La solitude

Ceci est l’histoire d’une petite fille, voici son histoire. Tout d’abord son nom était Michelle, Michelle Green si ma mémoire est bonne. Je l’ai connue quand elle avait l’âge d’à peu  près cinq ans. J’avais un petit garçon de son même âge et j’étais une amie proche de la famille, on s »est connu à la garderie de nos enfants et depuis cela je me suis rapproché aux Green. Michelle n’était pas une fille comme toute autre,elle était très seule toujours dans son petit monde. Elle était très solitaire, elle n’avait pas d’amis à la maternelle, pas un seul, on pourrait même dire qu’il n’y avait  personne  qui l’aimait ou qui allait l’aimer. Après l’école elle s’enfermait dans sa chambre et commençait à jouer avec toute sorte de poupées et jouets qu’elle avait dans sa chambre. Chacun de ses jouets avait son nom marqué « MICHELLE GREEN » avec un autocollant « propriété à: ». Souvent, elle s’enfermait dans sa solitude, toute seule avec son âme noire dans son armoire. Elle n’osait pas à  fêter son anniversaire avec ses amis, car elle en n’avait pas, elle le fêtait seulement avec les membres de sa famille, amis proches de la famille, mon mari, mon fils et moi. Mon fils a toujours essayé de se rapprocher d’elle, mais cela lui était presque impossible. « Elle est une petite fille manipulatrice, mais  avec un coeur extraordinaire. Difficile à comprendre, mais je sais qu’au fond elle est gentille et amicale comme toute autre fille sur cette planète » disait mon fils.Difficile à expliquer, non? Elle était très différente à tout autre enfant, elle avait un côté hypocrite. Je me suis toujours dit que Hollywood serait la place idéale pour une personne comme Michelle, elle n’avait que cinq ans et elle savait déjà comment manipuler les adultes à son entour. Hollywood.. là où les meilleurs acteurs habitent et travaillent. Ils ont tous l’aire d’être solidaires et gentils envers les autres devant leur face, mais une fois que ceux-là font un demi-tour, il faut bien prêter attention et surveiller son dos car une bombe est en chemin. Je ne dis pas qu’ils sont tous de même, mais la plupart d’entre eux sont de même. Revenons à Michelle. Elle était une belle actrice,  très fine, très bonne, très douce qui avait beaucoup de classe pour son papier d’actrice. Elle obtenait tout ce qu’elle voulait, sauf deux choses que heureusement on ne les achète pas. Avez-vous déjà vu quelqu’un qui paie ses amis pour être leur ami ou bien la même chose mais avec son petit ami ? Oui, sûrement…car on vit dans un monde cruel, répugnant, indésirable et  misérable. Mais les personnes qui font cela, ne sont pas joyeux, ni avec eux-mêmes, ni avec le reste du monde, ces personnes-la sont comme un chien enragé qui veut déchirer tout ce qu’il voit. Elles  ne veulent rien d’autre à part une seule chose, détruire le monde, mais qu’est-ce que vous voulez? Si la joie n’existe pas. Je n’ai jamais vu une personne qui reste heureuse pour le reste de vie. La joie existe, mais partiellement ce qui veut dire que quand celle-là est présente mais on ne la sent pas trop, car on a des problèmes. Dans ma vie j’ai appris que la joie sont des petits moments qui nous rendent heureux et que l’on garde dans notre esprit pour être satisfait.

L’amour et l’amitié sont ces deux choses essentielles pour la vie d’un être humain qu’on ne le peut pas acheter, car toute personne peut n’importe son coeur a besoin de se sentir aimé. Cette fleur-la se torturait petit à petit a elle-même, mourrait. Selon la pyramide de Maslow, on a tous besoin des besoins physiologiques, besoins de sécurité, besoins d’appartenance et affectif comme par exemple l’amour, estime et l’accomplissement personnel. Je dirais qu’elle les avait tous sauf pour un, le besoin d’appartenance et affectif. Elle essayait de s’autodétruire avec ses mensonges qui lui faisaient mal et aux personnes autour d’elle.

L’arrivée de son nouveau petit frère l’a beaucoup changé, elle ressentait encore plus de haine envers les autres. Le temps l’a changé dans un clin d’oeil, rendue à onze ans elle n’avait plus de coeur extraordinaire. Son coeur était plutôt devenu un coeur de pierre, un coeur glacial, un regard de la part de cette jeune fille pourrait te tuer psychologiquement une personne. Je sais que très, très, très au fond de son coeur il y a de l’amour, très au fond de son coeur se cachent des morceaux de ce coeur extraordinaire qu’elle avait quand elle était plus petite. Sa mère s’arrangeait pour essayer de détruire ce qui restait de son coeur sensible et ses espoirs avec ses mots. Michelle, une jeune demoiselle égoïste et très rebelle, petite fille ambitieuse.

Aujourd’hui, ça fait vingt ans, donc elle aurait vingt  et cinq ans. Je ne connais pas son age exact, car il faut bien dire que je ne suis plus sur cette terre mais plutôt sous cette terre misérable et folle d’elle même. Ca fait déjà dix ans de cela, un accident de voiture m’a arraché la vie. En tout cas, je me rappelle encore de sa face angelicale, de ses beaux yeux verts clairs et comment oublier ses beaux cheveux bouclées blonds. Elle habitait avec ses parents et son petit frère qui était le nouveau membre de la famille.

Sa mère était une personne difficile à analyser. Sa personnalité était un mélange de charisme et de…enfin c’était une personnalité unique, de fois elle pouvait être très gentille envers la majorité des gens, mais elle était différente avec sa fille, on pourrait dire qu’elle la détestait d’une façon ou l’autre et la raison était vague. A chaque fois que la petite Michelle faisait quoique ce soit de mauvais, sa mère la punissait avec ses mots cruels et blessants

– « Tu ne vas jamais être en joie avec les personnes qui l’entourent si tu ne l’est pas avec toi-même. Tu vas être en solitude pour le reste de ta vie et personne va jamais t’aimer. Tu n’aura pas une famille. Tu n’as pas d’avenir. Tu es une mauvaise fille qui ne mérite rien, ni de la part de ton père, ni de la mienne.  »

-« Tu ne me comprends pas. Je suis différente, je n’aime pas les personnes, ils sont tous des hypocrites » Répond la petite en pleurant.

-« Ne dis pas cela. Personne n’est hypocrite à part toi. »

-« Non ! Je m’excuse, mais non ! Ce n’est pas vrai ce que tu dis. Regardes autour de toi, tout le monde fait semblant d’être heureux, mais il n’y que des pauvres âmes qui vivent en solitude, les personnes aiment faire croire aux autres qu’ils sont toujours contents et satisfaits avec eux-mêmes, au fond ils ne le sont pas. »

-« Je ne veux plus entendre un mot sur ce sujet, tu ne sais pas de quoi tu parles »

-« Oui, je sais de quoi je parles. Regardes ma tante Brianna. Une alcoolique… »

-« Ne dis pas cela, elle ne l’est pas. Tu n’est pas assez mature pour comprendre la vie d’une personne adulte. La vie n’est pas ce qui parait à tes yeux, elle est beaucoup plus diff.. » Michelle la coupa la parole.

-« différente ? Non, je vois les choses telles qu’elles sont »

-« Vas dans ta chambre, je ne veux plus t’entendre! »

Des mots très blessants qui pourraient faire mal à n’importe qui.                                                                                                           Son nom était  Justine, une trentaine d’années ou peut-etre moins. Bref, ses yeux étaient bleus comme la mer, ses cheveux étaient aussi bouclées et blonds que ceux de sa fille et elle avait une beauté écoeurante, tout celui qui la regardait devenait aveugle, toute femme a son entour était jalouse de cette jeune femme.

Son père par contre était une personne très calme qui ne serait même pas capable de faire mal à une mouche. Il ne savait pas comment blesser le monde. Il était un monsieur très sérieux et juste. Personne aux yeux verts, cheveux châtains avec une forme de nez très particulière.

Son frère était le contraire a Michelle ou c’est ce qu’on pensait. Dans le fond c’était une personne hypocrite, un menteur. Il n’osait pas de faire des bêtises devant ses parents, mais ailleurs c’était quelque chose d’autre. Beau jeune homme aux cheveux blonds bouclées et yeux bleus comme sa mère. Justine l’adorait. Son nom était Jacob.

Un jour je suis allée leur rendre visite avec mon petit gars qui était déjà rendu un beau jeune homme. J’ai rencontre Michelle, elle était tout à fait belle, beaucoup plus belle que jamais, ravissante.

-« Bonjour, Michelle. Comment vas-tu? » lui dit mon fils

Il faut bien dire qu’il a  attendu un bon cinq minutes avant qu’elle aille l’envie de me répondre, mais pendant cet instant-la Michelle le regardait sans cesse, on dirait même qu’elle sentait qu’elle était sa blonde. Bref elle a décidé de lui répondre. Un regard glacial et un « Bonjour, je vais très bien » ensemble et puis elle est partie dans sa chambre.

Son destin allait changer pour toujours, sa vie amoureuse et la chance de devenir une mère qui adorait ses enfants.

Journée de fou…

L’institut

26 Décembre 1963, le corps de Rachel Brown avait été retrouvé. Le docteur Chuck Daniels l’avait lui-même aperçu, immobile derrière l’hôpital qui sombrait dans cette forêt peu connue. Cette patiente était devenue complètement cinglée, l’insomnie la rongeait, le peu de sommeil qu’elle pouvait se procurer provoquait en elle de multiples crises d’hystéries, en raison des nombreux cauchemars l’envahissants chaque nuit. Le docteur Daniels avait bel et bien étudié le comportement de cette femme durant son séjour a l’institut psychiatrique. Les heures de thérapies auxquelles  elle avait été soumise  démontraient  entièrement une déficience psychologique sérieuse envers cette patiente. Rachel s’inventait plusieurs scénarios, disant quelle était mariée puis voulant partir à la recherche de son mari imaginaire, elle se débattait, hurlant de rage, écrasant ses mains contre son visage attristé tout en se débattant sauvagement tel une bête enfermée en cage. Lors des thérapies de groupe, Rachel disait avoir  » les documents ». Elle glissait un petit papier au docteur puis éclatait de Son rire sadique qui  foutait la frousse à même les plus grosses brutes de l’univers. Pourtant, sur ce simple bout de papier, il était toujours inscrit: LES DOCUMENTS.
En s’approchant de son corps, le docteur Daniels conclu qu’elle c’était littéralement lancée par la fenêtre de sa chambre qui menait au sixième étage du bloque, pour enfin atterrir sur le sol enneigé. Ses cheveux noirs comme la nuit étaient trempés, s’aplatissant contre son visage , pieds nus, vêtue d’une mince robe de nuit blanche, son regard était fixe et pointait vers l’ancien moulin abandonné depuis déjà quelques années, du côté opposé de la rivière. Ses lèvres étaient complètement virées au pourpre, dû au froid de l’hiver qui l’avait paralysée. Le docteur Daniels s’agenouilla devant le corps sans vie de Rachel, regardant son visage sans émotion, puis dégageant celui-ci des fines mèches noires collées sur ses tempes. Elle était libérée. Mettant sa main dans la sienne, Chuck découvrit un bout de papier chiffonné au creux de la main froide de Rachel. Il reconnu vite fait le portrait du jeune homme lorsqu’il  l’ouvrit puis s’empressa de ranger ce précieux magot dans l’une des poches de son blouson. Chuck attendit l’arrivée des enquêteurs qui bien entendu, lui poserait une centaine de questions concernant l’incident. Malheureusement, celui-ci n’aurait aucune réponse. Il ignorait tout simplement la raison du suicide de Rachel Brown un lendemain de Noël. Malgré cet  incompréhension, Chuck aurait certainement fait de même, être condamné dans un institut psychiatrique menait à la mort. Cependant, Mme Brown n’avait manifestée aucun intérêt à quitter ce monde ces derniers jours.  Lucie, l’infirmière du bloque entra dans le bureau du docteur Daniels puis referma la porte avec une vitesse étonnante.
– Écoutez docteur, ne faites pas cette tête, elle était complètement cinglée cette patiente et vous le savez très bien. Ça va nous faire des vacances !
– Oubliez les vacances Lucie, j’essai simplement de comprendre. Apportez moi le dossier de Mme Brown je vous en prie.
L’infirmière tourna les talons, faisant grincer le plancher du bâtiment en piteux état, puis l’air embêté, laissa le docteur sombrer dans ses idées. Une fois revenue, elle lui lança le document tout en lâchant un soupir forcé.
– Maintenant, laissez moi seul, j’ai certaines choses à régler, mais avant de vous sauvez , apportez moi la liste des patients qui étaient présents lors de la dernière thérapie de groupe du 25 Décembre au soir.
– Vous là! Je vois très bien où vous voulez en venir, jouer aux espions n’est pas du tout votre domaine, Dois-je vous le rappeler , DOCTEUR ? Laissez Sherlock Holmes faire son boulot et faite le vôtre.
Sur ce, Lucie quitta la pièce, qui sombra dans un silence absolu.
La nuit tombait. Seule l’éclairage jaunâtre d’une lampe éclairait subtilement l’obscurité de la pièce. Les lunettes sur son long nez, le docteur Daniels détenait, entre ses mains, la vie, l’histoire de la patiente. Exactement TOUT avait été noté depuis son arrivée. Le cas de Rachel était particulier. En 1936, lors de son entré à l’institut, Chuck l’avait doucement interrogée au sujet de sa présence à cet endroit. Il lui expliqua qu’elle devrait être suivie et être sous surveillance dans l’institut psychiatrique pour un temps indéterminé. Plongeant son regard douloureux dans le sien, Rachel n’avait pas moindre idée de la raison de son arrivée a l’hôpital. Entre deux éclats de rire, elle lui dit qu’elle n’avait aucunement besoin d’eux.
Rachel vivait seule avec sa fille de sept ans à l’époque. Le père de celle-ci les avait abandonnée le lendemain d’une nuit où Rachel avait sombrée dans l’alcool. En fait, la maladie l’avait atteinte. Le trouble de la personnalité limite auquel Mme Brown souffrait évoquait en elle plusieurs sauts d’humeur, passant du fou rire à la colère. À la suite d’une agression durant son enfance, ces malheureux souvenirs la hantait. La patiente avait développée une rage en elle. L’accumulation de cet évènement avait peu à peu développé une personnalité borderline.  La peur de rejet entraînait plusieurs abandons. Elle repoussait subitement les gens avec qui elle entretenait de bonnes relations de peur d’être elle même rejetée. Sa propre fille en fût bien sur victime car le manque de confiance en sois était à la hausse. L’amour était impossible, pénible et égalait un futur abandon. Les changement d’humeur se faisaient de plus en plus fréquemment. Le tout mélangé à quelques verres de vin, le résultat était fatal. L’automutilation était probablement une libération, un échappement à cette douleur. Le faible estime d’elle même que Rachel pouvait éprouvée se transformait en histoire incompréhensible. Son regard évoquait la supériorité, tel un loup détenant le pouvoir de la meute. Le 25 décembre 1936, le lendemain d’un noyade abusive dans l’enfer de l’alcool, sa propre fille, était maintenant inconnue aux yeux de sa propre mère, Une infraction dans la maison. La petite  dû , certes, se trouver une nouvelle famille au sain du département de la protection de la jeunesse. Une fois de plus, Rachel avait abandonnée les souvenirs de sa raison de vivre. Sa fille.
Refermant le dossier, Chuck repensa à sa profonde lecture. Le lien se fit en un seul déclic, à la vitesse de la lumière. La mort de Rachel et le départ de sa fille avait tout les deux la même date, soit le 25 décembre. Es-ce la cause du suicide de Mme Brown ? Ces souvenirs avaient t-ils mutilés les derniers espoirs de vivre de celle-ci ? S’approchant du bureau obscure, des bruits de pas se faisaient entendre dans le couloir supérieur du bloque. Cet étage était destiné aux chambres des patients. La règle était pourtant claire, le couvre feux était à 22h pour tous. Les pas se rapprochaient de plus en plus et devenaient de plus en plus lourds. Le docteur Daniels entrouvrit légèrement la porte, laissant s’infiltrer un rayon de lumière dans la pièce, puis vit une ombre ou plutôt une silhouette apparaissant devant l’ouverture de celle-ci. Chuck sortit du bureau pour voir de qui il s’agissait.
– Mr.Harry? Que faite vous à cet étage? Vous devriez être dans votre chambre respective.
John Harry était un patient qui logeait dans l’institut depuis plusieurs années. Il était atteint de la schizophrénie. Le pauvre avait complètement perdu la tête. John regarda le docteur avec de petits yeux endormis, fatigués, épuisés, abattus.
– Je sais tout, dit -il en chuchotant d’une voix rauque.
– Vous savez quoi John ?
le patient fit apparaître un petit sourire au coin de ses lèvres sèches, puis tourna les talons , se dirigeant vers l’étage supérieur. Chuck le suivit, espérant avoir une réponse au délire de ce patient. Arrivé au fond du couloir, John s’immobilisa devant la chambre qui était complètement à l’extrémité droite de l’hôpital. Ce n’était pas la sienne mais bien celle de Rachel.
– Mr.Harry… pourquoi m’amenez vous devant l’ancienne chambre de Mme Brown?
– JE L’AI VU ! S’écria t’il.
– Qui sa ? La vierge Marie ?! Répondit le docteur.
Insulté , le patient entra dans la pièce. Tout était resté tel quel depuis le décès de Rachel. Son lit n’avait aucun pli. apparemment, celle-ci n’avait pas dormi ce soir là. Une fois entré dans la chambre, Chuck regarda autour de lui, l’odeur lui était familière, lui rappelait une certaine époque. Lorsque John regarda au bas de la fenêtre, un frisson parcouru son  corps maigrichon en entier. Le docteur n’attendait que des explications.
– Et alors ? Qui avez vous vu?
– Venez docteur, les pistes ne sont pas bien loin.
– Les pistes? Mais quelles pistes ?
John sortit à l’extérieur, longeant le grand mur de brique de l’hôpital. Ses pantoufles de laine étaient ensevelis sous la neige, mais le froid ne sembla pas l’arrêter.
– Regardez, les traces dans la neige. Des empreintes de pieds. Et puis cette trace ici. Ont dirait qu’un corps a littéralement été traîné jusqu’à cet endroit.
– Les traces peuvent seulement être celles des enquêteurs John.
– Et puis, lorsque Rachel aurait tombée, le neige aurait formée un trou, un cratère! AUCUN.
Le patient était complètement sérieux et fasciné par ce sujet. Ce fou était étonnamment intelligent.
– Rachel ne s’est pas suicidée docteur. Ont la tuée. Reste à trouver qui.
-Vous en êtes sur ?
-Plus que sur, et puis la photo, le portrait, enfin vous savez de quoi je veux parler docteur Daniels ? Où est t-il ?
– Un portrait? Mais quel portrait ?
– Ne jouez pas à ce petit jeu avec moi. Rachel avait toujours cette photo sur elle. Un homme, mais personne ne savait de qui il s’agissait. Vous l’avez?
Chuck sortit la photo de son blouson, la remettant au patient qui commençait à s’énerver.
– Vous? Mais pourquoi Mme Brown aurait un portrait de vous constamment sur elle ?
– C’est… une longue histoire .. familiale John..

Un souhait

 « Marie, une adolescente ambitieuse qui accomplira de nombreux projets dans son avenir » tel était le message écrit dans mon album de finissants au secondaire. Cinq ans avaient passé depuis, et il faut croire que ma vie ne s’est pas déroulée ainsi, du moins jusqu’à présent. Je feuilletai les pages de ce livre précieux contenant mes plus beaux souvenirs jusqu’à ce jour. Comment avais-je pu en arriver là? Où était passée cette adolescente, jadis, forte, fonceuse et déterminée? Elle avait l’air d’une étrangère alors que j’étais cette personne il n’y avait pas longtemps.

Tout avait commencé quelques mois avant de rentrer à l’université, ma mère et moi avions été heurtées par une voiture. J’étais sortie de cet accident avec une légère commotion cérébrale ce qui s’avérait minime comparé à l’état critique dans lequel ma mère était. Inutile de préciser le temps que j’ai passé à son chevet, elle était tout pour moi. Elle était restée près de trois mois à ce même stade pour finalement quitter ce monde. Cette femme m’encourageait constamment à poursuivre mes rêves et me motivait dans tout ce que j’entreprenais. Toutefois, cette motivation s’éteignit après son décès. Les prochains mois suivant ce genre de deuil, la plupart des familles se rapprochent, mais ce n’était pas mon cas. Fille unique et élevée par une mère monoparentale, nous ne pouvions seulement se fier l’une sur l’autre. Nous avions développé une grande complicité, c’était ma meilleure amie. La solitude l’avait remplacée depuis et je n’avais pas retrouvé le bonheur. Du côté amour, c’était aussi tranquille. Je n’avais pas eu de rendez-vous depuis des lustres et ce n’était pas une préoccupation essentielle à ce point dans ma vie. J’avais eu après son décès quelques rencontres, mais je n’avais jamais voulu m’engager dans une relation. Le support de mes amis avait plus d’importance que d’avoir un amoureux. Malgré tout, même si mes amis me soutenaient et veillaient sur moi, une partie de moi était morte ce jour là. Sans elle, je ne me voyais pas continuer à poursuivre mon rêve que nous avions planifié ensemble. Dentiste aurait été l’aboutissement de tous mes efforts. Une partie de moi me dit qu’elle serait fière de sa fille, mais comment pourrais-je continuer si elle ne pouvait plus m’épauler? En d’autres termes, tout ce qui pouvait me rappeler cette douce femme m’empêchait de poursuivre ce que je commençais, car c’était trop difficile.

Après maintes réflexions sur mon passé, je fermai ce merveilleux souvenir afin de descendre au salon. Mes proches m’attendaient afin de me souhaiter un joyeux anniversaire. En effet, mon cadran annonçait minuit tapant. J’avais officiellement atteint l’âge de la majorité partout dans le monde. Malgré leurs bonnes intentions, mes amis savaient que c’était la période de l’année que je trouvais la plus difficile. Ma mère avait rendu l’âme à quelques jours près de mon anniversaire. Depuis la perte de cette personne avec qui j’avais grandit, je n’étais plus la même. Mon psychologue disait que cela pouvait prendre plusieurs jours, mois et voir des années avant que cette souffrance disparaisse. Après trois ans, cette peine n’était pas guérie. C’était facile de prétendre que tout allait bien, alors qu’en vérité ce ne l’était guère. Malgré tout, je comptais bien remédier à la situation. Je devais aller de l’avant et arrêter de vivre dans le passé. Je n’avais pas le choix de me reprendre en main.

Lorsque je descendis, un gâteau illuminé par vingt et une bougies surgit devant moi.

« Fait un vœu Marie » dit ma tante qui tenait le gâteau.

 Une fois mon vœu souhaité, je pris une grande inspiration et je soufflai toutes les bougies. Retrouver cette personne qui autrefois prenait goût à la vie était mon ultime souhait.

Au départ, la soirée me paraissait interminable et j’avais seulement hâte de me retrouver seule. J’aimais bien mon entourage, mais je devais trouver une solution à mon problème et la solitude pour réfléchir était la meilleure façon. Je n’aimais pas particulièrement être le centre d’attention, mais ce soir tous les yeux étaient rivés sur moi. Si je m’éclipsais, les gens allaient me chercher et si je montrais un signe de malaise ou d’ennui, ils allaient se poser des questions à propos de moi. Dans les deux cas, ils allaient s’inquiéter alors je devais faire de mon mieux pour apprécier cette soirée. Je ne voulais pas qui se préoccupe de mes problèmes, j’allais les affronter et les régler par moi-même. J’étais tout de même heureuse de revoir mes proches que je n’avais pas vu depuis longtemps. J’étais impatiente de revoir Amélie, mon amie d’enfance, qui était partie en Europe depuis deux mois. Nous étions le jour et la nuit, mais malgré tout, nous avions une incroyable amitié. Elle m’avait confirmé sa présence, mais je ne l’avais pas encore vue.

Une personne qui venait probablement d’arrivée à la réception ne m’était pas familière. D’après mes souvenirs, je ne l’avais jamais vu. C’était probablement une connaissance à qui je n’avais jamais adressé la parole, mais pourquoi serait-il venu à cette soirée? Il avait une très belle carrure tel un joueur d’hockey professionnel et ses cheveux qui virevoltaient dans l’air lui donnaient un « look » séduisant. Je ne fis mine de rien, mais ce jeune homme m’intriguait et attirait mon attention. Je voulais connaître la raison de sa présence ici, mais j’étais un peu timide pour aller lui parler. Après quelques minutes, j’aperçu enfin Amélie.

 « Tu m’as beaucoup manquée durant l’été et je suis contente que tu sois venue » lui avais-je dit en la serrant dans mes bras. En effet sur ce point, je ne mentais pas. L’avoir à mes côtés durant les périodes difficiles m’avaient beaucoup aidé à surmonter mes peines.

«Je me suis aussi ennuyée de toi. Je suis venue à la soirée avec un bon ami. J’espère que sa ne te dérange pas. » « Bien sûr que non. Est-ce que je le connais? »

Alors qu’elle s’apprêtait à répondre, l’homme qui suscitait mon intérêt se présenta.

« Bonsoir, je m’appelle Alex. Enchanté de te connaître. »

Rouge comme une tomate, je n’avais pas su quoi répondre. Je lui avais simplement répondu avec un hochement de tête, car les mots ne sortaient pas de ma bouche. Puis, je tournai les talons et partie dans une direction opposée gênée de ma réaction. Pourquoi avais-je toujours le don de me mettre dans des situations embarrassantes? Après toutes ces années, ce défaut que j’avais hérité de ma mère était toujours présent. Malgré tout, je devais sortir de ma coquille afin de lui donner une meilleure impression de moi. Je ne comprenais pas pourquoi je réagissais ainsi à son égard. Au début, je pensais qu’il m’intriguait seulement parce que je ne le connaissais pas. Toutefois, il y avait bien entendu autre chose, car je n’étais pas indifférente face à lui après qu’il m’avait parlée. La soirée avait prit une nouvelle tournure pour moi. J’avais maintenant plus d’intérêt à me faufiler dans les discussions afin d’avoir une conversation avec lui qui impliquerait des mots sortant de ma bouche.

Durant la soirée, nos regards s’étaient croisés à quelques reprises. Je devais prendre mon courage à deux mains et aller le voir. Je ne comprenais pourquoi ma meilleure amie l’avait invité. Avoir peur de ce que les gens pensent de moi ne m’était pas arrivé depuis des années. Alors que j’étais seule assis sur une chaise, je vis Alex s’approcher vers moi.

« Tu n’as pas l’air d’une fille très bavarde toi » me dit-il.

« Cela dépend, mais habituellement je ne suis pas celle qui va s’exprimer le plus. Désoler pour tantôt et enchanter de te connaître. »

« Aucun souci. Je suis habitué que les gens réagissent de cette manière avec moi. Quand il me voit, ils sont souvent sans voix » répliqua Alex certain de lui avec un petit rire.

 «Mais pour qui il se prenait? » pensais-je. Je me trouvais tellement idiote de ne pas avoir su trouver les mots devant lui alors qu’il n’en valait pas la peine. Il ne me laissa pas le temps de répliquer qu’il partie se chercher quelque chose à boire. Une fois qu’il était parti, je devais aller parler à Amélie. J’avais besoin de bonnes explications.

 « Bon crache le morceau! » lui avais-je dit furieusement. Pourquoi Alex, ton prétendu ami, est-il venu ici? Je ne l’ai jamais vu auparavant.

« Cela t’embête autant? Je pensais bien faire les choses en l’invitant. En vérité, je ne le connais pas beaucoup. Tu es seule depuis un bon moment alors je pensais qu’il allait te plaire. En plus, il aime beaucoup voyager comme toi. »

 « Franchement! C’est la personne la plus égocentrique que je connaisse. Tu es vraiment la pire pour choisir des garçons! Je sais que tu voulais bien faire, mais mes histoires de cœur ne te regardent pas. »

 Finalement, cette soirée qui avait été plus mouvementée que je l’aurais pensé n’avait rien apporté de nouveau dans ma vie. Au bout de la soirée, j’étais toujours cette même fille qui avait perdu sa voie. Je n’aurais jamais pensé d’Alex qu’il soit aussi centré sur lui-même et qui ne sache pas écouter les autres. Au moins, durant la nuit je pouvais penser à ce que j’allais faire de ma vie. Cette réflexion avait porté fruit.

 Le lendemain était le commencement de mon nouveau départ. Toute la nuit, j’avais pensé à ce que j’allais faire. J’étais maintenant considérée adulte dans tous les pays alors autant en profiter dès maintenant. Si mon bonheur n’était pas ici alors autant le trouver ailleurs. Je pliai donc mes baguages et je partis vers l’aventure où l’inconnu m’attendait.

Alexandre Meunier

Il était une fois, un garçon beau grand et fort! Toutes les filles de sa polyvalente lui couraient après. Je dois dire qu’il faisait même tourner les têtes de quelques professeurs, mais je ne précise pas de quel sexe. Il avait tout! Charisme très bonnes réussite à l’école, en plus d’avoir des parents riches qui le gâtait comme si c’était son anniversaire à toutes les semaines. Les vêtements à la dernière mode, cellulaires et autres gadgets a la fine pointe de la technologie. TOUT, je vous le dit! Ai-je parlé de sa beauté, sa grandeur et sa force? De toute façon cela vaut la peine d’être mentionné encore et encore. Sa copine collait à la perfection à son image, grande, blonde, mince, très, très jolie selon l’avis de quelques écoliers…

Bref revenons à la réalité, évidemment c’est la vie rêvée. J’aurais aimé pouvoir dire que ce garçon est encore moi. Oui, oui, j’ai bel et bien été cette personne tant aimée de tous, si beau, grand et fort. Un petit récapitulatif serait nécessaire pour vous mettre en contexte.

Je m’appelle Gabriel Fournier je suis un garçon et j’ai 16 ans bientôt 17. Né par la faute des frasques amoureuses de Jean-Patrick Fournier et de Malorie Côté, mes parents. Depuis ma naissance j’ai déménagé une fois, à mes 7 ans, je suis quand même resté dans le même quartier monotone de Gatineau. Seule ma maison a changée, mon père avait reçu une promotion. Selon lui, et je le cite « La famille Fournier devrait avoir une maison digne de ce nom! ». À croire qu’il n’y a que l’argent pour déterminer qui nous somme, ce doit être dans la tête de tous ces grands hommes d’affaire. Toujours plus et plus gros! Ce qui a donné de nouveaux contrats pour la construction de notre maison, toujours plus grosse. Ma mère, elle, si attentionnée autrefois, ne l’est plus depuis qu’elle a surprise mon père et sa maîtresse de 24 ans en train de batifoler sur le sofa du salon. Il a fallu redécorer la pièce à cause de l’achat d’un nouveau divan, l’autre ma mère l’a brûlé. Avec le compte en banque de mon père, cela n’a pas trop fait de mal à nos conditions de vie.

Il y a aussi l’école. De ce côté, les notes étaient et restent excellentes, toutefois il a certains problèmes d’égo avec les professeurs. C’est le côté social qui en a pris un coup. Comme je vous le racontais, c’était très bien avec les filles. Je pouvais toutes les avoir si je le voulais, mais cela ne me suffisait pas. Je faisais parti de l’équipe de football de l’école, c’était avantageux et sans me vanter, je faisais parti des meilleurs. J’allais aux « partys » après les parties, là où tout le monde finissait soûls, je ne sais trop où et avec qui. Quelques fois il pouvait y avoir de la bagarre avec les fans de l’équipe adverse qui venaient troublés notre soirée. Pour en ajouter a cette vie déjà fabuleuse, je peux dire que j’étais un des plus populaire de la polyvalente, ce n’était jamais assez.

J’aurais aimé pouvoir retarder cet évènement de quelques années, attendre d’avoir fini le secondaire. Je n’ai pas eu cette chance. Quand on est plus vieux on est toujours plus compréhensif, toujours plus mature, pour la majorité. Tandis que la jeunesse est tellement cruelle et se fou des conséquences de leurs actes, leur petit confort passe avant tout.

–         Gabriel viens souper.

Je dois vous quitter maintenant, mon hystérique de mère m’appelle pour aller manger. Cette fois parmi ses tonnes de livre de cuisine, elle a pu réussir une recette convenablement. Comme d’habitude mes espoirs risquent d’être aussi morts que les mouches qui ont osées voler au dessus de ses plats.

–         Maudit Gabriel ton souper va être froid!

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Pour Gabriel, les lundis, 7h15, sont terribles quand il est question de se lever. Ils annoncent les débuts d’une semaine d’acharnement à l’école. Cet établissement est un lieu immensément important, quasiment religieux pour son père. Plus les nombres sont  élevés, plus il a de chances de poursuivre le rêve de son géniteur et qu’il devienne un homme d’affaire important avec de chiffre pour salaire. Cependant un avantage vient avec l’effort. Chaque matin il se pavane dans les rues pour se rendre à son école dans son éclatante Audi noire de l’année. Cadeau de son père pour les bonnes notes, belle motivation.

Ce matin est comme tous les autres, ordinaire. Gabriel se réveil à l’heure prévue et se rend jusqu’à la salle de bain pour prendre une douche. Suivant son itinéraire quotidien, il descend dans la cuisine, splendide et exigée par maman à cause de la vilaine coquetterie de papa. Elle, qui persiste à préparer le déjeuner malgré ses talents culinaires, ne cesse d’abuser de l’argent de son mari. Gabriel a eu le courage de goûté à un de ses plats il y a un an et demi, c’est une erreur à ne plus refaire car il a eu des haut le cœur pendant 2 jours. Pour ne pas trop lui faire de peine, il emmène avec lui un petit quelque chose. Les deux chiens des voisins, eux, se régalent, sa nourriture diversifie leur alimentation, tandis que l’adolescent passe se chercher à manger sur le pouce. Une fois rendu à l’école, tout ses amis arrivent pour le saluer et lui parler de la soirée d’après-matche du football. Il va embrasser sa copine toujours heureuse de le voir et se prépare à aller en cours. L’horaire d’aujourd’hui : mathématique, français, ensuite art dramatique puis pour finir histoire. La journée passa rapidement et sans trop d’altercation avec les professeurs et surveillants. Par contre, certaines peuvent être plus longues dans le bureau de la directrice.

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L’année scolaire a continuée d’avancer, pendant ce temps, moi, j’ai changé. Je n’ai jamais compris pourquoi et comment je changeais, c’est comme si je n’avais plus le contrôle sur ma vie. J’avais des craintes qui ne cessaient de grandir. Je me sentais mal et je n’appréciais vraiment pas ce qui m’arrivait.

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Mercredi matin, Gabriel est dans son deuxième cours de la journée et le dernier de l’avant-midi, français. Jamais, mais jamais il n’a douté que cette personne allait changer sa vie dans tout les sens du terme. Elle sera responsable de ses comportements étranges, de son mal constant. C’est alors que Mme Larouche présenta le nouvel élève, Alexandre Meunier.

Dernier Recours

  C’était en 2078, des milliards de gens, hommes, femmes et enfants, étaient mort et d’autres mouraient chaque jour. Soi ils s’étaient suicidés, soi ils avaient étés tués par une nouvelle race qui était apparu sur Terre dans les années 2060. Cette nouvelle race était apparue sans prévenir. Personne n’a jamais sût comment cette race était arrivée. Au début, on avait découvert la présence de cette race dans le sud des États-Unis, puis elle s’était étendue sur tout le continent américain. Ces nouveaux habitants de la Terre composaient 3 sous-races qui avaient chacune des caractéristiques qui leur étaient propres.

Les Brutes, qui formaient la catégorie la plus nombreuse, apparurent les premiers. Ils se promenaient toujours en grands groupes comme des troupeaux d’animaux et fonçaient sur leurs victimes en sprintant comme un léopard le ferait pour s’attaquer à une gazelle. Les Brutes ressemblaient à des humains mais ils étaient plus grands et plus forts. Ils portaient des vêtements humains déchiquetés en lambeaux, troués, sales et souillés de sang. Leur peau était complètement sèche et des morceaux s’enlevaient lorsqu’ils heurtaient un mur ou tous autres objets. Ces bêtes étaient loin d’être intelligentes et mangeaient tout de leurs victimes à l’exception des os.

Puis, arrivèrent les Chasseurs qui eux, restaient le plus souvent seul. Dans quelques rares cas, ils étaient en duo. Les Chasseurs avaient une peau noire et leurs yeux mauves, améthystes scintillantes dans le noir, projetaient une lueur sombre de clarté . Ils se tenaient dans des coins sombres et attaquaient le plus souvent lorsqu’il faisait noir. Ils étaient des maîtres de la furtivité et du camouflage. Les Chasseurs portaient de grandes capes de couleurs foncées. Ces créatures pouvaient bondir sur une distance de huit mètres pour atterrir sur leur victime et la déchiqueter avec leurs griffes.

Finalement les Veuves se joignirent au lot. Ces femmes étaient chétives mais très rapides. Elles étaient toujours seule, assise dans la noirceur et ne s’attaquaient qu’aux humains qui les dérangeaient en s’approchant trop près ou en faisant du bruit. On pouvait savoir qu’on en avait perturbé une lorsqu’on entendait leur cri aigu. Il fallait cependant avoir de bons réflexes pour se défendre contre ces dernières. Les Veuves se nourrissaient seulement du cœur et du sang de leurs victimes. Elles n’avaient pratiquement jamais de linge sur le dos. Parfois des lambeaux de vêtements cachaient une partie de leur corps.

Trois amis avaient réussi, jusqu’à maintenant, à éviter les différents groupes de la nouvelle race et à survivre. Jimmy, Alex et Fred étaient trois hommes dans le début trentaine qui voyageaient ensemble depuis 2 ans. Jimmy était le plus vieux et Alex le plus jeune. Les trois hommes portaient sur leur dos des gourdes remplies d’eau un peu de nourriture sèche, des armes et des munitions. Tous les trois avaient sur eux un pistolet et un couteau de chasse. Jimmy, étant le plus musclé et le plus grand, transportait la plus grosse arme : une sulfateuse. Il avait aussi un fusil à pompes. Fred lui était un expert en maniement d’armes blanches et transportait donc plusieurs couteaux dont une machette, un katana, et un couteau de boucher. Alex, quant à lui, avait les petites mitraillettes.

Les trois amis marchaient dans ce qui semblait être la ville anciennement nommée Montréal. Ils pouvaient distinguer le mât du stade olympique qui était couché sur le sol, brisé en deux. On ne pouvait voir de gazon nulle part, tout n’était que sable, roche et terre. Le peu d’arbres restant n’avait plus ou très peu de feuilles. Des corps en décomposition et des squelettes trainaient un peu partout, accotés sur des bâtiments, pendus à des arbres ou tout simplement couchés sur le sol. Les bâtiments étaient tous en mauvais état et certains n’avaient plus qu’un ou deux mur encore debout. C’était un paysage désolant et déprimant à voir.

Les trois hommes marchaient depuis plus de deux heure Jimmy était en avant des deux autres et Alex surveillait l’arrière.

Les trois hommes cherchèrent dans chaque petit recoin de bâtisses environnantes pour trouver n’importe quoi qui pouvait leur être utile pour se nourrir ou se défendre ainsi que d’autres humains qui auraient survit jusqu’à maintenant. Ils ne trouvèrent rien d’intéressant et continuèrent donc leur route en évitant tout endroit sombre, question de sécurité. Les survivants marchèrent durant une bonne heure avant de faire une pause pour se reposer dans une maison encore dans un état convenable qu’ils prirent le temps de bien barricader. Jimmy commença un tour de garde pendant que Fred et Alex dormaient d’un sommeil léger. Puis vint le tour d’Alex, suivi de celui de Fred.

Après huit heures de sommeil les trois hommes repartirent. Cependant, Ils n’eurent le temps que de faire trois pas qu’ils entendirent un cri strident provenant de l’arrière de la maison.

– Restez vigilant, une Veuve s’approche, chuchota Alex.

-Jimmy, surveille le bâtiment, Alex la droite et moi je surveille la gauche, dit Fred.

La Veuve sauta du toit du bâtiment. Jimmy l’aperçût du coin de l’œil et cria :

– Là-haut, sur le toit!

Fred et Alex se retournèrent et virent la créature qui atterrissait sur Jimmy. Fred se précipita sur la Veuve avec son katana et la trancha en deux à la hauteur des hanches. Du sang gicla sur Jimmy et Fred en même temps que les entrailles de la femme tombaient sur le sol. Le sang était d’un rouge pâle et avait la texture du lait caillé. On pouvait voir les poumons et l’estomac de la Veuve qui flottaient dans son sang.

Fred avait réagit assez rapidement pour éviter à Jimmy d’être privé de son cœur et ce dernier lui en fut très reconnaissant.

– Merci Fred, dit Jimmy en reprenant ses esprits.

– Y’a pas de quoi Jim, on est ensemble pour se protéger les uns les autres, répondit-il.

– Allez les gars. Il ne faut pas rester dans le coin, dit Alex en surveillant les alentours. Si des Brutes se tenaient dans le coin, ils ne devraient pas tardé à arriver.

Les trois hommes poursuivirent leur route jusqu’à ce qu’ils arrivent près d’une usine d’où ils entendirent des coups de feu. L’usine avait de grands mur de tôle qui semblaient avoir étés bleu auparavant mais qui étaient maintenant rouillés et salies par de la poussière du sable et du sang. Jimmy prit son fusil a pompes, Alex sortit un Uzi et Fred tenait d’une main sa machette et de l’autre son pistolet. Le trio décida d’entrer par l’entrée principale. Jimmy fut le premier en pénétrer dans l’usine, suivit de Fred et Alex fermait la marche.

Ils entendirent d’autres coups de feu qui provenaient de l’étage supérieur. Ils prirent donc le premier escalier qu’ils virent. L’escalier était dans un très mauvais état. Certaines marches n’étaient plus là et d’autres tombaient ou se fissuraient lorsque l’on marchait dessus. Les hommes marchaient lentement et restaient très vigilant. Les coups de feu devinrent plus fréquents et un cri retentit. Les trois gars pressèrent le pas pour avoir le temps de sauver la ou les personnes qui se trouvaient dans le bâtiment.

Ils arrivèrent devant une grande porte métallique fermée derrière laquelle on entendait les coups de feu ainsi que des bruits qui semblaient provenir du choc entre des corps et les balles de fusil. Alex fit signe aux autres de s’arrêter, puis il ouvrit lentement la porte et jeta un coup d’œil rapide dans l’ouverture. Il vit une jeune femme qui tirait sur des Brutes qui tentait de l’attraper. Elle avait de long cheveux brun qui descendaient jusqu’au milieu de son dos. Ces yeux étaient d’un brun foncé qui s’agençaient parfaitement avec ces cheveux. On pouvait voir le courage qui remplissait ces yeux apeurés.

-Une femme se tient du coté droit de la salle et une dizaine de Brutes s’approche d’elle. Ils sont dos à nous, chuchota Alex à Jimmy.

-Utilise la sulfateuse et tire où tu veux sauf sur ta droite.

-D’accord, répondit Jimmy

Sur ce, Jimmy donna un coup de pied dans la porte et se mit à tirer sur les Brutes. Ces derniers, complètement surpris, n’eurent pas le temps que de se retourner avant d’être transpercés par une dizaine de balles. Certains eurent la tête complètement explosée, d’autres perdirent des membres et les plus chanceux furent seulement touchés au ventre et au torse.

On aurait cru qu’une banque de sang avait vidé son contenu dans cette salle tellement le sol et les murs étaient rouge. Alex et Fred pénétrèrent dans la salle et constatèrent le carnage.

– Tout va bien ? demanda Jimmy à la femme qu’il venait de sauver.

– Oui merci, répondit-elle. Vous êtes arrivés juste à temps les gars, je commençais à manquer de munitions et je n’aurais rien pu faire sans arme.

– Ce fut un plaisir d’anéantir ces monstres pour vous sauver, dit Jimmy d’un ton remplit de fierté.

– Étiez-vous la seule à entrer dans cette usine? demanda Fred.

– Oui. Malheureusement mes 2 amis on tous été tués par des Chasseurs qui nous ont surpris à quelques mètres d’ici. J’ai réussis à fuir jusque dans cette usine mais des Brutes y avaient déjà trouvé refuge.

Lors de cette attaque, Stacey avait été griffé par un Chasseur dans le bas du dos et cette blessure c’était gravement infectée mais personne n’avait pût le remarquer.

Ils poursuivirent leur conversation tout en sortant de l’usine délabrée. Cependant, un silence entoura le petit groupe après leur sortit du bâtiment. 30, 50, 75 et peut-être même plus de Brutes, de Chasseurs et de Veuves se trouvaient à une centaine de mètres de l’usine.

– On se retrouve devant une véritable armée.

Non tu crois?

Le Génie dans L’espace

Il y’ a trente ans, il avait une personne dans la sérénité totale telle que dans l’espace qui entoure notre planète. Immobile, la personne resta endormie dans ce vide. Mais soudainement, il eut un ébranlement si massif, que la personne ressentit qu’il se fit aspirer comme un trou noir. De plus, c’est à cet instant même que la température ambiante tomba au Zéro absolu. Quelques moments plus tard, un véritable Big Bang c’est produit, une explosion si violente de lumière c’est proliférée, que les cônes et les bâtonnets des yeux de la personne ce sont surexcités. Ce phénomène entier a causé une soudaine variation de température qui faisait en sorte qu’il avait besoin d’être emballé dans du tissu. Le 19 février, Alphonse Gréco, l’homme qui révolutionna ce monde vînt de naître.

Déjà à six mois, il ne prononça pas maman ou papa, mais son propre nom. En deuxième année de son primaire, il faisait des mathématiques de sixième année. Dès son enfance, il se démarqua aux yeux de tout le monde dans tout sorte domaine, que cela soit dans le domaine intellectuel ou dans le domaine de sport. À son école secondaire, toutes les filles de son l’école sont tombées à ses pieds. C’était le monsieur populaire de l’école. Avec son caractère charismatique, il pouvait sans doute avoir toutes les filles de son école d’un seul claquement de son majeur et de son pouce. De plus d’être le plus beau mec et d’avoir une intelligence extraordinaire, cet individu pouvait sans doute être quelqu’un d’arrogant. Avec sa supériorité, il pourrait écraser tous ceux qu’il veut d’un instant. Mais, cela n’était pas le cas. Oui, c’était un beau jeune garçon, mais ce jeune homme est aussi une personne terre-à-terre avec une courtoisie incomparable. Ses parents étaient des personnes simplement simples et humblement humbles. Ils se ne démarquèrent pas de la société qui les entourait, au moins, pas autant que leurs fils. Ses parents l’ont ainsi transmis leurs valeurs fondamentales et il a très bien saisi ces derniers. Malgré ses riches aspects de personnalité, il venait d’une famille profusément ordinaire, ni riche, ni pauvre.

À l’âge de vingt-six ans, il y’a reçu un doctorat en astrobiologie et en astrophysique, cela semblait peut-être impossible, mais pour cet homme rien n’était impossible. Il avait une énorme passion pour astronomie et de tout ce qu’il y a au-delà de notre planète. La seule chose qu’il le restait maintenant à accomplir c’était de réaliser son plus grand rêve, d’aller où sa passion résidait c’est-à-dire dans l’espace. Il est allé s’entrainer trois ans pour de venir un astronaute qui est la moitié du temps habituel pour former un astronaute, on peut s’attendre à rien de moins de ce génie. Par contre, sa plus grande richesse, était la maîtrise de cinq langues fondamentale telle que, l’anglais, le français, l’espagnol, et le hindi.

Le jeune homme était maintenant sur le point de réaliser son plus grand rêve. Dans quelques temps, il mettra ses pieds dans sa navette spatiale. Cela veut dire qu’il était maintenant le temps qu’il relaxe un peu. Ne soyez pas surpris, oui, il avait une vie sociale, mais pas aussi impressionnante que celle qu’il avait au secondaire par contre. Il sortait avec cette fille d’une incroyable beauté, elle se nomma Angélica Dolce. Ce nom la convenait très bien, elle était un véritable ange doux. Elle était aussi intelligente, mais bien sur pas autant que son amant. Sa passion était la musique. Elle adorait tellement la musique qu’elle donnerait sa vie pour ceci. Ce couple a eu quelques altercations par rapport au rêve d’Alphonse. Elle ne veut pas qu’il la laisse toute seule, sur cette planète à laquelle il va bientôt se détacher.

Alphonse était un homme amplement prospère, il posséda plusieurs maisons et quelques châteaux autour de ce monde. Alors pour se reposer, le couple se dirigea vers la péninsule italienne.  Cela était le plus gros rêve d’Angélica, de retourner dans son pays d’origine, surtout que c’était dans ce pays où la ville la plus belle, la plus romantique, la plus magnifique, la plus étonnante, la plus extraordinaire est située. Cette ville est bien la ville de Venise. Alors ils se logèrent dans une de ses gigantesques maisons. Le soir du jour même de leur arrivé, ils ont décidé de faire une promenade sur un quai. Le quai était éclairé de façon frugale dans l’obscurité absolue, la pleine lune était parfaitement ronde dans le ciel. Alors tout en appréciant cette ambiance magnifique, ils parlèrent de toute sorte de sujet. Jusqu’à qu’Angélica commença à parler de la façon dont ils vont gérer leurs relations quand qu’il ira dans l’espace.

Angélica lui dit, «  Alphonse, tu sais bien que ton excursion va être vraiment dure sur notre relation. »

Alphonse qui fut mécontent du sujet abordé par Angélica, l’ignora. Il continua à marcher, comme si c’était rien, ce qui frustrait Angélica.

Elle ajouta, « Alphonse, arrête de faire comme si c’était rien, il faudra faire face à ce problème une journée ou l’autre. »

Alphonse explosa, « Arrête! Je ne veux pas penser à ceci. On est ici pour se reposer et pour  s’amuser. »

« D’accord.» répondit-elle avec un ton suffoqué.

Désespéré et insatisfait de la réponse d’Alphonse elle ne dit pas un mot.  Maintenant, leur marche était accompagnée d’un silence dense semblablement à la densité d’une étoile à neutrons. Tout les deux mal à l’aise avec ce calme, espérèrent que l’autre démolis la glace qui était maintenant présente entre eux. Alphonse qui est incapable de supporté cette paix maladroit décida de prendre l’initiative. Il demanda alors si elle voulait aller manger de la crème glacée et elle dit oui. Mais, juste avant même de partir, il l’embrassa sur sa joue doux comme de la soie.

« Angélica, tu ne sais pas a quelle point que je t’adore. » dit-il à son amant.

« Non je ne sais pas, dit-elle, mais toi non plus tu n’a aucune idée à quelle ampleur je t’aime. »

Cette fois, Ils s’échangèrent un baiser tellement long et passionné qu’ils ont oublié d’aller chercher de la crème glacée. Il retourna à leur maison sans prendre les cônes de crème glacée qu’ils désirèrent.

Tôt le lendemain avant même qu’Angélica soit réveillée, il est parti visiter son cher collègue ainsi que son meilleur ami Édouard, qui lui est venu à Venise pour visiter sa famille qui demeura là bas. Son ami était lui aussi un astronaute d’une intelligence supérieure à celle de la moyenne, mais considérablement moins qu’Alphonse. Mais, malgré le niveau intellectuel qui les séparait, ils étaient inséparables. Sans un ou l’autre c’était comme un duo avec seulement une personne, c’était comme Holmes sans Wilson, et Batman sans Robin. Alors ils discutèrent de ce qu’ils ont fait depuis leur arrivé. La maison dans laquelle Édouard résida était une maison élégante d’une taille moyenne, pas trop grande pas trop petite, assez pour une famille de cinq. C’était une maison au bord de l’eau qui comportait un yacht luxueuse d’environ un million dollars. Alors Alphonse se dirigea vers la porte et il sonna à la porte. Édouard ouvra la porte et l’invita à l’intérieur de la maison.

« Et puis mon ami qu’avez-vous fait depuis que vous êtes arrivés ici. » dit- il à Alphonse, excité de le voir.

«  Rien vraiment. » répond t-il avec un ton insipide.

« Est-ce quelque chose te dérange, tu le sais que tu peux me parler de peu importe? » lui assura t-il.

Édouard continua en lui racontant de ce qu’il s’est passé hier soir. Ils discutèrent longuement du problème qui le dérangea. Son ami était un excellant conseilleur. À chaque fois qu’Alphonse avait un problème, il lui aida même dans les pires cas. Ainsi, il le conseilla qu’il devait penser à la proposer bientôt, sinon il sera trop tard. Alors après une longue discussion, Édouard retourna chez lui vers 14 heures. Mais avant cela, il alla chercher une bague pour donner à son amant. Après avoir arrivé chez lui, il entra silencieusement sans faire aucun bruit.  Il avança, en posant ses pieds légèrement sur le plancher, vers son amoureux. Il glissa ses mains autour de sa taille. Cela la surprit en premier, mais après elle se laissa faire.

« Vien avec moi, je veux t’amener quelque part. » dit t-il.

« Pourquoi, y’as tu quelque chose de spéciale aujourd’hui? » demande-t-elle avec un air embrouillé.

«  Peut-être. De toute façon, spécial ou non, prépare toi tout de suite. »

Alors ils se sont habillés et sont partis tout de suite. Il était environ 18 heures, ils sont allés a un restaurent. Ce restaurent était considérablement populaire. Il comportait des violonistes qui créèrent une ambiante romantique très agréable. Alors ils mangèrent un gros repas adéquat et      satisfaisant. Après avoir finis leur banquet, ils sont partis promener dans la ville. Angélica vit une gondole, elle a toujours rêvé d’aller balader dans une gondole. Alors ils rentrèrent dans la gondole et ils commencèrent à se naviguer. La lune était encore pleine, la chaleur fraiche, c’était atmosphère parfaite. Alors, Alphonse se leva hâtivement, et se mit directement en face d’Angélica. Il la regarda profondément dans ces yeux qui brillèrent comme des diamants pendant quelques instants et puis agenouilla en sortant la bague qu’il acheta antérieurement…