Laviolette. Jade, vivait à Montréal dans un coin non défavorisé selon tout-le-monde. Moi, Nicholas, je ne venais d’un coin défavorisé. À vrai dire pauvre! La preuve on n’avaient de la difficulté à acheter du pain. Je disais belle et bien avaient, car il y avait moi qui travaillais dans une brasserie et ma mère travaillait dans une épicerie et sur la rue Saint-Caterine à Montréal. C’était pas facile de dire que ma mère était une prostituée, mais évidement je devais l’accepter que nous avions un problème budgétaire. Lorsque je me levais de mon lit, j’allais dans la cuisine pour préparer mon déjeuner. Miam! Une bonne rôtie au beurre ! Sérieusement j’étais tanné de tout-le-temps manger ça. C’est bien beau une rôtie, mais moi j’avais faim! Souvent, je rêvais d’avoir deux oeufs tourné bacon, jambon avec des fèves au lards, mais il fallait pas exagérer. Après mon bon déjeuner, je m’habillais et j’allais à l’école. À chaque matin, je marchais pour aller à l’école. Puis, j’aimais marcher, car ça me faisais prendre de l’air pour me calmer. Arrivé à l’école, je voyais la bande vraiment «trop cool» selon Jade et celui qui était le chef c’est Hugo. Dison, que Hugo était le quart-arrière de l’équipe de football de l’école. C’était la brute selon moi de l’école. Et malheureusement, il savait que ma mère était une prostituée.J’avançais vers la porte d’entrée de l’école sans qu’il me remarque.

«Tien, tien… que vois-je ?… et oui Nicholas Laporte… ça fait longtemps que j’ai pas eu un rendez-vous avec ta mère» dit Hugo en ricanant avec ses amis.

Évidement je l’ignorais. En rentrant dans l’école, je me fermais les yeux et je me disais

«Bonne chance Nic pour ton année scolaire, je te souhaite d’accomplir ce que tu veux accomplir».

En ouvrant mes yeux, je voyais Jade qui m’attendait à ma case. Évidement elle ne m’avait pas vue, alors je voulais la faire peur comme si nous étions à une fête et que nous voulions la faire peur en craint surprise !

«Beuh!» lui dis-je.

«Ah! tu es non Nic !» dit Jade.

Nous discutions de nos étés et de nos cours en communs.

«Trop cool! Je suis avec toi en chimie!» dit Nicholas

«Ouais je sais!» dit Jade

La cloche du 5 minutes restants à la pause sonna. Lorsque Nicholas rentra dans son cours de chimie, il avait aperçu Hugo.

«Ah non pas lui!» dit Nicholas dans sa tête.

En s’approchant vers son bureau respectif, Hugo commença à lui lancer des bouts de papiers sur la figure. Hugo se leva et alla vers Nicholas.

«C’est juste le début!» dit Hugo clairement.

Après l’intervention de Hugo, mon professeur est venu nous séparer et il nous envoya à nos bureaux respectifs.

Le dîner arriva, j’étais sur le point d’aller manger avec Jade, ma douce, ma tendre et l’unique Jade. Lorsque je l’es vu manger avec Hugo, je me suis dit:

«Ok, Nic va-t-en à la même place que tu manges avec elle et elle va sûrement te voir, puis elle réalisera qu’elle était supposée de manger avec toi!»

Lorsque j’alla à ma place, elle me regarda même pas! Après 20 minutes, elle s’en alla aux toilettes et je la suiva. Enfin sorti de la cafétéria, je me suis mis à tapoter son épaule. Lorsqu’elle se retourna, je lui dit :

«T’as oublié, n’est-ce pas?»

«Ohh!, s’cuse moi, c’est parce que Hugo m’a invité à manger avec lui» dit Jade

«Tu sais bien que c’est pas un gars pour toi!» lui ai-je dis

«Oui, mais c’est la seule personne qui m’aime ici »

Lorsque j’ai entendu ces mots sortir de sa bouche, j’étais resté figé, comme si on jouait à cachette et que je pense que la personne qui essaye de me trouvé m’a effectivement vu. Aussi, quand j’ai entendu cela, je me suis dit que peut-être que je devrais lui dévoiler mon amour fou, mon attirance  pour elle avant qu’elle tombe amoureuse de se vampire qui veut juste attraper sa proie et que sa proie soit jeté dans son bain de sang, mais qui est projeté vers le paradis.

«Non, au contraire, je sais qu’il y a plus qu’une personne qui t’aime, mais je crois qu’ils sont trop gênés pour venir te le dire ou sois qu’ils attendent que tu fais les premiers pas» lui dis-je 

«Ah! oui… tu crois ça?» répondit Jade avec un ton gêner

«Oh que oui!» lui dis-je

«Bien alors pourquoi tu me dis pas les noms aux garçons?» répondit Jade avec un ton surexcité

«Un jour peut-être…» lui dis-je

Après nos paroles échangées, je retournais à mon casier et puis j’étais déjà prêt pour mon dernier cours de la journée! Youpi! Lorsque le dîner se termina, je devais aller à mon cours de mathématique. Dison, que selon plein de gens, dans son cours,tu es toujours sur le point de dormir pourquoi?… parce que le professeur est endormant c’est aussi simple que cela, mais je ne hais pas les maths. Après mon cours, je me dépêchais à prendre mes trucs pour mes devoirs et j’alla chez moi. Arrivé, à mon immeuble pauvre,  je me suis mis à monter en haut jusqu’au quatrièmes étages et ma mère n’était pas là.

Il est 19h30 et ma mère n’était jamais là, a-t-elle fait des heures supplémentaires à l’épicerie ou aujourd’hui elle a décidée de ce faire du plaisir pour de l’argent. Enfin bref, elle n’est pas là, alors que dois-je faire? Je sais, je vais faire le souper, mais avec quoi? J’ai regardé dans le frigidaire et il n’y avait rien d’intéressant sauf du jambon, alors j’ai décidé de faire un sandwich au jambon. Après ce festin de roi, ma mère arriva. Quand elle entra, je l’es mis immédiatement au lit et moi aussi je me suis mis au lit.

Le lendemain matin, je me suis réveillé au pied de mon lit pourquoi? je ne le sais pas? peut-être que j’ai trop bougé cette nuit ou que en allant vers mon lit j’ai tombé? nul  dieu le sait. À coté de moi, j’ai aperçus un long et énorme couteau avec du sang séché dessus. Ma mère paniquée, est venu me voir pour me dire

«Nic viens-t-en je veux te montrer quelque chose!» dit-elle avec un ton angoissé

«Il y a trois personnes que tu connais qu’ils sont morts aujourd’hui!» dit-elle avec une peur redoutable.

Bonne fête Anna

C’était la fête d’Anna qui était maintenant âgée de 14 ans. Pour sa fête, elle décida d’inviter quelques amis pour souper et pour dormir chez elle. Max, qui était âgé de 16 ans, était l’amoureux d’Anna. Leur amour datait depuis longtemps, ils se connaissaient depuis qu’Anna avait emménagé à Montréal, il y avait deux ans. Max l’avait remarqué aussitôt qu’elle avait mis le pied dans l’école qui fréquentait et avait tombé en amour aussitôt. C’était le quart-arrière de l’équipe de football de l’école. Il s’entrainait quatre fois par semaine et passait le reste de son temps libre avec Anna. John était le frère d’Anna. Il était âgé de 15 ans et passait tout son temps à lire, étudier et jouer aux jeux vidéo. Il n’avait pas d’ami alors les seuls amis qui avait était ceux de sa sœur. John était vraiment quelqu’un de peureux. Il n’était même pas capable de sortir dehors tout seul ou avec sa sœur. Pour lui, il fallait être au moins trois personnes et au moins un d’entre eux qui soit quand même fort pour les protéger.  Sophie était la meilleure amie d’Anna et elle était âgée de 14 ans. Elles s’étaient toujours connues puisque un, leurs mères étaient eux aussi meilleures amies et deux, elles étaient voisine. Anna et Sophie ne s’étaient jamais séparée jusqu’au déménagement d’Anna. Depuis qu’elle avait quitté la banlieue pour aller vivre à Montréal, les deux meilleures amies ne se voyaient plus souvent sauf à quelques occasions. En banlieue, Anna et John habitaient dans une grosse maison avec une grande coure toute équipée ; une piscine creusée, un trampoline, une cabane dans un arbre, un foyer, etc. Maintenant, ils habitèrent dans un duplex sur une rue constamment occupée par de nombreuses voitures, autobus et piétons. Avec des voisins extrêmement bruyants et une petite coure de rien du tout.

En attendant ses amis, Anna décida de regarder la télévision, mais son frère jouait à son jeu vidéo alors elle dit: « Tu pourrais pas me laisser la T.V. pour une fois, t’sais c’est quand même ma fête.

-Non! Je suis dans une partie pis si je quitte je vais perdre tous ce que j’ai gagné, répliqua son frère.

-Mais la! Come on! On s’en fou, c’est juste un jeu », dit Anna, qui était frustrée.

Rien n’énerve plus Anna quand John joue à son jeu vidéo comme si sa vie en dépendait. Elle décida d’aller sur son ordinateur pour aller clavarder et écouter de la musique. Elle rappela à Max et à Sophie que le souper débuta vers dix-huit heures, donc ils devraient arriver vers dix-sept heures.

Il était cinq heures de l’après-midi et Max arriva.

-« Tu es enfin arrivé!

-Non de quoi tu parles?, dit Max avec un air sarcastique. En pensant, bonne fête!

-Merci beaucoup. Sophie devrait bientôt arriver, ça fait tellement longtemps que j’l’ai pas vue, j’m’ennuie tellement d’elle! »

 Sophie arriva quelque minute après accompagnée de sa mère qui alla rendre visite à sa meilleure amie. La mère d’Anna avait préparé un souper pour la visite, du spaghetti avec du bon pain chaud. Le souper se déroula comme prévu, ils se parlèrent, se contèrent des bagues, quand tout d’un coup, on sonna à la porte. Anna se leva de table et se rendit à la porte. Elle vérifia qui étaient  à la porte, car sa mère lui avait dit de toujours vérifier puisqu’elle était rendue en ville et que ça pouvait être dangereux, et constata que c’était son père avec ces mains dans le dos. Elle ouvrit la porte et son père lui remit un magnifique collier et des boucles d’oreilles. Anna qui était surprise et énervée, remercie son père. Ensuite, elle l’invita à prendre une bonne assiette de spaghetti. Le père d’Anna accepta sans hésiter. À la fin du souper, la mère d’Anna servit le gâteau suivi des cadeaux. Pour ca fête, Anna reçue les cadeaux de son père, de l’argent de son frère et de Sophie, une bague de son amoureux puis un cellulaire de sa mère. Anna était tellement contente qu’elle voulut mettre à l’instant même tous ses bijoux. Avec son argent, elle pensait aller louer un film et acheter des friandises pour poursuivre la soirée.

La soirée commença à s’achever et Anna et ses camarades préparèrent le salon pour qu’ils puissent dormir. La mère de Sophie dit un  « au revoir  » à tout le monde puisqu’elle retournait  chez elle. Il était dix heures et les jeunes ne savaient plus quoi faire alors Anna dit : « Hey! Pour quoi on ne va pas au Couche-Tard louer un film et acheté des bonbons avec mon argent?

-Mais la, c’est ton argent de fête, garde la en place de la dépenser pour nous, répliqua Sophie.

-Mais ça me dérange vraiment pas.

-Ok, allons-y!

-Allez-y sans moi, je vais finir ma partie de tantôt, dit John.

-T’es vraiment plate avec ton jeu, répliqua Anna. T’es juste un peureux!

-Non je t’le dis, j’veux juste finir ma partie.

-Tu sais, on va juste au dep pis on revient. Y’a pas de quoi en s’en faire, dit Max.

-Non, je reste. »

Ils commencèrent à s’habiller chaudement, car il faisait froid dehors en automne dans les rues de Montréal, puis la mère d’  Anna  leurs dit : «Faite attention aux ruelles et aux parcs, ça serait dommage qu’ils vous arrivent de quoi.

-Oui oui, ont va pas aller dans les parcs ni dans les ruelles, répondit Max.

-Faite attention aux chars et aux bus, regarder toujours des deux… 

La mère d’Anna ne put finir sa phrase qu’ils répliquèrent tous : Oui, on le sait, on y vat là. Bye bye ! »

Ils sortirent puis commencèrent à marcher en direction du Couche-Tard qui se situ à environ trois kilomètres. En marchand, ils croisèrent plein de personnes, puisqu’ils sont à Montréal. Sophie n’étant pas habituée à la ville dit à Anna qu’elle avait vraiment peur qui lui arrive quelque chose. Anna et Max n’arrêtèrent pas de lui dire qu’il ne se passera rien et que si jamais il arrive de quoi, Anna appellerai la police. Sophie était rassurée, elle n’avait presque plus peur. Ils traversèrent la route pour accéder à un petit parc avec des modules pour jouer. En traversant le parc, Max reconnut un de ses amis qui était dans son équipe de football. Max se dirigea vers ce dernier suivit de Anna et de Sophie. L’ami de Max s’approcha avec quelque chose dans la main. Anna dit : « C’est une cigarette? Je savais pas qu’il en fumait…

-C’est pas une cigarette, c’t’un join…répliqua Max.

-Tu fumes pas ça j’espère, dit Anna à Max.

-Seulement une fois de temps en temps… »

L’ami de Max sortit de sa poche sa torche puis alluma son join. Il le passa vers Max qui le saisit aussitôt. Toutes étonnées, Sophie et Anna se regardèrent avec des gros yeux. Max passa le join vers Anna, elle le regarda sur le coin de l’œil et après un moment, Max dit : « Prend en, ça va juste te calmer un peu.

-Non je prends pas de drogue!

-Pour quoi? Ton frère est même pas la, donc personne va le savoir sauf nous autre.

-Est-ce que tu vas en prendre Sophie?

-J’en prend si t’en prend, répliqua Sophie à Anna.

-Ok, passe moi le, dit Anna en pointant le join. »

Ils fumèrent tous puis à la fin, Anna s’écria : « Il faut aller au dep pis retourner à la maison tout suite, ma mère va se demander qu’est-qu’on fait. »

Ils se dépêchèrent à aller au Couche-tard. Ils choisissent un film au hasard puis prit plein de friandises et de croustilles car ils avaient vraiment faim. Au retour, ils repassèrent par le parc et constatèrent une petite bande de jeune. Au moment même, une des personnes de la bande pointe Anna avec ses amis. La bande les entoura puis commença à les pousser et à dire de leurs donner de l’argent et leurs biens. Un des jeunes prit Anna par le bras et commença à lui prendre sa bague et son collier. Anna sortit son cellulaire pour appeler la police mais un des jeunes le saisissait puis l’éclata à terre. Max commençait à bousculer les jeunes quand tout d’un coup, les jeunes se mirent tous à le battre. Anna et Sophie partirent en courant et en criant pour de l’aide jusqu’à ce qu’un des voyous les rattrapa puis les blaqua au sol. Les jeunes partirent sous peu puis Max se releva difficilement et constata qu’Anna n’était plus la.      

Sophia

Sophia, c’est le prénom que mes parents ont choisis lorsque je suis née. Je dois avouer qu’en y pensant, c’est un joli nom.  Par contre, depuis mes plus lointains souvenirs, je l’ai toujours détesté.  Selon moi, c’était simplement le premier nom que mes parents ont trouvés. La sorte de nom qui est utilisé pour donner des ordres inadéquats et crier des injures. Je pensais même qu’à chaque fois qu’ils me faisaient mal, c’était parce qu’ils regrettaient le nom si laid qui m’était attribué.

          Nous sommes le 8 janvier 1998, j’ai douze ans.  Depuis que j’ai neuf ans, j’ai compris que le problème n’était pas mon prénom, c’était autres choses que je n’avais pas encore l’âge de comprendre.  Tout ce que je peux affirmer, c’est que ce problème me fait encore terriblement mal. J’ai même plusieurs ecchymoses et cicatrices qui le prouvent.  À l’école, j’ai de la difficulté à m’exprimer. Tout mes camarades de classe m’évitent en faisant semblant de ne pas remarquer les marques de violence que j’ai sur le corp. C’est à peine s’ils osent me regarder droit dans les yeux.  La seule personne avec qui j’ai des contacts visuels, c’est madame Braff, mon enseignante.  Le matin, elle me regarde avec des yeux de pitié quand j’entre dans la classe.  Le soir, elle me regarde avec des yeux effrayés parce qu’elle croit savoir quel sort m’attend.  Sa me rend mal à l’aise de savoir que, malgré tout ce que je fais pour éviter de parler des mes problèmes, les gens peuvent voir à quel point j’en ai.  Pourtant, sur le physique de mes parents, rien ne laisse croire qu’ils pourraient maltraiter un enfant ainsi.  Il ne faut pas se fier aux apparences, chaque soirée passée en leur compagnie me le rappellent. 

          Les enfants de mon école ont de très bons résultats académiques. Leurs parents passent des soirées entières à les aider à faire leurs devoirs et leurs leçons. Moi, quand j’ai la chance d’obtenir l’aide de ma mère, elle fini par se fâcher à un tel point que j’en ai très peur.  Si par hasard elle se met à faire des mouvements brusques, je m’enfuis dans ma chambre pour me protéger et en parler à Gigi mon seul ami qui est en fait un ourson en peluche.  J’adorerais pouvoir réussir à l’école, c’est même l’un  de mes plus grands rêves.  Plus tard, je voudrais devenir médecin.  Mes parents pensent que c’est impossible. Moi, je suis déterminée à le devenir.  J’essaie de me concentrer le plus possible à l’école pour pouvoir avoir un avenir digne d’un film mais en vain.  Quand je pense à mon futur, je m’inquiète.  Qu’est-ce qu’une fille sans défense comme moi pourra bien devenir?  C’est la question qui m’effraie le plus.  En attendant, je dois arrêter d’avoir peur, prendre ma place, et travailler très fort pour pouvoir être sûre d’être heureuse plus tard.

Je suis sur le point de franchir une étape importante de ma vie, dans quelques mois, j’aurai terminé mon primaire et ce sera le début de mon secondaire. J’espère que mes parents seront fiers de moi. J’ai récemment décidé que je vais tout faire pour leur plaire. Ça ne devrait pas être si difficile que sa de toute façon, ils sont humains. Pour l’instant, tout ce qu’il me reste à faire, c’est d’écouter mes parents et suivre à la lettre ce qu’ils me disent de faire.

Nous sommes maintenant le 13 février 1998, depuis un mois, j’essaie de plaire à mes parents. Au début, je croyais que le travail serait facile. Finalement, c’est pire que de ne pas leur plaire. Hier, j’ai voulu aider ma mère à préparer le repas. Elle semblait apprécier mon aide je crois. Pourtant, quand j’ai fait bouillir l’eau, elle m’a demandé d’y mettre ma main pour voir si elle était assez chaude. J’ai fait ce qu’elle ma demandé de faire pour ne pas la décevoir. J’ai eu la sensation de perdre ma main tellement que cela me faisait mal. De l’eau qui est en ébullition, c’est terriblement chaud. Quand j’ai dit à mon père que je ne pouvais pas l’aider à changer l’huile sur sa voiture parce que ma main était blessé, il s’est fâché et m’a frappé en me disant que je devais respecter les engagements que je prenais peu importe ce qui pouvait m’arriver. De plus, il m’a dit que je ne devais pas blâmer ma mère pour les engagements que je ne respecte pas. Selon moi, ses valeurs sont bonnes. Je ne suis pas une petite fille fiable. Personne ne mérite de fréquenter une fille qui n’est même pas capable de respecter ce qu’elle dit à ses parents.

Je suis à l’école, nous sommes le 14 février 1998. Aujourd’hui, c’est la St-Valentin. Tout le monde est content à l’école parce que c’est la fête de l’amour et de l’amitié. Moi, je suis triste. Je ne mérite pas d’être aimé par quelqu’un. À l’école, tout les élèves s’échangent des chocolats et des sucreries. Moi, la seule personne qui m’en a offert, c’est Mme Braff. Lorsqu’elle a vue la brûlure sur ma main, elle n’a pas pu s’empêcher de me demander ce qui s’était passé. C’était la première fois que quelqu’un me questionnait vraiment sur une plaie que j’ai sur le corp. Je lui ai expliqué ce que ma mère m’avait demandé de faire comme si c’était normal. Pourtant, Mme Braff a semblé vraiment découragé de voir à quel point j’étais mal traité. Elle m’a dit que si j’avais besoin de me confier, sa porte serait toujours ouverte et qu’elle ne tardera pas à m’aider. Est-ce que ma vie est problématique à ce point ? Plein de questions se mettent à tourner dans ma tête. Ai-je vraiment besoin d’aide ? Comment les gens vivent-ils si leur vie n’est pas comme sa ? Qu’est ce que Mme Braff compte faire pour m’aider ?

Le 15 février 1998, ce jour restera toujours le pire jour que j’ai vécu. Ce matin, j’ai décidé de ressembler à une petite fille normale. J’ai cherché une robe dans tout ma maison. C’était beaucoup plus difficile que je pensais. Premièrement, il est interdit de toucher aux robes dans le garde-robe de ma mère. Deuxièmement, je suis la seule fille dans la maison. Après tout ce temps de recherches presque inutiles, j’ai enfin trouvé une belle chemise bleue clair qui appartenait à mon père. Celui l’avait mit dans un sac pour donner aux plus démunis. J’ai donc décidé de porter cette chemise me servant de robe pour aller à l’école. Quand ma mère a vu ce que j’ai décidé de porter pour aller à l’école, elle riait mais comme c’était habituel, je n’ai pas tenu compte de son sens de l’humour matinal. En arrivant à l’école, les élèves me pointaient du doigt. Au début, j’étais très contente de voir qu’ils avaient remarqués qu’enfin j’étais une vrai fille mais plus je les regardais, plus je me suis rendu compte du dégout dans leurs yeux. Je me suis enfuis dans la salle de bain et sans même penser à me cacher j’ai commencé à pleurer sans pouvoir m’arrêter. Plusieurs minutes plus tard, Mme Braff est entrée dans la salle de bain.

  • Que se passe-t-il Sophia ? me demanda Mme Braff. Je lui ai répondu

 » Je veux être comme tout le monde mais je ne peux pas. Personne ne m’aime.  » Mme Braff s’est assis à côté de moi et m’a demandé de lui raconter ce qui s’était passé pour que ces pensées négatives me traversent l’esprit. Je lui ai raconté tout l’histoire depuis ce matin. Depuis ce temps, je me sens comme une malade beaucoup plus forte.

16 février 1998, aujourd’hui, je suis heureuse. Dès que ma mère crie mon nom pour me réveiller, j’entre dans la cuisine en souriant.

  • Qu’est ce qui te fais rire comme sa ? M’a demandé ma mère.
  • Rien, je suis heureuse c’est tout. Lui ai-je répondu.
  • Arrêtes de rire, l’école c’est sérieux. Vas à l’école !
  • Oui maman…

Ce début de journée m’a terriblement déçu. J’aurais tellement aimé partager ma joie avec ma mère ! Elle ne veut rien savoir de tout sa. Selon elle, il faut broyer du noir pour bien réussir à l’école. Pendant la journée, mes études vont bien. Les paroles de Mme Braff sont tel de l’air pour mes poumons. J’en ai besoin, elles m’apaisent. Quand j’entend celle-ci qui me donne des conseils, je me sens presque libre de prendre de grosses décisions par moi-même parce que je sais que Mme Braff veut m’aider. Plus tard, grâce à Mme Braff, je vais pouvoir devenir secouriste, infirmière, ambulancière, médecin, réaliser mes rêves !

17 février 1998, à l’école, Mme Braff m’a dit qu’elle m’a trouvé de l’aide. Elle a aussi ajouté que je dois être forte pour surmonter les épreuves à venir. Quelles épreuves ? L’enfer est-elle réellement fini ou elle va commencer ? Mme Braff semble effrayé. J’ai peur que ces épreuves soient trop difficiles. Comment vais-je faire pour rester heureuse comme je l’ai été ces derniers jours ?

Ma note de suicide

 

Prologue

 

 

 

Le silence régnait dans la chambre.  Ce silence là était plus qu’une simple absence de son.  C’était un silence bruyant, puissant qui, par son être, emplissait l’espace tel que l’aurait fait une entité invisible dotée d’une aura immense.  Rien ne bougeait.  On aurait dit que même la lumière du soir, rendue orangée après avoir traversée les rideaux couvrant les fenêtres de la pièce, n’osait pas se déplacer trop rapidement de peur d’attirer l’attention de ce qui rendait l’air de la salle si pesante.  L’aura de solennité était telle que même l’immense désordre qui occupait le plancher et le bureau accoté contre un mur n’arrivait pas à perturber le sentiment de transcendance qui y régnait.

Cette accalmie, pas tout à fait agréable mais loin d’être détestable, n’avait lieu que dans la plus petite chambre de la maison des Leblancs.  Dans le reste du bâtiment, c’était avec une frénésie presque hystérique que Mme. Leblanc courait ça et là en essayant désespérément d’assembler tout ce dont elle avait de besoin pour sa sortie romantique prévue ce soir là.

« Dépêches-toi, Miriam!  On va être en retard! » cria M. Leblanc à son épouse de là où il l’attendait, devant la porte d’entrée. 

« J’arrive!  J’arrive!  Pourquoi tu ne vas pas m’attendre dans l’auto au lieu de rester là à me stresser! » répondit-elle du haut de l’escalier, où elle enfilait un soulier.

M. Leblanc acquiesça et entrepris de se relocaliser pour attendre sa femme.  Avec un peu de chance, le fait qu’il était déjà dans la voiture réussirait à l’encourager à bouger plus rapidement.  « Mais où diable est ce maudit foulard! »  M. Leblanc leva les yeux au ciel.  S’il fallait se fier aux exclamations irritées de sa femme, il semblerait que ses espoirs seraient condamnés à être en vain.  Il laissa l’échapper un petit soupir agacé et sortit.

Mme. Leblanc, de son côté, courait toujours partout d’une manière affolée.  Soudain, elle s’arrêta brusquement, et se mit à réfléchir à haute voix. 

« Bon.  La dernière fois que j’ai vu mon foulard…  Il était sur un support…  Non.  Il était dans les mains de Sélune!  Elle me l’a emprunté pour sortir et ne me l’a jamais remis.  Ah cette fille!  Elle est tellement irresponsable!  Je ne sais pas pourquoi je continue à lui prêter mes affaires.  Elle ne les mets jamais à leur place, oublions me les remettre en main propre!  Là, je vais devoir m’aventurer dans sa chambre, sans doute totalement en désordre comme d’habitude, dans l’espoir de retrouver mon foulard! »

Mme. Leblanc, grommelant tout le long, se précipita donc au bout du couloir et, avec un geste brusque, ouvrit la porte de la plus petite chambre sans prêter attention à l’affiche indiquant fièrement « Chambre de Sélune Leblanc!  Ne pas entrer!!! » qui y avait été clouée des années auparavant.

La femme secoua la tête en guise de démonstration de frustration dès l’instant où elle franchit le cadre de la porte.  Comme, elle s’y était attendue, c’était le chaos.  Sur le sol se vautraient t-shirts, minijupes et jeans en compagnie de chaussettes sales et feuilles mobiles mi-usées et chiffonnées.  Un invité qui se serait tenue à sa place aurait eu peine à dire de quel matériau était fait le plancher tellement qu’il y traînait d’objets divers.

Le bureau, les pattes arrières posées contre un mur, n’était guère mieux.  Cahiers et livres étaient parsemés sans ordre ni raison sur le meuble, en compagnie de vêtements (lavés et en attente de classement depuis plus d’une semaine).  Le lit était défait et semblait se courber légèrement sous le poids de dizaines de jouets en peluche de toutes formes et genre qui ensevelissaient en partie le cadavre ensanglanté de sa fille.  Un journal intime à la couverture sombre se vautrait en plein milieu du plancher, comme s’il avait la tâche de faire trébucher tous intrus potentiels.  Et comme si ce n’était pas assez, une si épaisse couche de poussière recouvrait le dessus des meubles et des rideaux que ça venait à changer la couleur de la lumière qui se diffusait dans la pièce!

« Il faut que Sélune nettoie sa chambre » Mme. Leblanc dit à voix haute, contemplant l’ampleur du désastre.  Puis, avec un petit cri de victoire, elle repéra le vêtement pour laquelle elle avait bravé la chambre de son adolescente et traversa la pièce en levant très haut les pieds.  Sa démarche quelque peu mélodramatique laissait croire qu’elle craignait piler dans une quelconque substance toxique dissimulée sous une pile de chandails.

« Mon foulard! » 

L’item en question fut arraché de la poignée de porte du placard, qui grognait sous le poids des OVNIS (Objets Variés Non Identifiés) qui y étaient enfermés, et noué à son cou.  Rapide comme l’éclair, Mme. Leblanc retraversa la chambre, sortit, ferma fermement la porte derrière elle, descendit les escaliers à la course (autant qu’il est possible de courir en talons hauts), actionna l’alarme anti-vol de la maison, claqua la porte d’entrée et la barra puis, avec un appel de « J’arrive! » destiné à son mari fondamentalement ennuyé, s’empressa d’embarquer dans la voiture.

« Enfin!  On peut partir maintenant? »  demanda M. Leblanc d’un ton de voix hautement martyrisé. 

« Juste une petite seconde André.  J’ai l’étrange impression d’avoir oublié quelque chose…  Quelque chose de très très important.  D’extrêmement important.  Quelque chose d’essentiel même… »  Mme. Leblanc fronça des sourcils et tenta de se rappeler de ce qui lui échappait la mémoire. 

« Je l’ai sur le bout de la langue, dit-elle d’un ton absent.

–          Tes clés?  suggéra son mari.

–          Non.

–          Les billets?

–          Non, je les ai dans mon sac.

–          Mettre l’alarme?

–          Non… »

M. Leblanc s’enragea.  « Sacrifice femme!  Dépêche-toi de t’en souvenir!  Ça fait déjà des Lunes que j’attends!  Je veux partir! »

« C’est ça! » cria Mme. Leblanc, jubilante face à sa victoire envers le traître ennemi qu’était le souvenir.

M. Leblanc leva les yeux au ciel, exaspéré.  « C’est quoi? » demanda t-il d’un ton patient qui, de toute évidence, ne retenait que de très peu son envie de relâcher un cri de frustration.

Mais l’extase de Mme. Leblanc avait déjà atteint sa fin.  Sous le regard confus de son mari, ses yeux s’écarquillèrent.  « Sélune! » cria t-elle, folle de panique.  La femme ouvrit la porte avec une telle force que celle-ci failli s’arracher de la voiture et s’élança vers sa maison.  Sa course était telle que quand le talon de son soulier se brisa elle n’en prit pas compte.  Elle trébucha, se releva sans épousseter sa robe et continua de courir.  Devant la porte, Mme. Leblanc sortit ses clés mais ses mains, tremblant violemment à cause de sa frénésie, n’arrivaient pas à insérer le petit outil dans la serrure.  C’est son mari qui, l’ayant suivi par intrigue face à cet étrange comportement, fini par lui ouvrir la porte.

« Miriam?  Qu’est-ce qu- »

M. Leblanc n’eut pas le temps de finir sa phrase que déjà sa conjointe avait escaladé la moitié des escaliers.  Il la suivit d’un pas plus lent, puis s’accéléra brusquement lorsqu’il l’entendit pousser un hurlement effroyable du haut des marches.

« Miriam! » cria t-il.  Il tassa sa femme de là où elle se tenait dans l’embrasure de la chambre de leur fille puis s’arrêta net à son tour.

« Sélune » fit l’homme d’une voix faible.  Sa vision se noircit dans les coins et la nausée lui monta à la gorge.  Il allait s’évanouir.  À ses côtés, Mme. Leblanc relâcha une lamente.  La note était tant aiguë qu’au début, on ne pouvait être sur qu’elle existait réellement.  Toutefois, elle se transforma rapidement en un cri de désespoir si intense qu’il semblait impossible qu’un unique corps humain puisse retenir toute l’émotion dont elle témoignait dans un seul cœur.  C’était le son d’une âme qui se brisait.

« Sélune » répéta M. Leblanc presqu’inaudiblement. 

Mais Sélune ne répondit pas.  Elle ne répondrait plus jamais. 

Sous le regard meurtri de sa mère et le corps de son père, sombré dans l’inconscience, l’adolescente continua de gésir dans une mare de son propre sang qui s’agrandissait à vue d’œil en partant de son cou tranché pour aller tâcher ses draps.

Un match poétique

Depuis quelques temps, je m’intéresse à cette jolie fille. Cette mystérieuse et sympathique adolescente m’est tombée dans l’œil, mais je crains qu’elle me repousse si je vais lui parler. Que voulez-vous, je suis timide avec les dames.

Aujourd’hui, nous sommes au début du mois de novembre de 2010 et l’équipe de football accède à la finale régionale des éliminatoires, grâce à une fiche de neuf victoires et deux défaites. J’espère que l’on gagnera notre partie durant la fin de semaine puisque c’est ma dernière saison au sein de cette organisation et je souhaite que mes coéquipiers exploitent leurs capacités au maximum. Seulement quatre cours nous séparent de cette fameuse partie, sauf que je ne pense pas à la confrontation même si ce peut être ma dernière partie avec cette équipe dynamique.

Ma tête, elle, pense à ces deux océans brillants qui s’élèvent au-dessus de ce nez aux traits fins. Sur ce nez sont déposées de simples lunettes, mais la crème de la crème sont ses lèvres. Quelles lèvres magnifiques! Chaque seconde où mon regard est posé sur ses lèvres pulpeuses me donne l’envie d’aller poser mes propres lèvres sur les siennes.  Et que dire de ses cheveux? On dirait les cheveux d’un ange, d’une sainte. Ses cheveux blonds ont l’air si soyeux, si doux, que j’en ferais mes couvertures pour dormir la nuit. Bon, je ne vais pas continuer à vous la décrire, j’en aurais pour l’éternité. Le hic, c’est que je n’irai jamais lui parler!

Je suis, là, assis sur ma courte chaise bleue à l’intérieur de ma classe de français et je suis profondément encré sur la Lune. D’un seul coup et par inspiration soudaine, je commence à écrire un texte ou plutôt un poème. Tout le cours, je compose sur cette feuille lignée et à la fin du cours, je termine mon poème, par contre je le trouve assez ordinaire. Il va comme suit :

Les jours de pluie ne sont pas mon ennuie
Pleins de choses traversent mon esprit
Quand je vois chaque goutte qui reluit…
Mon larmoiement a maintenant repris.

J’ai compris que j’ai perdu la partie,
Tout espoir pour me trouver un abri
S’est envolé en un tas de débris
Au même moment que tu es partie.

Sans même te demander ton avis,
J’aimerais prendre place dans ta vie,
Car tu m’en verrais tout à fait ravi
Comme ma conquête, je la gravis.

C’est sûr, nous ne sommes, aujourd’hui, qu’amis
Simplement la main que tu l’as mis,
Ton poing, pour l’ouvrir et tu m’as remis
Ce petit mot ressemblant à la mie.

La mie, que dans ma main, j’ai découverte,
Ce mot, je ne veux pas du tout sa perte,
Normal, celui ci vient de ta part, certes,
Parcelle de mon cœur s’est entrouverte.

Viens que je te donne cette couverte
Tu m’as l’air tendue, tu es toute alerte,
Détends toi un peu, tu es toute verte,
Prends ma main, elle est là pour toi, ouverte.

Je vois l’horizon, j’en perds la raison,
Mon cœur est comme dans une prison
J’attends d’en sortir au fil des saisons
Ce sont tous ces barreaux que nous brisons.

J’avoue, j’ai eu beaucoup d’hésitation
J’ai peur que viennent à moi ces trahisons
Mes sentiments te feront sensations
Moi et mon cœur, tout, nous méprisons.

Revenons à la réalité! Je dois aller à mon deuxième cours de la journée, mais avant je dois passer à mon casier. J’espère ne pas rencontrer Alessandra sur ma route, je serais extrêmement gêné! C’est la jolie fille que je vous ai décrite, elle se nomme Alessandra Langevin, un nom magnifique.

À mon horaire, j’ai un cours de mathématiques. C’est ma matière favorite dans celles que j’ai cette année, puisque je n’ai pas eu mes cours de chimie et de physique. J’adore les mathématiques et les sciences, surtout la chimie, mais je dois me contenter de mathématique cette année. Bien sûr, j’aime le français aussi! Puisque je suis un petit écrivain, j’adore particulièrement la poésie. Les figures de style me connaissent. La raison principale pour laquelle j’écris de la poésie, c’est puisque cela me permet de m’exprimer plus aisément. Je n’exprime pas aussi bien mes émotions à l’oral qu’à l’écris.

Tout va bien, je n’ai pas encore rencontré Alessandra, mais je sens qu’elle n’est pas loin, je sens l’odeur de son parfum à la vanille… Qu’est ce que ça sent bon! Par contre il ne faut pas la rencontrer en chemin. Partons immédiatement en cours de maths, ainsi je vais esquiver une beauté frappante!·

– Salut Fred, dit une voix.
– Bonjour, dis-je en me retournant et en voyant que c’était Alessandra.
– Comment ca va?
– …. Je vais bien merci et toi, une chaleur démentielle me montait à la tête ?
– Ca va merci.
– Désolé, je dois aller à mon cours, au revoir!
– À …. Plus… Dit-elle en me voyant partir à la course.

L’enseignant ne semble pas être présent aujourd’hui, car il y a une suppléante dans la classe. Ce sera donc une période de travail individuel ou personnel. Je vais pouvoir composer un second poème! Miraculeusement, j’ai de l’imagination à volonté comme un poisson a d’air sous l’eau. Commençons par un titre cette fois:

-Fais ton choix-

Une liberté totale d’oiseau,
Un bateau naviguant sur les eaux,
La douceur et la profondeur des flots,
La grande beauté de ces petits mots.

Le temps d’une romantique ballade,
Cela qui ne te rendras pas malade,
Ne me racontes point de ces salades,
Aller viens, mon cœur bat la chamade.

À toi de faire le fameux choix,
Devenir heureuse, ou pas avec moi,
Là-haut sur ce toit, nous on vous voit,
J’aime bien passer du temps avec toi.

Dans cette ville de pacotille,
Malgré les milles immenses grilles
Et les nombreuses petites familles,
Notre merveilleux amour lui, il brille.

En nous attachant fermement à la vie,
Nous préserverons, avec cœur la survie,
Débutons ici dès aujourd’hui.
Tiens prends ma main, suis et puis souris.

Un sourire tout à fait magnifique,
Pour une jeune fille magique.
C’est avec cette simple tactique
Que je fuirai l’horrible panique.

Le désespoir nous aurait réunis
Mais jamais il ne nous a réussi.
Tout ce que je t’ai écrit ici
Montre que je t’aime à la folie.

Il me semble bien, mais je ne suis pas totalement convaincu… Je doute de mes capacités d’écrivain. Pourtant je me fais souvent dire que mes textes sont incroyables et que si je donnais un de mes poèmes à la fille de mon coeur, en tout cas celle qui m’intéresse, elle me fondrait dans les bras! Le seul inconvénient c’est qu’elle ne sera plus là pour m’aimer si elle fond! Les gens peuvent être tellement stupides parfois!

Ce cours me semble interminable… Il reste plus que la moitié du temps de classe encore! J’ai eu le temps d’écrire un poème, pourquoi ne pas en écrire un autre? Allons-y!

Plusieurs choix s’offrent à moi
Mais celle que je veux c’est toi.
Ne me demande pas pourquoi,
Car c’est toi que j’aime cette fois.

J’ai seulement eu le temps de le débuter, je dois aller me remplir l’estomac maintenant que mon cours est terminé. Par contre, j’ai perdu le poème que j’ai composé en français et je ne sais pas quand ni où j’ai bien pu l’égarer. Je dois aller manger, mon estomac gargouille depuis longtemps. Je finirai d’écrire celui que je viens de commencer après avoir mangé, il remplacera celui que j’ai réussi à perdre je ne sais trop comment!

Plusieurs personnes m’ont appelé,
À toi je suis intéressé
Jai déjà pu te caresser
Aujourd’hui je veux t’embrasser.

Sauf que je suis bien trop timide.
Ne voulant pas être trop rapide
Je choisi, je décide
Je rends mes paroles limpides.

Je ne voudrais pas que tu ris
Car maintenant j’ai appris
Que dans mon grand cœur tu as pris
Une place à l’abri.

 Il ne reste que deux cours avant ce qui pourrait être mon dernier match avec les Centurions. Je dois réussir à inviter Alessandra au match! Sauf que je peux le faire plus tard, il reste deux heures de classe.

Le cours d’anglais c’est déroulé à merveille, j’ai fait ma présentation orale sur la nutrition et ses biens faits et tout est allé comme sur des roulettes. Certains m’ont même demandé des brochures d’informations, j’ai été heureux de leur en distribuer puisque c’est important de bien se nourir surtout lorsqu’on est un athlète.

Dernière période de la journée, de la semaine, du mois! Et c’est arts plastique. Quoi de mieux pour terminer la journée? Il n’y a q’un seul inconvénient à mon cours d’arts, c’est le fait que Aless soit dans la même classe que moi… J’ai réussi à me sauver plutôt. mais là ça va être un peu plus difficile.

– Hey Fred, pourquoi tu t’es sauvé tout à l’heure? Je n’avais pas fini de te parler. Là, tu ne peux pas te sauver mon beau, dit Aless en passant derrière moi.

 

Journal de bord

Le mystère qui l’entourait les charmaient tous. Sa démarche était douce et à la fois machinale elle semblait suivre le rythme d’une mélodie que personne sauf elle connaissait. Son passage les effrayait tous. Elle avait un regard si percent que peu osait le confronter. Sa froideur les attiraient tous. La parole pour elle n’était que optionnelle, elle semblait ne jamais avoir eu le besoin de la socialisation comme tous ceux qui l’entourait. Sa différence les charmait, elle était unique.
Cela faisait déjà 5 ans qu’elle était entourée de les mêmes personnes et pourtant elle n’avait communiquée avec aucun de ceux ci a l’exception de grand besoin ou et d’obligation… Elle était souvent comparée à un animal, ce qui était faux car elle ne demandait aucune attention ou affection comme le ferais un chat. Elle vivait dans une solitude qui semblait si paisible qu’elle ne voulait plus s’en défaire. Aucun sentiment n’était visible dans son visage. Sa mère n’avait jamais revue un sourire s’afficher sur celui-ci depuis qu’elle a maîtrisé l’écriture. Et oui elle ne vivait pas dans le monde réel mais plutôt dans les histoires qu’elle écrivait.
Ces parents mouraient peu à peu d’inquiétude. Qu’on t- il fait de si mal pour que le monde réel n’intéresse aucunement leur petite Rose-Marie. Et oui le temps ou Rose-Marie s’amusait, riait et débordait d’amour était si loin qu’il devenait qu’un vague souvenir auquel on à peine à croire. Ils ont consultés plusieurs psychologues, ils ont même essayé la psychanalyse peut -être qu’il est arrivé quelque chose a leur petite fille, quelque chose qui est maintenant bien caché dans son subconscient et l’empêche d’évoluer comme les autres. Les remords les hantaient. Elle même remarquait sa différence mais celle- ci ne la dérangeait point car elle adorait le monde dans lequel elle se renfermait et ignorait la peine qu’elle causait à son entourage. Elle refusait que quelqu’un pose les yeux dans un journal de bord. Les précédents, étaient bien cachés. Dans son journal elle avait déjà vécu une histoire d’amour suivie d’une séparation elle avait même quelques amis et une en particulier à laquelle elle se confiait sans cesse. Les personnes qui l’entouraient étaient tous très attachants et elle s’intégrait bien parmi les autres. Dans son journal elle vivait avec une journée de décalage par rapport au monde réel.
A l’école son cas avait passée par tous les types de rumeurs possibles. Selon les élèves elle était sourde, sauvage, élevé avec les loups, un personnage de roman… Il y avait même un jeu qui constituait à parler avec l’enfant sauvage. Pourtant elle en tenait pas conte, elle était talentueuse dans toute les matières et ces même grâce à cela quelle n’était pas renvoyé de son école du à sa différence car plusieurs pétitions de parents effrayés ont été présenté à la direction. Mais ils avaient décidé que de rester dans le même environnement permettra a Rose -marie de se sentir mieux pour confronter ces démons du passé qui la ronge et perturbe son présent.
Son journal de bord, les fascinaient tous. Si seulement ils pouvaient lui jeter un regard et trouver la page ou elle explique ce qui cloche dans le monde réel se qu’elle refuse de faire face. Son journal de bord était un sujet abordé par tous, pourtant il n’y avait aucun cadenas ni de code ou de chaîne sur se livre. Rien qui les empêchaient d’utiliser la force pour obtenir se qu’ils désirent tous, lire le journal. Mais la passion et l’importance que Rose-Marie apportait a ce journal repoussait l’idée aux personnes proche de la jeune fille de feuilleté le manuscrit. Tandis que le mystère quelque peu effrayant de R-M retenu les autres de lui dérobé.
Son écriture n’avait rien d’exceptionnelle. Elle ne détenait pas un talent particulier malgré tout. Une passion pour l’écriture ne l’aurait jamais amené au point ou même sa propre mère ne la reconnaissait pas et n’aurait surtout pas développé une méfiance envers les hommes. Effectivement cette méfiance est apparut récemment lorsqu’elle refusa de vois un médecin de sexe masculin et puis qu’elle n’alla plus dans ces cours ou les professeurs était des hommes comme celui d’éducation physique. Les réactions inhabituelles n’ont pas arrêter de se produire. Elle refusa toute forme d’examen médical, de contacte avec des hommes, refusait toute forme d’affection et se tenait de plus en plus loin de contacte avec des enfants. Les inquiétudes à son sujet augmentèrent.
Soudainement elle devenu une toute autre personne. Elle fumait, buvait et ne sentait toujours pas le besoin de communiquer. Un jour tout bonnement elle se dirigea vers un garçon à l’école et lui laissa son journal qui venait d’être terminé. Sans dire un mot elle se retira et laissa cette perle rare dans les mains d’un garçon aussi banal qu’un autre. Bien sur le mystère ne dura pas longtemps et il a fallu peut-être une semaine avant que le journal se retrouve dans les mains de plusieurs personnes mais une en particulier celle de sa mère.
Pendant plusieurs jours elle examina sans cesse chaque mot de chaque phrase jusqu’a en perdre la tête. La solution si trouvait elle en était sur pourtant elle n’y voyait rien tel un aveugle. La seule trace qui lui semblait étrange était l’appartenance qu’avait sa fille envers un personnage qui semblait être sa confidente mais aussi une partie d’elle. Ce personnage était bien une fille mais son âge sa provenance était inconnu. Elle décrivait la jeune Constance comme son portrait tout craché avec des yeux perçants et une joie de vivre. Un autre détail était que dans le journal Rose-Marie était en couple et constamment avec son amoureux. Sa mère se dit que c’était peut-être seulement un amour secret que sa fille n’osait pas révéler.
Refusant toujours la défaite face au mystère de Rose-Marie sa pauvre mère devenait malade. Le sommeil lui était impossible, sans cesse perturber par des questions. Son mari voyant les catastrophes qui arrivait aux êtres les plus importants pour lui décida de ne pas tenir conte du journal. Il voulait a tout pris sen débarrasser persuader qu.il devait avoir une sorte de malédiction après ces feuilles de papiers. Pourtant sur la foule qui a eu recours au manuscrit seul trois personnes ont éprouvé quelques difficultées sa femme sa fille et se garçons qui avait reçu en premier lieu le journal par Rose-Marie. Soudain un questionnement lui apparut qui était-il? Comment sa fille pouvait avoir plus confiance en lui qu’a sa propre famille? Si ce n’était pas par confiance alors pourquoi tenait telle tant a lui montrer se journal?
De son coté le garçon suite à la lecture du journal devenu froid avec toute personne l’entourant sauf Rose-Marie. Il semblait avoir un soudain intérêt pour elle. Peut être lui aussi certaines questions le rongeait. Peu importe il avait toute suite trouver son implication par rapport au problème de Rose-Marie contrairement aux autres.
Tant qu’a elle son comportement resta anormal mais les mauvaises habitudes sont reparties aussi vite qu’elles étaient arrivé. Comme si la lecture de ce dernier journal par un autre la soulagea d’un grand fardeau. Mais son manque flagrant de communication et son refus de vivre dans le monde réel était revenus aussi.
La lecture de son dernier journal a effectivement enlevé un problème à la jeune Rose-Marie mais le plus massif y reste encore. Le noyau de ce problème ce cache dans un des journaux qu’elle a rédiger et quelle refuse de dévoiler. L’intrigue régnait toujours. Mais à présent dans elle aussi. Dans son journal elle y déposa plusieurs questionnement et se rendit vite conte qu’une vie fictive légalisait aucunement la réalité néanmoins son confort et sa sécurité y était fortement plus haute. Ces parents brisèrent donc toutes les barrières et décidèrent de chercher les anciens journaux de R-M. Lorsque l’adolescente fut consciente de cette quête elle se mit à se mutiler par anxiété.Ce secret devenait de plus en plus important car toutes patiences avaient atteins ces limites. Cet enjeu devenait même menaçant pour la santé de chacun.
Le temps passait et la situation ne s’améliorait aucunement. Rose-Marie s’avait rasé les cheveux son père s’avait fait renvoyer du travail et sa mère était traité pour une dépression. Le garçon lui c’était remodelé a la foule, il avait seulement été soulagé par l’annonce que le journal de Rose-Marie lui avait fait. Car lui seul avait compris que cette fameuse constance était un bébé que portait Rose-Marie dans sa vie fictive mais que malheureusement elle avait perdu dans la vie réelle. Un soulagement pour le jeune parieur qui n’avait pas le fardeau d’un enfant du a un vulgaire pari sur le dos de Rose-Marie. Ce qui explique aussi la petite délinquance de R-M lors de l’écriture de ce moment pénible. Heureusement elle su sen débarrasser non seulement en donnant son journal au garçon mais aussi en partageant son malheur avec lui. En fait c’est ce quelle croyait car lui n’était pas du tout triste mais très soulager car il n’avait aucun attirement vers Rose-Marie. Elle, l’aimait beaucoup en fait c’est ce quelle exprimait sans cesse dans son journal.

Mon cauchemar

 L’adrénaline montait. Je courrais tellement vite dans cette forêt assombrie par les arbres. J’étais à bout de souffle mais je me répétais sans cesse dans ma tête de courir le plus loin que je pouvais de toute mes forces. Je n’osais pas me retourner, j’en étais incapable. Seul les bruits de branches qui cassait sous ses pieds avec cette voix qui ne lâcha pas prise à s’écrier derrière moi, était amplement pour me terorriser.je courrais d’une vitesse incroyable jusqu’au moment ou une main se tendit très fort autour de mon bras. Il était désormais trop tard, j’étais pris. J’eus à peine le temps de reprendre mon souffle pour courir a nouveau, que je tombis en une fraction de seconde dans un lourd et profond sommeil. Je restai peu de temps dans ses images noires, car à mon réveil, le cauchemar continua. Je criais, me débattait  jusqu’à n’en plus finir, ce n’étais pas suffisant, j’étais coincer dans cette atroce souffrance qui allait me rester graver a jamais.

 -Bip Bip !

Mon cadran sonna d’un son assourdissant. Je me réveillai en faisant le plus gros des sauts. Le son réussit presque à me faire bondir de mon lit. Et voila que je me réveillai avec le même cauchemar qui se répétait chaque nuit depuis maintenant deux ans. Ce n’était pas un à don. Non, c’étais plus une réalité a laquelle je faisais face depuis maintenant trop longtemps. A chaque nuit comme a chaque matin j’étais traumatiser, c’étais devenue une routine désormais trop lourde a supporter. Je me posais la simple et bonne question, pourquoi moi? Je n’y croyais pas encore. J’aurais aimé mieux de jamais être mie au monde cette journée la…

 Je m’appelle Kayla Chagnon. J’ai eu 18 ans il y à peine trois mois. Je démarre maintenant ma vie seule, dans ce nouvel appartement. Aux études  pour faire enfin ce que j’ai toujours voulue être : dentiste. Je suis née d’une famille de haute classe avec une petite soeur, Aurélie, qui à maintenant 14 ans. Cette sœur est comme ma meilleure amie, nous avons toujours été la l’une vers l’autre dans chacune des situations. Contrairement a nos parents qui eux, l’argent leur importaient plus que leurs enfants. Nous étions toujours mie en minorité sur tout ce qui pouvait se produire dans la famille. Parfois, on dirait même que nous étions des objets qui au fond, ne servais pas à grand-chose dans leur vie. C’étais triste a dire avant, mais cette situation ma permise aujour d’hui de me débrouiller seule et d’être en mesure de savoir ou je m’en allais. Dans mon enfance, moi et ma soeur nous entraidions toujours. Elle compensait les bas de nos misérables parents. J’étais une enfant assez débrouillarde qui faisait tout à sa façon en s’appropriant en quelque sorte, le rôle d’une mère puisque la mienne, n’a pas été suffisamment présente comme elle aurait due l’être. Bref, maintenant cela m’a apporté beaucoup malgré tout car j’étais déterminer à aller loin. C’est de ce pas que j’ai pris la décision de m’envoler de mes propres ailes, déjà, a 18 ans.

  Je me considérais comme une personne assez choyer qui aimait ce dans quoi elle étudiait, car je savais que j’aillais aller loin et mon avenir a toujours sue envahir mes pensées. Je me voyais comme une grande personne, avec sont mari et ses enfants, comme la belle petite vie des gens normaux. Par contre, depuis deux ans, cette vie a prie tout une autre ampleur. Une ampleur que jamais je me serais attendue. Ma vie a fais l’effet contraire de ce qu’elle était supposer donner, elle était maintenant devenue une peur d’angoisse incroyable que ni même moi, après deux ans, est capable d’expliquer. J’étais renfermer psychologique. C’est en cette journée du 14 octobre 2001 que moi, Kayla Chagnon a subie une agression. Cette agression que malheureusement, vas me marquer pour le restant de mes jours…

Même après deux ans, je me rappelais du moindre détail comme si c’étais hier. C’était simplement terrible à imaginer. Ma vie étais rendue un enfer. C’était dur mais je ne voulais plus avoir mal, je ne voulais plus souffrir et  je voulais arrêter de faire en sorte que cette horrible journée me revienne à l’esprit a tout moment. Au début, tout cela a été très brusque. Je ne savais plus quoi faire avec moi-même, j’étais simplement détruite et traumatiser de la tête au pied. J’étais seul dans ce petit appartement. Aujour d’hui, je ne voulais plus y être. Je savais que je n’aurais aucun appuie de mes parents alors je ne pris même pas la peine de leur dire ce qui m’étais arrivé ou en quelque sorte, j’allais probablement leur dire. Pas maintenant, c’étais trop tôt .Il fallait que je me fis sur mon entourage le plus près. J’avais besoin d’être avec la présence de quelque d’autre. Vivre seul m’étais tout simplement impossible. J’aurais préférer mourir. C’est alors que je pensai évidement à mes bonnes amies qui était, comme par défaite, tous trop loin de chez moi. Je ne voulais pas les déranger même si ce n’était pas qu’une simple chose qui m’étais arrivé. Heureusement, j’avais ma sœur Aurélie sur qui j’ai toujours pu compter. Je suis convaincue qu’elle m’appuiera et seras la pour moi. Malgré tout, j’avais peur je ne savais pas trop quoi faire. Je ne pouvais pas accepter le fais d’être seul dans cette appartement alors je pris le téléphone et j’appelai ma petite sœur. Je lui expliquai, mais les mots ne réussie pas à sortir. Elle était  tout de même capable de comprendre. Elle raccrocha la ligne aussitôt puis s’en venait en vitesse en disant à nos parents que j’avais du nouveau linge à lui montrer. Au fond, Aurélie venue habiter chez moi pendant très longtemps puisque j’étais incapable d’être seul. Elle accepta de s’éloigner de tout sont entourage sans hésitation. Elle savait que c’étais grave et qu’elle avait absolument besoin d’être la pour moi. Par contre, nos parents commençaient à se poser de sérieuses questions et se demandait ce qu’il se passait d’important. Par chance, Aurélie s’arrangeait toujours pour couvrir le tout. Elle fini par leur dire qu’elle allait cohabiter avec moi pour un moment car je venais de sortir d’une peine d’amour. Pour ma mère, peu importe la situation, ce n’étais pas quelque chose de bien grave. Elle ne parla point quand ma sœur partit car ils étaient tout de même compréhensibles sur certains points. Ma soeur était désormais installer.

Deux jours passèrent par la suite. Je ne manga plus, ne sortait plus, ne dormait plus et ne m’arrangeait plus. Bref, ma joie de vivre c’étais complètement envolée. Je suis même allé a un point jusqu’à abandonner mes études. Je n’étais plus en mesure de continuer. C’était une période noir qui allait s’en suivre, je le sentais. Je voulais simplement que mon sourire refasse surface comme si rien ne s’étais produit. Malheureusement, je savais que c’étais impossible et que je devais faire face ce à quoi je vivais maintenant. Ma sœur me réconforta du plus qu’elle pouvait, me forçait à manger et parler. Elle faisait tout en sont possible pour que j’ai mieux. Comme défaite, rien ne fonctionna. Aucun mot n’était capable de sortir. J’étais totalement bouche bée. J’avais peur de tout à présent. Ont sonnait a la porte, ont n’appelais. Peu importe, je ne voulais plus répondre a rien. Mon comportement était devenu plutôt étrange. Ont dirait que j’étais devenue complètement quelqu’un d’autre du jour au lendemain. En un mot j’étais devenue folle. Par contre, ma sœur comprit comment c’étais dur émotionnellement. Étant jeune, elle n’était pas en mesure de faire tout ce qu’il se doit pour être capable d’améliorer mon cas. Elle me répéta à plusieurs reprises que la meilleure solution serait d’appeler mes parents. Je refusai chaque fois. Je me dis que si Aurélie reste a mes cotées le plus longtemps que j’aurais besoin, c’était amplement. Je ne voulais pas mettre la population entière au courant. Trois semaines passa, chaque jours étais une souffrance. J’avais mal au plus profond de moi-même. Mais plus les jours avançait, plus j’essayais de me convaincre d’aller mieux.

Voila que nous étions rendus au mois de novembre. C’était une belle journée ou les feuilles tombaient. Ma sœur me prit le bras d’un coup et me dit : allons faire un tour dehors. Cela fais déjà trois semaines que tu n’es pas sortie. Prendre de l’ai frais te fera le plus grand bien. Toujours pas en mesure de vouloir me préparer, je sortis en pyjama avec ma sœur. Nous sommes allées nous promener en direction du parc en parlant et comme la peur m’envahissait de croiser mon agresseur n’ importe où, je restais sur mes gardes. Nous étions en train de nous promener dans le parc et j’aperçus un jolie couple très jeune sur le banc. Je les trouvais vraiment adorable jusqu’au moment ou le jeune garçon commençait à obliger sa copine à l’embrasser. J’étais vraiment sous le choque. Sur le coup j’ai toute de suite pensé à mon agression. Milles images horribles se bouscula dans ma tête d’un coup. Sans penser, je me mie a courir vers eux en commençant à frapper le pauvre garçon de toute mes forces. Ma sœur courut derrière moi et me prit pour m’éloigner d’eux. J’étais bouche-bée. Je n’en revenais pas de ce que je venais de faire. Sur le coup je regardais le garçon et je me suis excusée en pleurant de l’avoir frappé. Le couple partie sur le champ. Ma sœur me regarda par la suite avec un regard foudroyant. Elle n’en revenait pas de ce que je venais de faire à ce pauvre petit garçon. Elle comprit vite que mon agression m’affectait maintenant beaucoup trop et que je ne pouvais plus continuer ainsi. Nous avons vite compris les deux, que j’avais des problèmes et qu’il me fallait l’aide nécessaire pour m’en sortir .C’est pour cela que j’acceptai et décida d’aller voir un psychologue.

L’article …

Par une journée d’automne colorée à New-York , sur fonds de vie en accélérée , ou tous était préoccupés par le manque de temps , Brook prenait un café à Central Park afin de visionner le majestueux spectacle que l’automne lui offrait.Cette saison , depuis son tout jeune age , était sa préférée. Elle aimait marcher dans les feuilles , sentir la douce odeur de l’arrivée de l’air frais , mijoter des plats réconfortants , croquer dans une pomme fraîchement cueillie et par-dessus tout admirer ce qui l’entourait. Elle prenait parfois un malin plaisir à imaginer la vie de ceux qu’elle croisait. Par exemples, en ce moment , assis à ses cotés se trouvait un vieil homme nourrissant une meute d’oiseaux affamées . Elle avait déjà analysé ses tics , ses expressions , son physique pour en déduire qu’il était une vieille âme prête à partir et à s’épanouir dans un autre monde . Son métier de journaliste au New York Times , lui permettait de s’épanouir dans des histoires alléchantes . Sa vie était consacrée a la plume . N’ayant ni mari , ni enfant , ni même chien caniche , elle consacrait tout son temps a son travail , au gym , a barneys , au club V.I.P et bien sur au café Starbuck . Ses amis lui reprochaient de ne pas consacrer assez de temps a la recherche d’un éventuel amoureux , mais pour elle cela n’avait guère d’ importance ; ayant vécu la séparation déchirante de ses parents , elle se promit de ne jamais vouloir vivre des sentiments aussi insupportables .

Perdu dans ses pensées et son café refroidi depuis des lunes , elle se rappela soudainement qu’un article attendait naissance . Son patron lui avait donné comme ordre formel de s’évader dans un sujet qui lui était inconnue , de se surpasser comme le font les athlètes . Étant une écrivaine réservée , elle ne pouvait s’imaginer s’aventurer dans un monde inconnu . Pourtant , il le fallait absolument si elle tenait à garder son travail si adoré . Homosexualité , séparation . immigration avaient déjà fait la une des journaux . Il lui fallait un sujet mordant . Elle était affamée d’un sujet lui permettant de gravir des échelons dans sa carrière. Tout d’un coup , elle eut cette impression très désagréable qu’une substance inconnue avait atterri sur sa belle chevelure blonde , se frayant un chemin jusqu’à son nouveau foulard en cachemire . Sa colère fut subite et dirigée vers le vieil homme qui nourrissait les oiseaux .  » félicitations , regarder le résultat de votre pathétique charité , mon foulard est complètement anéantis. Merci , merci vraiment ! » Le vieil homme la regarda calmement et répondit :  » Pauvre femme , désolé pour votre jolie foulard . Je suis sur que cela part au lavage … mais je dois avouer que mes amis les oiseaux ont bien du goût ! »

C’est  alors qu’il lui fit cadeau d’un merveilleux sourire , un sourire qui ne s’oublie pas.C’est a cet instant qu’elle comprit que sa réaction était ridicule. Après tout ce n’était qu’un foulard! Elle fut prise d’un fou rire au qu’elle se melat le rire du vieil homme . s’ensuivit une discussion animée et intéressante sur tout et rien . Et c’est alors , qu’elle trouva LE sujet …

La sérénité du vieil homme la fascinait.Elle était curieuse de découvrir qui était cet homme d’apparence soignée , a la belle parole et qui dégageait beaucoup de charisme. Donc elle ne put s’empêcher de lui poser une multitude de questions.Et c’est au fil de leur conversation qu’elle découvrit John Mayer.

Ancien président d’une puissante multinationale John Mayer faisait partie de l’élite Américaine.En plus d’être extrêmement riche , il fut aussi un ami très proche de Ronald Reagan . Jet privé ,soirée mondaine,caviar au petit déjeuner , villa en Espagne , yacht privé , comme il lui raconta , il avait tout pour être heureux sauf le temps.Sa femme était merveilleuse , son fils faisait sa fierté.Il était entouré d’une grande richesse qu’il n’avait pas le temps de savourer.Le 2 décembre 1994 alors qu’il était en France pour un voyage d’affaires, John Mayer recut un appel qui fit basculer sa vie.Son beau-frère lui apprit que sa femme et son fils venaient de mourir dans un accident de voiture.Il lui fallut perdre c’est êtres chers pour réaliser que sa richesse ne pouvait être seulement dans un compte en banque.Et c’est alors qu’il prit la décision de changer sa vie pour se concentrer sur des choses plus essentielles.Aujourd’hui , il est président d’une fondation humanitaire qui porte le nom de sa femme et son fils…en conclusion il savoure chaque instant de sa vie . C’est suite  a cet conversation qu’elle décida d’écrire un article sur l’instant présent.Étant une femme comme l’était autrefois John Mayer, elle décida de vivre quelques jours sans regarder le temps , de se concentrer comme John sur la beauté de la vie.Elle planifiait déjà dans sa tete les témoignages de personnes qui se transforment du jours au lendemain.

-Première étape: Fermer son cellulaire

-Deuxième étape: Enlever ses insupportables talons hauts pour les remplacer par des Crocs confortables , mais pas très fashionable

-Troisième étape: Ranger sa montre

_Quatrième étape: Se permettre un morceau de chocolat pour célébrer son nouveau mode de vie

-Cinquième étape:Commencer son nouveau mode de vie

_Sixième étape: arrêter d’énumérer des étapes et se mettre à l’action!

… Elle s’assoit dans un parc , elle respire, la vie est belle se répète t-elle dans sa tête , John savoure la vie donc il faut qu’elle en soit capable.Les minutes s’écoulent , elle se répète toujours que la vie est belle. Elle se dit qu’elle à probablement assez savourer la vie, par réflexe elle regarde sa montre… elle à réussi a savourer la vie une grosse minute sans penser a autre chose.Bon se dit t-elle, un petit coup d’oeil a son magasin favoris ne lui fera pas de tord. Elle ouvre la porte du magasin , mais prise par des remords elle rebroussa chemin  » Je dois réussir cet article ».

Elle décida d’aller faire un tour a la  »potpote roulante » un organisme pour donner de la nourriture aux démunis.Arrivée a destination, elle fut bouche-bée de la popularité de cette soupe populaire.Elle était bien loin de ces petits restos branchés de Soho.Grand nombre de bénévoles étaient présents pour accueillir la foule affamée. »Comment font t-ils pour quotidiennement être présents gratuitement pour ces personnes »? Se dit t-elle.Tous avaient le sourire élargi jusqu’aux oreilles , nul n’était bête.Les démunis anticipaient leurs repas, t-elle des enfants qui attendent l’arrivée du père Noël.La gratitude régnait dans cet pièce , elle fut prise d’une soudaine admiration envers ces gens .Elle nota tout ce qu’elle percevait , sans oublier de décrire ses impressions face a ce monde inconnue. Lorsque la meute franchi la sortie elle décida daller interviewer les bénévoles.Tous se présentèrent chaleureusement et étaient ravis de se prêter a l’entrevue.Chaque témoignage fut constructif pour son article.Tous avaient des histoires différentes , mais ce qui reliait ces gens étaient la bonté.Ils n’avaient pas la sacoche dernier cri , ni le gadget venant de franchir le seuil des magasins… mais pourtant ils semblèrent si heureux.Elle partit avec la satisfaction d’avoir appris d’avantage , elle avait même accepter l’invitation que les bénévoles de la popote roulante lui avait fait , donner son aide trois fois par semaine a cet organisme.

Les semaines passèrent , et les nombreux témoignages se rajoutèrent à l’article.Elle fit une multitude de rencontres qui l’ouvrit d’avantage sur la réalité du bonheur.Elle avait la sensation de grandir et d’élargir ses horizons.Pour fignoler son article elle décida de faire un sondage aux inconnus qu’elle croisait au hasard sur la fifth avenue.Elle posa a chaque personne qu’elle rencontrait  » qu’elle est votre signification du bonheur? » Et voici ce qu’elle reçut en guise de réponses!

–  »Pas le temps mon travail m’attend »

– »Bon combien vous voulez? »

– »L’argent bien sur  »

… et d’autres réponses qui la séduisent

_  »Un chocolat chaud après avoir patiné dans le central parc »

– »Quand ma fille m’acclame quand je viens la chercher à la garderie »

– »Un repas partagé en famille »

– » Quand ma femme me fait l’amour »

Elle intégra ce sondage a son article , les réponses qu’elle avait reçues lui fit réaliser que plusieurs dépendent de l’argent comme source de bonheur, mais pourtant le vrai bonheur est la simplicité d’un beau moment.Alors pourquoi s’étourdir avec un mode de vie accéléré sans réel moment de satisfaction? Tous se dit t-elle devraient prendre un recul et respirer la douce odeur de la vie.Brook avait changé; cela faisait plus d’un mois qu’elle n’avait pas mit les pieds dans un centre commercial.Elle n’avait besoin de chercher la signification du bonheur dans le « Larousse » , elle en connaissait deja la signification.Les simples sourires des piétonniers, son temps qu’elle donnait quotidiennement a la potpote roulante , ses grasses matinées du dimanche , la comblaient.

Le grand arriva , son article fini , elle hâta de voir la réaction de son rédacteur… jamais elle n’avait écrit un article de la sorte ,pour la première fois elle avait la sensation que son article pourrait changé ne cesse qu’une opinion face au bonheur.

Elle donna fièrement son article,L’éditeur la regarda débilement. »Brook cet article ne vaut même pas la page 30 du times… tu ne comprends pas ? Il faut écrire pour ce que les lecteurs veulent lire… nuls n’est intéressé par ta passe hippie ». Il jeta son article a la poubelle.Brook n’était pas decue , elle savait qu’elle avait acquis une grande connaissance… son éditeur n’avait qu’a bien se tenir .. elle n’avait pas dit son dernier mot !

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